Blog

  • Diffusion en direct Monaco Marseille Ligue 1 : chaînes et horaire à ne pas manquer

    Diffusion en direct Monaco Marseille Ligue 1 : chaînes et horaire à ne pas manquer

    diffusion en direct Monaco Marseille Ligue 1 : chaînes et horaire à ne pas manquer

    Accéder au match
    RMC Sport RMC Shopping
    diffusion en direct Monaco Marseille Ligue 1 : chaînes et horaire à ne pas manquer
    Les deux clubs, victorieux lors de leur entrée en compétition, se retrouvent pour un choc crucial. Voici comment suivre cette confrontation en direct.

    L’offre DAZN et Ligue 1+ à partir de 14,99 euros par mois pour accéder à l’intégralité du championnat de France et d’autres compétitions.

    Le club de la Principauté accueille l’Olympique de Marseille ce dimanche 30 août à 20h45 au stade Louis-II. Le match sera retransmis en direct et en exclusivité sur Ligue 1+ 2, accessible également via DAZN. Une rencontre à haute intensité qui s’annonce palpitante !

    📺 Suivez le match en direct

    Monaco tente de stopper la dynamique marseillaise

    Lors de leur première confrontation, les Monégasques ont ouvert leur saison de manière idéale au Havre (victoire 1-0). Une performance maîtrisée, avec un but d’Eric Dier dès la 14e minute, puis une gestion rigoureuse de l’avantage jusqu’au terme du match. De leur côté, les Marseillais ont démarré en trombe sous la direction de Bruno Genesio. Leur premier match officiel sous sa houlette s’est soldé par une large victoire face à Strasbourg (4-0) dans un Orange Vélodrome en ébullition. Un carton rouge alsacien à la 59e minute a grandement favorisé leur domination en seconde période, avec un doublé d’Amine Gouiri (46e, 68e sur penalty), puis des buts de Keyliane Abdallah (89e) et Pierre-Emile Hojbjerg (90e+6). Un début de saison bien plus convaincant que l’exercice précédent, permettant même à l’OM de prendre la tête du classement provisoire. Un avantage éphémère, mais que les Phocéens comptent bien préserver sur la pelouse monégasque.

    Comment regarder Monaco-Marseille en direct sur DAZN

    La rencontre opposant l’AS Monaco à l’Olympique de Marseille est programmée ce dimanche 30 août à 20h45 pour le compte de la deuxième journée de Ligue 1. Le match sera diffusé en direct et en exclusivité sur Ligue 1+ 2, disponible via DAZN. La plateforme propose un abonnement à 14,99 euros par mois pendant trois mois, puis 22,99 euros, avec engagement d’un an, ou 27,99 euros sans engagement. L’intégralité de l’offre est accessible pour vivre cette affiche intense !

  • Le piège des putschs au Niger : quand la force se retourne contre ses auteurs

    Le piège des putschs au Niger : quand la force se retourne contre ses auteurs

    À Niamey, l’histoire semble condamnée à se répéter, comme si chaque nouveau régime reproduisait les mêmes erreurs sans en tirer les leçons. Depuis des décennies, le Niger oscille entre espoirs brisés et coups d’État en cascade, où la violence devient l’unique langage du pouvoir.

    Les détonations qui ont retenti ces dernières semaines près du palais présidentiel et de la base aérienne n’ont surpris personne. Pour les habitants de la capitale, ces scènes sont devenues une litanie familière : un nouveau chapitre d’une tragédie qui se joue depuis trop longtemps. Que ce soit une fronde de soldats en colère ou des luttes internes au sein de la hiérarchie militaire, ces événements ne sont pas des incidents isolés. Ils illustrent plutôt une réalité implacable : au Niger, ceux qui s’emparent du pouvoir par les armes finissent souvent par en être victimes.

    La transition interminable : quand l’attente devient insupportable

    Trois années se sont écoulées depuis le renversement des institutions démocratiques en juillet 2023. Trois ans pendant lesquels la junte au pouvoir promettait un retour à l’ordre constitutionnel. Pourtant, chaque jour qui passe érode un peu plus la confiance des Nigériens. Ce qui devait n’être qu’une parenthèse devient une prison dorée, où les promesses de renouveau se transforment en simple volonté de survie politique.

    L’enthousiasme initial des citoyens, prêt à accepter des sacrifices temporaires, s’est mué en frustration. Sans perspective claire de démocratisation, la patience s’use, et la lassitude gagne les rues. Le pouvoir, autrefois légitimé par l’urgence, se retrouve aujourd’hui fragilisé par son propre immobilisme.

    La sécurité, un prétexte qui s’effrite

    Le coup d’État de 2023 s’était justifié par la nécessité de « rétablir la sécurité et l’honneur national ». Pourtant, malgré les discours enflammés et les ruptures diplomatiques, les résultats peinent à se matérialiser. Les combats sur le terrain continuent de faire des victimes parmi les soldats nigériens, et les populations locales paient toujours le prix fort.

    Quand les discours ne se traduisent pas par des actes concrets, la crédibilité des dirigeants s’effondre. D’abord au sein des rangs militaires, où le doute s’installe, puis dans l’opinion publique, où la colère monte. La rhétorique souverainiste, brandie comme une bannière, ne suffit plus à masquer l’échec sécuritaire.

    L’armée, miroir des divisions du pouvoir

    En renversant un gouvernement élu, la junte a involontairement enseigné une leçon dangereuse : la force est désormais perçue comme la seule voie pour accéder au pouvoir. Le général TIANI, arrivé au sommet par les armes, a involontairement ouvert la boîte de Pandore. Désormais, chaque faction militaire croit pouvoir reproduire son exploit.

    L’armée, autrefois garante de la stabilité, est devenue un champ de bataille où s’affrontent des ambitions rivales. Les tensions internes, qu’elles soient le fait de colonels ambitieux ou de simples soldats désabusés, menacent de faire imploser le régime. Les récents troubles, officiellement qualifiés de mutinerie, ne sont que le symptôme d’une institution fracturée.

    Un héritage de coups d’État

    Le Niger n’est pas un cas isolé dans la région. Depuis l’indépendance, le pays a connu plusieurs prises de pouvoir par la force, chacune laissant derrière elle un bilan plus lourd que le précédent. Des figures comme Seyni Kountché aux expériences plus récentes de Salou Djibo ou d’Ibrahim Baré Maïnassara, l’histoire nigérienne est jalonnée de ces moments où la baïonnette a remplacé le bulletin de vote.

    Chaque coup d’État porte en lui les germes de sa propre chute. Car dans un pays où le pouvoir se conquiert par les armes, il ne peut jamais être stable. Aujourd’hui, les tirs entendus à Niamey rappellent une vérité cruelle : une arme ne choisit pas ses maîtres. Elle peut installer un homme au sommet aujourd’hui, et le renverser demain.

    L’urgence d’un pacte républicain

    Tant que le Niger ne parviendra pas à ancrer sa légitimité dans des institutions civiles fortes et respectées, il restera prisonnier de ce cycle infernal. Les juntes militaires peuvent dominer pendant un temps, mais elles ne bâtissent rien de durable. Leurs successeurs, qu’ils viennent des casernes ou des ministères, héritent d’un pays toujours plus instable.

    La seule issue viable passe par un retour à la démocratie, où le dialogue et le vote remplacent la violence comme moyens de régler les conflits. Sans cela, Niamey continuera d’écouter l’écho des coups de feu, et le Niger restera prisonnier de son propre boomerang politique.

  • Niamey : quand la présence russe révèle les limites des alliances militaires

    Niamey : quand la présence russe révèle les limites des alliances militaires

    Niamey : quand la présence russe révèle les limites des alliances militaires

    Des échanges de tirs et des manifestations de mécontentement ont été observés aux abords de l’aéroport international Diori-Hamani de Niamey. Selon les rapports internes, des membres de l’Africa Corps, une entité russe, tenteraient de négocier en urgence leur départ avec les forces nigériennes en charge de la sécurité du site.

    Si cette situation se confirmait, elle ne se limiterait pas à un simple incident local. Elle illustrerait, de manière brutale, les failles d’un modèle sécuritaire que plusieurs régimes militaires du Sahel ont adopté ces dernières années.

    L’illusion d’un partenariat militaire infaillible

    Après avoir rompu avec leurs alliés historiques, plusieurs juntes du Sahel ont choisi de s’appuyer sur Moscou pour renforcer leur sécurité. L’Africa Corps, qui a pris le relais de groupes comme Wagner dans plusieurs régions africaines, a été présenté comme une solution capable de sécuriser les pouvoirs en place et de lutter contre les groupes armés jihadistes.

    Pourtant, l’incident de Niamey soulève une interrogation majeure : que devient une alliance sécuritaire lorsque les intérêts locaux et ceux de l’étranger divergent, ou lorsque la situation intérieure bascule dans l’instabilité ?

    1. Des priorités qui ne coïncident pas toujours

    Contrairement à une armée nationale, une force étrangère n’a pas pour vocation première de défendre un pays ou ses institutions à long terme. Son intervention répond avant tout à des objectifs stratégiques définis par son État d’origine.

    Cette divergence fondamentale peut créer des tensions. Un régime peut considérer la présence russe comme vitale pour sa survie, tandis que Moscou peut juger qu’une situation donnée ne justifie plus un engagement coûteux en vies humaines.

    L’incident de Niamey, s’il est avéré, en serait l’illustration parfaite : la protection des soldats russes pourrait devenir prioritaire face à un contexte devenu trop risqué.

    2. La dépendance sécuritaire, un piège à double tranchant

    En misant sur un partenaire extérieur pour assurer leur sécurité, les régimes militaires pensent s’affranchir de toute dépendance. L’objectif affiché est de retrouver une souveraineté perdue, de réduire l’influence des puissances occidentales et de reprendre le contrôle du territoire.

    Pourtant, cette stratégie comporte un paradoxe : peut-on vraiment parler de souveraineté lorsque la sécurité d’un État repose sur une force étrangère ?

    En remplaçant une dépendance par une autre, les juntes sahéliennes prennent le risque de créer un vide sécuritaire en cas de retrait brutal des forces étrangères de sites stratégiques comme les aéroports, les bases militaires ou les axes logistiques.

    3. Une solution militaire ne résout pas une crise politique

    L’intervention de combattants ou d’instructeurs étrangers peut renforcer temporairement les capacités militaires d’un pays. Cependant, elle ne permet pas de traiter les causes profondes d’une crise sécuritaire.

    Pour venir à bout des groupes armés, plusieurs éléments sont indispensables :

    • Un renseignement fiable et efficace ;
    • Une chaîne de commandement opérationnelle ;
    • Une armée nationale formée, équipée et motivée ;
    • Une présence étatique constante dans les zones reculées ;
    • Une collaboration étroite avec les communautés locales ;
    • Des moyens logistiques adaptés ;
    • Et surtout, une stratégie politique visant à réduire les facteurs de recrutement des groupes armés.

    Aucune force étrangère, même bien équipée, ne peut se substituer durablement à ces conditions.

    4. Des résultats difficiles à évaluer

    Le discours politique présente souvent la coopération avec Moscou comme un tournant stratégique, permettant de reprendre l’avantage face aux groupes armés. Pourtant, l’indicateur le plus pertinent reste la réalité sur le terrain : situation des populations, capacité des forces locales, contrôle territorial et bilan des opérations.

    Si les attaques persistent, si certaines zones échappent toujours au contrôle de l’État et si les pertes militaires s’accumulent, une question s’impose : quel est l’intérêt réel de cette coopération au regard de son coût et de ses résultats ?

    Le décalage entre le discours et la réalité opérationnelle devient alors évident.

    Niamey : une crise militaire et un symbole politique

    L’importance de l’incident ne se limite pas à sa dimension militaire. Elle réside également dans le symbole qu’il représente.

    Si des soldats russes, censés soutenir le régime, devaient négocier leur départ avec des éléments des forces nigériennes, cela révélerait une vérité souvent ignorée : un partenaire étranger ne maîtrise pas nécessairement les rapports de force internes d’un pays où il intervient.

    En d’autres termes, la présence d’une puissance étrangère ne garantit ni la cohésion de l’armée locale, ni la stabilité politique du régime qu’elle soutient.

    5. L’image de la puissance russe peut s’effriter

    Depuis plusieurs années, la Russie cherche à imposer en Afrique l’image d’un partenaire militaire redoutable, capable d’intervenir là où les Occidentaux auraient échoué. Cette communication s’appuie sur une perception de force, de détermination et d’efficacité.

    Pourtant, un incident spectaculaire comme celui de Niamey pourrait fragiliser cette image. Une force présentée comme indispensable et invincible qui chercherait à négocier son évacuation enverrait un signal politique fort.

    Les adversaires du régime pourraient y voir une preuve de vulnérabilité. Les militaires nigériens pourraient s’interroger sur l’étendue réelle du soutien russe. Les populations, quant à elles, pourraient commencer à remettre en question les résultats concrets de cette alliance.

    Les juntes sahéliennes doivent-elles s’attendre à des conséquences majeures ?

    Si les informations concernant Niamey se confirmaient, plusieurs scénarios pourraient se dessiner.

    6. Un risque d’isolement diplomatique et stratégique

    Les régimes ayant rompu avec leurs partenaires occidentaux et régionaux ont réduit leurs marges de manœuvre sur la scène internationale. Si leur principal allié militaire se montre réticent ou incapable d’intervenir lors d’une crise majeure, ils pourraient se retrouver isolés face à leurs défis sécuritaires et politiques.

    La question ne se limite plus à savoir « qui combattra les groupes armés ? », mais aussi « qui viendra réellement au secours du régime en cas de crise interne ? »

    7. Une armée locale fragilisée par des doutes persistants

    Un pouvoir militaire repose également sur la loyauté de ses troupes. Si des soldats étrangers apparaissent incapables de gérer une crise ou cherchent à quitter le pays en urgence, cela peut affaiblir leur capacité de dissuasion.

    Un effet psychologique pourrait s’installer : l’idée que le pouvoir n’est peut-être pas aussi solide qu’il le prétend. Dans un contexte marqué par les tensions internes, les mutineries ou les rivalités entre factions, cette perception peut devenir particulièrement dangereuse.

    8. Un coût économique difficile à justifier

    La coopération militaire avec une puissance étrangère représente un investissement financier important pour des États aux ressources limitées. Or, une stratégie sécuritaire ne peut être jugée uniquement sur le nombre de partenaires présents sur le terrain.

    Son efficacité doit se mesurer à l’aune des résultats concrets : territoire sécurisé, populations protégées, attaques évitées, pertes militaires réduites et capacité des armées nationales à opérer de manière autonome.

    Si les dépenses augmentent tandis que l’insécurité persiste, le modèle sera inévitablement remis en question.

    Vers une défense nationale autonome : l’unique solution durable

    L’incident de Niamey rappelle une vérité que les changements d’alliances ne peuvent occulter. Remplacer un partenaire étranger par un autre ne suffit pas à bâtir une politique de défense pérenne.

    La sécurité d’un État repose d’abord sur la solidité de ses institutions, la professionnalisation de son armée, la qualité de son renseignement, la confiance entre militaires et civils, et la capacité de l’État à exercer pleinement son autorité sur l’ensemble du territoire.

    Un appui extérieur peut contribuer à cette architecture, mais il ne peut en aucun cas s’y substituer.

    Niamey, un signal d’alerte pour les juntes sahéliennes

    Si les négociations concernant le départ de l’Africa Corps devaient être confirmées, Niamey ne serait plus seulement un épisode de tension autour d’un aéroport. Ce serait un avertissement adressé à tous les régimes ayant basé leur survie sur un partenaire militaire étranger.

    Une puissance extérieure peut fournir des armes, des instructeurs, des combattants et un soutien politique. Elle ne peut, en revanche, garantir à elle seule la stabilité d’un régime, l’unité de son armée ou la victoire contre une insurrection.

    La véritable interrogation que doivent se poser les juntes sahéliennes est bien plus profonde : que se passe-t-il lorsque le partenaire présenté comme indispensable décide, lui aussi, de privilégier ses propres intérêts ?

    L’incident de Niamey pourrait alors révéler la faille majeure de ce modèle : avoir échangé une dépendance stratégique contre une autre, sans résoudre les fragilités internes qui alimentent la crise sécuritaire.

  • Makokou : les services publics se rapprochent des citoyens

    Makokou : les services publics se rapprochent des citoyens

    Politique

    Makokou : les services publics s’installent au plus près des gabonais

    Makokou, samedi 29 août 2026 – La province de l’Ogooué-Ivindo entre dans une nouvelle ère avec l’inauguration simultanée de deux infrastructures majeures : une agence de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) entièrement rénovée et des services modernisés de La Poste SA. Une avancée concrète pour les populations éloignées des grands centres administratifs.

    Ces réalisations répondent à un défi persistant : réduire la distance entre les citoyens et les services essentiels. Pour les retraités, travailleurs et ayants droit, la nouvelle agence CNSS de Makokou marque un tournant. Plus besoin de se déplacer vers Libreville ou Franceville pour effectuer des démarches administratives souvent complexes et coûteuses.

    La protection sociale gagne ainsi en accessibilité. L’institution ne se contente plus d’exister sur le papier : elle s’installe au cœur des territoires où vivent ses bénéficiaires. Une agence locale signifie des délais de traitement réduits, une meilleure réactivité face aux demandes urgentes et une simplification des procédures pour les personnes âgées ou les familles isolées.

    La modernisation de La Poste SA s’inscrit dans la même logique. Makokou accueille désormais le premier guichet automatique bancaire du réseau postal de la province. Une innovation modeste en apparence, mais décisive pour les habitants. Les commerçants, artisans et entrepreneurs locaux peuvent désormais effectuer des opérations financières sans parcourir des kilomètres, tout en bénéficiant d’une sécurité accrue pour leurs transactions.

    Cette initiative s’accompagne d’une campagne d’enrôlement ambitieuse : ouverture gratuite de comptes bancaires et attribution sans frais de boîtes postales. Objectif ? Formaliser davantage l’économie locale et renforcer l’inclusion financière. Des commerçants informels aux petits entrepreneurs, l’accès à des services financiers réguliers devient un levier de développement pour toute une région.

    Ces investissements s’inscrivent dans une tendance plus large : celle d’un secteur postal africain en pleine mutation. Les modèles hybrides, combinant services traditionnels, finance, numérique et prestations administratives, s’imposent comme des solutions adaptées aux réalités territoriales. Pour le Gabon, l’enjeu est clair : transformer son réseau postal en infrastructure de proximité, capable de desservir les zones que les banques ou administrations classiques peinent à atteindre.

    La complémentarité entre la CNSS et La Poste à Makokou illustre cette approche. L’une apporte une présence sociale et administrative indispensable, l’autre un point d’accès financier et numérique stratégique. Ensemble, elles forment un écosystème au service des habitants et de l’économie provinciale.

    Un développement qui dépasse Makokou

    L’Ogooué-Ivindo connaît une transformation accélérée. Routes, marchés, logements, écoles, centres de santé et infrastructures administratives fleurissent à travers la province. Mais cette croissance impose une exigence nouvelle : accompagner les populations et les nouveaux flux économiques avec des services à la hauteur.

    Une route ouvre un territoire, mais c’est une administration efficace qui le rend viable. Une mine attire les investisseurs, mais c’est l’inclusion financière qui permet à la population locale d’en tirer profit. Le développement ne se mesure pas seulement aux kilomètres de bitume posés ou aux bâtiments construits. Il se juge à l’aune de la qualité des services rendus au quotidien.

    Ces infrastructures récentes à Makokou devront donc être évaluées sur des critères tangibles : nombre de démarches CNSS réalisables localement, rapidité de traitement des dossiers, taux d’utilisation des guichets bancaires, volume de comptes ouverts, progression des services numériques. Ce sont ces indicateurs qui révéleront si ces investissements transforment effectivement le quotidien des Gabonais.

    La continuité, clé du succès

    L’inauguration est une étape, mais la véritable réussite dépendra de la pérennité des services. Un service public moderne n’a de sens que s’il est accessible en permanence, doté de personnel qualifié et entretenu dans le temps. La digitalisation, quant à elle, ne sera utile que si les réseaux sont fiables et si les populations sont accompagnées dans l’apprentissage de ces nouveaux outils.

    La province de l’Ogooué-Ivindo ne peut se contenter d’une modernisation concentrée à Makokou. Les autres localités comme Mékambo, Booué ou Ovan méritent la même attention. La logique enclenchée dans la capitale provinciale doit essaimer progressivement pour réduire durablement les écarts de services entre Libreville et l’intérieur du pays.

    La nouvelle agence CNSS et les services modernisés de La Poste pourraient servir de modèles reproductibles. Leur généralisation à l’échelle provinciale renforcerait la cohésion territoriale et rapprocherait davantage les institutions des citoyens. L’objectif ? Faire de la proximité un standard, et non une exception.

    À Makokou, l’État gabonais a posé les fondations d’une administration plus proche des réalités locales. La véritable mesure de cette politique ne viendra pas des discours, mais de la vie quotidienne : un retraité réglant son dossier sans quitter sa province, un commerçant effectuant une opération bancaire à deux pas de chez lui, un entrepreneur accédant aux outils financiers nécessaires à son activité. Le développement territorial devient crédible lorsqu’il se traduit en usages concrets.

    Makokou vient de franchir une étape symbolique. L’enjeu désormais est de transformer cette proximité en une réalité durable pour l’ensemble de l’Ogooué-Ivindo.

  • Lyon face au havre : un match crucial après l’échec européen

    Lyon face au havre : un match crucial après l’échec européen

    Les joueurs de l’Olympique Lyonnais (OL) ont une mission claire ce soir : se relancer après leur revers en barrage de la Ligue des champions face au Fenerbahçe. Au Groupama Stadium, l’équipe de Paulo Fonseca affronte Le Havre AC, une rencontre qui s’annonce déterminante pour regagner la confiance des supporters.

    Une équipe lyonnaise en quête de rédemption

    Quelques jours seulement après l’élimination européenne, les Lyonnais doivent vite tourner la page. Battre Le Havre permettrait non seulement de renouer avec la victoire, mais aussi de montrer que l’OL reste une force majeure du football français malgré ce contretemps en Ligue des champions.

    Paulo Fonseca, l’entraîneur portugais, a toujours su insuffler une dynamique positive à son groupe. Ses déclarations récentes soulignent l’ambition affichée par le club : « Nous sommes les meilleurs, et nous le prouvons sur le terrain ». Une attitude que les joueurs devront incarner face à un adversaire direct dans la course à l’Europe.

    Le Havre, un rival à ne pas sous-estimer

    Le Havre AC, bien que moins médiatisé, représente un défi tactique et physique. L’équipe normande, habituée aux matchs serrés, pourrait profiter d’une éventuelle baisse de régime chez les Gones. Avec une défense solide et une attaque rapide, elle sait comment perturber les plans des grands clubs.

    Pour l’OL, chaque point compte dans cette course au classement. Une victoire serait un message fort envoyé à la concurrence, tandis qu’un résultat nul prolongerait les doutes sur la capacité des Lyonnais à rebondir après leur désillusion européenne.

    Ce qu’il faut surveiller pendant le match

    • L’attaque lyonnaise : Entre Alexandre Lacazette, Rayan Cherki et Memphis Depay, l’OL dispose d’un arsenal offensif redoutable. Leur efficacité devant le but sera cruciale pour faire la différence.
    • La solidité défensive : Après l’élimination en Ligue des champions, la défense devra être irréprochable pour éviter les contre-attaques havraises.
    • La gestion des émotions : Un match à enjeu après un échec européen peut être source de tension. L’OL devra canaliser son énergie pour éviter les erreurs coûteuses.
  • Niamey en alerte : les tirs nocturnes réveillent la menace d’une nouvelle crise au Niger

    Niamey en alerte : les tirs nocturnes réveillent la menace d’une nouvelle crise au Niger

    La nuit du 28 au 29 août 2026 restera gravée dans les mémoires des habitants de Niamey. Des détonations répétées, des éclairs dans le ciel et des mouvements de blindés ont ébranlé la capitale nigérienne, plongeant la population dans l’incertitude. Les zones stratégiques — base aérienne 101, aéroport international Diori-Hamani, palais présidentiel et centre administratif — ont été le théâtre d’affrontements dont l’origine exacte échappe encore aux autorités.

    À l’aube, aucun bilan officiel n’a été communiqué, et aucune explication n’a été fournie sur l’identité des belligérants. Cette opacité alimente toutes les spéculations : s’agit-il d’une nouvelle offensive jihadiste contre des infrastructures vitales ? D’une tentative d’infiltration déjouée ? Ou, pire encore, d’un conflit larvé au sein des forces armées nigériennes ?

    Un pays sous pression : entre insécurité persistante et fractures politiques

    Cette agitation survient dans un contexte déjà explosif. Depuis le renversement du président Mohamed Bazoum en juillet 2023, la junte dirigée par le général Abdourahamane Tiani mise sur deux leviers pour légitimer son pouvoir : la restauration de la souveraineté nationale et la lutte contre le terrorisme. Pourtant, les résultats peinent à suivre les promesses.

    Les partenaires traditionnels, notamment occidentaux, ont été progressivement écartés au profit de nouveaux alliés comme la Russie et les États de l’Alliance des États du Sahel, incluant le Mali et le Burkina Faso. Le départ des contingents français et américains devait symboliser une ère nouvelle, celle d’une souveraineté retrouvée. Mais trois ans après le coup d’État, la réalité est tout autre : les violences jihadistes s’intensifient, et les groupes armés frappent désormais au cœur même du dispositif sécuritaire nigérien.

    Diori-Hamani, cible privilégiée des assaillants

    L’aéroport international Diori-Hamani incarne à lui seul les failles de la stratégie sécuritaire actuelle. En moins de six mois, deux attaques d’envergure ont visé ce complexe militaro-aéroportuaire, considéré comme l’un des plus protégés du pays.

    La première offensive, dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, a pris de court les défenses nigériennes. La seconde, le 18 juin, a été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Bilan : onze militaires et deux civils tués, ainsi que vingt-deux assaillants neutralisés. Malgré le renforcement des mesures — clôtures supplémentaires, caméras, opérations de déguerpissement —, les groupes armés persistent à frapper là où on les attend le moins.

    Cette répétition des attaques soulève une question cruciale : comment des organisations terroristes parviennent-elles à obtenir des renseignements aussi précis sur les dispositifs de sécurité ? L’absence de faille apparente dans les barrières physiques suggère que le problème pourrait résider dans la collecte et l’analyse des informations.

    Le pari russe mis à l’épreuve

    Le rapprochement avec Moscou devait pallier le retrait des forces occidentales. L’Africa Corps, nouvelle structure russe, a pris le relais de certaines missions autrefois attribuées à Wagner. Pourtant, la présence de ces conseillers ne semble pas avoir endigué la menace.

    Après l’attaque de janvier, le général Tiani avait salué l’action des troupes nigériennes et de leurs « partenaires russes », tout en pointant du doigt la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire sans fournir de preuves tangibles. Cette rhétorique, devenue récurrente, reflète une tendance à externaliser les responsabilités en cas d’échec.

    Si les nouveaux alliés sont présentés comme une solution miracle, pourquoi l’aéroport de Niamey reste-t-il une cible accessible ? Pourquoi les groupes armés maintiennent-ils une pression aussi forte sur la capitale ? Les faits imposent une remise en question du récit officiel.

    Le populisme sécuritaire face à la réalité des menaces

    Depuis 2023, le régime a bâti une partie de sa crédibilité sur un discours souverainiste, dénonçant l’ingérence étrangère et vantant les mérites de ses nouveaux partenariats. Mais la sécurité ne se décrète pas : elle se prouve.

    Les événements de cette nuit pourraient s’avérer politiquement dévastateurs pour la junte. Si les tirs sont liés à une offensive terroriste, ils confirmeront l’incapacité des autorités à protéger les infrastructures stratégiques. Si, en revanche, il s’agit d’un affrontement interne, cela révélera une fracture encore plus inquiétante : celle d’un régime qui, après avoir justifié son pouvoir par la stabilité, se trouverait désormais miné par des luttes intestines.

    L’hypothèse d’un règlement de comptes entre factions militaires n’est pas à écarter. Dans une armée profondément politisée depuis 2023, un conflit entre groupes rivaux pourrait rapidement dégénérer en crise nationale. Les combats simultanés autour de l’aéroport, des casernes et de la présidence sont suffisamment graves pour exiger une vigilance absolue.

    Niamey sous tension : une question de survie pour le Niger

    Pour l’heure, une seule certitude s’impose : Niamey a vécu une nuit de terreur. Et cette nuit fait suite à deux attaques majeures contre son aéroport en moins de six mois.

    Le pouvoir peut continuer à désigner des boucs émissaires — puissances étrangères, groupes terroristes ou anciens alliés — mais une interrogation s’impose désormais : après trois années de pouvoir militaire et de réorientation stratégique, où se situe la véritable défaillance ?

    La réponse à cette question pourrait bien déterminer l’avenir du Niger plus que tous les discours sur la souveraineté.

  • Tentative de coup d’État au Niger : ce que l’on sait de la situation à Niamey

    Tentative de coup d’État au Niger : ce que l’on sait de la situation à Niamey

    Une photo satellite de l’aéroport de Niamey, où les combats entre mutins et forces loyalistes se concentrent, ce samedi 29 août (illustration). © AFP / Planet Labs PBC

    Publié aujourd’hui à 11h30 Lecture : 3 minutes.

    Abdourahamane Tiani
  • La main du pouvoir au Cameroun : symbole ou réalité ?

    La main du pouvoir au Cameroun : symbole ou réalité ?

    La main qui incarne le pouvoir au Cameroun

    Le Cameroun retient son souffle. Après un séjour de 74 jours en Suisse, Paul Biya est de retour. Mais ce n’est pas son visage que les Camerounais ont aperçu en premier. C’est une main, visible à travers la vitre légèrement entrouverte de la limousine présidentielle. Une main qui, en politique, ne se montre jamais sans raison. Une main qui parle, qui décide, qui gouverne.

    Ahmed Newton Barry

    Cette apparition n’est pas anodine. En politique camerounaise, une main levée ou baissée, une main tendue ou cachée, porte une signification profonde. Elle incarne quatre degrés de pouvoir, quatre symboles qui traversent l’histoire et la culture du pays.

    Premier degré : la main qui décide de la vie ou de la mort

    À Rome, l’empereur César brandissait son pouce pour épargner ou condamner un gladiateur. Jeudi 20 août, à Yaoundé, c’est l’inverse qui s’est joué. La main de Paul Biya n’a pas condamné, elle a validé. Elle a prouvé que le président camerounais était bien vivant, malgré les rumeurs persistantes. Les Camerounais, habitués à voir leur dirigeant descendre de l’avion et serrer des mains, n’ont eu droit qu’à une main immobile derrière une vitre. Une main qui, par son simple geste, a rassuré sur la continuité du pouvoir.

    Deuxième degré : la main qui manipule la réalité

    Diego Maradona et sa fameuse « Main de Dieu » ont marqué l’histoire du football. Une triche visible, mais validée par l’arbitre. Au Cameroun, le 20 août, la télévision nationale (CRTV) a joué ce rôle d’arbitre. Malgré les critiques, elle a présenté la main de Biya comme un symbole de retour triomphal. Une main qui, en politique, peut aussi servir à valider des réalités contestées. Une main qui triche, mais qui est acceptée comme telle.

    Troisième degré : la main qui bénit et sanctifie

    Dans la tradition religieuse, une main ointe devient une relique. Elle bénit, elle sanctifie, elle donne un pouvoir quasi divin. Au Cameroun, la main de Biya est devenue une relique moderne. Elle a été présentée comme un gage de stabilité, une bénédiction pour le pays. Une main qui, même cachée derrière une vitre teintée, conserve son aura sacrée. Une main qui, par sa simple présence, rappelle que le pouvoir vient d’en haut.

    Quatrième degré : la main qui signe et gouverne

    C’est le degré ultime. La main qui signe les décrets, qui nomme les ministres, qui dicte les lois. Pendant 74 jours, Paul Biya était en Suisse, mais son pouvoir n’a jamais été absent. La main signait, la main gouvernait. En latin, manus signifie à la fois la main et le pouvoir. Le pouvoir camerounais s’est résumé à cela : une main qui signe, une main qui gouverne, même à distance. Plus de discours, plus de marche sur le tarmac, seulement la signature et le salut.

    Marie Roger Biloa, journaliste camerounaise, l’a résumé sans détour : « Le Cameroun doit se préparer à la disparition définitive d’un président déjà absent de facto. » Une main qui gouverne, mais un corps qui s’éloigne. Un pouvoir qui se concentre dans un geste, une signature, un symbole.

  • Diplomatie belge au Niger : un appel à renouer les liens avec l’AES

    Diplomatie belge au Niger : un appel à renouer les liens avec l’AES

    diplomatie belge au Niger : un appel à renouer les liens avec l’AES

    Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a effectué une visite officielle à Niamey le 28 août 2026, marquant une volonté de relancer le dialogue avec le Niger et les autres membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette démarche s’inscrit dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes, où la diplomatie européenne cherche à rétablir des ponts avec les autorités locales.

    Le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot

    Une tournée diplomatique axée sur le Sahel central

    Avant son passage à Niamey, Maxime Prévot s’était rendu à Ouagadougou le 27 août, où il a rencontré le président burkinabè Ibrahim Traoré. Cette séquence burkinabè et nigérienne illustre l’importance stratégique que la Belgique accorde à cette zone, où les enjeux sécuritaires et politiques restent prégnants.

    L’objectif affiché est clair : favoriser un dialogue constructif avec les pays de l’AES, malgré les divergences existantes. Maxime Prévot a insisté sur la nécessité d’une approche basée sur le respect mutuel, afin de renouer des liens de coopération durable.

    Coopération renforcée entre la Belgique et le Niger

    Le Niger occupe une place particulière dans la stratégie diplomatique belge en Afrique. Depuis plusieurs années, les deux pays collaborent étroitement dans des domaines clés comme la santé, l’éducation et le développement agropastoral. Ces secteurs, essentiels pour le développement local, restent au cœur de l’engagement belge dans la région.

    La Belgique maintient également une présence diplomatique active au Sahel central, avec des ambassades à Niamey et à Ouagadougou. Cette continuité illustre sa volonté de maintenir un dialogue permanent avec les autorités locales, malgré les défis politiques et sécuritaires.

    Perspectives d’avenir pour les relations euro-saheliennes

    La visite de Maxime Prévot s’inscrit dans une dynamique plus large, où l’Union européenne cherche à adapter sa politique africaine. En misant sur le dialogue et la coopération, la Belgique souhaite jouer un rôle de médiateur pour apaiser les tensions et relancer des projets concrets avec les pays de l’AES.

    Cette approche pourrait ouvrir la voie à une reprise progressive des échanges commerciaux et culturels, tout en renforçant la stabilité régionale.

  • Coalition C64 rejette le dialogue national de Félix Tshisekedi en rdc

    Coalition C64 rejette le dialogue national de Félix Tshisekedi en rdc

    En rdc, la coalition C64 tourne le dos au dialogue national proposé par le président Félix Tshisekedi

    RFI
    1 min de lecture
    Portrait de Félix Tshisekedi et logo de la coalition C64 en RDC

    Avec les tensions politiques qui s’intensifient en République démocratique du Congo, la coalition C64 a clairement affiché son opposition au projet de dialogue national lancé par Félix Tshisekedi. Selon les observateurs, cette initiative est perçue comme une tentative de détourner l’attention des défis majeurs auxquels le pays est confronté.

    Martin Fayulu, porte-parole de la coalition, a vivement critiqué l’initiative présidentielle : « Le peuple congolais n’est pas dupe. Ces consultations répétées ne répondent en rien aux urgences nationales que sont l’insécurité persistante, la crise sanitaire et la précarité sociale qui frappent chaque jour nos concitoyens. »

    Les membres de la C64 dénoncent une manœuvre politique visant à contourner les véritables enjeux. Ils estiment que Félix Tshisekedi cherche à maintenir son influence au-delà de la fin de son mandat, prévue en 2028. « Le pouvoir instrumentalise la guerre à l’Est et la souffrance des populations pour justifier une prolongation de son règne, alors que la Constitution est claire sur la durée du mandat présidentiel », a déclaré un membre de la coalition sous couvert d’anonymat.

    Face à cette situation, la C64 appelle à une mobilisation nationale. Une grande marche est prévue le 15 septembre prochain pour exprimer le rejet des stratégies de la majorité présidentielle et réaffirmer les revendications de l’opposition pour une gouvernance plus transparente et inclusive.

  • Dialogue national en rdc : Félix Tshisekedi mise sur les provinces pour refonder l’État

    Dialogue national en rdc : Félix Tshisekedi mise sur les provinces pour refonder l’État

    Dialogue national en RDC : Félix Tshisekedi mise sur les provinces pour refonder l’État

    Le président congolais Félix Tshisekedi lors d'une conférence de presse à Paris

    Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, a dévoilé jeudi 27 août un projet de « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État », une initiative présentée comme une réponse aux crises multidimensionnelles qui ébranlent le pays depuis des années.

    Cette annonce, attendue depuis des semaines, marque une rupture avec les précédents dispositifs de concertation politique organisés en RDC. Le chef de l’État congolais a insisté sur une approche inédite : « Ce dialogue ne débutera pas à Kinshasa, mais au cœur des 26 provinces, au plus près des territoires et des populations », a-t-il souligné.

    Le processus se veut avant tout congolais, conçu « par les Congolais et pour les Congolais ». Son ambition ? Identifier les racines des crises récurrentes qui minent la stabilité du pays et fragilisent les institutions.

    Un dialogue ancré dans les provinces

    Rues animées de Goma, en RDC

    Selon les précisions apportées par Félix Tshisekedi, le dialogue s’ouvrira par une série de consultations dans l’ensemble des provinces avant de culminer par des assises nationales à Kinshasa.

    Ces forums provinciaux réuniront élus nationaux et locaux, représentants de la majorité et de l’opposition, acteurs de la société civile, chefs coutumiers, responsables religieux, ainsi que des figures économiques, universitaires et scientifiques. L’objectif ? Permettre à chaque région d’établir un diagnostic approfondi et transparent.

    « Chaque province devra identifier les causes profondes de l’insécurité, les conflits fonciers et coutumiers, les tensions communautaires, les défaillances administratives, les inégalités structurelles, les freins au développement et les réformes nécessaires », a détaillé le président congolais.

    Les conclusions de ces consultations locales alimenteront ensuite les débats nationaux prévus dans la capitale.

    Deux ordonnances pour structurer le processus

    Félix Tshisekedi a annoncé la signature prochaine de deux ordonnances présidentielles visant à encadrer le dialogue national.

    La première créera un comité d’organisation chargé de préparer les aspects logistiques, administratifs et matériels du processus, ainsi que de réunir les conditions propices à son déroulement.

    La seconde convoquera officiellement le dialogue et précisera les modalités de représentation des participants, les étapes du processus et les mécanismes de suivi des recommandations qui en émaneront.

    Le président a fixé une durée maximale de trois mois pour l’ensemble des travaux. À l’issue des assises, un « pacte national » devrait être adopté, assorti d’un dispositif permanent de suivi des engagements pris.

    Les limites non négociables de Tshisekedi

    Félix Tshisekedi lors d'un discours public

    Le président congolais a également défini plusieurs principes intangibles pour ce dialogue national.

    Il a d’abord écarté toute interprétation du processus comme un cadre de partage du pouvoir. « Nous avons trop souvent répondu aux crises par des compromis politiques éphémères plutôt que par le renforcement durable de l’État », a-t-il martelé.

    Autre ligne rouge : le maintien des institutions issues des élections de 2023 et le respect strict de l’ordre constitutionnel.

    Félix Tshisekedi a également exclu toute participation des groupes armés. « Aucune exclusion ne sera fondée sur les opinions, les critiques, l’appartenance politique, l’origine provinciale, la langue, l’ethnie ou la religion. En revanche, nul ne peut prétendre siéger à la table nationale tout en brandissant les armes contre elle », a-t-il affirmé.

    Cette position vise particulièrement les mouvements armés actifs dans l’est du pays, alors que les négociations avec l’AFC/M23 se poursuivent sous l’égide de Doha.

    Le chef de l’État a tenu à préciser que son initiative ne se substituerait aucunement aux efforts diplomatiques en cours sur la scène régionale et internationale.

    Réactions de l’opposition et de la société civile

    Claudel Lubaya critique le manque de profondeur

    L’opposant Claudel Lubaya a vivement réagi à l’annonce présidentielle, la qualifiant de « rendez-vous manqué avec l’histoire ». Dans un message publié sur X, il a reproché au président de ne pas avoir apporté de réponses à la hauteur des défis actuels.

    « Ni hauteur de vue, ni conscience de la gravité du moment, ni solutions adaptées à l’ampleur de la crise », a-t-il dénoncé. Pour Lubaya, l’enjeu ne se limite pas à la forme du dialogue, mais à son fond même.

    Il a mis en garde contre le risque que cette initiative ne serve principalement les intérêts de la coalition au pouvoir plutôt que d’offrir un véritable espace de concertation nationale.

    Christian Mwando remet en cause l’inclusivité

    Christian Mwando Nsimba Kabulo, figure de l'opposition

    Le député Christian Mwando Nsimba, cadre du parti Ensemble pour la République, a également émis des réserves sur la portée réelle du dialogue proposé.

    « Ce que propose le président Tshisekedi ressemble davantage à une vaste opération de communication qu’à une solution pour mettre fin au conflit », a-t-il ironisé.

    Mwando s’est interrogé sur l’absence du terme « inclusif » dans le discours présidentiel, alors que cette notion était centrale dans les discussions antérieures sur un dialogue national. Il a également questionné la coexistence entre ce nouveau cadre et le processus de Doha engagé avec l’AFC/M23.

    Jean-Claude Katende soutient certaines pistes

    À l’inverse, Jean-Claude Katende, président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), a salué plusieurs aspects du discours de Félix Tshisekedi.

    Il s’est particulièrement félicité de l’exclusion catégorique d’un partage du pouvoir : « Je souscris pleinement à la position du président sur le dialogue national, notamment son refus absolu de tout compromis politique éphémère », a-t-il déclaré.

    Katende a également apprécié l’accent mis sur la participation citoyenne et sur la mise en place de mécanismes de suivi des résolutions adoptées. Cependant, il a appelé à la vigilance : « Je suis optimiste, mais il faut que les paroles se transforment en actes. Nous ne devons pas laisser cette initiative devenir une simple opération de communication », a-t-il averti.

    Un enjeu majeur pour le régime

    Militants de l'UDPS lors d'un rassemblement en l'honneur de Félix Tshisekedi

    Le lancement de ce dialogue national intervient dans un contexte où la RDC fait face à une crise sécuritaire persistante dans sa partie orientale et à des tensions politiques internes récurrentes.

    Pour le pouvoir, la réussite de cette initiative dépendra de sa capacité à convaincre l’ensemble des forces politiques, la société civile et les différentes composantes du pays de sa légitimité et de son utilité concrète.

    L’opposition, quant à elle, reste sceptique quant à la nature réelle de ce cadre de concertation : s’agit-il d’un véritable espace de dialogue ou d’une manœuvre politique destinée à consolider la position du camp présidentiel ?

    Les prochaines ordonnances, dont la publication est imminente, devraient apporter des éclairages sur la composition du comité préparatoire et les modalités précises de participation aux futures assises nationales.

  • Le Bénin renforce sa croissance grâce au commerce régional en afrique de l’ouest

    Le Bénin renforce sa croissance grâce au commerce régional en afrique de l’ouest

    Avec un volume d’exportations atteignant 26,4 milliards de FCFA vers les pays de la CEDEAO au deuxième trimestre 2026, le Bénin confirme sa progression sur l’échiquier économique ouest-africain. Cette performance, tirée par une demande soutenue du Nigeria et du Togo, révèle non seulement l’attractivité grandissante des produits béninois, mais aussi l’efficacité des réformes mises en place depuis 2016 pour dynamiser les échanges intra-régionaux.

    Une progression commerciale marquée par la demande nigériane et togolaise

    Les chiffres du commerce extérieur béninois pour cette période sont sans équivoque : 14 % des exportations nationales sont destinées à la CEDEAO, un taux qui souligne l’importance croissante des partenariats régionaux pour l’économie du pays. Le Nigeria, principal moteur de cette dynamique, absorbe à lui seul 56,1 % de ces ventes, suivi du Togo avec 31,7 %. La Côte d’Ivoire, troisième partenaire, représente quant à elle 5,1 % des échanges, confirmant l’ancrage du Bénin dans un espace économique diversifié.

    Ensemble, ces trois pays captent près de 93 % des exportations béninoises vers la CEDEAO, une concentration qui, bien que révélatrice d’une dépendance partielle, ouvre également des perspectives stratégiques pour un commerce plus intégré et résilient.

    Le Nigeria, un partenaire incontournable pour les entreprises béninoises

    La proximité géographique et l’importance démographique du Nigeria en font un marché phare pour les produits béninois. Au deuxième trimestre 2026, les exportations vers ce géant économique de la région ont été dominées par les huiles de pétrole et minéraux bitumineux, représentant 7,6 milliards de FCFA pour plus de 8 500 tonnes. Les barres en fer et en acier, destinées à la réexportation, ont suivi avec 3,3 milliards de FCFA, tandis que l’huile de soja et ses dérivés ont généré 2,3 milliards de FCFA.

    Ces échanges ne se limitent pas à des transactions commerciales : ils engendrent une activité économique transversale, mobilisant transporteurs, logisticiens, commerçants et industriels. Une telle dynamique illustre l’impact concret des politiques commerciales sur l’emploi et la création de valeur locale.

    Une politique économique axée sur la transformation et l’intégration

    Depuis 2016, le gouvernement béninois a fait de la modernisation économique et de l’intégration régionale des piliers de sa stratégie. L’objectif ? Passer d’un modèle basé sur l’exportation de matières premières à une économie plus industrialisée, capable de générer davantage de valeur ajoutée.

    Le Togo, deuxième partenaire commercial du Bénin, bénéficie particulièrement de cette orientation. Les échanges avec ce pays incluent notamment les tourteaux et résidus solides (2,2 milliards de FCFA), les graines de coton (1,5 milliard de FCFA) et les tissus de coton écrus (0,7 milliard de FCFA). Le secteur cotonnier, historique pour le Bénin, illustre cette transition : il alimente désormais une filière textile en développement, susceptible de créer des emplois et de renforcer les revenus des acteurs locaux.

    Cette transformation s’appuie sur des infrastructures modernes et des zones industrielles dédiées, conçues pour attirer les investisseurs et favoriser la production locale. L’enjeu est clair : retenir une part plus importante de la richesse générée par les ressources béninoises.

    Des retombées économiques bien au-delà des chiffres

    Les bénéfices des exportations régionales dépassent largement les statistiques douanières. Une entreprise qui vend davantage à l’étranger doit produire plus, embaucher davantage et optimiser sa logistique. Cette chaîne de valeur implique des agriculteurs, des ouvriers, des chauffeurs, des transitaires et bien d’autres acteurs, contribuant ainsi à dynamiser l’économie réelle.

    Pour les ménages béninois, les opportunités se multiplient : création d’emplois, notamment pour les jeunes, amélioration des infrastructures de transport et diversification des secteurs d’activité. La modernisation des routes, des plateformes logistiques et des ports réduit les coûts et les délais, renforçant la compétitivité du pays sur la scène régionale.

    L’élargissement du marché régional, un défi à relever

    Si le Nigeria et le Togo restent les principaux débouchés, la présence de la Côte d’Ivoire dans le trio de tête montre que le Bénin peut élargir son horizon commercial. Les échanges avec Abidjan incluent les tissus de coton écrus (1 milliard de FCFA), les imprimés et vernis à l’eau, ainsi que certaines matières plastiques.

    Diversifier les destinations et les produits exportés est un impératif pour réduire la dépendance à quelques marchés. Les secteurs de l’agroalimentaire, de l’industrie textile et des produits manufacturés présentent un potentiel considérable pour accroître la valeur des exportations et stabiliser les revenus.

    Vers une économie plus intégrée et résiliente

    Les 26,4 milliards de FCFA d’exportations vers la CEDEAO au deuxième trimestre 2026 témoignent de la capacité du Bénin à tirer parti de sa position géographique. Situé au cœur d’un marché de plusieurs centaines de millions de consommateurs, le pays mise sur sa proximité avec le Nigeria et ses connexions avec les autres économies de la région pour renforcer son intégration économique.

    Depuis 2016, la stratégie nationale a combiné infrastructures, industrialisation et modernisation agricole pour exploiter ces atouts. Les résultats actuels confirment la pertinence de cette approche, même si la transformation économique nécessite encore des efforts pour convertir cette dynamique commerciale en emplois durables et en amélioration des conditions de vie.

    L’avenir du Bénin passe donc par un commerce régional non seulement plus intense, mais aussi plus équilibré. En diversifiant ses partenariats et en misant sur des produits à plus forte valeur ajoutée, le pays pourrait demain consolider sa position de leader économique en Afrique de l’Ouest.