Blog

  • Niger : le gouvernement lance l’initiative GUDIP pour améliorer la gouvernance des investissements privés

    Niger : le gouvernement lance l’initiative GUDIP pour améliorer la gouvernance des investissements privés

    Le gouvernement nigérien a lancé, récemment, une nouvelle initiative visant à améliorer la gouvernance des investissements privés dans le pays. L’initiative, appelée GUDIP (Guichet Unique de Déclaration de l’Investissement Privé), vise à centraliser et à analyser les données relatives aux investissements privés en Niger.

    Developper en collaboration avec la Direction Générale de l'Économie, avec l'appui technique et financier du Programme d'Appui à l'Amélioration du Climat des Affaires (PACA-CI) financé par la Banque africaine de développement (BAD), le GUDIP permettra de suivre et d'analyser les données relatives aux investissements privés en Niger.

    Le gouvernement nigérien espère que cette initiative contribuera à améliorer la gouvernance des investissements privés dans le pays, ainsi qu’à renforcer la croissance économique et l’emploi.

  • Une nouvelle ère diplomatique : le Tchad et les Bahamas unissent leurs forces

    Une nouvelle ère diplomatique : le Tchad et les Bahamas unissent leurs forces

    Une étape significative a été franchie sur la scène internationale : le Tchad et le Commonwealth des Bahamas ont officiellement noué des relations diplomatiques. Cette formalisation historique a été concrétisée par la signature d’un communiqué conjoint à New York, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère de collaboration entre les deux nations.

    L’accord, scellé le 16 juillet, a été paraphé par Mouctar Abakar, le représentant permanent du Tchad auprès des Nations unies, et son homologue bahaméen, Stan James. Cet acte symbolise une volonté mutuelle de renforcer les liens bilatéraux.

    Ce document fondateur énonce clairement les piliers de cette nouvelle entente. Les deux pays s’engagent à favoriser l’amitié et la coopération, en adhérant strictement aux principes fondamentaux du droit international. Cela inclut l’égalité souveraine des États, le respect mutuel de la souveraineté, de l’indépendance et de l’intégrité territoriale, ainsi que le principe cardinal de non-ingérence dans les affaires intérieures de chaque État.

    Le Commonwealth des Bahamas, archipel caribéen d’environ 420 000 habitants, a accédé à l’indépendance du Royaume-Uni en 1973. Son économie prospère repose principalement sur un secteur touristique dynamique et des services financiers robustes. Réputé pour être l’un des centres financiers offshore les plus importants au monde, il est souvent perçu comme un paradis fiscal en raison de son régime fiscal avantageux et de l’ampleur de son industrie financière internationale.

    Pour N’Djamena, cette initiative diplomatique s’inscrit dans une stratégie délibérée de diversification et de consolidation de ses partenariats à travers le monde. Le Tchad manifeste ainsi son ambition d’élargir son réseau d’alliances au sein de la communauté internationale.

  • Le Togo et la BID : un partenariat clé pour l’avenir de l’enseignement supérieur

    Le Togo et la BID : un partenariat clé pour l’avenir de l’enseignement supérieur

    Le Togo et la Banque islamique de développement (BID) intensifient leur collaboration stratégique en matière d’enseignement supérieur. Une rencontre cruciale s’est tenue le mardi 14 juillet à Lomé, où Gado Tchangbedji, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a accueilli une délégation de la BID. Au cœur des discussions : le Projet d’appui à la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement supérieur en sciences et ingénieries (Paresi).

    Cette session de travail a offert l’opportunité d’examiner l’évolution de ce programme essentiel, dont l’objectif est d’élever le niveau de la formation universitaire et de dynamiser la recherche dans les domaines scientifiques et techniques. Les représentants des deux entités ont analysé les progrès accomplis, identifié les obstacles et défini les actions nécessaires pour accélérer la concrétisation des initiatives planifiées.

    Le ministre Tchangbedji a exprimé sa satisfaction face aux avancées déjà réalisées, tout en soulignant l’importance d’accélérer les démarches administratives et techniques. Cette accélération est jugée fondamentale pour assurer la livraison ponctuelle des infrastructures prévues par le projet.

    Les éléments centraux du projet Paresi incluent l’édification de laboratoires de recherche polyvalents au sein des universités de Lomé et de Kara, ainsi que l’établissement d’un laboratoire pédagogique novateur à l’École normale supérieure d’Atakpamé. Ces nouvelles installations sont destinées à optimiser les environnements d’apprentissage, de recherche et d’innovation au sein des institutions publiques d’enseignement supérieur.

    Soutenu financièrement par l’État togolais et la Banque islamique de développement, le Paresi incarne la détermination des autorités à moderniser l’université du Togo afin qu’elle réponde pleinement aux impératifs du développement économique national. Ce projet ambitieux vise à consolider les équipements éducatifs, à perfectionner les infrastructures universitaires et à cultiver les talents dans les disciplines scientifiques et de l’ingénierie.

    Au-delà des améliorations matérielles, le programme Paresi met un accent significatif sur l’encouragement de l’excellence académique. À ce titre, des bourses d’études ont été octroyées l’année précédente à des étudiants de Master et de Doctorat inscrits dans les universités de Lomé et de Kara, soutenant ainsi la relève intellectuelle.

    Par cette collaboration stratégique, le Togo ambitionne de renforcer son capital humain et d’accroître la contribution de son système d’enseignement supérieur à la transformation structurelle de son économie.

  • Lucas digne de retour au psg : les raisons d’un transfert stratégique

    Lucas digne de retour au psg : les raisons d’un transfert stratégique

    Un retour qui fait parler. Le Paris Saint-Germain (PSG) s’apprête à officialiser le retour de Lucas Digne, latéral gauche de 32 ans évoluant actuellement sous les couleurs d’Aston Villa. Après un premier passage remarqué entre 2013 et 2016, l’international français va retrouver la capitale française, dix ans plus tard, dans un rôle précis : celui de doublure de Nuno Mendes. Ce transfert, qualifié de surprise par plusieurs observateurs, s’inscrit dans une stratégie claire de renforcement du club parisien pour la saison à venir.

    Lucas Digne en action

    Digne, formé au LOSC Lille, a marqué les esprits par sa régularité en Premier League ces dernières saisons. Un profil qui a séduit les dirigeants du PSG, alors que le club cherchait initialement un joueur plus jeune pour occuper ce poste. L’âge du joueur n’a pas été un frein, bien au contraire : sa maturité et son expérience ont été des arguments décisifs dans les négociations. Avec une indemnité de transfert fixée à moins de 10 millions d’euros, le club parisien a trouvé un équilibre entre performance et budget maîtrisé.

    Un recrutement qui mise sur l’expérience et la proximité

    Les choix du PSG en matière de recrutement ne se limitent pas à des critères techniques. Lors d’un échange avec la presse, une source interne du club a souligné l’importance de la provenance des joueurs : « On est toujours favorable à l’idée de recruter des profils français. Ce n’est pas le seul critère, mais cela compte beaucoup. » Lucas Digne incarne cette double exigence : sa nationalité française et son expérience au sein du club parisien en font un profil idéal pour encadrer les jeunes talents du vestiaire.

    Son retour imminent a d’ailleurs été évoqué dans l’enceinte de l’équipe de France, où ses coéquipiers l’auraient déjà taquiné en évoquant ses futures aventures à Paris. Une confirmation qui semble quasi officielle : selon les informations disponibles, Digne aurait signé un contrat de trois ans avec le PSG, sous réserve de la levée de sa clause après la Coupe du Monde 2026.

    Un pari gagnant pour le PSG ?

    Avec ce recrutement, le club parisien mise sur un joueur capable de garantir un niveau de performance élevé, tout en apportant une dimension collective renforcée. Son retour dans l’effectif parisien pourrait également rassurer les supporters, qui gardent un excellent souvenir de ses prestations passées. Reste désormais à finaliser les détails administratifs avant d’accueillir officiellement Lucas Digne pour une nouvelle aventure sous le maillot du PSG.

  • Sanctions onusiennes contre Corneille Nangaa : quels effets sur le conflit en RDC ?

    Sanctions onusiennes contre Corneille Nangaa : quels effets sur le conflit en RDC ?

    Sanctions onusiennes contre Corneille Nangaa : quels effets sur le conflit en RDC ?

    Corneille Nangaa, coordinateur de l'AFC/M23

    Alors que la République démocratique du Congo assure la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies pour le mois de juillet, l’organe onusien a récemment adopté des sanctions ciblant Corneille Nangaa, coordonnateur du mouvement rebelle AFC/M23, ainsi que d’autres figures des groupes armés actifs dans l’Est du pays. Ces mesures, qui s’inscrivent dans le cadre des mécanismes de pression internationale, visent à sanctionner les responsables présumés d’alimenter les tensions persistantes dans la région.

    Parmi les personnalités visées, on retrouve John Imani Nzenze, responsable du renseignement au sein de l’AFC/M23, Charles Sematama, chef militaire du groupe armé Twirwaneho, Gustave Kubwayo, commandant des FDLR, Sébastien Kimenyi, responsable du renseignement des FDLR, ainsi que Muhammed Lumisa, commandant des ADF.

    L’AFC/M23 a réagi en qualifiant ces sanctions d’« sélectives » et d’« discriminatoires », soulignant que ces mesures interviennent alors que le mouvement est engagé dans des processus de recherche de paix.

    Un calendrier stratégique

    Le timing de ces sanctions n’est pas anodin. Plusieurs experts en relations internationales y voient une volonté de la part des Nations unies de maintenir la pression sur les acteurs armés tout en soutenant les efforts diplomatiques. Le professeur Bob Kabamba, enseignant à l’Université de Liège, en Belgique, estime que ces mesures pourraient compliquer la coordination des processus de paix.

    « Il sera difficile pour l’ONU de poursuivre ses activités sur le terrain tout en collaborant avec l’AFC/M23, notamment dans le cadre de la mise en œuvre des accords de paix. La mission des Nations unies a déjà travaillé en étroite collaboration avec ce groupe armé à plusieurs reprises », explique-t-il.

    Pour le professeur Julien Mahatma Tazi, enseignant en relations internationales à l’Université de Kinshasa, ces sanctions reflètent une volonté de concilier pression diplomatique et responsabilité individuelle des acteurs des conflits.

    « La visibilité internationale de la présidence congolaise au Conseil de sécurité a permis de maintenir la crise de l’Est de la République démocratique du Congo au cœur des préoccupations diplomatiques. Les Nations unies montrent ainsi que les négociations ne signifient pas l’abandon de la responsabilité des dirigeants des groupes armés », souligne-t-il.

    Ces sanctions, bien que conformes au régime habituel des mesures onusiennes, pourraient affaiblir la légitimité internationale des responsables des groupes armés. Elles limitent également leurs déplacements et pourraient réduire leur accès aux ressources financières, à condition que les États appliquent rigoureusement ces mesures.

    La société civile en première ligne

    La non-application effective des sanctions préoccupe particulièrement la société civile dans les zones sous contrôle des rebelles. Fiston Misona, président de la Société civile de Walikale, dans le Nord-Kivu, exprime cette inquiétude.

    « Chaque fois que des sanctions sont prononcées, elles ne sont pas appliquées comme prévu. Nous exigeons donc des Nations unies qu’elles veillent à ce que ces mesures soient appliquées sans délai à l’encontre de tous ceux qui violent les droits humains en République démocratique du Congo », déclare-t-il.

    Il est important de noter que Corneille Nangaa a déjà été sanctionné à plusieurs reprises : deux fois par les États-Unis et une fois par l’Union européenne.

    Ces nouvelles sanctions onusiennes soulèvent des questions sur leur efficacité à long terme et sur la capacité des acteurs internationaux à faire respecter ces mesures sur le terrain.

  • France-Angleterre : « Ce sera le clap de fin mais ce n’est pas un match anonyme », appuie Didier Deschamps avant son dernier match à la tête des Bleus

    France-Angleterre : « Ce sera le clap de fin mais ce n’est pas un match anonyme », appuie Didier Deschamps avant son dernier match à la tête des Bleus

    France-Angleterre : « Ce sera le clap de fin mais ce n’est pas un match anonyme », appuie Didier Deschamps avant son dernier match à la tête des Bleus

    Le sélectionneur a répété à plusieurs reprises en conférence de presse qu’il ferait « tout » pour atteindre le dernier objectif de la Coupe du monde : prendre la troisième place.

    Article rédigé par Andréa La Perna – envoyé spécial à Miami
    France Télévisions – Rédaction Sport
    Publié
    Temps de lecture : 2min
    Didier Deschamps en conférence de presse avant la petite finale de Coupe du monde France-Angleterre, le 17 juillet 2026, à Miami. (JAMIE SQUIRE / AFP)

    Didier Deschamps a vécu sa dernière conférence de presse de veille de match de l’équipe de France, vendredi 17 juillet, à Miami. Le sélectionneur des Bleus a pris vingt-cinq minutes pour répondre aux questions des journalistes portant sur la petite finale France-Angleterre et, inévitablement, sur sa situation personnelle.

    « Dans ma tête, je sais très bien que le clap de fin, c’est demain. Sans faire pleurer personne, et je ne pense pas que quelqu’un pleurera, je sais que l’équipe de France va me manquer. Vingt-cinq ans d’une vie, ça marque forcément. Mais je suis de nature positive. L’important c’est toujours ce qui est devant soi », a confié celui laissera sa place après avoir passé quatorze années en tant qu’entraîneur et onze en tant que joueur de l’équipe de France.

    Un onze remanié pour finir… ou pas ?

    Sans survendre l’importance du match de la troisième place, le sélectionneur a assuré que lui et son staff feraient « tout pour atteindre le dernier objectif de la compétition ». « On ne va pas se plaindre. Combien d’équipes sont rentrées à la maison ? 44. On n’a pas eu le match qu’on voulait avoir, mais il y a un devoir. Quand on vient en équipe de France, ce n’est pas pour recevoir. Il y a une responsabilité de porter ce maillot-là par rapport aux millions de Français qui ont vibré et qui ont été déçus », a-t-il insisté.

    Il n’a pas laissé de vrais indices concernant sa composition d’équipe. Passé juste avant lui devant le même auditoire, Ibrahima Konaté avait poussé à titre personnel pour que la meilleure équipe possible soit alignée. « Si demain on décide de faire tourner et faire plaisir alors que ça n’a pas été le cas jusque-là et qu’il y a une défaite, on pourra dire ce qu’on veut, a anticipé le nouveau défenseur du Real Madrid. On est certes déçus, mais c’est un France-Angleterre. Il y a une histoire entre ces deux nations. On doit la respecter comme on doit respecter les supporters ».

    « Personne ne va jouer par défaut. Il n’y a pas de coiffeurs. C’est un match. Est-ce que je vais faire tourner massivement ? À partir de combien [de joueurs] ? Oui, je serai amené à … [il ne termine pas sa phrase]. Certains ne peuvent pas jouer et d’autres raisons vont m’amener à faire des choix de départ », a vaguement répondu Didier Deschamps, sans donner l’identité des joueurs potentiellement forfaits. Il paraît très peu probable de voir William Saliba chausser les crampons. En revanche, Kylian Mbappé est bien « disponible ». Ce dernier peut encore terminer meilleur buteur de la compétition, qu’il s’agisse de cette édition ou de toutes les éditions confondues.

    Vous pouvez désormais privilégier l’affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?

    ajouter comme source préférée (Nouvelle fenêtre)
    Sur le même thème
    • vidéo « Au début, il ne savait pas comment le tenir… » : les coulisses de la photo de Lionel Messi baignant Lamine Yamal bébé
    • vidéo 3 bonnes raisons de regarder la petite finale France-Angleterre
    • « À la pause fraîcheur, il me dit qu’il ne peut plus jouer son jeu » : Didier Deschamps revient sur la sortie d’Adrien Rabiot à la mi-temps de France-Espagne
    • Fausses citations, images modifiées par IA… La Coupe du monde 2026 a aussi été le terrain de fake news sur les footballeurs
    • « On a pris un but, du coup j’ai remis ma veste » : pourquoi le superstitieux Javier Milei n’assistera pas à la finale de Coupe du monde de l’Argentine à New York
  • Dialogue national en RDC : les leaders religieux au cœur du processus

    Dialogue national en RDC : les leaders religieux au cœur du processus

    Un dialogue national inclusif pour apaiser la RDC : Félix Tshisekedi mise sur les confessions religieuses

    Kinshasa — Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a officiellement lancé ce vendredi un dialogue national inclusif, confiant aux représentants des principales confessions religieuses du pays la mission d’accompagner ce processus. Une initiative saluée par les autorités religieuses, qui y voient une étape cruciale pour renforcer la cohésion nationale et rétablir la paix dans un pays marqué par des tensions politiques et sécuritaires.

    Lors d’une audience tenue à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le chef de l’État a présenté les contours de ce projet, présenté comme un outil essentiel pour consolider la paix et l’unité dans le strict respect des institutions et de la Constitution. Dans un communiqué émis par la présidence, il a souligné que ce dialogue devait rassembler l’ensemble des forces vives du pays, sans exclusion.

    Les confessions religieuses, acteurs clés du dialogue

    Au terme de cette rencontre, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, s’est exprimé au nom des représentants religieux présents. Il a salué la volonté du président Tshisekedi et confirmé que les leaders spirituels s’engageaient pleinement dans ce processus, le qualifiant d’« apostolat citoyen ».

    « Notre pays a besoin de communion entre les fils et filles du Congo. L’unité nationale est indispensable pour faire face aux défis actuels, notamment la guerre dans l’est du pays. »

    Cardinal Fridolin Ambongo

    Le prélat a également indiqué que les conditions et modalités exactes de ce dialogue seraient définies « chemin faisant », précisant que les participants devraient être représentatifs de la diversité congolaise. Il a appelé l’ensemble des acteurs politiques, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, à s’inscrire dans cette dynamique.

    Un appel à l’unité face aux crises multiples

    Le dialogue intervient dans un contexte particulièrement tendu, notamment en raison de la résurgence de conflits armés dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où la rébellion du M23, accusée de recevoir un soutien extérieur, reste active. Le cardinal Ambongo a pointé du doigt le rôle du Rwanda, qu’il accuse de soutenir militairement les groupes armés, une allégation régulièrement démentie par Kigali.

    Les représentants religieux ont également rappelé l’urgence de libérer les prisonniers politiques et de restaurer les libertés publiques, des revendications portées par une partie de l’opposition. Félix Tshisekedi, pour sa part, a réaffirmé sa détermination à conduire ce dialogue dans le cadre constitutionnel, excluant toute remise en cause des institutions issues du suffrage universel.

    Les étapes à venir

    Une feuille de route détaillée devrait être publiée prochainement, selon des sources proches des milieux ecclésiastiques. Ce document précisera les modalités d’organisation, les participants attendus et les garanties offertes aux différentes parties prenantes. Plusieurs consultations ont déjà eu lieu ces dernières semaines, notamment avec des acteurs internationaux comme le président de l’Union africaine, Évariste Ndayishimiye, qui avait reçu des représentants de l’opposition et des confessions religieuses à Bujumbura début juillet.

    Le cardinal Ambongo avait également été reçu le 9 juillet à Brazzaville par le président Denis Sassou-Nguesso, afin d’échanger sur les enjeux sécuritaires et politiques de la RDC. Ces échanges soulignent l’importance accordée à la médiation religieuse dans la résolution des crises congolaises.

    Une initiative saluée, mais des défis persistants

    Si l’annonce a été globalement bien accueillie, des questions subsistent quant à la capacité des différentes factions politiques à trouver un terrain d’entente. Une partie de l’opposition exige la libération des détenus politiques et la fin des poursuites judiciaires perçues comme arbitraires. D’autres craignent que ce dialogue ne serve à contourner les institutions ou à modifier la Constitution, un scénario que Félix Tshisekedi a fermement rejeté.

    Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer la portée réelle de cette initiative et son impact sur la stabilité du pays. Les leaders religieux, forts de leur légitimité morale, pourraient jouer un rôle décisif dans la facilitation des discussions et la recherche de consensus.

    Les représentants des confessions religieuses à l’issue de leur audience avec le président Félix Tshisekedi
  • Dialogue national inclusif en rdc : les leaders religieux appelés à jouer un rôle clé

    Dialogue national inclusif en rdc : les leaders religieux appelés à jouer un rôle clé

    Félix Tshisekedi engage un dialogue national inclusif pour apaiser la RDC

    Le président Félix Tshisekedi a officiellement lancé un dialogue national inclusif lors d’une rencontre avec les principales confessions religieuses du pays. Cette initiative vise à renforcer la cohésion nationale et à consolider les institutions démocratiques, selon un communiqué de la présidence transmis après l’audience à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.

    Un processus sous l’égide des autorités religieuses

    Les représentants des confessions religieuses, réunis sous l’autorité du cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, ont salué cette annonce et exprimé leur soutien sans réserve. « Nous nous réjouissons de cette initiative et remercions le chef de l’État pour son engagement en faveur de la paix et de l’unité nationale », a déclaré le cardinal Ambongo.

    Selon lui, ce dialogue doit permettre aux fils et filles du Congo de trouver un terrain d’entente pour faire face aux défis majeurs du pays, notamment la crise sécuritaire dans l’Est. « L’unité nationale est indispensable pour surmonter les épreuves actuelles, en particulier la guerre qui frappe les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu », a-t-il souligné.

    Les contours du dialogue à préciser

    Si les grandes lignes de cette initiative ont été annoncées, de nombreux détails restent à définir : date de lancement, format des discussions, participants, ordre du jour et garanties accordées aux différentes parties. Les oppositions politiques, quant à elles, formulent déjà leurs exigences, comme la libération des prisonniers politiques et la restauration des libertés publiques.

    Félix Tshisekedi a précisé que ce dialogue ne devait en aucun cas servir à contourner les institutions ou à remettre en cause les acquis constitutionnels. « Le processus doit s’inscrire dans le respect de la volonté populaire et des règles démocratiques », a-t-il rappelé lors de précédentes déclarations.

    Un contexte politique et sécuritaire tendu

    Cette annonce intervient après plusieurs mois de tensions politiques et de violences persistantes dans l’Est de la RDC. Les accusations de soutien au M23 portées contre le Rwanda par Kinshasa et certains rapports onusiens alimentent les frictions régionales. Le cardinal Ambongo a d’ailleurs évoqué cette question, appelant à une solution pacifique et négociée.

    Les confessions religieuses, reconnues pour leur rôle modérateur dans les crises sociales, ont accepté de s’investir pleinement dans ce processus. « Nous porterons cette mission comme un devoir sacré, un apostolat au service de la nation », a affirmé le cardinal Ambongo.

    Les acteurs religieux mobilisés

    Parmi les personnalités religieuses présentes lors de l’audience avec le président, on comptait :

    • Mgr André Bokundoa, représentant de l’Église du Christ au Congo ;
    • Mgr Ejiba Yamampia, de l’Église de Réveil du Congo ;
    • Cheikh Abdallah Mangala, de la Communauté musulmane ;
    • Mgr Donatien Nshole, porte-parole de l’Église catholique ;
    • Pasteur Éric Senga, porte-parole de l’Église du Christ au Congo.

    Une feuille de route détaillée devrait être publiée prochainement pour encadrer ce dialogue, qui s’inscrit dans une série de consultations menées autour de la crise congolaise.

    Cette initiative intervient après plusieurs rencontres diplomatiques, notamment avec le président Évariste Ndayishimiye du Burundi, en exercice à la tête de l’Union africaine, et le président Denis Sassou-Nguesso du Congo, qui ont tous deux appelé à la flexibilité et au compromis.

    Un espoir pour l’unité nationale

    Alors que la RDC traverse une période de profondes divisions, ce dialogue national inclusif représente une lueur d’espoir pour les observateurs. Les défis à relever restent immenses, mais l’implication des leaders religieux pourrait favoriser un climat de confiance entre les différentes factions politiques et sociales.

    Les prochaines semaines seront déterminantes pour voir si ce processus parviendra à rassembler l’ensemble des acteurs autour d’un projet commun de paix et de stabilité.

  • Intégration ouest-africaine : le CIP-UEMOA et le Niger renforcent leur collaboration à Niamey

    Intégration ouest-africaine : le CIP-UEMOA et le Niger renforcent leur collaboration à Niamey

    À Niamey, la 58ème session ordinaire du Comité Interparlementaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (CIP-UEMOA) bat son plein. En marge des débats officiels, une rencontre stratégique a été organisée entre les parlementaires communautaires et le Conseil Consultatif de la Refondation (CCR) du Niger, dirigé par le Dr Mamoudou Harouna Djingarey.

    Budget 2027 et programmation pluriannuelle : les priorités financières

    La délégation parlementaire, menée par Fononna Cheick Ahmed Coulibaly, président par intérim du CIP-UEMOA, a détaillé les orientations clés discutées avec les autorités nigériennes. Cette session, qui se déroule du 13 au 18 juillet 2026 dans la capitale du Niger, s’articule principalement autour des enjeux financiers.

    « Nous avons partagé avec le président du CCR les avancées concernant l’adoption du budget 2027 du CIP-UEMOA ainsi que la programmation budgétaire pour la période 2027-2029 », a expliqué Fononna Cheick Ahmed Coulibaly.

    Bilan et perspectives pour la seconde moitié de 2026

    Les parlementaires ont également fait le point sur les réalisations du premier semestre 2026, tout en identifiant les actions prioritaires et les enveloppes budgétaires indispensables pour la fin de l’année. La quête de conseils auprès du CCR s’inscrit dans une volonté commune d’accélérer l’intégration régionale et de renforcer la cohésion au sein de l’UEMOA.

    Le Niger, un acteur clé de la solidarité ouest-africaine

    Fononna Cheick Ahmed Coulibaly a salué l’engagement sans faille du Niger, soulignant que la qualité de l’accueil réservé à la délégation reflète la qualité des relations entre le CCR et le CIP-UEMOA. Pour lui, cette coopération illustre la détermination du pays à promouvoir le dialogue et la solidarité entre les États membres.

    Les deux institutions ont célébré la rigueur et l’efficacité des travaux engagés depuis le début de la session. Leur volonté de renforcer leur partenariat vise à servir les intérêts des populations et à favoriser la prospérité des pays de l’UEMOA.

  • Olise au real madrid ? les chiffres qui inquiètent le psg

    Olise au real madrid ? les chiffres qui inquiètent le psg

    L’épopée de Michael Olise lors de la dernière Coupe du monde a marqué les esprits, malgré l’élimination précoce de l’équipe de France face à l’Espagne en demi-finale. Avec une prestation remarquée, ce jeune prodige français, habitué à briller en club, s’est imposé comme une pièce maîtresse du football tricolore. Alors qu’il pourrait bientôt prendre la relève de légendes comme Zinedine Zidane en sélection, son avenir professionnel suscite déjà des convoitises.

    Une rumeur tenace circule désormais dans le milieu du ballon rond : le Real Madrid serait prêt à débourser une somme colossale pour s’attacher les services de Michael Olise. Selon des sources internes, l’indemnité de transfert pourrait dépasser les 200 millions d’euros. Une proposition qui glace le sang au sein du PSG, d’autant plus que le club parisien peine à croire en une telle vente, « à moins de 200 millions d’euros, ce serait impensable », confie un cadre du vestiaire. Le club de la capitale semble déterminé à ne plus reproduire les erreurs du passé, où les transferts pharaoniques et les salaires astronomiques rythmaient chaque mercato.

    Un salaire annuel dépassant les 20 millions d’euros ?

    Outre l’enveloppe de transfert, c’est le salaire réclamé par Michael Olise qui inquiète le PSG. Estimé à plus de 20 millions d’euros brut par an, ce montant bouleverserait totalement la masse salariale du club. Actuellement, Ousmane Dembélé, avec un salaire annuel de 18 millions d’euros, est le joueur le mieux payé du vestiaire parisien. Intégrer un joueur exigeant une rémunération aussi élevée remettrait en cause l’équilibre financier du club, déjà soumis à une rigueur budgétaire renforcée. Le PSG préfère donc rester fidèle à sa nouvelle ligne directrice, lancée il y a trois ans, et éviter de se laisser entraîner dans une course aux dépenses inconsidérées.

    Le Real Madrid, seul prétendant sérieux ?

    Le club espagnol aurait même pris une longueur d’avance dans cette course au recrutement. Les relations techniques naissantes entre Kylian Mbappé et Michael Olise en équipe de France auraient éveillé l’intérêt du Real Madrid. Selon les informations disponibles, l’intérêt serait partagé entre le joueur et le club merengue, ce qui rendrait la compétition encore plus serrée. Pourtant, le PSG reste de marbre face à cette situation, refusant de céder aux sirènes d’un transfert qui ne s’inscrit pas dans sa stratégie actuelle. Le club parisien a en effet choisi de privilégier la stabilité et une gestion budgétaire plus raisonnable, loin des excès des saisons passées.

  • RDC : après une rencontre avec les confessions religieuses, Tshisekedi accepte d’engager le pays dans un processus de dialogue

    RDC : après une rencontre avec les confessions religieuses, Tshisekedi accepte d’engager le pays dans un processus de dialogue

    RDC : après une rencontre avec les confessions religieuses, Tshisekedi accepte d’engager le pays dans un processus de dialogue

    Femme

    Mbandaka : campagne de sensibilisation contre les violences basées sur le genre dans trois villages

    JIFA 2026 : Kinshasa accueillera une soirée culturelle dédiée à la valorisation de la femme africaine

    Kinshasa : la police renforce la sensibilisation contre les violences basées sur le genre

    Masisi : les femmes de Burungu plaident pour la création d’un centre de formation et d’information sur leurs droits

    Santé maternelle : la plateforme « Kulela » lancée à Kinshasa pour accompagner les femmes enceintes

    Monoparentalité : à Kinshasa, un atelier met l’accent sur la résilience et l’autonomisation des femmes

    Caricature : au marteau de l’ONU pour un mois, la RDC au sommet de la diplomatie mondiale 
    Caricature : Bujumbura s’invite au cœur des turbulences politiques congolaises
    Félix Tshisekedi

    Le président de la République, Félix Tshisekedi, a échangé ce vendredi 17 Juillet avec les représentants des confessions religieuses, qu’il a reçues à la cite de l’Union Africaine, à Kinshasa.

    D’après des sources d’ACTUALITÉ.CD au sein de l’église, il s’agit d’un « dialogue national inclusif ».

    Tshisekedi avait déjà approuvé l’option d’organiser un dialogue depuis le début de l’année en cours avant de faire volte-face.

    Une feuille de route sera incessamment publiée, ajoute nos souces.

    Dans la même catégorie

    RDC : après une rencontre avec les confessions religieuses, Tshisekedi accepte d’engager le pays dans un processus de dialogue

    Kinshasa: de nouveaux laboratoires d’analyses médicales et d’autres infrastructures inaugurés, la France via l’AFD réaffirme son soutien à la RDC

    À Luanda Félix Tshisekedi dénonce une application « à géométrie variable » du droit international : « Nous ne pouvons pas invoquer la souveraineté dans certaines crises et la relativiser dans d’autres »

    RDC : Aimé Boji invite le gouvernement à informer régulièrement l’Assemblée nationale sur le processus du deuxième recensement général

    «La crédibilité du multilatéralisme s’affaiblit lorsque la souveraineté des États est violée »: le plaidoyer de Félix Tshisekedi à Luanda pour le respect du droit international

    Félix Tshisekedi à Luanda : «nous devons refuser la banalisation de la guerre et nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une indignation sans lendemain, ni accepter le silence de convenance »

    Politique

    RDC : après une rencontre avec les confessions religieuses, Tshisekedi accepte d’engager le pays dans un processus de dialogue

    Politique

    Kinshasa: de nouveaux laboratoires d’analyses médicales et d’autres infrastructures inaugurés, la France via l’AFD réaffirme son soutien à la RDC

    Société

    Rutshuru : l’enclave de pêche de Nyakakoma privée de réseau de télécommunication depuis plusieurs semaines

    Santé

    Ebola en RDC: « le défi n’est pas l’absence de solutions, mais le manque de financements », alerte l’UNICEF, seulement 25% des financements de la riposte sont disponibles

    Sécurité

    Lubero : un pêcheur tué par un caïman sur le lac Édouard à Kamandi-Lac

    Femme

    Mbandaka : campagne de sensibilisation contre les violences basées sur le genre dans trois villages

    Politique

    À Luanda Félix Tshisekedi dénonce une application « à géométrie variable » du droit international : « Nous ne pouvons pas invoquer la souveraineté dans certaines crises et la relativiser dans d’autres »

    Santé

    Kisangani : un premier patient guéri d’Ebola quitte le centre de traitement

    Politique

    RDC : Aimé Boji invite le gouvernement à informer régulièrement l’Assemblée nationale sur le processus du deuxième recensement général

    Sécurité

    Accord de Washington : sans avancée significative ni calendrier de mise en œuvre, Kinshasa et Kigali réitèrent leur engagement à accélérer les efforts de neutralisation des FDLR et la levée des mesures défensives 

  • Le Gabon change d’échelle

    Le Gabon change d’échelle

    Politique

    Le Gabon change d’échelle

    Libreville, Vendredi 17 Juillet 2026 (Infos Gabon) – Un mois après son intervention devant le Parlement réuni en Congrès, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a choisi de prolonger l’exercice de transparence politique à travers une conférence de presse animée par son Conseiller spécial et Porte-parole de la Présidence, Théophane Nzame-Nze Biyoghe.

    Plus qu’un simple point d’étape institutionnel, cette prise de parole a dessiné les contours d’une doctrine de gouvernement et d’une ambition nationale qui dépassent désormais le cadre de la transition pour entrer dans celui de la transformation durable de l’État gabonais.

    Le message adressé aux Gabonais comme aux partenaires internationaux est clair. Le pays entend tourner définitivement la page des incertitudes pour s’imposer comme un acteur crédible, influent et stratégiquement positionné sur l’échiquier régional et international.

    Selon le Porte-parole de la Présidence, l’allocution présidentielle du 15 juin dernier aura constitué « un grand moment de vérité, de transparence et de communion autour des acquis du chemin parcouru et des perspectives à venir ». Derrière cette formule se dessine une volonté politique assumée de refonder simultanément la diplomatie, l’économie, les infrastructures et le contrat social gabonais.

    Le retour d’un État qui veut compter

    La première bataille engagée par les nouvelles autorités a été celle de la crédibilité internationale. Longtemps observé avec prudence par certains partenaires, le Gabon cherche désormais à redevenir un interlocuteur de référence sur les grands dossiers africains et internationaux. Le pays multiplie les initiatives diplomatiques, renforce ses partenariats stratégiques et affiche une volonté nouvelle de défendre ses intérêts avec davantage d’assurance.

    Selon Théophane Nzame-Nze Biyoghe, cette évolution traduit un changement profond de perception internationale. « Le Gabon entend désormais être un pays qui compte, un pays qui influence et un pays qui contribue aux grandes dynamiques régionales et internationales », a-t-il affirmé.

    Cette ambition diplomatique accompagne une mutation économique tout aussi structurante. Le pouvoir exécutif souhaite progressivement sortir d’un modèle reposant principalement sur l’exportation brute des matières premières pour construire une économie davantage orientée vers la création locale de valeur ajoutée.

    La transformation du manganèse sur le territoire national constitue l’un des symboles de cette nouvelle orientation industrielle. L’objectif affiché est simple mais stratégique. Créer davantage d’activités productives, développer les compétences nationales et générer des emplois qualifiés sur le territoire gabonais.

    Cette stratégie s’accompagne d’une diversification progressive vers l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, les technologies numériques et les industries de transformation.

    L’agriculture et les infrastructures comme nouveaux piliers

    Le secteur agricole apparaît désormais comme l’un des laboratoires les plus visibles de cette stratégie de diversification. Deux laboratoires d’analyse des sols ont été construits et équipés. Le Laboratoire national vétérinaire a été réhabilité. Une base juridique relative au foncier agricole a été constituée. De nouveaux textes encadrant les semences et les pesticides ont été adoptés.

    La loi-cadre consacrée à la sécurité sanitaire des produits alimentaires a également franchi une étape décisive. Sur le terrain, cent quarante-cinq tracteurs et équipements agricoles ont été déployés à travers le territoire tandis que quatre-vingt-onze véhicules ont été attribués aux services techniques.

    Le plan d’urgence consacré à la filière avicole mobilise à lui seul cent vingt milliards de francs CFA sur deux ans. Cent cinquante exploitations ont déjà été identifiées dans le cadre de cette stratégie. La création de la Société Agropastorale du Gabon complète cet arsenal destiné à renforcer progressivement la souveraineté alimentaire nationale.

    La même logique de transformation structurelle se retrouve dans le secteur des infrastructures. Près de mille neuf cents kilomètres de routes sont actuellement en cours d’aménagement sur le territoire national. Des axes majeurs comme Ovan-Makokou, Ntoum-Cocobeach ou encore Alembe-Mikouyi doivent permettre de désenclaver plusieurs régions et d’améliorer la circulation des biens et des personnes.

    Selon les chiffres communiqués par la Présidence, ces travaux ont déjà permis la création de plus de six mille emplois directs répartis dans l’ensemble des provinces du pays.

    La dimension sociale comme condition de la transformation

    L’ambition économique ne peut cependant produire ses effets sans amélioration réelle des conditions de vie. C’est sur ce terrain que les autorités entendent désormais être jugées. La généralisation progressive de la couverture maladie grâce au Fonds 4 marque une évolution importante du système de protection sociale en direction des travailleurs indépendants et des assurés volontaires.

    Dans le domaine sanitaire, quatorze blocs opératoires ont été réhabilités tandis que plusieurs scanners ont été installés à Port-Gentil, Mouila et Koulamoutou afin de réduire les évacuations sanitaires internes. Deux cent soixante-huit médecins généralistes ont été déployés sur le territoire. Quatre cents professionnels supplémentaires ont été recrutés. Deux cents agents de santé communautaire ont été formés.

    La lutte contre la vie chère s’inscrit également parmi les priorités affichées avec la création de la Centrale d’Achat du Gabon ainsi que plusieurs mesures fiscales visant à préserver le pouvoir d’achat des ménages. Les difficultés persistantes dans l’accès à l’eau et à l’électricité n’ont pas été occultées. Le déclenchement de l’état d’urgence hydrique traduit la reconnaissance explicite de ces défis.

    Théophane Nzame-Nze Biyoghe a expliqué que cette mobilisation exceptionnelle doit être interprétée comme la démonstration d’une volonté d’agir immédiatement tout en préparant des solutions plus durables. La visite d’État que le président Oligui Nguema effectuera la semaine prochaine en France s’inscrit dans cette logique de repositionnement stratégique du pays et d’approfondissement des partenariats internationaux sur des bases renouvelées.

    Mais au-delà des investissements, des accords internationaux ou des infrastructures, le véritable défi reste peut-être ailleurs. « Aucune transformation nationale ne peut réussir sans la mobilisation de tous », a rappelé le Conseiller spécial du chef de l’État.

    Cette phrase résume probablement l’enjeu fondamental des prochaines années. La réussite du nouveau Gabon dépendra autant des politiques publiques que de la capacité collective des institutions, des entreprises, de la société civile et des citoyens à s’approprier cette dynamique.

    Le Gabon ne cherche plus uniquement à changer de trajectoire économique. Il tente désormais de changer de culture politique, administrative et citoyenne. Et c’est souvent dans cette révolution silencieuse que se joue le destin des nations.

    FIN/INFOSGABON/SO/2026

    Copyright Infos Gabon

    Related Posts

    Laisser un commentaire Annuler la réponse