Catégorie : Culture

  • Découverte d’Abéché, la ville tchadienne au cœur des traditions soudanaises

    Découverte d’Abéché, la ville tchadienne au cœur des traditions soudanaises

    Femme réfugiée soudanaise puisant de l’eau, dans les rues d’Abéché au Tchad.

    Abéché, une ville tchadienne où l’âme soudanaise se révèle

    En plein cœur du Sahel, Abéché, quatrième ville du Tchad, incarne une identité unique à la croisée des cultures. Entre héritage historique et dynamiques contemporaines, cette cité dévoile une atmosphère à nulle autre pareille, marquée par la présence sudiste et les traditions venues du Soudan voisin.

    Un carrefour culturel façonné par l’histoire et les migrations

    Fondée au début du XIXe siècle, Abéché a longtemps servi de plaque tournante pour les échanges commerciaux et culturels entre le Tchad et le Soudan. Son marché, l’un des plus animés de la région, témoigne encore aujourd’hui de cette ouverture transfrontalière. Les ruelles étroites de la vieille ville abritent des échoppes où s’entassent tissus colorés, épices parfumées et objets artisanaux, rappelant l’influence soudanaise sur les savoir-faire locaux.

    Les communautés venues du Soudan ont laissé une empreinte indélébile sur la ville, notamment à travers l’architecture et la gastronomie. Les maisons en terre ocre, typiques de la région, côtoient des structures plus modernes, tandis que les plats à base de mil, de sorgho ou de viande séchée, souvent agrémentés d’épices venues de l’Est, composent une cuisine généreuse et épicée.

    Une vie quotidienne rythmée par les traditions soudanaises

    À Abéché, la vie s’organise autour de rythmes ancestraux. Les femmes, souvent vêtues de robes aux motifs vibrants, se rendent chaque matin aux points d’eau pour puiser l’eau nécessaire aux besoins familiaux. Ces scènes, capturées dans l’image ci-dessus, illustrent la résilience des populations locales face aux défis climatiques et économiques.

    Les fêtes traditionnelles, comme le Guerra ou les mariages, sont des moments forts où se mêlent chants, danses et rituels. Ces célébrations, inspirées des cultures soudanaise et tchadienne, attirent des visiteurs venus des quatre coins du pays et des pays voisins.

    Un enjeu humanitaire et social au cœur des préoccupations

    Depuis plusieurs années, Abéché accueille un nombre croissant de réfugiés, principalement en provenance du Soudan. Ces populations, fuyant les conflits et les persécutions, trouvent dans la ville un refuge, mais aussi un nouveau départ. Les organisations locales et internationales œuvrent pour leur intégration, en leur offrant un accès à l’eau, à l’éducation et aux soins.

    Les défis sont nombreux : pression sur les ressources, tensions communautaires et besoins en infrastructures. Pourtant, malgré ces obstacles, la solidarité entre les habitants et les nouveaux arrivants reste palpable. Les initiatives locales, comme les jardins partagés ou les ateliers de formation, témoignent de cette volonté de construire un avenir commun.

    L’avenir d’Abéché entre préservation et modernité

    Face à l’urbanisation croissante et aux changements climatiques, Abéché doit concilier développement et préservation de son patrimoine culturel. Les projets d’aménagement urbain, comme la rénovation des marchés ou la création de zones vertes, visent à améliorer le cadre de vie tout en respectant l’identité de la ville.

    Les jeunes générations, de plus en plus connectées, jouent un rôle clé dans cette transition. Entre attachement aux traditions et aspiration à la modernité, elles façonnent l’avenir d’Abéché avec créativité et détermination.

    Pourquoi visiter Abéché ?

    Que vous soyez amateur d’histoire, de gastronomie ou de rencontres humaines, Abéché offre une expérience inoubliable. Son mélange de cultures, son hospitalité légendaire et ses paysages authentiques en font une destination incontournable pour quiconque souhaite découvrir le Tchad sous un angle différent.

  • Baaba maal donne une voix culturelle au Sénégal à l’ONU

    Baaba maal donne une voix culturelle au Sénégal à l’ONU

    Artiste emblématique de l’Afrique de l’Ouest, Baaba Maal a porté les couleurs du Sénégal et celles du continent africain lors d’une intervention remarquée à l’Organisation des Nations unies (ONU), dans la capitale mongole, Oulan-Bator. Chanteur engagé, ambassadeur infatigable des enjeux environnementaux et sociaux, il y a exposé une vision africaine des défis globaux, allant des crises climatiques à l’intégration des jeunes dans les décisions stratégiques mondiales.

    Une tribune onusienne pour un artiste sénégalais engagé

    Le choix de Baaba Maal pour cette tribune n’était pas anodin. Originaire de Podor, dans le nord du Sénégal, ce musicien de renom agit depuis plus de dix ans comme un relais privilégié entre les préoccupations africaines et les instances internationales. En tant qu’ambassadeur de bonne volonté du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), il a su s’imposer comme une figure incontournable pour défendre les intérêts des sociétés civiles africaines, souvent sous-représentées dans les débats multilatéraux. Son allocution à Oulan-Bator s’inscrit dans cette dynamique, mettant l’accent sur la nécessité de renforcer les liens entre les pays du Sud et d’intégrer les communautés locales aux décisions globales.

    Cette rencontre organisée en Mongolie a offert un cadre inhabituel, rarement évoqué dans les cercles diplomatiques africains. Pourtant, Oulan-Bator accueille désormais un nombre croissant de conférences onusiennes dédiées aux économies enclavées, à la transition énergétique et à la protection des écosystèmes fragiles. Pour le Sénégal, y envoyer une personnalité culturelle de premier plan permet de marquer une présence symbolique là où la diplomatie traditionnelle peine à s’imposer.

    Le soft power du Sénégal à travers la culture

    Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à valoriser le soft power sénégalais. Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs de Dakar misent sur l’influence culturelle pour promouvoir le pays. Baaba Maal, avec son Festival des Blues du Fleuve à Podor, illustre parfaitement cette stratégie mêlant ancrage territorial et rayonnement international. Sa musique, fusion de traditions pulaar et de sonorités modernes, a conquis le monde bien avant que la diplomatie culturelle ne devienne un outil reconnu de politique étrangère.

    Lors de son discours, l’artiste a souligné la vulnérabilité des populations les plus exposées aux changements climatiques. Les populations riveraines du fleuve Sénégal, tout comme les éleveurs mongols, subissent de plein fouet les conséquences des dérèglements climatiques : raréfaction de l’eau, transformation accélérée des modes de vie et inégalités environnementales. Ce parallèle, exposé devant un auditoire international, met en lumière les déséquilibres que les négociations multilatérales peinent encore à corriger par des engagements financiers concrets.

    Diplomatie culturelle et diversification des partenariats

    L’impact d’une telle intervention dépend cependant de la capacité des autorités sénégalaises à en tirer parti. Une tribune, aussi symbolique soit-elle, ne produit des résultats durables que si elle s’appuie sur une action diplomatique soutenue, pilotée par les représentations permanentes et les ministères compétents. Le Sénégal, membre non permanent de plusieurs instances onusiennes et acteur influent au sein de l’Union africaine, dispose d’un capital diplomatique qu’il peut mobiliser en synergie avec ces voix culturelles.

    La présence de Baaba Maal à Oulan-Bator reflète également une évolution dans la stratégie diplomatique sénégalaise. Longtemps tournée vers les capitales européennes et nord-américaines, cette diplomatie culturelle s’élargit désormais à des régions moins conventionnelles, comme l’Asie centrale, la Turquie ou les pays du Golfe. Ce rééquilibrage accompagne la volonté de Dakar de diversifier ses partenariats économiques et politiques depuis le changement de régime survenu en 2024.

    Pour concrétiser cette visibilité, les autorités sénégalaises doivent désormais transformer ces opportunités en projets concrets : coopération culturelle renforcée, échanges universitaires ou financements climatiques ciblés sur les zones vulnérables du bassin du fleuve Sénégal. Sans cette traduction opérationnelle, l’effet produit par la voix de Baaba Maal risquerait de se perdre dans le flot des déclarations des sommets internationaux.

  • N’Djamena : l’influence soudanaise redessine les mariages tchadiens

    N’Djamena : l’influence soudanaise redessine les mariages tchadiens

    N’Djamena : l’influence soudanaise redessine les mariages tchadiens

    Les noces à N’Djamena se métamorphosent sous l’effet d’une vague de pratiques culturelles venues du Soudan, bouleversant les codes ancestraux des mariages tchadiens. Cette mutation interroge : jusqu’où ces nouvelles traditions, désormais omniprésentes dans les cérémonies, vont-elles modifier l’identité matrimoniale du pays ?

    N'Djamena : l’influence soudanaise redessine les mariages tchadiens

    Des traditions soudanaises qui s’imposent dans les mariages de N’Djamena

    À N’Djamena, les cérémonies de mariage intègrent désormais des rituels typiques du Soudan. Les futurs époux, parés de motifs au henné, sont accueillis en cortège flamboyant. Le marié porte sa promise en public, un geste autrefois rare dans les traditions locales, avant de lui offrir des bijoux lors d’une seconde cérémonie. Ces pratiques, désormais banales dans la capitale tchadienne, contrastent avec les coutumes tchadiennes d’autrefois.

    Autrefois, le mariage tchadien reposait sur la sagesse des aînés et le respect des règles familiales. Après la dot, les promis vivaient séparément jusqu’à la cérémonie, où la mariée quittait son foyer entourée des femmes de sa famille. Celles-ci lui prodiguaient des conseils sur la vie conjugale, la patience et le respect du foyer. Une semaine plus tard, les voisins du couple étaient chargés de guider la jeune épouse, renforçant ainsi les liens communautaires.

    Un héritage culturel en voie de disparition ?

    Les griots, les tambours et les chants traditionnels, autrefois piliers des noces tchadiennes, laissent progressivement place à des animations modernes. Pour les anciens, cette évolution menace la transmission du patrimoine culturel aux jeunes générations. Dans plusieurs quartiers de N’Djamena, les cérémonies se standardisent selon des codes soudanais : décors, tenues, mises en scène et même la musique. Certains invités peinent désormais à distinguer un mariage tchadien d’un mariage soudanais.

    « Autrefois, un mariage tchadien était bien plus qu’une fête. C’était une leçon de vie où chacun repartait enrichi de sagesse », raconte un notable du quartier de Bololo. « Aujourd’hui, on célèbre davantage le spectacle que la tradition. »

    Les voix des concernés : entre inquiétude et ouverture

    Maman Azma, directrice de l’association Lamy Fortain, s’alarme : « Nos filles maîtrisent les nouvelles traditions venues d’ailleurs, mais elles ignorent souvent celles de leurs grands-mères. Si nous ne les préservons pas, elles pourraient disparaître à jamais. »

    Face à ces critiques, certains jeunes mariés défendent cette évolution. « Nous adoptons certaines traditions parce qu’elles nous plaisent, sans pour autant rejeter notre culture. L’essentiel est de préserver l’esprit du mariage », affirme l’un d’eux.

    Faut-il préserver les traditions tout en accueillant l’innovation ?

    Cette transformation soulève une question cruciale : comment concilier ouverture culturelle et préservation de l’identité tchadienne ? Pour les spécialistes du patrimoine, la solution ne réside pas dans le rejet des influences étrangères, mais dans la transmission active des traditions locales. Leur survie dépend de l’engagement des générations futures à les faire vivre.

  • Maroc-Sénégal : une exposition photographique célèbre une histoire commune

    Maroc-Sénégal : une exposition photographique célèbre une histoire commune

    Maroc-Sénégal : une exposition photographique célèbre une histoire commune

    Dans un élégant bâtiment de la capitale sénégalaise, la résidence de l’ambassade du Royaume du Maroc a abrité, mardi 14 juillet, l’inauguration d’une exposition inédite : « Maroc-Sénégal, une histoire partagée, un destin commun ». Cet événement a rassemblé des personnalités politiques, diplomatiques et médiatiques autour d’une même ambition : célébrer la profondeur des relations entre les deux nations.

    Parmi les invités de marque figuraient Bakary Sarr, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Tidiane Wone, ministre-conseiller à la Présidence de la République, ainsi que Lamine Niang, directeur général du quotidien Le Soleil.

    Un voyage visuel à travers les archives

    L’exposition, composée de photographies d’époque, de coupures de presse et de documents historiques principalement issus des collections de Le Soleil, retrace les grandes étapes de la coopération entre Dakar et Rabat. Elle met en lumière les moments forts d’une relation tissée sur plusieurs décennies, fondée sur des liens historiques, politiques, culturels et religieux.

    Un héritage à préserver et à transmettre

    L’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Hassan Naciri, a rappelé lors de son discours que cette exposition dépasse largement le simple cadre d’un retour sur le passé. Pour lui, elle incarne aussi l’obligation de préserver et de transmettre cet héritage aux générations futures.

    « Cette exposition nous permet de revisiter les principales étapes d’une relation d’exception, mais également de mesurer la responsabilité qui nous incombe de préserver cet héritage commun et de le transmettre aux générations futures », a-t-il déclaré. Il a ajouté : « Il nous appartient de veiller sur cette relation exceptionnelle, de continuer à l’enrichir et d’en assurer la continuité. Elle nous a été léguée par nos Souverains, par les Présidents sénégalais et par toutes celles et ceux qui ont contribué à son édification. »

    Une coopération vivante et concrète

    Lamine Niang, directeur général du quotidien Le Soleil, a souligné la vitalité de cette coopération bilatérale. « Cette relation prouve qu’une solidarité africaine authentique est possible lorsqu’elle repose sur la confiance et une vision commune, au-delà des seuls intérêts. Aujourd’hui encore, des milliers d’étudiants sénégalais poursuivent leurs études dans les universités marocaines, tandis que des étudiants marocains contribuent au dynamisme des établissements d’enseignement supérieur sénégalais », a-t-il expliqué.

    Au-delà de son aspect mémoriel, cette exposition se veut le reflet vivant de la solidité des liens unissant le Maroc et le Sénégal. Un patrimoine commun que les deux pays s’engagent à perpétuer, en cultivant une coopération toujours plus étroite et tournée vers l’avenir.

  • Dakar, le campus où s’affrontent deux visions de l’afrique des années 1970

    Dakar, le campus où s’affrontent deux visions de l’afrique des années 1970

    À l’université Cheikh Anta Diop, le duel intellectuel qui a façonné le Sénégal moderne

    Dans les années 1970, l’université de Dakar devient le théâtre d’un affrontement sans précédent entre deux géants de la pensée africaine. L’un incarne l’héritage colonial, l’autre une renaissance radicalement africaine. Retour sur un débat qui a marqué l’histoire du Sénégal.

    Fresque murale représentant Cheikh Anta Diop à l’entrée du campus de l’université de Dakar, qui porte désormais son nom.

    Au cœur des années 1970, alors que le Sénégal cherche sa voie après l’indépendance, le campus de l’université de Dakar se transforme en un champ de bataille idéologique. Deux visions de l’Afrique s’y opposent : celle de Léopold Sédar Senghor, chantre de la négritude et de la francophonie, et celle de Cheikh Anta Diop, historien et physicien, qui défend une africanité ancrée dans l’Égypte antique et les langues locales.

    Senghor contre Diop : un conflit aux racines profondes

    Buuba Diop, historien ayant fréquenté le campus à cette époque, se souvient encore des tensions qui agitaient les couloirs de l’université. « Senghor et les étudiants, ce n’était pas simple, confie-t-il. Ceux qui contestaient ses idées étaient majoritaires. Les étudiants proches du Parti socialiste, fidèle au président, étaient en minorité. Certaines organisations étudiantes ont même été dissoutes. »

    Cheikh Anta Diop, intellectuel hors norme, publie en 1955 Nations nègres et culture, une œuvre majeure qui bouleverse les certitudes. Il y affirme que l’Égypte antique était une civilisation noire africaine, jetant les bases d’une renaissance africaine radicalement différente de celle prônée par Senghor. « Pour ce dernier,

  • Kara s’illumine pour les Évala 2026 : un grand concert au cœur des festivités

    Kara s’illumine pour les Évala 2026 : un grand concert au cœur des festivités

    À l’approche des Évala 2026, la ville de Kara se prépare à accueillir un événement culturel d’envergure. Le 16 juillet, le Stade municipal sera le théâtre du Grand Concert Immersion Évala 2026, une soirée exceptionnelle qui réunira des artistes majeurs de la scène musicale togolaise. Ce rendez-vous promet une fusion harmonieuse entre mélodies contemporaines, coutumes ancestrales et l’essence même de l’identité togolaise.

    Durant une semaine, Kara deviendra le pôle culturel du Togo. Si les emblématiques luttes initiatiques Évala restent le pilier de cette célébration millénaire, la musique occupera une place de choix avec l’organisation de ce Grand Concert Immersion Évala 2026, programmé le 16 juillet dès 17 heures au Stade municipal.

    Bien plus qu’un simple spectacle, cette manifestation musicale est conçue comme une plongée au cœur de la richesse artistique togolaise. Les organisateurs annoncent la présence de plusieurs figures reconnues de la musique nationale, prêtes à enflammer la scène devant un public nombreux, composé d’habitants de la région, de visiteurs venus de tout le pays et de membres de la diaspora.

    Quand l’héritage ancestral rencontre la modernité musicale

    Depuis plusieurs années, les Évala ont élargi leur portée au-delà des seules arènes de lutte. Autour des compétitions traditionnelles, un programme culturel diversifié prend forme, intégrant concerts, expositions d’art, animations populaires et échanges entre créateurs.

    Le Grand Concert Immersion s’inscrit parfaitement dans cette dynamique. Il vise à établir un pont entre les expressions artistiques actuelles et un patrimoine culturel séculaire, positionnant Kara comme un carrefour essentiel de la création togolaise. L’objectif est double : offrir une plateforme aux talents nationaux tout en accentuant l’attractivité culturelle et touristique de la région.

    Un événement clé pour le rayonnement de Kara

    Au-delà de son aspect festif, ce concert contribue activement à la promotion de la région de la Kara, qui attire chaque année des milliers de visiteurs à l’occasion des Évala. Hôteliers, restaurateurs, commerçants, artisans et acteurs du transport bénéficient grandement de cette affluence exceptionnelle, transformant les festivités en un véritable moteur économique local.

    Le Grand Concert Immersion vient ainsi enrichir une programmation qui dépasse largement le cadre des luttes traditionnelles pour valoriser le patrimoine culturel, les savoir-faire ancestraux et les diverses expressions artistiques du Togo.

    Les Évala : une tradition vivante et évolutive

    Organisées cette année du 11 au 18 juillet 2026, les Évala demeurent l’une des manifestations culturelles les plus emblématiques du Togo. Ces rituels initiatiques marquent le passage à l’âge adulte des jeunes Kabyè et attirent, chaque année, des milliers de spectateurs désireux d’assister à ce rite profondément enraciné dans les traditions du nord du pays.

    À travers le Grand Concert Immersion, les organisateurs souhaitent souligner que les Évala sont aujourd’hui bien plus qu’un simple rendez-vous coutumier. Elles constituent une vitrine éclatante du dynamisme culturel togolais, où patrimoine, musique, tourisme et développement local s’unissent pour faire rayonner la région de la Kara bien au-delà des frontières nationales.

  • Anne-Claire Legendre en mission au Maroc : renforcer les liens culturels franco-marocains

    Anne-Claire Legendre en mission au Maroc : renforcer les liens culturels franco-marocains

    Une visite stratégique pour l’Institut du monde arabe

    Anne-Claire Legendre, présidente de l’Institut du monde arabe (IMA), a lancé sa première mission officielle au Maroc dans une démarche visant à consolider les échanges culturels entre les deux pays. Lors d’une conférence de presse tenue à l’Institut français de Casablanca, elle a souligné l’importance historique du Maroc au sein de l’IMA, un partenaire fondateur depuis 1982, reconnu pour son engagement en faveur du patrimoine culturel et de sa valorisation.

    Un agenda chargé au cœur de la diplomatie bilatérale

    Cette visite s’inscrit dans un contexte diplomatique particulièrement actif entre Paris et Rabat. Anne-Claire Legendre a évoqué avec le ministre des Affaires étrangères marocain, Nasser Bourita, le rôle central de l’IMA dans le renforcement des relations bilatérales. Cette démarche s’inscrit en amont d’une réunion des chefs de gouvernement prévue en juillet 2026 et d’une visite d’État du roi Mohammed VI en France. L’objectif ? « Contribuer à une dynamique de partenariat renouvelé », a-t-elle précisé.

    Un parcours riche en rencontres et en découvertes

    Le déplacement a débuté à Rabat par un échange avec le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mehdi Bensaid. La présidente s’est ensuite rendue sur le site archéologique de Chellah et à l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP). À Casablanca, une réunion a réuni les responsables des Archives nationales, de la Cinémathèque marocaine et de l’Institut national supérieur de musique et des arts chorégraphiques (INSMAC). Elle a également rencontré Fihr Kettani, président de la Fédération des industries culturelles et créatives (ICC), avant de se rendre à Marrakech pour échanger avec des figures majeures des scènes artistiques, dont Meriem Berrada, commissaire du pavillon marocain à la Biennale de Venise 2026, et Alexis Sornin, directeur des Musées Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé.

    Le séjour s’est conclu à Casablanca par l’inauguration du Musée de la photographie et des arts visuels, en présence de Mehdi Qotbi, président de la Fédération nationale des musées.

    L’archéologie marocaine sous les projecteurs

    Lors de sa visite à l’INSAP, Anne-Claire Legendre a mis en lumière l’excellence de la recherche archéologique marocaine. Avec plus de 170 étudiants formés et des collaborations avec des institutions françaises comme l’Inrap, le CNRS et le Collège de France, le Maroc démontre son dynamisme dans ce domaine. Pourtant, les avancées réalisées sur des sites comme Volubilis, Banassa ou encore les découvertes liées à l’art rupestre et à la datation de l’Homo sapiens restent méconnues en Europe. L’IMA envisage donc une exposition dédiée à l’archéologie du monde arabe, qui sera organisée à Paris après son retour.

    Les industries culturelles et créatives en pleine expansion

    Anne-Claire Legendre a souligné le rôle pionnier du Maroc et de l’Arabie Saoudite dans les secteurs du jeu vidéo et de l’animation. L’IMA contribuera à la Coupe du monde d’e-sport organisée en France, une initiative soutenue par l’Arabie Saoudite. Cette démarche s’inscrit dans la refonte du musée de l’IMA, prévue pour 2027, qui intégrera des dispositifs immersifs et interactifs. Par ailleurs, trois prix annuels dédiés à la mode, au design et à l’art contemporain seront créés. Ils offriront aux créateurs arabes émergents des opportunités de résidence, d’exposition et d’accompagnement professionnel en France.

    La photographie et la littérature arabe mises à l’honneur

    L’inauguration du Musée de la photographie et des arts visuels de Casablanca marque une étape clé dans le partenariat entre l’IMA et le Maroc. Avec une photothèque comptant 86 000 clichés, dont une part importante documentant le patrimoine marocain, l’IMA souhaite partager ces ressources avec les acteurs locaux. Par ailleurs, Anne-Claire Legendre a exprimé son souhait de promouvoir l’enseignement de l’arabe en France et de faciliter la traduction et la diffusion d’œuvres littéraires marocaines et arabes auprès des éditeurs français. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la désignation de Rabat comme capitale du livre arabe pour 2026.

    Deux expositions phares pour 2026

    Au second semestre 2026, l’IMA présentera deux expositions majeures. La première, « Vive la mariée ! », explorera les rites et objets liés au mariage à travers les régions marocaines, y compris leur évolution dans la diaspora. La seconde mettra en lumière le site de l’Alhambra à l’époque nasride et son influence sur l’architecture et l’artisanat marocains, ainsi que ses répercussions contemporaines.

    Vers une feuille de route culturelle ambitieuse

    Cette visite a permis de finaliser une feuille de route de coopération culturelle entre l’IMA et le Maroc. Un premier projet, déjà soumis, vise à concrétiser des objectifs chiffrés pour renforcer les échanges. Cette feuille de route s’articulera autour des échéances bilatérales à venir, notamment la réunion des chefs de gouvernement en juillet 2026. Alors que l’IMA s’apprête à célébrer son 40ème anniversaire en 2027, cette dynamique s’inscrit dans une phase de renouvellement et d’innovation pour l’institution.

  • Fête de la musique 2026 : quand N’Djamena célèbre l’unité à travers les mélodies

    Fête de la musique 2026 : quand N’Djamena célèbre l’unité à travers les mélodies

    Tchad : la Fête de la musique 2026, un vecteur de cohésion sociale

    À l’occasion de la Fête de la musique 2026, N’Djamena vibre au rythme d’un événement culturel ambitieux. Sous le thème « La musique, vecteur de cohésion sociale », cette édition promet de rassembler les Tchadiens autour de valeurs communes : l’échange, l’entente mutuelle et l’unité nationale.

    Scène de la Fête de la musique 2026 à N'Djamena, Tchad

    Un lancement officiel sous le signe de l’inclusivité

    Le ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, Abakar Rozzi Téguil, a donné le coup d’envoi de cette manifestation culturelle majeure au rond-point Hilton de N’Djamena. La cérémonie d’ouverture a réuni une assemblée variée : responsables administratifs, figures du monde culturel, artistes locaux et grand public. Tous étaient réunis pour célébrer la diversité musicale du Tchad et son pouvoir fédérateur.

    Lors de son allocution, le ministre a souligné l’importance de la culture comme levier de cohésion sociale. Il a rappelé que cette initiative s’aligne sur les orientations stratégiques du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République, pour qui la consolidation de l’unité nationale figure parmi les priorités nationales.

    « Cette année, nous avons choisi d’inscrire la Fête de la musique dans une dynamique d’ouverture et de proximité. Le thème retenu illustre parfaitement le rôle de la musique comme outil de dialogue, de paix et de rapprochement entre les communautés, surtout dans un contexte mondial marqué par des tensions persistantes », a-t-il affirmé.

    Une tournée musicale pour toucher tous les territoires

    Pour garantir une accessibilité maximale, les organisateurs ont prévu une série de concerts et d’animations répartis dans les dix arrondissements de la capitale, ainsi que dans plusieurs provinces du pays. L’objectif ? Démocratiser l’accès à la culture et offrir à chaque citoyen, où qu’il se trouve, l’opportunité de participer à cette grande fête collective.

    « La musique ne doit pas rester confinée dans les salles de concert. Elle doit descendre dans les quartiers, s’inviter sur les places publiques, rejoindre les villages et les zones reculées. C’est ainsi qu’elle deviendra un véritable ciment social, capable de souder les Tchadiens autour des valeurs de solidarité et de fraternité », a expliqué le ministre.

    Un tremplin pour les talents locaux et l’économie culturelle

    Au-delà de son rôle unificateur, la Fête de la musique 2026 se veut aussi une vitrine pour les talents tchadiens. Des scènes ouvertes et des compétitions artistiques permettront de mettre en lumière des créateurs émergents ou confirmés. Les organisateurs y voient une occasion de booster les industries culturelles et créatives, reconnues comme des leviers essentiels pour l’emploi des jeunes et le développement économique du pays.

    Cette édition promet donc d’être bien plus qu’un simple festival : une célébration vivante de l’identité nationale, où chaque note jouée résonne comme un appel à l’unité et à l’espoir.

  • Portrait littéraire : roukiata ouedraogo et ses racines burkinabè

    Portrait littéraire : roukiata ouedraogo et ses racines burkinabè

    portrait littéraire : roukiata ouedraogo et ses racines burkinabè

    Rencontre exclusive avec une figure majeure de la littérature burkinabè, Roukiata Ouedraogo. Entre humour, engagement et nostalgie, elle partage son enfance à Ouagadougou, ses combats et son parcours entre deux continents.

    Roukiata Ouedraogo à Ouagadougou

    « Je suis autrice, humoriste et comédienne franco-burkinabè. Née au Burkina Faso, j’ai grandi entre Fada N’Gourma et Ouagadougou avant de m’installer en France au début des années 2000. Mon parcours artistique s’est construit à la croisée du théâtre, de l’écriture, de l’humour, de la radio et de l’engagement. »

    Livres cités dans l’entretien :

    Ouagadougou pressé de Roukiata Ouedraogo

    « Dans sa petite chambre de bonne du 18è arrondissement, Roukiata fait son sac : demain, elle rentre chez elle, au Burkina Faso. Que prendre, que choisir, que laisser ? Comment faire plaisir à toutes et à tous, sans se faire totalement dépouiller ?… Entre jolis petits hauts colorés made in Paname Tati, que s’arracheront ses cousines, et le grille-pain deux fentes avec tiroir ramasse-miettes à offrir à sa mère, Roukiata nous raconte sa folle jeunesse, lorsqu’elle était jeune gazeuse des faubourgs Ouagalais, jusqu’à sa vie actuelle dans le Little Africa parisien.

    On rit devant la galerie des braiseurs de poulet bicyclette, les mégères du quartier, les coiffeuses de Château-Rouge ! On succombe devant les techniques de drague des garçons choco et les ruses déployées pour feinter le papa nommé Chien Méchant afin de ne pas rater le bal des bacheliers… Accompagné par le dessin virevoltant et dansant d’Aude Massot, ce livre est un hymne à l’enfance, la famille, l’amitié, la différence…

    On y rit beaucoup… mais pas que. » (Présentation des éditions Sarbacane)

    Du miel sous les galettes de Roukiata Ouedraogo

    De sa plume, légère et nostalgique, Roukiata évoque avec tendresse et humour son enfance au Burkina Faso. Les sécheresses écrasantes et les pluies diluviennes, la chaleur humaine de ses habitants, la corruption et les difficultés économiques. Elle évoque sa famille, l’injustice qui les frappe avec l’arrestation de son père. Mais surtout, elle rend hommage à sa mère, cette femme forte et élégante, un véritable roc, qui a élevé seule ses sept enfants, luttant pour subvenir à leurs besoins en vendant des galettes au miel sur le pas de sa porte. Ces galettes, pour Roukiata, garderont à jamais le goût de l’enfance et du pays natal.

    Site officiel de Roukiata Ouedraogo

    Illustration musicale : Ouagadougou – Désiré Sankara

  • Décès d’Eugène Atigan : l’audiovisuel togolais perd une légende

    Décès d’Eugène Atigan : l’audiovisuel togolais perd une légende

    le Togo en deuil : la disparition d’une icône des médias

    Le paysage audiovisuel et culturel du Togo est sous le choc. Eugène Kossi Atigan-Ameti, plus connu sous le nom d’Eugène Atigan, s’est éteint ce mercredi 3 juin 2026 des suites d’un malaise brutal. Avec sa disparition, le Togo perd une personnalité majeure, dont l’héritage marquera durablement les esprits.

    Animateur hors pair, producteur visionnaire et communicateur hors norme, Eugène Atigan a façonné des décennies de divertissement local. Ses émissions, devenues des références, ont marqué des générations entières. Parmi ses créations les plus populaires, on compte notamment Télé Loisirs, Couleurs des Vacances ou encore Le Cabaret de la Saint-Valentin. Son talent et son professionnalisme ont fait de lui une figure incontournable de la télévision nationale.

    Son influence s’étendait bien au-delà des écrans. Par son éloquence et son sens de l’innovation, il a inspiré toute une génération d’animateurs et de journalistes. Beaucoup lui doivent leur carrière, reconnaissant en lui un mentor inestimable pour le secteur médiatique togolais.

    un parcours semé d’épreuves et de résilience

    La carrière d’Eugène Atigan a basculé en 2009 lorsqu’il est arrêté à l’aéroport international de Lomé dans une affaire de trafic de stupéfiants. Condamné à dix ans de prison, il purgera finalement huit années derrière les barreaux avant d’obtenir sa libération conditionnelle en septembre 2017.

    Malgré cette épreuve, l’homme de culture n’a jamais abandonné sa passion. Au contraire, il a su transformer cette expérience en une nouvelle mission. À l’intérieur de la prison civile de Lomé, il s’est investi dans des projets artistiques et sociaux, organisant des activités culturelles pour les détenus. Son engagement en faveur de la réinsertion et de la dignité humaine a été salué par de nombreux acteurs du secteur.

    une renaissance porteuse d’espoir

    À sa sortie de prison, Eugène Atigan a choisi de se reconstruire et de partager à nouveau sa passion avec le public. Dès 2018, il lance Le Super Cabaret, une émission alliant variétés, débats et promotion des talents locaux. Ce retour sur le devant de la scène est perçu comme un symbole de résilience et de détermination, incarnant la capacité à renaître après l’adversité.

    En 2026, il occupait encore un poste clé au sein de Pyramide TV, en tant que directeur des programmes et de l’antenne. Son expertise et son expérience continuaient de façonner le paysage médiatique togolais, prouvant que son impact dépassait largement les frontières de l’écran.

    un héritage culturel inestimable

    Eugène Atigan laisse derrière lui l’image d’un homme passionné, dévoué à la culture, à la communication et à la transmission. Son parcours, jalonné de succès, d’épreuves et de renaissance, restera gravé dans la mémoire collective.

    À travers ses émissions, son soutien aux artistes et son rôle de formateur pour les jeunes talents, il a contribué de manière significative à l’essor des médias et de la culture au Togo. Sa disparition provoque une profonde émotion dans le monde culturel et médiatique. Famille, amis, collaborateurs et téléspectateurs rendent aujourd’hui hommage à cet homme qui a dédié sa vie à faire rayonner la culture togolaise.

    Ses proches et l’ensemble des professionnels des médias et de la culture adressent leurs sincères condoléances à sa famille et à ses proches, touchés par cette perte irréparable.

  • Présentation d’un ouvrage sur six décennies de parlementarisme au Tchad

    Présentation d’un ouvrage sur six décennies de parlementarisme au Tchad

    Ce samedi 23 mai 2026, la salle bleue de l’ONAMA a accueilli la cérémonie de lancement de l’ouvrage « L’évolution de la vie parlementaire tchadienne de 1960 à 2020 », signé par Issa Hassana Adoum, ancien membre de l’Assemblée nationale.

    Ce travail de recherche, qui s’étend sur 612 pages et cinq chapitres, offre une analyse détaillée des transformations politiques et institutionnelles du Tchad depuis son indépendance. L’auteur y aborde les jalons majeurs, les obstacles surmontés et les progrès enregistrés au fil des décennies.

    Issa Hassana Adoum souligne que cet ouvrage représente une avancée significative pour l’étude de l’histoire politique tchadienne. Conçu comme une ressource académique, il s’adresse aux universitaires, aux étudiants ainsi qu’aux décideurs, tout en offrant une perspective claire aux futures générations.

    L’auteur précise que ce livre est né de sa thèse de doctorat, enrichie par des années de travaux complémentaires avant sa publication.

    Rédigé en arabe, l’ouvrage a immédiatement capté l’attention des participants, qui ont insisté sur la nécessité de le traduire en français. Cette initiative permettrait d’élargir son accessibilité auprès des chercheurs, des étudiants et du grand public intéressé par l’évolution du système parlementaire au Tchad.

    La soirée s’est conclue par une séance de dédicaces, où Issa Hassana Adoum a échangé avec les invités autour de son travail.

    Fohkalbo Absolon

  • Nuit des musées au Tchad : le musée national de n’djamena s’illumine pour célébrer le patrimoine

    Nuit des musées au Tchad : le musée national de n’djamena s’illumine pour célébrer le patrimoine

    nuit des musées au Tchad : le musée national de n’djamena s’illumine pour célébrer le patrimoine

    À l’occasion de la Journée internationale des musées, sous l’impulsion du ministère du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, le Musée national du Tchad a lancé ce lundi 18 mai 2026 sa première édition de la Nuit des Musées à N’Djamena. Une initiative inédite pour mettre en valeur les trésors culturels du pays.

    Dès la tombée de la nuit, l’enceinte du musée s’est transformée en un lieu de festivités et de découvertes. À l’entrée, les visiteurs ont été accueillis par le Ballet national du Tchad, dont les danses traditionnelles aux couleurs vibrantes ont immédiatement plongé l’assistance dans l’univers artistique tchadien.

    « C’est fascinant de redécouvrir les danses traditionnelles du Tchad à travers cette Nuit des Musées. Je n’avais encore rien vu des collections du musée, mais ces spectacles m’ont déjà captivée », a partagé Anne Marie-Thérèse, une spectatrice visiblement enthousiaste.

    La visite nocturne, organisée en plusieurs espaces, a offert aux participants une liberté totale pour explorer les expositions permanentes. Au programme : des visites commentées des œuvres d’art, des récits traditionnels animés par des griots et des guides passionnés, des projections de documentaires mettant en lumière le riche patrimoine matériel et immatériel du pays, ainsi que des performances artistiques variées.

    Pour Mbaibaidoh John Innocent, directeur du Ballet national, cette manifestation culturelle représente une chance unique de valorisation.

    « Nos danses traditionnelles incarnent une partie essentielle de notre patrimoine immatériel. Nous avons décoré la scène avec des objets ancestraux, offrant ainsi aux jeunes générations l’opportunité de se connecter à leur histoire. Nous espérons vivement que cette Nuit des Musées devienne un rendez-vous trimestriel, tant elle est porteuse de sens pour la préservation de notre culture. »

    L’événement a également bénéficié de la présence de l’ambassadeur de France au Tchad et de sa délégation, soulignant l’intérêt international pour les initiatives de sauvegarde du patrimoine culturel tchadien.