Catégorie : Actualités

  • L’élimination du fc barcelone en ligue des champions : l’atlético de madrid s’impose en quarts

    L’élimination du fc barcelone en ligue des champions : l’atlético de madrid s’impose en quarts

    Malgré une victoire prometteuse de 2-1 lors du match retour à l’extérieur, le FC Barcelone a vu son parcours en Ligue des Champions s’arrêter brutalement en quarts de finale face à l’Atlético de Madrid. Ayant concédé un désavantage de deux buts au match aller, les Blaugrana n’ont pas réussi à inverser totalement la tendance, une défaite qui a été suivie de vives critiques concernant l’arbitrage, notamment de la part de Raphinha.

    Pourtant, l’espoir d’une qualification était palpable. Après un revers de 2-0 au Camp Nou lors de la première confrontation, les joueurs catalans ont démarré la rencontre au Metropolitano avec une intensité remarquable. Dès la quatrième minute, Lamine Yamal a capitalisé sur une erreur de l’ancien Barcelonais Clément Lenglet pour ouvrir le score. Ferran Torres a ensuite doublé la mise à la 24e minute d’une frappe enroulée, rétablissant l’équilibre parfait sur l’ensemble des deux matchs (2-2). La fameuse remontada semblait alors à portée de main pour le FC Barcelone.

    Cependant, le scénario a basculé à la 80e minute. L’arbitre Clément Turpin, après avoir consulté la VAR, a décidé d’expulser le défenseur central du Barça, Eric Garcia, pour avoir stoppé Alexander Sorloth qui filait seul au but. Réduits à dix, les hommes de Hansi Flick ont redoublé d’efforts en fin de partie. Ronald Araujo a eu une occasion en or d’égaliser dans les dernières secondes, mais sa tête est passée malheureusement au-dessus du cadre.

    Un arbitrage fortement contesté par les catalans

    Après l’issue de cette confrontation décisive, l’entraîneur allemand Hansi Flick n’a pas dissimulé son profond désarroi. « Si l’on revoit l’ensemble des deux matchs, nous estimons mériter d’atteindre les demi-finales », a-t-il affirmé. « Notre ambition était de remporter cette prestigieuse Ligue des Champions, et l’équipe est profondément attristée par cette élimination », a-t-il ajouté, convaincu que ses joueurs avaient déployé les efforts nécessaires pour obtenir leur qualification.

    Raphinha, l’ailier brésilien, s’est montré bien plus incisif dans ses déclarations post-match. Il n’a pas hésité à parler de « vol » pour décrire la situation. « Ce que je cherche vraiment à comprendre, ce sont les critères appliqués par les arbitres spécifiquement envers le Barça », a-t-il poursuivi. « Je peux admettre une erreur sur un match, mais en commettre sur deux rencontres consécutives ? C’est absolument incompréhensible », a-t-il conclu, visiblement très remonté contre les décisions du corps arbitral.

    Pour le FC Barcelone, cette élimination marque la onzième année consécutive sans remporter le trophée européen, prolongeant ainsi une période difficile en Coupe d’Europe pour les Blaugrana. L’Atlético de Madrid, en revanche, accède au dernier carré de la compétition pour la première fois depuis 2017. Diego Simeone et son équipe pourront s’appuyer sur leur solidité défensive et leur efficacité pour continuer de rêver à une finale à Budapest.

  • Bénin : un scrutin présidentiel sous haute sécurité couronné de succès

    Bénin : un scrutin présidentiel sous haute sécurité couronné de succès

    Les urnes se sont refermées hier au Bénin pour l’élection présidentielle du 12 avril 2026, et les résultats préliminaires confirment une réussite remarquable : le pays a évité les scénarios les plus alarmants pour s’imposer comme un modèle de stabilité dans une Afrique de l’Ouest agitée. Face aux défis sécuritaires et politiques, la stratégie déployée par Patrice Talon a porté ses fruits, offrant au Bénin un scrutin apaisé et exemplaire.

    une élection sans accroc dans un contexte régional tendu

    Alors que les pays voisins du Sahel subissent les assauts répétés de groupes terroristes, le Bénin a su organiser un vote serein. Aucun incident majeur n’a été signalé, des zones frontalières comme l’Alibori et l’Atacora jusqu’aux villes côtières comme Cotonou. Cette performance renforce l’image d’un pays ayant su concilier démocratie et sécurité, malgré les pressions extérieures et les tensions internes liées à la succession présidentielle.

    l’opération mirador, bouclier invisible des bureaux de vote

    Pour contrer les risques terroristes et garantir la tranquillité du scrutin, les autorités ont mis en place un dispositif inédit : l’opération Mirador. Renforcée ces derniers mois, cette initiative a permis de couvrir les zones les plus exposées, assurant une protection discrète mais efficace des électeurs et des urnes. À Kandi, par exemple, Romuald Wadagni, candidat désigné par le président sortant, a pu mener sa campagne sous une protection maîtrisée, sans altérer la sérénité du processus électoral.

    « Ici, nous avons voté sans appréhension. Les forces de l’ordre étaient présentes, mais leur présence ne perturbait pas le déroulement du scrutin », témoigne un habitant de la région, soulignant ainsi l’équilibre trouvé entre sécurité et normalité démocratique.

    le bénin, un îlot de stabilité en afrique de l’ouest

    Dans une sous-région marquée par des coups d’État et des crises sécuritaires récurrentes, le Bénin se distingue par sa capacité à organiser une élection présidentielle dans le calme et le respect des règles. Patrice Talon quitte ainsi la scène politique avec un bilan sécuritaire et démocratique solide, prouvant que la rigueur institutionnelle peut primer sur les tentations autoritaires ou les dérives sécuritaires.

    Plusieurs facteurs expliquent ce succès :

    • Un professionnalisme exemplaire des forces de l’ordre : Contrairement aux élections précédentes, aucune bavure n’a été recensée, garantissant la crédibilité du processus.
    • Une logistique électorale impeccable : Le transport et la protection des urnes ont été assurés par une coordination militaire sans faille, éliminant tout risque de fraude ou de manipulation.
    • Une surveillance renforcée des frontières : Une vigilance accrue a permis d’écarter toute tentative d’infiltration ou de déstabilisation pendant la période électorale.

    un héritage sécuritaire et démocratique pour le futur

    Pour les observateurs internationaux, la réussite de ce scrutin est le résultat d’une décennie de réformes structurelles. En modernisant les équipements des forces de défense et en développant des services de renseignement performants, Patrice Talon a posé les bases d’un Bénin stable et résilient. Son successeur héritera ainsi d’institutions solides et d’un territoire protégé, où la sécurité et la démocratie ne sont plus des concepts abstraits, mais des réalités tangibles.

    Alors que le dépouillement des voix se poursuit, le pays peut se féliciter d’avoir transformé une élection présidentielle en une démonstration de cohésion nationale. La démocratie béninoise a parlé, et la sécurité a veillé, confirmant que le pari de Patrice Talon était bien plus qu’une simple stratégie temporaire : une vision à long terme pour un avenir apaisé.

  • Bénin : l’heure de vérité pour Paul Hounkpè à lobogo avant l’élection présidentielle

    Bénin : l’heure de vérité pour Paul Hounkpè à lobogo avant l’élection présidentielle

    À deux jours seulement de la fin de la campagne électorale officielle, le village de Lobogo, situé dans la commune de Bopa, s’agite comme jamais. Ce bastion historique de Paul Hounkpè, candidat des Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), se retrouve au cœur des enjeux de ce scrutin présidentiel prévu dimanche 12 avril. Entre l’enthousiasme des militants et les remises en question de l’opposition, l’ancien maire doit défendre sa légitimité dans un territoire qu’il connaît intimement.

    Un village sous les couleurs de la « Cauris »

    La poussière soulevée par les pas des nombreux partisans se mêle aux slogans politiques dans les ruelles de Lobogo. Ici, chaque mur semble arborer les teintes de la campagne FCBE, symbole d’un ancrage local indéniable. À l’approche du vendredi 11 avril, dernier jour de mobilisation avant le silence électoral à minuit, les rassemblements se multiplient pour tenter de galvaniser les électeurs avant le scrutin décisif.

    Paul Hounkpè, « l’enfant du pays » face à ses détracteurs

    Pour les habitants, Paul Hounkpè n’est pas qu’un candidat : c’est une figure locale, un enfant du village devenu maire de Bopa. Son parcours et son implication passée dans la gestion des problèmes locaux lui valent une reconnaissance sans équivoque. « Il a toujours été à nos côtés, il comprend nos difficultés », assure un militant, foulard vert au cou, lors d’un échange animé sous un manguier.

    Pourtant, cette élection s’annonce plus complexe que prévu. Les FCBE affrontent une opposition divisée, notamment après le rejet de la candidature du parti Les Démocrates. Dans ce contexte, Paul Hounkpè doit prouver qu’il incarne une alternative crédible face à Romuald Wadagni, le candidat du pouvoir en place, dont la campagne s’appuie sur un bilan décennal et une logistique imposante.

    L’abstention, un risque majeur pour l’opposition

    Le débat sur l’abstention résonne fortement à Lobogo. Si les militants FCBE s’activent pour mobiliser, une partie de la population reste sceptique. « Nous voterons pour Paul, car il est des nôtres, mais l’absence de certaines figures de l’opposition radicale nous pèse », confie un sage du village, assis sous l’ombre d’un iroko centenaire. Pour Hounkpè, l’enjeu est double : transformer son ancrage local en une dynamique nationale de rejet du pouvoir tout en contrant l’apathie d’une frange de l’électorat.

    Une course contre la montre et contre l’adversité

    Pendant que le camp de Romuald Wadagni sillonne le pays avec des moyens colossaux, Paul Hounkpè mise sur une stratégie de proximité, privilégiant les rencontres de terrain et les échanges directs avec les électeurs. À Lobogo, les réunions s’enchaînent sans relâche, jusqu’à des heures avancées de la nuit. Vendredi, à minuit pile, les haut-parleurs se tairont, marquant la fin officielle de la campagne.

    Pour le candidat FCBE, le résultat à Lobogo sera déterminant. Un score écrasant dans son fief lui permettrait non seulement de rivaliser avec Wadagni, mais aussi de démontrer que les FCBE restent un pilier incontournable de l’opposition béninoise, malgré les divisions internes.

    Dimanche matin, les bureaux de vote ouvriront à 7 heures. Lobogo, sous le regard des observateurs, deviendra alors le thermomètre d’une opposition en quête de survie dans les urnes.

    Paul Hounkpè lors d'un meeting à Lobogo
  • Président de la caf en visite au Sénégal après le retrait de la victoire en can 2025

    Président de la caf en visite au Sénégal après le retrait de la victoire en can 2025

    La CAF en visite officielle au Sénégal après la polémique sur la victoire du Maroc en can 2025

    Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), est en visite à Dakar ce mercredi, près d’un mois après la décision controversée de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique en faveur du Maroc. Cette annulation, basée sur un forfait présumé, a provoqué une vague d’indignation dans le pays hôte de la finale.

    Une rencontre sous haute tension est attendue entre le dirigeant de la CAF et les autorités sénégalaises, alors que la polémique gagne en intensité. Patrice Motsepe, qui s’est exprimé fin mars sur la nécessité de « renforcer la collaboration pour un football africain solidaire », a atterri dans la nuit du mardi au mercredi à l’aéroport international Blaise Diagne. Il a été accueilli par Abdoulaye Fall, président de la Fédération sénégalaise de football (FSF).

    Un programme chargé pour le président de la CAF à Dakar

    Selon le communiqué officiel de la CAF, la visite de Patrice Motsepe débutera par une étape symbolique : l’île de Gorée, lieu historique et mémoriel de la traite négrière, située face à Dakar. Puis, il sera reçu par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye au palais présidentiel. Enfin, une conférence de presse est prévue à 17h30 (heure locale et GMT), soit 19h30 en France, dans un hôtel de la capitale.

    Une décision de la CAF qui divise le Sénégal

    Le 17 mars, le jury d’appel de la CAF a déclaré le Sénégal « forfait lors de la finale » de la CAN 2025, attribuant ainsi la victoire au Maroc par 3-0 sur tapis vert. Cette décision fait suite à la finale chaotique de janvier à Rabat, où les Lions de la Teranga avaient remporté le match 1-0 sur le terrain, mais où plusieurs incidents avaient émaillé la rencontre. Notamment, des joueurs sénégalais avaient quitté le terrain pendant un quart d’heure, contestant une décision arbitrale controversée.

    Le gouvernement sénégalais, dans un communiqué daté du 18 mars, a réclamé l’ouverture d’une enquête internationale pour « soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes » de la CAF. Patrice Motsepe a alors réaffirmé que « aucun pays n’était traité de manière préférentielle » et a salué « l’indépendance » des procédures disciplinaires de l’institution.

    La Fédération sénégalaise de football a fait appel de la décision devant le Tribunal administratif du sport (TAS), dont l’audience reste à ce jour indéterminée. Cette affaire a suscité de vives réactions au Sénégal, où la polémique prend une dimension politique et sociale.

    Contexte de la finale de la CAN 2025

    • Finale disputée en janvier 2026 à Rabat entre le Sénégal et le Maroc.
    • Victoire initiale du Sénégal 1-0 en prolongation, malgré des incidents en fin de match.
    • Retrait du titre par la CAF le 17 mars, invoquant un forfait du Sénégal.
    • Le Maroc est déclaré vainqueur 3-0 sur tapis vert.
    • Le Sénégal fait appel devant le TAS, sans date de jugement fixée.
  • La disparition de l’imam Mahmoud Barro : un silence préoccupant à Bobo-Dioulasso

    La disparition de l’imam Mahmoud Barro : un silence préoccupant à Bobo-Dioulasso

    Depuis une semaine, une profonde incertitude entoure le sort de l’imam Mahmoud Barro, figure religieuse marquante de Bobo-Dioulasso, la deuxième agglomération du Burkina Faso. Son absence, signalée depuis le 31 mars dernier, génère une vive émotion au sein de la communauté musulmane et de la société civile burkinabè, alimentée par des rumeurs d’enlèvement et l’absence de communication officielle. Cette situation délicate soulève de nombreuses interrogations dans le pays.

    Un calme inhabituel règne dans le quartier de l’imam Barro à Bobo-Dioulasso. Ses proches n’ont eu aucune nouvelle de lui depuis sept jours. Des témoignages concordants émanant de son cercle familial indiquent que le dignitaire religieux aurait été « enlevé » par des individus non identifiés. L’absence de revendication, combinée au calendrier de cette disparition, renforce l’opacité de l’affaire.

    Une vidéo critique comme catalyseur ?

    Jusqu’à récemment, Mahmoud Barro était considéré comme un soutien important des autorités de la Transition. Ses prises de position antérieures en faveur de la junte militaire au pouvoir à Ouagadougou en faisaient un allié stratégique au sein du paysage religieux national.

    Toutefois, cette période de collaboration semble avoir pris fin abruptement suite à la diffusion récente d’une vidéo sur les plateformes numériques. Dans ce document, l’imam s’exprimait avec une fermeté inattendue contre l’avant-projet de loi gouvernemental visant à réguler les pratiques religieuses au Burkina Faso.

    « Il a formulé des inquiétudes légitimes concernant la liberté de culte, mais son discours était particulièrement direct, » a confié une source locale anonyme. « Pour beaucoup, cette intervention a été perçue comme un dépassement des limites par ceux qui ne tolèrent aucune forme de désaccord. »

    Un climat de tension pour les voix critiques au Burkina Faso

    Cette mystérieuse disparition s’inscrit dans un contexte politique et sécuritaire tendu, marqué par une multiplication des signalements d’interpellations arbitraires ou de disparitions forcées à travers le territoire. Le cas de l’imam Barro est d’autant plus frappant qu’il concerne une personnalité qui, jusqu’alors, affichait une certaine conformité avec la ligne officielle.

    Pour le moment, les forces de sécurité n’ont émis aucune déclaration officielle concernant cette affaire. À Bobo-Dioulasso, l’attente se transforme progressivement en une frustration palpable. Les fidèles et diverses organisations de défense des droits humains réclament instamment la transparence et la libération immédiate du religieux, si son éventuelle détention par des services de l’État venait à être confirmée.

    Le Burkina Faso, engagé dans une lutte complexe contre le terrorisme, voit ses équilibres internes fragilisés par ces frictions entre le pouvoir central et certaines figures morales, dès lors que la critique s’invite dans l’espace public. L’affaire Mahmoud Barro pourrait ainsi constituer un enjeu majeur pour la stabilité sociale dans la région des Hauts-Bassins.

  • Au Niger, l’emprise terroriste s’intensifie aux portes de la capitale

    Au Niger, l’emprise terroriste s’intensifie aux portes de la capitale

    La région de Tillabéri, au Niger, est le théâtre d’une dégradation sécuritaire inquiétante, particulièrement visible dans les départements d’Abala et de Filingué. Depuis environ une semaine, des sources locales concordantes rapportent une implantation progressive de groupes armés terroristes. Ces entités profiteraient d’un vide sécuritaire apparent pour étendre leur influence.

    Plusieurs communes, incluant Sanam, Abala, Filingué centre, l’Imanan et Tondikandia, seraient désormais sous la menace de ces combattants. Des rassemblements significatifs sont observés quotidiennement, et des témoignages font état de prêches publics tenus en présence des Forces de défense et de sécurité (FDS), signalant une présence assumée des groupes jihadistes.

    Les populations face à l’angoisse

    Les habitants de ces zones, contactés, décrivent un climat de peur grandissante. « Nous assistons à l’organisation des terroristes devant nos yeux. Les FDS semblent éviter tout engagement direct », a confié un résident sous couvert d’anonymat. Un sentiment d’inaction ou de stratégie d’évitement de la part des autorités est perçu par beaucoup, érodant la confiance envers les forces armées et la gendarmerie.

    Cette situation rappelle douloureusement les épreuves vécues dans l’Anzourou il y a quelques années. L’alerte est d’autant plus vive que Tondikandia se trouve à proximité de Baleyara, à seulement une centaine de kilomètres de Niamey. La capitale elle-même n’est pas épargnée, Hamdalaye, à une vingtaine de kilomètres, étant déjà une zone de passage pour des éléments terroristes. Les départements de Loga (Dosso) et Doutchi, frontaliers de Filingué, sont également touchés par cette dynamique d’expansion.

    Si des zones comme Tillabéri et Torodi, ainsi que certaines parties de Dosso, sont déjà des théâtres d’opérations récurrentes pour les groupes jihadistes, cette extension vers l’est et le sud pourrait, selon des analystes locaux, menacer directement l’accès à Niamey et isoler la capitale du reste du pays.

    Conséquences locales et défis des FDS

    Dans ce contexte de tension élevée, les maires de Filingué centre (Chikal) et de Tondikandia auraient dû se replier vers la ville de Filingué pour des raisons de sécurité. Par ailleurs, le centre de reproduction animale de Toukounous a été la cible d’un pillage complet, tous les animaux ayant été emportés, apparemment en présence des FDS.

    Plusieurs sources locales suggèrent que les militaires, confrontés à un manque de soutien logistique et hiérarchique, privilégieraient la sécurité de leurs troupes plutôt que des engagements risqués sur des terrains défavorables.

    La pression s’étend à Tahoua

    L’alerte à Filingué n’est pas un événement isolé. Dans la région de Tahoua, le département de Birnin N’Konni subit également une forte pression de la part de groupes affiliés à l’État islamique au Grand Sahara (EIGS/ISSP) et d’autres factions. Ces terroristes y opèrent avec une relative liberté, menant des actions simultanées.

    Des incidents récents ont entraîné une centaine de victimes civiles, selon les bilans locaux. Des infrastructures essentielles comme des boutiques, greniers, pylônes de communication et stations-service ont été incendiées. Des chefs communautaires ont été spécifiquement ciblés, exacerbant le sentiment d’abandon au sein des populations.

    Le risque d’encerclement de Niamey

    Depuis plusieurs mois, les experts en sécurité du Sahel alertent sur la progression des groupes jihadistes (notamment l’ISSP et des éléments liés au JNIM) vers le sud de Tillabéri et vers Dosso. La région de Tillabéri demeure l’une des plus violentes du Sahel central, avec un nombre élevé de pertes civiles et militaires enregistrées en 2025.

    Face à cette escalade, les populations locales lancent des appels pressants aux autorités pour une intervention urgente et coordonnée. « Si aucune mesure rapide n’est prise, nous risquons de perdre ces territoires de manière irréversible », a averti un notable de la zone.

    Les Forces de défense et de sécurité nigériennes ont publié de nombreux communiqués ces derniers mois, faisant état de neutralisations de terroristes et d’opérations aériennes. Cependant, sur le terrain, un décalage persistant est observé entre ces déclarations officielles et le vécu des habitants dans ces zones rurales.

    Pour l’heure, les autorités nigériennes n’ont pas encore formulé de réaction officielle à cette nouvelle alerte concernant Filingué et Abala.

  • Can 2025 : le Sénégal conteste la décision de la caf sur l’organisation du tournoi

    Can 2025 : le Sénégal conteste la décision de la caf sur l’organisation du tournoi

    Trois semaines après l’annonce controversée de la Confédération africaine de football (CAF) concernant le retrait de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 au Sénégal, au profit du Maroc, les Lions de la Teranga persistent dans leur combat. Cette décision, motivée par les incidents survenus lors de la finale du 18 janvier dernier à Rabat, a été officiellement notifiée à la Fédération sénégalaise de football ce lundi.

    Une étape cruciale pour le Sénégal, qui va désormais pouvoir saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) afin de contester cette sanction. Une démarche juridique essentielle pour faire valoir ses droits et espérer récupérer l’organisation du tournoi.

    Le TAS, juge ultime dans ce litige sportif

    Le président de la CAF a confirmé sa confiance dans le TAS pour trancher ce différend. Bien que le calendrier précis des délibérations ne soit pas encore connu, la décision devrait intervenir dans les prochaines semaines. Le processus sera définitif, sans possibilité d’appel pour les parties impliquées, à savoir le Sénégal et le Maroc.

    « Le TAS dispose de toutes les compétences nécessaires pour régler ce type de conflit, avec des arbitres spécialisés et totalement indépendants », a déclaré Me Matthieu Reeb, directeur général du TAS. « Nous comprenons l’impatience des équipes et des supporters à obtenir une réponse rapide. Nous veillerons à ce que la procédure soit menée dans les meilleurs délais, tout en garantissant un procès équitable à toutes les parties. »

  • Crise des prix au moyen-Orient : la Mauritanie maintient sa stabilité des produits alimentaires

    Crise des prix au moyen-Orient : la Mauritanie maintient sa stabilité des produits alimentaires

    La guerre au Moyen-Orient exerce une pression sur les marchés internationaux, mais la Mauritanie résiste pour l’instant à la hausse des prix des denrées essentielles. Les autorités ont déployé une opération de contrôle renforcé pour éviter toute spéculation sur les produits alimentaires de base.

    Des équipes de surveillance déployées dans tout le pays

    Pour garantir la stabilité des prix, des équipes dédiées, déjà actives à Nouakchott, sillonnent progressivement l’ensemble du territoire. Leur mission ? Surveiller les stocks disponibles, protéger les consommateurs et traquer les fraudes commerciales. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale pour limiter l’impact de la conjoncture internationale sur les prix locaux.

    Des commerçants rassurants sur les prix actuels

    Plusieurs acteurs du marché confirment que les tarifs des produits de première nécessité restent stables. Aissata Bâ, spécialisée dans la vente de produits importés comme le Kadi (bouillon), le Jedida (beurre) ou le Delia (chocolat), déclare : «Pour l’instant, nous n’avons pas augmenté nos prix».

    Fatimetou mint Ahmed, une consommatrice, partage cette observation : «Les prix du riz, de l’huile, du sucre et du lait n’ont pas bougé, malgré quelques rumeurs infondées». Mohamed ould Bouh, commerçant, ajoute que la situation reste calme et qu’aucune tension n’est perceptible sur le marché.

    Des sanctions contre les pratiques abusives

    Les autorités mauritaniennes ne tolèrent aucun manquement. Fin mars, le Premier ministre Mokhtar Ould Diay a annoncé la fermeture de plusieurs commerces et l’application d’amendes à des dizaines d’établissements en infraction. Cette campagne vise à éradiquer les pratiques anticoncurrentielles et à prévenir les hausses de prix injustifiées.

    Grâce à ces mesures, la Mauritanie parvient à contenir la pression inflationniste venue de l’extérieur, préservant ainsi le pouvoir d’achat des ménages.

  • Crise des prix au Mauritanie : les autorités agissent pour stabiliser les marchés

    Crise des prix au Mauritanie : les autorités agissent pour stabiliser les marchés

    Les répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient se font sentir jusqu’en Mauritanie, où la flambée des prix des produits alimentaires inquiète les autorités. Pour y faire face, le gouvernement a mis en place un dispositif de surveillance renforcé des marchés afin d’éviter toute hausse abusive des denrées essentielles.

    Cette opération, déployée en priorité à Nouakchott puis étendue aux autres régions, vise plusieurs objectifs : contrôler les stocks, protéger les consommateurs et lutter contre les fraudes. Les équipes chargées de cette mission sillonnent les points de vente pour garantir la stabilité des prix de produits tels que le riz, l’huile ou le sucre.

    Une stabilité des prix confirmée par les acteurs du marché

    Sur le terrain, les professionnels du commerce confirment l’absence de hausse des tarifs pour le moment. Aissata Bâ, spécialiste en marketing alimentaire, précise : « Nous proposons des articles importés comme le Kadi, le jedida ou le delia. Les prix sont maintenus à leur niveau actuel, sans augmentation. »

    De même, Fatimetou mint Ahmed, une consommatrice, atteste que « les denrées de base comme l’huile, le riz, le sucre ou le lait sont restées stables, malgré certaines rumeurs circulant sur une possible inflation. »

    Mohamed ould Bouh, commerçant dans la capitale, ajoute que « le marché reste calme, sans tension ni fluctuation des coûts. »

    Des sanctions ciblées contre les commerçants indélicats

    Les autorités ne laissent aucune marge de manœuvre aux acteurs malveillants. Fin mars, le Premier ministre Mokhtar Ould Diay a annoncé que des dizaines de commerces avaient été fermés et lourdement sanctionnés financièrement pour pratiques anticoncurrentielles et hausses de prix injustifiées.

    Cette politique de fermeté s’inscrit dans une volonté de préserver le pouvoir d’achat des ménages et de garantir l’accès aux produits de première nécessité pour tous. Les contrôles se poursuivent et s’intensifient pour éviter toute dérive des coûts.

  • Crise des prix en Mauritanie : l’état serre la vis face aux répercussions régionales

    Crise des prix en Mauritanie : l’état serre la vis face aux répercussions régionales

    Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient font craindre une flambée des tarifs alimentaires en Afrique, mais la Mauritanie semble pour l’instant épargnée. Les autorités de Nouakchott ont lancé une offensive sans précédent pour encadrer les prix des denrées essentielles et protéger le pouvoir d’achat des populations.

    Une opération de grande envergure contre la spéculation

    Face à la volatilité des marchés mondiaux, l’État mauritanien a déployé des équipes de surveillance dans la capitale, Nouakchott, avant d’étendre leur action aux autres villes du pays. L’objectif ? Lutter contre les hausses abusives et garantir la stabilité des produits de base comme le riz, l’huile ou encore le sucre. Cette campagne s’articule autour de trois axes principaux :

    • Surveillance accrue des stocks pour éviter les ruptures artificielles
    • Protection renforcée des consommateurs contre les pratiques commerciales déloyales
    • Sanctions immédiates contre les commerçants frauduleux ou ceux tentés par la hausse illégale des prix

    Des commerçants et consommateurs rassurés

    Aissata Bâ, spécialisée dans la vente de produits importés comme le Kadi (bouillon), le jedida (beurre) ou le delia (chocolat), confirme que « les tarifs restent stables pour l’instant ». De son côté, Fatimetou mint Ahmed, une habitante de la capitale, observe que « les prix de l’huile, du riz ou du lait n’ont pas bougé, malgré certaines rumeurs inquiétantes ».

    Mohamed ould Bouh, un commerçant local, abonde dans le même sens : « Le marché est calme, aucune tension n’est perceptible ». Cette situation sereine contraste avec les craintes d’une contagion des tensions régionales, souvent source de hausse des coûts.

    Des mesures dissuasives déjà en action

    Dès la fin du mois de mars, le gouvernement a donné un signal fort en fermant plusieurs commerces et en infligeant des amendes à des dizaines d’établissements pris en flagrant délit de pratiques anticoncurrentielles ou de majoration illégale des prix. Cette fermeté vise à envoyer un message clair : les autorités ne toléreront aucune spéculation.

    En combinant surveillance, répression et communication transparente, la Mauritanie mise sur une stratégie proactive pour éviter une crise des prix qui pourrait fragiliser son économie déjà sous pression. Une approche qui pourrait inspirer d’autres pays de la région.

  • Le Niger mobilise les Domol Leydi pour sécuriser ses territoires

    Le Niger mobilise les Domol Leydi pour sécuriser ses territoires

    Des Nigériens se réunissent aux abords du stade Général-Seyni-Kountché à Niamey, lors d’une séance de recrutement pour former une milice civile, le 19 août 2023.

    Dans la langue fulfuldé, l’expression Domol Leydi se traduit par « Gardiens de la terre ». Pour l’administration du pays, ce terme désigne désormais les nouvelles brigades territoriales d’autodéfense. Cette initiative, officialisée par une ordonnance lors du Conseil des ministres du vendredi 27 mars, vise à intensifier la réponse sécuritaire face aux groupes armés terroristes qui déstabilisent cette nation du Sahel depuis 2017.

    Cette composante majeure de la politique nigérienne actuelle repose sur le recrutement de volontaires. Ces supplétifs seront sélectionnés parmi les anciens militaires originaires des zones concernées ou directement au sein de la population locale. Intégrés au dispositif des forces de défense et de sécurité, ces hommes opéreront sous la direction opérationnelle de l’armée nationale. Leurs prérogatives incluent la collecte de renseignements, la sensibilisation des populations et la protection directe de leurs terroirs respectifs, une étape clé de cette actu Niger.

    L’annonce de cette mesure marque un tournant dans la gestion de la crise. La presse locale, notamment le journal L’Enquêteur, souligne l’importance d’impliquer directement les citoyens dans la protection de la patrie. Cette stratégie est perçue comme une étape cruciale dans la conduite de cette guerre asymétrique qui touche le Niger.

    Une décentralisation de la défense territoriale

    L’argument principal en faveur de cette nouvelle force réside dans la connaissance intime du terrain. Les natifs des villages maîtrisent parfaitement la géographie locale, des points d’eau isolés aux sentiers les plus discrets, et sont les premiers à détecter des comportements inhabituels. En déléguant une partie de la surveillance à ces acteurs locaux à travers le pays, les autorités de Niamey espèrent gagner en efficacité dans le contrôle des zones rurales reculées.

  • Affaire Kemi Seba : des enregistrements chocs dévoilent des complots de déstabilisation au bénin

    Affaire Kemi Seba : des enregistrements chocs dévoilent des complots de déstabilisation au bénin

    Kemi Seba, proche du pouvoir nigérien et figure controversée du panafricanisme, éclaboussé par des fuites audio explosives au Bénin

    L’affaire secoue le clan Kémi Séba et risque de faire des vagues jusqu’à Niamey. Kemi Seba, Conseiller Spécial du Général Abdourahamane Tiani, Président de la transition au Niger, et président de l’ONG Urgences Panafricanistes, se retrouve au cœur d’une polémique d’une gravité inédite. Des échanges audio fuités sur internet révèlent ses conversations avec un individu présenté comme son « homme de main », un criminel notoire béninois surnommé Agbaza. Ces enregistrements, rendus publics ces derniers jours, l’accusent d’avoir orchestré des actes de vandalisme et, plus grave encore, d’avoir évoqué des projets de déstabilisation violente du Bénin, allant jusqu’à des actes terroristes et un éventuel second coup d’État.

    Tout commence avec les événements du 21 octobre 2025. Ce jour-là, des actes de vandalisme, incendies de pneus, de véhicules et de motos, jets de pierres et déploiement de banderoles provocatrices, avaient secoué plusieurs villes béninoises. Kemi Seba, depuis le Niger, avait alors salué ces troubles comme l’expression légitime du « mécontentement de la jeunesse béninoise » et de la « Génération Z » en révolte contre le pouvoir de Patrice Talon. Ce qu’il présentait comme un mouvement populaire spontané s’avère, selon les enquêteurs de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), avoir été minutieusement organisé.

    L’arrestation d’Agbaza, le 24 mars 2026 à Cotonou, a tout fait basculer. Présenté au procureur spécial Mario Mètonou ce même jour, cet individu au lourd passé judiciaire , qualifié de « bandit de grand chemin » et de cybercriminel par les autorités, aurait agi sur instructions directes de Kemi Seba. Son téléphone portable, saisi par les enquêteurs, aurait livré des notes vocales compromettantes. Dans ces échanges, l’activiste panafricain et son interlocuteur discutent sans détour d’opérations de terrain : recrutement de jeunes pour semer le chaos, financement d’actions destructrices et coordination logistique.

    Les enregistrements font état d’actes bien plus graves que de simples dégradations. Selon des sources proches du dossier, les deux hommes évoquent des « éliminations physiques » de personnalités politiques, des attaques ciblées contre des commissariats et des projets d’incendies de bâtiments publics visant à créer un climat d’insécurité généralisé. Des termes comme « terroristes » ou « kamikaze » reviennent dans les descriptions de la mission confiée à Agbaza. Ces révélations jettent une lumière crue sur une stratégie supposée de déstabilisation de l’État béninois, orchestrée depuis l’étranger.

    Plus inquiétant encore : les audios font allusion aux « contours » d’un deuxième projet de coup d’État. Kemi Seba y aurait échangé des informations précises provenant de militaires putschistes réfugiés au Niger, proches des cercles du pouvoir nigérien. Ces échanges détailleraient des plans de coordination entre éléments internes au Bénin et soutiens extérieurs, dans la continuité de la tentative avortée du 7 décembre 2025, celle-là même que Kemi Seba avait publiquement qualifiée de « jour de la libération » avant d’être visé par un mandat d’arrêt international pour apologie de crime contre la sûreté de l’État.

    Face à ces fuites, la défense habituelle de l’activiste, qui a déjà réagi dans des vidéos en dénonçant des « manipulations » et des « calomnies » du gouvernement Talon, risque d’être mise à rude épreuve. Ses partisans parlent de montages ou de piège judiciaire. Mais les faits sont là : Agbaza, présenté comme son bras armé, est désormais entre les mains de la justice béninoise. Les enquêteurs parlent de « projets funestes » et d’une bande criminelle agissant sous la houlette d’un « dieu » ou « idole » désigné comme Kemi Seba.

    Quelle que soit la ligne de défense qu’adoptera l’intéressé, comme il en a l’habitude dans ses prises de parole virulentes, une chose apparaît désormais claire aux yeux de nombreux Béninois : l’homme qui se réclame du panafricanisme et qui prétend aimer son pays semble prêt à y mettre le feu et à faire couler le sang pour servir ses intérêts personnels et idéologiques. Des voix de plus en plus nombreuses, y compris parmi d’anciens sympathisants, expriment un rejet total. Sur les réseaux sociaux et dans les rues de Cotonou, Porto-Novo ou Parakou, le mot d’ordre est le même : « Kemi Seba n’est plus le bienvenu au Bénin.»

    Reste la question qui brûle les lèvres de l’opinion publique régionale : le Général Abdourahamane Tiani, chef de l’État nigérien, approuve-t-il les pratiques et les fréquentations de son Conseiller Spécial ? Kemi Seba, qui bénéficie d’un passeport diplomatique nigérien, incarne-t-il la ligne officielle de Niamey ou agit-il en franc-tireur ? Le silence du pouvoir nigérien, pour l’heure, alimente les spéculations. Dans un contexte de tensions sous-régionales déjà vives, cette affaire pourrait bien devenir le nouvel épicentre d’une crise diplomatique et politique majeure.

    L’enquête de la CRIET suit son cours. Agbaza continue de livrer ses aveux, et d’autres interpellations sont attendues. Pour Kemi Seba, l’heure est à la tourmente. Pour le Bénin, c’est un avertissement : derrière les beaux discours panafricains, certains jeux de pouvoir cachent parfois les plus sombres desseins.
    Il convient de rappeler qu’il y a quelques jours, l’opinion publique a été secouée par une vague de plaintes de femmes accusant l’activiste de dérives et d’abus sexuels.La justice dira le reste.