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  • Gabon : le RPM souligne les avancées du président Oligui Nguema et insiste sur l’action concrète

    Gabon : le RPM souligne les avancées du président Oligui Nguema et insiste sur l’action concrète

    Le RPM félicite le président gabonais pour son activité intense en août

    Le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM), parti affilié à la majorité présidentielle au Gabon, a exprimé mercredi sa reconnaissance envers le président Brice Clotaire Oligui Nguema pour « l’intense activité déployée au service de la Nation » entre le 9 et le 30 août. Cette déclaration, signée par le porte-parole du parti, Etienne Francky Meba Ondo, s’inscrit dans un communiqué intitulé « De l’action aux résultats ».

    Les mesures phares saluées par le parti

    Le RPM met en avant plusieurs initiatives majeures, notamment les nouvelles mesures destinées au secteur de la santé. Parmi elles, l’annonce d’un appui financier de 55 milliards de francs CFA, dont 44 milliards pour renforcer le plateau technique national, 6 milliards pour la réouverture de restaurants au sein des hôpitaux et 5 milliards supplémentaires pour les prestations de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS).

    Ces décisions sont présentées comme une réponse aux « préoccupations essentielles des populations », avec un appel à une mise en œuvre rapide et effective des engagements pris. Le parti souligne également la construction de plusieurs infrastructures sanitaires, commerciales, administratives et de défense dans le Grand Libreville, ainsi que 17 « projets structurants » dans la province de l’Ogooué-Ivindo, à l’occasion de la Fête de la Libération célébrée fin août à Makokou.

    Le développement territorial au cœur des priorités

    Le RPM évoque aussi le programme de logements du site résidentiel de Mayiga, avec 50 unités déjà livrées, 25 en cours de construction et un objectif de 500 parcelles aménagées. Cet effort vise à « territorialiser le développement » et à sortir de la concentration des projets dans la seule capitale.

    « Le temps des preuves » : une exigence partagée

    À l’occasion des célébrations du 66e anniversaire de l’indépendance du Gabon et du troisième anniversaire du Coup de la « Libération », le RPM reprend une phrase attribuée au chef de l’État : « Le temps des promesses doit céder la place au temps des preuves. » Le parti insiste sur la nécessité de mesurer l’impact concret des annonces gouvernementales sur le quotidien des Gabonaises et des Gabonais.

    Le communiqué évoque également la visite officielle du président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et la signature de trois accords de coopération entre les deux pays, saluant cette dynamique.

    Un soutien conditionnel à la poursuite des réformes

    Le RPM encourage le gouvernement à poursuivre ses efforts, notamment sur l’exécution des projets, la pérennité des infrastructures livrées et la promotion de l’emploi des jeunes. Le parti réaffirme, « dans la responsabilité et la loyauté républicaines », son soutien aux initiatives favorisant l’unité nationale et la modernisation du pays.

    Dirigé par Alexandre Barro Chambrier, actuel vice-président de la République, le RPM s’est rallié à la coalition ayant soutenu le président Brice Clotaire Oligui Nguema lors de l’élection présidentielle du 12 avril 2025, tout en conservant, selon ses dirigeants, son autonomie politique. Le parti dispose de trois députés à l’Assemblée nationale.

  • Tillabéri : l’ombre des attaques terroristes plane malgré le soutien au général Tiani

    Tillabéri : l’ombre des attaques terroristes plane malgré le soutien au général Tiani

    À l’ouest du Niger, la région de Tillabéri reste sous haute tension. Malgré les initiatives du pouvoir en place pour rallier la population autour du général Abdourahamane Tiani, les attaques armées continuent de frapper les villages, rappelant l’urgence d’une réponse concrète face à l’insécurité.

    Des villages sous le feu des attaques armées

    Le 2 septembre 2026, trois localités du département de Tillabéri ont été ciblées par des hommes armés : Darbani, Diamballa et Namarigoungou. Ces incursions ont laissé derrière elles un lourd bilan humain et matériel.

    À Diamballa, deux enfants ont perdu la vie en tentant de se soustraire à l’assaut. Un homme a également été blessé par balle. À Namarigoungou, un autre civilian a été tué. Les assaillants ont également emporté un nombre important de têtes de bétail, aggravant les pertes subies par les habitants.

    Le lendemain, une nouvelle attaque a été signalée à Zibane, dans la commune rurale d’Anzourou. Les forces locales ont riposté, mais un milicien a été tué dans l’affrontement.

    Tillabéri, une zone sous tension permanente

    Tillabéri, située aux confins du Niger, du Mali et du Burkina Faso, incarne la vulnérabilité des régions frontalières. Ces territoires, régulièrement exposés aux incursions de groupes armés, subissent de plein fouet les conséquences de l’instabilité régionale.

    Pour les populations locales, les attaques ne se limitent pas à des pertes humaines. Elles perturbent les activités agricoles et pastorales, forçant les habitants à abandonner leurs terres et à fuir vers des zones plus sûres. Ces déplacements massifs aggravent une situation déjà précaire, marquée par des difficultés économiques et sociales accrues.

    La récurrence des violences soulève des questions cruciales sur la capacité des autorités à protéger efficacement les citoyens, surtout dans des zones reculées où l’accès aux infrastructures et aux forces de sécurité reste limité.

    Un pouvoir en quête de légitimité face à la réalité du terrain

    Parallèlement à cette insécurité persistante, le régime militaire multiplie les initiatives pour renforcer son ancrage populaire. À la veille d’une tentative de coup d’État avortée, les autorités et leurs partisans déploient une stratégie de communication visant à consolider l’image du général Abdourahamane Tiani.

    Appels au soutien, messages de cohésion nationale et mobilisation des populations rythment cette campagne de séduction politique. L’objectif affiché est de renforcer la légitimité du chef de l’État et de présenter une image d’unité nationale.

    Pourtant, ce discours contraste fortement avec la réalité vécue par les habitants de Tillabéri. Alors que le pouvoir mise sur la mobilisation politique, les populations locales continuent de subir le quotidien des attaques et de l’insécurité.

    Sécurité ou communication : quel bilan pour les autorités ?

    Pour le régime, la consolidation du soutien populaire est devenue une priorité dans un contexte politique sensible. Cependant, pour les habitants des zones exposées, l’enjeu est tout autre : retrouver une vie normale, libre de la menace constante des violences.

    Les récents événements à Tillabéri rappellent que la bataille contre l’insécurité est loin d’être terminée. Ils interrogent également sur l’efficacité des mesures prises par les autorités. Au-delà des discours et des opérations de charme, quelles solutions durables peuvent être mises en place pour répondre aux besoins criants de sécurité des populations ?

    Le contraste entre la mobilisation politique et la persistance des violences sur le terrain reste un paradoxe frappant, révélateur des défis auxquels le Niger doit faire face pour assurer la stabilité de ses régions les plus exposées.

  • Khady diène gaye accuse abdourahmane diouf de mensonges et attaque son parcours politique

    Khady diène gaye accuse abdourahmane diouf de mensonges et attaque son parcours politique

    Khady Diène Gaye accuse Abdourahmane Diouf de mensonges et attaque son parcours politique

    Khady Diène Gaye en réaction aux déclarations d'Abdourahmane Diouf

    L’ancienne responsable du Pastef, Khady Diène Gaye, a vivement réagi aux déclarations d’Abdourahmane Diouf concernant la position d’Ousmane Sonko sur une éventuelle restructuration de la dette du Sénégal.

    Khady Diène Gaye a vivement contesté les propos tenus par Abdourahmane Diouf à propos d’une prétendue approbation d’Ousmane Sonko sur une restructuration de la dette nationale. L’ancienne ministre des Sports a qualifié ces assertions de « mensonges grotesques » et a exprimé sa stupéfaction en découvrant ces déclarations attribuées au ministre.

    Dans une sortie particulièrement énergique, elle a ouvertement accusé Abdourahmane Diouf de tenir des propos qu’elle juge infondés et trompeurs. Sa réaction a débuté par une phrase cinglante : « Échec de Dramane partout ! Et maintenant, place aux mensonges grotesques ! » avant d’ajouter qu’elle avait « failli tomber des nues » en prenant connaissance de ces allégations mettant en cause Ousmane Sonko.

    Khady Diène Gaye ne s’est pas contentée de contester le fond des déclarations. Elle a également ciblé le parcours personnel et professionnel d’Abdourahmane Diouf, évoquant ses « multiples échecs » et son « parcours semé d’embûches », notamment en référence à sa participation, selon elle infructueuse, au concours du barreau entre 2007 et 2008. Une attaque directe qui renforce l’âpreté de sa réponse.

    L’ancienne ministre a également pointé du doigt les motivations de l’actuel ministre, estimant qu’il avait « choisi la politique pour servir ses intérêts personnels plutôt que l’intérêt général ». En conclusion de sa prise de parole, elle a appelé les militants à rester mobilisés autour du projet politique du Pastef, invitant les « patriotes de tous horizons » à se concentrer sur l’objectif d’un Sénégal souverain, prospère et juste.

  • Bénin : un plan social record de 30 milliards pour une rentrée scolaire inclusive et moderne

    Bénin : un plan social record de 30 milliards pour une rentrée scolaire inclusive et moderne

    Le gouvernement du Bénin marque un tournant décisif pour l’avenir de sa jeunesse avec le lancement d’un plan social ambitieux en vue de la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027. Une enveloppe de près de 30 milliards de francs CFA a été allouée pour transformer en profondeur le système éducatif national, en plaçant l’inclusion et la modernisation au cœur de ses priorités.

    Un engagement sans précédent pour l’équité éducative

    Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a adopté des mesures phares destinées à corriger les inégalités et à renforcer l’accès à une éducation de qualité. Ce dispositif s’articule autour de trois axes majeurs : la nutrition scolaire, la gratuités ciblées et la modernisation des infrastructures, afin de garantir à chaque enfant béninois les mêmes chances de réussite.

    Nutrition : 500 000 écoliers supplémentaires dans les cantines scolaires

    Le programme des cantines scolaires connaît une extension historique. D’ici la rentrée 2026-2027, près de 1,9 million d’élèves du primaire, contre 1,4 million aujourd’hui, bénéficieront d’un repas chaud quotidien. Cette initiative cible prioritairement les zones rurales et périurbaines, où l’accès à une alimentation équilibrée reste un défi.

    Parallèlement, un plan d’urgence a été validé pour renforcer la continuité pédagogique dans les régions frontalières confrontées à des tensions sécuritaires. Ce volet prévoit des aménagements d’infrastructures et un accompagnement renforcé des enseignants et des élèves pour préserver leur sécurité et leur accès à l’éducation.

    Enseignement secondaire et technique : gratuité pour les filles et équipements neufs

    L’exécutif a décidé d’étendre la gratuité des frais de scolarité à l’ensemble des jeunes filles inscrites dans les filières de l’Enseignement et de la Formation Technique et Professionnelle (EFTP). Une mesure forte pour lutter contre les abandons scolaires féminins et favoriser l’insertion professionnelle des femmes.

    Pour répondre à la hausse des effectifs, une première dotation de 12 000 tables-bancs sera distribuée aux Collèges d’Enseignement Général (CEG). Par ailleurs, les lycées de jeunes filles à travers le pays feront l’objet d’une réhabilitation ciblée, afin d’améliorer leurs conditions d’apprentissage.

    Supérieur : bourses revalorisées et mobilité renforcée

    Le secteur universitaire bénéficie d’un soutien financier massif pour améliorer le quotidien des étudiants. Les bourses d’études subissent une hausse sensible, pouvant atteindre 49 % selon les filières. En complément, les allocations de rentrée et les bourses d’excellence pour les cursus à l’étranger sont revalorisées.

    La mobilité des étudiants est également au cœur des préoccupations. Une flotte de 63 bus neufs desservira les quatre universités publiques du pays : Abomey-Calavi, Parakou, UNA Kétou et UNSTIM Abomey. Ces nouveaux véhicules relieront les campus aux zones urbaines et périurbaines, facilitant ainsi l’accès aux études supérieures.

    Sur les campus, les restaurants universitaires et les infirmeries seront entièrement rééquipés, avec le déploiement de personnel qualifié pour assurer un suivi médical optimal. Enfin, une bourse automatique sera attribuée à tout nouveau bachelier en situation de handicap lourd inscrit dans une université publique, renforçant ainsi l’inclusion sociale.

    Une rentrée sous le signe de la stabilité et de l’innovation

    Les ministères concernés ont reçu pour mission de finaliser les dispositions opérationnelles avant le début des cours. Ce plan social, financé à hauteur de 30 milliards de francs CFA, illustre la volonté de l’État béninois de bâtir une école plus juste, plus moderne et plus résiliente, capable de répondre aux défis de demain.

  • Transparence exigée sur l’accord FMI-Sénégal après les critiques politiques

    Transparence exigée sur l’accord FMI-Sénégal après les critiques politiques

    Un nouvel accord FMI-Sénégal sous haute surveillance

    L’annonce récente d’un accord technique entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) relance les tensions autour de la gestion de la dette publique. Thierno Bocoum, figure politique du mouvement Agir-Les Leaders, exige des clarifications immédiates sur les clauses imposées par le FMI dans ce nouveau programme.

    Transparence sur les engagements financiers : une priorité selon Thierno Bocoum

    L’ancien député sénégalais insiste sur la nécessité de rendre publics les termes exacts de l’accord, notamment le mémorandum des politiques économiques et financières. À défaut, il recommande que ce document soit soumis à l’Assemblée nationale pour un débat approfondi. Son argument : ces engagements engagent l’ensemble des citoyens et doivent être discutés en toute transparence.

    Des critiques qui dépassent le gouvernement actuel

    Thierno Bocoum ne limite pas ses reproches au pouvoir en place. Il pointe du doigt deux personnalités clés : Ousmane Sonko et Abdourahmane Sarr, qu’il accuse d’avoir joué un rôle déterminant dans la dégradation de la situation financière du pays.

    Concernant Ousmane Sonko, il lui attribue une responsabilité majeure dans les négociations avec le FMI, notamment pendant sa période à la Primature, du 2 avril 2024 au 22 mai 2026. Selon lui, les discussions menées sous son mandat ont directement conduit à la suspension du précédent programme, fragilisant davantage la stabilité économique du Sénégal.

    Thierno Bocoum rappelle également l’impact des révélations de septembre 2024 sur des anomalies présumées dans les données de la dette. Pour lui, ces annonces ont précipité la suspension du programme du FMI et aggravé la crise financière.

    Des financements régionaux jugés coûteux

    Le président d’Agir-Les Leaders souligne un autre point de tension : les emprunts contractés sur le marché régional à des taux bien plus élevés que ceux des financements concessionnels. Une pratique qu’il juge incompatible avec une gestion rigoureuse de la dette.

    Abdourahmane Sarr dans le viseur des critiques

    Thierno Bocoum s’attaque également à Abdourahmane Sarr, ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération. Il lui reproche ses changements de discours concernant la soutenabilité de la dette sénégalaise.

    Il rappelle qu’Abdourahmane Sarr défendait autrefois la viabilité de la dette et la crédibilité de la trajectoire de réduction de son poids dans l’économie. Pourtant, face à l’aggravation des difficultés, les autorités ont récemment sollicité un traitement exceptionnel pour restaurer cette viabilité.

    Pour Thierno Bocoum, ces incohérences et ces erreurs passées doivent être assumées par leurs auteurs, qui ont directement contribué aux défis actuels.

    Cette prise de position intervient alors que le Sénégal vient de finaliser un accord technique avec le FMI, marquant une étape décisive dans la quête d’un nouveau programme économique et financier.

  • Disparition inquiétante de Moussa Kaka au Niger : la piste de l’enlèvement s’impose

    Disparition inquiétante de Moussa Kaka au Niger : la piste de l’enlèvement s’impose

    Depuis le soir du 31 août à Niamey, le journaliste Moussa Kaka, figure emblématique de la presse nigérienne, a disparu dans des circonstances troubles. Son absence prolongée, couplée à l’absence de traces de son passage, ne laisse plus planer aucun doute : il a été enlevé.

    Ce soir-là, alors qu’il quittait les locaux de la Radio Télévision Saraounia vers 19 heures pour rentrer chez lui, Moussa Kaka a tout simplement disparu. Son véhicule reste introuvable, ses téléphones sont éteints ou hors réseau, et aucun établissement hospitalier de la capitale n’a signalé son admission. Face à cette réalité implacable, évoquer une simple « disparition » relève soit d’un manque de lucidité, soit d’une forme de complaisance regrettable.

    Une disparition qui ne doit rien au hasard

    À Niamey, une ville sous haute surveillance, un professionnel des médias de l’envergure de Moussa Kaka ne peut s’évanouir sans laisser de trace. Les éléments recueillis sur place confirment une opération ciblée, méthodique et sans équivoque : il s’agit d’un enlèvement.

    Ancien correspondant de renom pour des médias internationaux, Moussa Kaka incarnait une voix dissidente, critique envers les autorités en place. Son influence et son indépendance en faisaient une cible privilégiée dans un contexte où la liberté de la presse se réduit comme une peau de chagrin au Niger.

    Un modus operandi révélateur d’une répression systématique

    Les rapts de journalistes au Niger suivent désormais une routine bien établie pour ceux qui osent défier le pouvoir. L’absence de toute revendication ou de communication officielle après près de trois jours de détention renvoie une image glaçante : un enlèvement extrajudiciaire, orchestré pour étouffer toute velléité de contestation.

    Le silence des autorités nigériennes, combiné à l’absence d’enquête tangible, ne fait que confirmer la nature arbitraire de cette arrestation. Les services de sécurité semblent jouer un jeu dangereux, misant sur l’inertie de l’opinion publique et des instances internationales pour faire taire cette affaire.

    Un enlèvement dans un climat politique explosif

    Cet incident survient alors que Niamey traverse une période de tensions politiques et sécuritaires sans précédent. La traque des voix dissidentes s’intensifie, et les médias indépendants sont systématiquement muselés. Pour les professionnels de l’information, le message est clair : quiconque s’écarte de la ligne officielle risque de subir le même sort.

    Les réactions internationales, bien que vives, peinent à faire bouger les lignes. Pourtant, la communauté des journalistes et les défenseurs des droits humains réclament avec insistance la libération immédiate de Moussa Kaka. Chaque heure qui passe sans nouvelles aggrave la responsabilité des autorités nigériennes dans cette affaire.

    La disparition de Moussa Kaka n’est pas une simple actualité parmi d’autres : elle symbolise l’état de la liberté de la presse au Niger et l’impunité dont bénéficient ceux qui musèlent les voix critiques. Son retour sain et sauf est désormais une exigence absolue, pour lui comme pour tous ceux qui croient encore en un journalisme libre et indépendant.

  • Biens mal acquis : l’enquête qui vise le patrimoine des Gnassingbé en France

    Biens mal acquis : l’enquête qui vise le patrimoine des Gnassingbé en France

    Une enquête judiciaire française qui s’étend à l’entourage du président togolais

    En France, les investigations du Parquet national financier se resserrent autour des avoirs immobiliers détenus par Faure Gnassingbé et son clan en Île-de-France. Entre Sociétés civiles immobilières opaques, hôtels particuliers et soupçons de blanchiment, ce dossier éclaire sous un jour nouveau les relations entre Paris et Lomé. Les enquêteurs traquent l’origine des fonds ayant permis l’acquisition de propriétés de luxe, suspectant des détournements de fonds publics togolais.

    Des biens immobiliers de prestige sous surveillance

    Plusieurs appartements haussmanniens et hôtels particuliers, estimés à plusieurs dizaines de millions d’euros, font l’objet de vérifications minutieuses. Ces actifs, souvent structurés via des SCI et gérés par des prête-noms, soulèvent des questions sur leur financement. Les magistrats français s’interrogent : ces acquisitions sont-elles compatibles avec les revenus officiels du président togolais, ou résultent-elles de flux financiers douteux ?

    L’enquête révèle des mécanismes d’ingénierie financière sophistiqués, incluant :

    • Des comptes offshore aux Îles Fidji et dans d’autres paradis fiscaux ;
    • Des montages juridiques complexes pour dissimuler l’origine des fonds ;
    • Des liens avec des affaires de corruption, comme les concessions du Port Autonome de Lomé.

    Un héritage immobilier né sous le régime d’Étienne Eyadéma

    Le patrimoine des Gnassingbé en France ne date pas d’hier. Il plonge ses racines sous le règne d’Étienne Eyadéma, père de Faure Gnassingbé, décédé en 2005. À sa disparition, des tensions familiales ont éclaté autour de la gestion de ces biens, donnant lieu à des procédures judiciaires et des contestations de propriété.

    Parmi les adresses les plus médiatisées figurent :

    • Trois immeubles avenue du Maréchal-Maunoury à Paris ;
    • Des résidences de grand standing dans les Hauts-de-Seine ;
    • Des acquisitions récentes lors de déplacements officiels.

    La justice française durcit le ton face aux dirigeants africains

    Longtemps, les procédures judiciaires françaises ciblaient principalement les familles Bongo, Nguesso et Obiang. Mais l’évolution des lois, notamment la création d’un mécanisme de restitution des avoirs confisqués, a élargi le champ des investigations. Désormais, tout dirigeant dont les biens en France dépassent les revenus déclarés est susceptible de faire l’objet d’une enquête.

    Ce durcissement juridique marque un tournant dans la lutte contre les biens mal acquis et pourrait bien redéfinir les relations diplomatiques entre la France et le Togo.

  • Dialogue national en rdc : l’opposition dénonce un processus contrôlé par tshisekedi

    Dialogue national en rdc : l’opposition dénonce un processus contrôlé par tshisekedi

    Dialogue national en RDC : l’opposition dénonce un processus contrôlé par Félix Tshisekedi

    Alors que le président Félix Tshisekedi lance un appel à un dialogue national de trois mois pour apaiser les tensions en République démocratique du Congo, l’opposition, menée par Albert Mukulubundu Muke, président du Front démocratique africain (FDA) et cofondateur du mouvement citoyen Sauvons la RDC, appelle au boycott de cette initiative. Selon lui, le processus ne présente aucune garantie d’inclusivité et risque de se transformer en un simple monologue.

    Dialogue national en RDC : l'opposition dénonce un processus contrôlé par Félix Tshisekedi

    Un dialogue perçu comme un « monologue » par l’opposition

    Pour Albert Mukulubundu Muke, le dialogue national proposé par Félix Tshisekedi ne répond pas aux attentes d’une réconciliation nationale. Il estime que le président congolais a déjà tracé les contours de cette initiative, en privilégiant les acteurs de son camp politique, notamment l’Union sacrée. « Nous avons appelé au boycott de ce dialogue car il s’agit d’un monologue », déclare-t-il. Selon lui, l’opposition ainsi que les groupes armés, comme le M23, ont été systématiquement écartés du processus. « Apparemment, c’est un monologue. Nous ne voyons pas l’intérêt de participer à un tel dialogue », ajoute-t-il.

    Le mouvement Sauvons la RDC, proche de l’ex-président Joseph Kabila, avait pourtant proposé des pistes pour rendre ce dialogue plus inclusif. « Nous voulons que toutes les forces impliquées dans la crise congolaise participent à ce dialogue », explique Mukulubundu Muke, insistant sur la nécessité d’une médiation neutre pour garantir sa crédibilité.

    Le problème de confiance entre Tshisekedi et l’opposition

    La méfiance envers Félix Tshisekedi est au cœur des critiques formulées par l’opposition. Albert Mukulubundu Muke évoque des engagements non tenus par le président congolais, notamment des accords signés avec Joseph Kabila et Corneille Nangaa. « Nous ne lui faisons pas confiance », affirme-t-il. Pour l’opposant, une participation au dialogue dans ces conditions ne permettrait pas d’aboutir à une véritable réconciliation nationale. « La réconciliation ne dépend pas de Félix Tshisekedi. Nous, nous nous basons sur les principes, notamment le respect de la Constitution et la limitation des mandats présidentiels », précise-t-il.

    Le M23, acteur clé de la crise sécuritaire, exclu du dialogue

    Félix Tshisekedi a récemment exclu toute participation du groupe armé M23 au futur dialogue national, malgré son rôle central dans la crise sécuritaire à l’est de la RDC. Une décision que rejette Albert Mukulubundu Muke. Selon lui, le M23 serait prêt à s’engager dans un processus politique, à condition que celui-ci soit transparent. « Le M23 est disposé à participer à un dialogue politique, à condition que les choses soient transparentes », souligne-t-il. Pour l’opposant, exclure des acteurs majeurs de la crise limite d’emblée la portée de l’initiative présidentielle.

    Mobilisation populaire et recherche de soutien international

    Face à ce refus de participation, le mouvement Sauvons la RDC mise désormais sur la mobilisation citoyenne. « La seule solution qui nous reste est de mobiliser le peuple », déclare Albert Mukulubundu Muke. Il évoque l’article 64 de la Constitution congolaise, qui permet, selon lui, de s’opposer à un régime cherchant à se maintenir par la force. « Nous allons appeler le peuple à manifester pour exiger un véritable dialogue », annonce-t-il. Le mouvement cherche également à rallier la communauté internationale à sa cause, en engageant des discussions avec des parlementaires et des pays africains.

    Joseph Kabila, un acteur encore pertinent pour sortir de la crise ?

    Proche de l’ancien président Joseph Kabila, le mouvement Sauvons la RDC voit en lui un acteur capable de contribuer à une résolution de la crise. Albert Mukulubundu Muke défend son expérience : « Joseph Kabila connaît parfaitement les acteurs internes et externes. Il peut être utile pour trouver une solution aux problèmes du pays ». Alors que la RDC reste plongée dans une crise politique et sécuritaire persistante, l’enjeu du futur dialogue national réside dans son inclusivité et sa capacité à restaurer la confiance entre les différentes forces en présence.

  • Mahrez bientôt dans le club Al-Shabab ? la rumeur prend de l’ampleur

    Mahrez bientôt dans le club Al-Shabab ? la rumeur prend de l’ampleur

    Le transfert de Riyad Mahrez vers Al-Shabab semble désormais sur le point de se concrétiser. Les dernières informations confirment que le dossier a franchi une étape décisive, même si certaines démarches administratives doivent encore être finalisées avant l’annonce officielle. Le club saoudien attend notamment l’approbation définitive de la Ligue professionnelle saoudienne pour valider cette opération et officialiser l’arrivée de l’ex-capitaine de l’équipe nationale algérienne.

    Si ce mouvement aboutit, il marquera un tournant majeur pour le mercato saoudien. Avec son parcours européen riche en titres et en distinctions, Mahrez apporterait à Al-Shabab une expertise technique et une expérience de haut niveau qui pourraient transformer l’équipe. Les supporters du club, impatients, espèrent une finalisation rapide du dossier pour accueillir une star de son envergure. Son arrivée représenterait un véritable coup médiatique et sportif pour le club.

  • Air Sénégal : un Boeing 737-800 moderne pour booster la flotte nationale

    Air Sénégal : un Boeing 737-800 moderne pour booster la flotte nationale

    Air Sénégal : un Boeing 737-800 moderne pour booster la flotte nationale

    La compagnie aérienne nationale s’apprête à franchir une étape décisive dans sa stratégie de modernisation avec l’intégration d’un nouveau Boeing 737-800 à sa flotte. Cette acquisition, entièrement financée par l’État du Sénégal, s’inscrit dans une démarche ambitieuse visant à renforcer la souveraineté aérienne du pays et à dynamiser les activités d’Air Sénégal.

    Une nouvelle acquisition au service de l’expansion régionale

    Selon les responsables de la compagnie, cette opération marque un tournant dans la politique de développement de la flotte. Tidiane Ndiaye, Directeur général d’Air Sénégal, souligne l’importance de ce partenariat avec l’État : *« Cette acquisition reflète la confiance des autorités dans notre capacité à porter haut les couleurs du Sénégal dans le ciel international »*, déclare-t-il.

    Ce nouvel appareil, conçu pour répondre aux normes les plus exigeantes, permettra à la compagnie de renforcer ses opérations et d’élargir ses dessertes vers des destinations stratégiques en Afrique et au-delà. Une avancée majeure pour une compagnie en pleine croissance.

    Un appareil dédié à un événement historique : les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026

    Le Boeing 737-800 ne sera pas qu’un simple avion de ligne. Il aura une mission symbolique majeure : récupérer la flamme des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, une première pour le continent africain. Pour l’occasion, l’appareil sera orné d’une livrée spéciale aux couleurs des JOJ, transformant ce vol en un véritable vecteur de rayonnement culturel et sportif pour le Sénégal.

    Air Sénégal mise sur cet événement pour faire de ce Boeing 737-800 un ambassadeur volant du pays, contribuant ainsi à sa visibilité internationale et à l’attractivité du Sénégal comme hub aérien en Afrique de l’Ouest.

    Vers une flotte moderne et compétitive

    Cette acquisition s’ajoute à une série d’investissements visant à moderniser la flotte et à améliorer l’expérience des passagers. L’objectif ? Disposer d’appareils performants, capables de répondre aux besoins croissants du transport aérien et de soutenir le désenclavement du territoire sénégalais.

    Avec ce nouveau Boeing 737-800, Air Sénégal confirme sa volonté de jouer un rôle clé dans le développement du secteur aérien en Afrique, tout en renforçant son ancrage dans le paysage économique national.

  • Niamey sous tension : quand la sécurité intérieure menace les nigériens

    Niamey sous tension : quand la sécurité intérieure menace les nigériens

    La mutinerie du 29 août : un séisme au cœur de l’armée nigérienne

    Le 29 août 2026, la base aérienne 101 de Niamey a été le théâtre d’un événement qui a ébranlé les fondements mêmes de la stratégie militaire nigérienne. Une mutinerie, née au sein des Forces spéciales — ces unités d’élite supposées incarner la résilience face à la menace djihadiste — a révélé des fissures profondes au sein de l’institution. Derrière les affrontements, se cachent des frustrations accumulées : pertes humaines en hausse, chaîne de commandement contestée, et un essoufflement opérationnel palpable. Ces tensions internes, longtemps étouffées, ont explosé au grand jour, mettant en lumière la fragilité d’un pouvoir militaire déjà fragilisé.

    Africa Corps, nouveau rempart ou simple instrument de survie du régime ?

    La neutralisation des mutins par les forces d’Africa Corps (ex-Wagner) marque un tournant décisif. Ces troupes, initialement déployées pour appuyer la lutte contre le terrorisme, ont basculé dans un rôle bien plus ambigu : celui de garde prétorienne au service exclusif du régime. Leur intervention a permis d’éviter une crise institutionnelle majeure, mais elle a aussi transformé Niamey en une forteresse sous surveillance étrangère. Le paradoxe est frappant : les forces russes, autrefois perçues comme un soutien tactique, sont devenues l’ultime rempart contre les dissensions internes, reléguant la protection du territoire à un second plan.

    Sécurité des dirigeants vs insécurité des populations : un déséquilibre criant

    Le contraste entre la protection des élites et le quotidien des Nigériens est saisissant. D’un côté, une capitale hyper-militarisée où blindés et contingents étrangers verrouillent les axes stratégiques en quelques minutes. De l’autre, des périphéries abandonnées où l’insécurité persiste. L’attaque du 2 septembre à Koubia, aux portes mêmes de Niamey, en est la preuve éclatante. Les postes de contrôle (Koubia, Karey Gorou, ou encore l’aéroport) restent des zones de fragilité, malgré la présence des mercenaires russes. Les groupes armés, loin d’être contenus, profitent de ces failles pour infiltrer et frapper.

    Pour les habitants du Tillabéri, la réalité est bien différente : routes bouclées, climat sécuritaire en dégradation constante, et un sentiment d’abandon grandissant. Pendant que les discours officiels célèbrent la reconquête de la souveraineté et l’alliance avec de nouveaux partenaires, la population civile subit les conséquences d’une stratégie sécuritaire centrée sur la survie du pouvoir.

    Une dépendance qui affaiblit la sécurité globale

    Le déploiement d’Africa Corps répond avant tout à un impératif de protection du régime. Pourtant, cette dépendance croissante envers des forces étrangères pour contrer les mutineries et les coups d’État fragilise davantage la sécurité nationale. Plus le pouvoir central se renforce grâce à ces troupes, plus la couverture sécuritaire réelle des Nigériens s’amenuise. Le paradoxe nigérien est désormais une évidence : une capitale sous haute protection, mais un pays où l’insécurité progresse.

  • Maroc : engagement renforcé pour les enfants victimes des conflits armés

    Maroc : engagement renforcé pour les enfants victimes des conflits armés

    Lors d’une réunion décisive au sein du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, le Maroc a réitéré avec force son soutien à la protection des mineurs pris dans les tourmentes des conflits armés. L’accent a été mis sur trois axes majeurs : prévenir leur enrôlement forcé, garantir leur sécurité physique et psychologique, et assurer leur retour à une vie normale par une réinsertion durable.

    Des enfants en première ligne des crises africaines

    La délégation marocaine a rappelé avec gravité que les conflits en Afrique continuent de faire des enfants des cibles privilégiées. Exposés aux pires violences, ces jeunes subissent des recrutements forcés, des traumatismes irréversibles et une exclusion scolaire qui hypothèque irrémédiablement leur développement. Une situation d’urgence humanitaire qui exige des actions immédiates et concertées.

    Une vision marocaine pour un avenir sécurisé

    Pour contrer ces fléaux, le Maroc propose une approche globale articulée autour de plusieurs priorités. D’abord, renforcer les mécanismes de prévention pour éviter que les conflits n’entraînent l’enrôlement des mineurs. Ensuite, mettre en place des dispositifs de protection adaptés pour leur offrir un environnement sûr, tant sur le plan physique que mental. Enfin, œuvrer pour leur réintégration sociale et éducative, afin de leur redonner espoir et stabilité.