Catégorie : Politique locale

  • Alliance nationale pour le changement opposée à une nouvelle révision de la constitution au Togo

    Alliance nationale pour le changement opposée à une nouvelle révision de la constitution au Togo

    L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a sorti les griffes face aux spéculations concernant une potentielle refonte de la Constitution togolaise. Dans un communiqué rendu public, le parti dirigé par Jean-Pierre Fabre dénonce ce qu’il qualifie de manœuvre politique et réitère son refus catégorique de participer à toute initiative perçue comme un manque de légitimité démocratique.

    Une initiative jugée éloignée des attentes citoyennes

    Selon l’ANC, les discussions en cours pour réviser à nouveau le texte fondamental ne répondraient pas aux véritables enjeux des Togolais. Le parti estime que cette démarche, loin de renforcer la démocratie, servirait surtout à consolider un système politique déjà contesté. Les récents changements institutionnels au Togo restent sous le feu des critiques, notamment sur leur capacité à refléter les aspirations populaires.

    Refus de participer à un « dialogue de façade »

    Dans sa déclaration, l’ANC précise qu’elle ne s’associera à aucun processus qu’elle considère comme un « faux dialogue ». Elle appelle les forces vives du pays – organisations de la société civile, partenaires internationaux et autres acteurs politiques – à la prudence face à toute réforme constitutionnelle dépourvue de consensus national. Pour le parti, une telle démarche ne saurait garantir la stabilité ni la crédibilité des institutions.

    L’exigence d’un processus inclusif et transparent

    L’opposition togolaise martèle que toute modification majeure de la Constitution doit impérativement être précédée d’un dialogue large et transparent. Ce cadre, selon elle, est le seul à même de garantir l’adhésion de l’ensemble des composantes de la société. Une condition sine qua non pour éviter les tensions et assurer la légitimité des futures réformes.

    Cette prise de position s’inscrit dans un contexte politique où les débats sur la gouvernance et les institutions occupent une place centrale. Alors que les rumeurs sur une possible révision constitutionnelle s’intensifient, l’ANC entend clairement afficher sa fermeté pour préserver les principes démocratiques.

  • Homage de Ousmane Sonko à Serigne Cheikh Saliou Mbacké, guide spirituel disparu

    Homage de Ousmane Sonko à Serigne Cheikh Saliou Mbacké, guide spirituel disparu

    Le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, a exprimé une profonde émotion à l’annonce du décès de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, une personnalité spirituelle dont l’influence a marqué son parcours. À travers des mots chargés de sincérité, il a salué la mémoire d’un homme qui fut bien plus qu’un simple guide religieux : un véritable pilier de soutien.

    Hommage de Ousmane Sonko à Serigne Cheikh Saliou Mbacké, figure spirituelle et guide du Sénégal

    Un accompagnement spirituel et humain inestimable

    Dans un message empreint de gravité et de gratitude, Ousmane Sonko a rappelé le rôle central joué par Serigne Cheikh Saliou Mbacké tout au long de son existence. Selon ses propres termes, ce dernier a été bien plus qu’un mentor : un père, un ami de confiance et un conseiller avisé dans les épreuves comme dans les moments de joie.

    « À Allah nous appartenons, et c’est à Lui que nous retournerons », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de cette perte pour la communauté sénégalaise. Sonko a notamment mis en avant les multiples formes de soutien reçues : conseils avisés, prières personnelles et collectives issues des différents Daara (écoles coraniques) affiliés au défunt guide spirituel.

    Un héritage spirituel et moral reconnu

    Le président du Pastef a tenu à souligner les qualités exceptionnelles de Serigne Cheikh Saliou Mbacké. Il l’a décrit comme un homme de travail acharné et de profonde spiritualité, un maître de Khelcom dont l’enseignement a transcendé les frontières du Sénégal. Son engagement pour la foi et son exemplarité en ont fait une figure respectée bien au-delà des cercles religieux.

    Dans un élan de piété, Ousmane Sonko a conclu son hommage en adressant des prières pour l’âme du défunt, implorant la clémence divine : « Ô Allah, couvre-le de Ta miséricorde infinie et guide-le vers les portes de Ton paradis éternel ». Ces mots, prononcés avec émotion, ont résonné comme un ultime hommage à un homme dont l’héritage continue de guider de nombreuses vies.

  • Décentralisation au Tchad : albert pahimi padacké exige des réformes urgentes

    Décentralisation au Tchad : albert pahimi padacké exige des réformes urgentes

    Tchad

    décentralisation au Tchad : albert pahimi padacké exige des réformes urgentes

    Albert Pahimi Padacké, sénateur et ancien Premier ministre, alerte sur les blocages de la décentralisation au Tchad. Il dénonce un État central réticent à lâcher du lest sur l’autonomie des provinces.

    Albert Pahimi Padacké lors de sa conférence sur la décentralisation au Tchad

    Dans un amphithéâtre comble à l’École Nationale d’Administration (ENA) de N’Djamena, Albert Pahimi Padacké a animé une conférence marquante sur les enjeux de la décentralisation au Tchad. Le thème, « De la décentralisation dans la dynamique du développement : cas des conseils provinciaux », a attiré des élus, des étudiants et des cadres administratifs, tous attentifs aux propositions du président du parti RNDT-Le Réveil et ancien chef du gouvernement.

    Pendant deux heures, l’orateur a disséqué les freins à une véritable autonomie locale. Si la décentralisation est théoriquement un levier de développement, sa mise en œuvre au Tchad se heurte, selon lui, à une inertie structurelle de l’État central. « Transférer des compétences sans ressources équivaut à une coquille vide », a-t-il souligné, pointant du doigt l’absence de transferts financiers aux provinces.

    Les promesses d’une gouvernance locale

    Pour Albert Pahimi Padacké, les conseils provinciaux pourraient être le tremplin d’un développement inclusif. En rapprochant l’administration des territoires, ils permettraient de répondre plus efficacement aux besoins en infrastructures, en santé et en éducation. Pourtant, cette vision se heurte à une réalité bien différente : un système où les décisions restent centralisées, étouffant toute initiative locale.

    Le piège de la centralisation persistante

    Le sénateur a dénoncé une « centralité verticale » qui étouffe les provinces. Malgré les textes légaux, l’État central conserve un contrôle strict sur les budgets et les prérogatives, réduisant les conseils provinciaux à un rôle symbolique. « On nous parle de décentralisation, mais les moyens suivent-ils ? » a-t-il questionné, pointant l’hypocrisie d’un système qui prône la régionalisation tout en la vidant de sa substance.

    Un appel à l’action politique

    Face à ce constat, Albert Pahimi Padacké a lancé un appel solennel : il est temps de passer des discours aux actes. Pour lui, la décentralisation ne peut réussir sans une véritable autonomie financière et politique des provinces. Il a insisté sur la nécessité de faire confiance aux élus locaux, transformant les conseils provinciaux en acteurs économiques autonomes plutôt qu’en simples exécutants de la capitale.

    Les échanges qui ont suivi avec le public, majoritairement composé de futurs hauts fonctionnaires, ont confirmé l’urgence de cette réforme. La question de la gouvernance locale reste, sans conteste, l’un des défis majeurs pour l’avenir institutionnel du Tchad.

  • Conseil des ministres au Bénin : une nouvelle cadence pour plus d’efficacité

    Conseil des ministres au Bénin : une nouvelle cadence pour plus d’efficacité

    La première réunion du Conseil des ministres du nouveau septennat 2026-2033 s’est tenue le 28 mai 2026 sous la présidence du président Romuald Wadagni. Ce rendez-vous inaugural a permis de poser les bases d’une gouvernance tournée vers l’excellence, la transparence et l’engagement citoyen.

    Lors de cette séance, le chef de l’État a rappelé aux membres du gouvernement leur devoir absolu : placer l’intérêt public au cœur de chaque décision. Les principes directeurs de cette mandature incluent une gestion rigoureuse des ressources, une intégrité irréprochable et une redevabilité renforcée envers la population.

    Les priorités stratégiques définies pour les sept prochaines années s’articulent autour de trois axes majeurs : l’éradication de la pauvreté, la réduction des disparités entre les régions et la consolidation de la sécurité nationale. Une attention particulière sera accordée à une répartition équitable des investissements pour stimuler un développement harmonieux sur l’ensemble du territoire béninois.

    Pour optimiser le fonctionnement de l’Exécutif, un nouveau cadre organisationnel a été adopté. Celui-ci vise à fluidifier la coordination interministérielle et à accélérer les processus décisionnels.

    À compter de maintenant, le Conseil des ministres se réunira systématiquement le premier mercredi de chaque mois. Parallèlement, le Comité interministériel organisera deux sessions par mois, les premier et troisième lundis, tandis que les Conseils de cabinet interviendront selon les nécessités propres à chaque ministère.

    Ce premier Conseil marque ainsi le début d’une ère nouvelle pour le gouvernement béninois, marquée par une volonté affirmée de discipline institutionnelle, de performance et de réactivité face aux besoins des citoyens.

  • Première femme aide de camp du président béninois — un tournant historique

    Première femme aide de camp du président béninois — un tournant historique

    Une nomination inédite au sommet de l’État

    Le Bénin entre dans une ère nouvelle avec la désignation du capitaine Elvire Toupé comme aide de camp du président de la République, Romuald Wadagni. Cette première dans l’histoire du pays marque un jalon important pour l’égalité des genres au sein des institutions nationales.

    L’information a été rendue publique à l’issue du tout premier Conseil des ministres organisé au Palais de la Marina, où la présence de l’officier militaire aux côtés du chef de l’État a suscité une attention particulière. Traditionnellement réservé aux officiers supérieurs masculins, ce poste stratégique voit désormais une femme en assumer les responsabilités.

    Un rôle clé au cœur du pouvoir

    L’aide de camp du président béninois occupe une fonction essentielle, notamment lors des déplacements officiels, des cérémonies protocolaires ou encore dans la coordination de certaines missions sécuritaires. Sa mission exige discrétion, professionnalisme et une parfaite maîtrise des enjeux liés à la protection du chef de l’État.

    Un symbole fort pour l’évolution des mentalités

    Au-delà de son caractère historique, cette nomination reflète une avancée majeure dans la représentation féminine au sein des hautes sphères militaires et administratives. Elle s’inscrit dans une dynamique régionale où plusieurs nations d’Afrique de l’Ouest révisent leurs pratiques pour favoriser une meilleure inclusion des femmes dans les forces de défense.

    Cette décision envoie un message clair : le Bénin mise sur le talent et la compétence, indépendamment du genre, pour servir l’intérêt général.

  • Stratégies politiques de Bassirou Diomaye Faye au Sénégal : défis et perspectives

    Stratégies politiques de Bassirou Diomaye Faye au Sénégal : défis et perspectives

    Un tournant politique inédit au Sénégal

    Le paysage politique sénégalais traverse une phase de tension sans précédent depuis la destitution d’un Premier ministre et l’ascension fulgurante d’un nouveau président de l’Assemblée nationale. Cette configuration, marquée par des dissensions au sein même du parti au pouvoir, redessine les équilibres institutionnels du pays.

    Ousmane Sonko : retour en force malgré les désaccords

    Ousmane Sonko, figure charismatique de l’opposition puis du pouvoir, a été élu à la tête de l’Assemblée nationale avec une majorité écrasante. Malgré des divergences profondes avec le chef de l’État, tous deux issus du parti Pastef, il occupe désormais la deuxième place dans la hiérarchie protocolaire du pays. Une situation qui interroge sur la capacité du président Bassirou Diomaye Faye à mener à bien sa feuille de route.

    Un nouveau Premier ministre pour apaiser les tensions ?

    Le choix de Ahmadou Al Aminou Lô, ancien cadre de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), comme Premier ministre, intervient dans un contexte où le Sénégal fait face à des défis économiques majeurs. Ce remaniement ministériel pourrait-il servir de levier pour restaurer la confiance et relancer les réformes ?

    Les défis économiques : un frein à la gouvernance

    Le pays doit concilier des réformes structurelles ambitieuses avec des contraintes budgétaires serrées. La gestion des ressources, la lutte contre le chômage et la diversification de l’économie restent des priorités, mais leur mise en œuvre dépendra largement de la stabilité politique. Comment le président Faye parviendra-t-il à concilier ces impératifs dans un climat aussi tendu ?

    Analyse des enjeux par des experts

    Pour éclairer cette période complexe, trois personnalités partagent leurs analyses :

    • Mamoudou Ibra Kane, journaliste et auteur renommé, apporte un éclairage sur les dynamiques internes au parti au pouvoir et les héritages politiques du Sénégal.
    • Karine Oriot, spécialiste en géopolitique, décrypte les répercussions régionales et internationales de cette transition politique.
    • Moussa Diaw, professeur émérite et spécialiste des relations internationales, examine les stratégies possibles pour surmonter les obstacles institutionnels.

    Ces échanges, menés par Éric Topona, offrent une vision globale des défis qui attendent le président Bassirou Diomaye Faye dans les mois à venir. Une gouvernance efficace sera-t-elle possible malgré ces remous politiques ? Les réponses se trouvent au cœur de ce débat.

  • Ousmane sonko célèbre abdoulaye wade à 100 ans : un hommage au père de la démocratie sénégalaise

    Ousmane sonko célèbre abdoulaye wade à 100 ans : un hommage au père de la démocratie sénégalaise

    Ousmane Sonko célèbre Abdoulaye Wade à 100 ans : un hommage au père de la démocratie sénégalaise

    Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a marqué l’histoire en rendant un hommage solennel à l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, à l’occasion de son centenaire. Ce 29 mai 2026, Me Wade fête un siècle de vie dédiée à la politique et à la construction de la nation.

    Dans un message publié sur le réseau social X, le leader de Pastef a salué le parcours exceptionnel de cette figure emblématique, qu’il qualifie de « père illustre de la démocratie sénégalaise ». « Cent ans de vie utile », a-t-il lancé pour résumer cette existence riche en engagements.

    Ousmane Sonko et Abdoulaye Wade à 100 ans : hommage à un géant de la politique sénégalaise

    Ousmane Sonko a regretté que la coïncidence entre cet anniversaire et la fête de Tabaski ait empêché une célébration nationale à la hauteur de l’événement. Malgré cela, il a souligné : « Des millions de Sénégalaises et Sénégalais célèbrent aujourd’hui cet homme dans le silence des cœurs, par des prières et des pensées affectueuses. C’est peut-être là l’hommage le plus pur et le plus sincère. »

    Un parcours politique marquant pour le Sénégal

    Le leader politique a retracé les étapes clés du parcours d’Abdoulaye Wade, depuis son entrée à l’Assemblée nationale en 1978 jusqu’à l’alternance historique de 2000, qui a marqué un tournant pour la démocratie sénégalaise. « Abdoulaye Wade est, sans conteste, l’un des pères fondateurs de notre démocratie », a-t-il affirmé.

    Ousmane Sonko a également évoqué les relations personnelles qu’il a entretenues avec l’ancien chef de l’État, soulignant la magnanimité et la confiance que ce dernier lui a témoignées en 2017 et 2019. « Le Président Wade a su poser un geste rare : non pas transmettre le pouvoir, mais la confiance, ce privilège réservé aux grands hommes », a-t-il témoigné avec émotion.

    Un héritage de confiance et de valeurs

    Dans un registre plus intime, Ousmane Sonko a qualifié Abdoulaye Wade de « grand-père », exprimant sa reconnaissance pour les leçons de vie et de politique reçues. Il a conclu son message par une prière : « Qu’Allah le place sous Sa protection éternelle. Et que le Sénégal, fidèle à ses valeurs, continue de se projeter dans la modernité tout en préservant son essence. »

  • Bénin : bertin bada nommé conseiller sécurité du président

    Bénin : bertin bada nommé conseiller sécurité du président

    Le chef de l’État béninois, Romuald Wadagni, a officialisé la nomination du Général Bertin Bada au poste de conseiller à la défense et à la sécurité nationale. Cette décision, formalisée par le décret n°2026-324, s’inscrit dans une série de mesures visant à optimiser le fonctionnement des institutions présidentielles.

    Dès aujourd’hui, le Général Bertin Bada, officier supérieur de l’armée de l’air, endosse une responsabilité majeure au sein de l’appareil sécuritaire béninois. Sa mission principale ? Conseiller le président sur les enjeux stratégiques liés à la protection du territoire, à la sécurité intérieure et aux politiques de défense nationale.

    Un rôle stratégique au cœur de la sécurité nationale

    Le poste de conseiller à la défense et à la sécurité représente un maillon essentiel de l’architecture institutionnelle béninoise. À ce titre, le Général Bada devra apporter son expertise pour éclairer les décisions présidentielles, tout en renforçant la coordination entre les différentes entités chargées de la protection de l’État.

    Une réorganisation des structures présidentielles

    Cette nomination s’accompagne d’une restructuration des services de sécurité sous l’autorité directe du chef de l’État. La Garde républicaine et le cabinet militaire figurent parmi les entités concernées par ces ajustements, visant à améliorer l’efficacité opérationnelle et la réactivité des dispositifs sécuritaires.

    Haut gradé expérimenté, le Général Bertin Bada apportera son savoir-faire pour consolider les mécanismes de prévention et de réponse aux menaces pesant sur la stabilité du Bénin.

  • Tensions politiques en Côte d’Ivoire entre rhdp et pdci

    Tensions politiques en Côte d’Ivoire entre rhdp et pdci

    Calice Yapo Yapo, secrétaire exécutif du PDCI, lors des célébrations du 80e anniversaire du parti, le 9 avril 2026 à Abidjan. © Issouf SANOGO/AFP
    Tidjane Thiam Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI)

    Crise politique en Côte d’Ivoire : le RHDP sème la division au sein du PDCI

    Les tensions entre le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), parti au pouvoir, et le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) prennent une tournure inédite. Ces dernières semaines, des discussions secrètes et des stratégies d’infiltration sont évoquées, révélant une guerre d’influence sans précédent dans le paysage politique ivoirien.

    Un parti historique sous pression

    Fondé il y a plus de huit décennies sous l’impulsion d’une figure emblématique de la politique ivoirienne, le PDCI traverse une période de profondes remises en question. Les récentes célébrations de son 80e anniversaire, marquées par la présence de son secrétaire exécutif, ont été le théâtre de tensions internes et de divergences stratégiques exacerbées par les manœuvres du RHDP.

    Des sources proches du parti confirment que des membres du PDCI ont été approchés individuellement, avec des propositions visant à affaiblir la direction actuelle. Ces approches, selon plusieurs observateurs, s’inscrivent dans une logique de diviser pour mieux régner, une tactique déjà utilisée dans d’autres contextes politiques africains.

    Les méthodes controversées du RHDP

    Le parti présidentiel n’hésite plus à employer des stratégies controversées pour fragiliser ses adversaires. Parmi les méthodes signalées :

    • Le recrutement ciblé de figures clés du PDCI, avec des avantages financiers ou politiques;
    • La diffusion de rumeurs et de fausses informations pour discréditer les dirigeants;
    • L’exploitation des faiblesses internes du parti historique.

    Ces pratiques, bien que niées officiellement par le RHDP, sont de plus en plus dénoncées par les cadres du PDCI, qui y voient une menace à la stabilité démocratique de la Côte d’Ivoire.

    Les conséquences sur le paysage politique

    Les conflits internes au sein du PDCI risquent d’avoir des répercussions majeures sur les prochaines échéances électorales. Avec un parti historiquement dominant, mais aujourd’hui en proie aux divisions, la Côte d’Ivoire pourrait assister à un remaniement des rapports de force dans les mois à venir.

    Les observateurs politiques s’interrogent : jusqu’où iront ces manœuvres déstabilisatrices ? Le RHDP parviendra-t-il à affaiblir définitivement son rival historique ? Ou le PDCI saura-t-il se ressaisir pour conserver son influence ? Une chose est sûre : la bataille politique s’intensifie, et la Côte d’Ivoire entre dans une phase décisive de son histoire.

  • Crise politique au Sénégal : sonko et diomaye faye, un duel qui divise le pays

    Crise politique au Sénégal : sonko et diomaye faye, un duel qui divise le pays

    Une séparation brutale au sommet de l’État

    Le limogeage du premier ministre Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye le 22 mai 2026 a marqué un tournant dans la gouvernance du Sénégal. Ce renvoi, intervenu moins d’un an après leur prise de fonction conjointe, a officiellement scellé la fin d’un tandem politique qui suscitait déjà de vives tensions au sein du parti Pastef. L’éviction de Sonko, pourtant figure centrale du mouvement, a plongé le pays dans une instabilité politique et institutionnelle sans précédent, amplifiée par la révélation d’une dette cachée de près de 11 milliards de dollars.

    Un retour triomphal à l’Assemblée nationale

    Malgré sa destitution, Ousmane Sonko a rapidement retrouvé son siège de député, puis a été élu président de l’Assemblée nationale. Ce rebondissement spectaculaire a accentué les dissensions au sein de la majorité présidentielle, révélant des fractures profondes au sein même du parti au pouvoir. Les deux hommes, unis par une même idéologie en 2024, incarnent désormais des visions radicalement opposées pour l’avenir du Sénégal.

    Des divergences idéologiques aux crises financières

    Les tensions entre Sonko et Faye ne datent pas d’hier. Dès leur arrivée au pouvoir, des désaccords sur la gestion des ressources publiques et les réformes économiques ont émergé. La découverte d’une dette colossale, dissimulée jusqu’alors, a aggravé la situation, plongeant le pays dans une crise financière majeure. Cette affaire a mis en lumière les divergences de méthode entre les deux dirigeants, chacun cherchant à se positionner comme le garant de la stabilité économique.

    Un avenir politique incertain

    La question se pose désormais : le remplacement de Ousmane Sonko par un nouveau premier ministre suffira-t-il à apaiser les tensions, ou au contraire, cette décision risque-t-elle d’attiser les rivalités au sommet de l’État ? Les observateurs s’interrogent sur les conséquences de cette crise pour le Sénégal, un pays déjà fragilisé par des défis économiques et sociaux persistants.

    Les échanges entre experts et journalistes ont permis d’éclairer les enjeux de cette crise. Mehdi Ba, journaliste spécialisé, et Vincent Foucher, politiste et chercheur au CNRS, ont analysé les répercussions de cette rupture sur la scène politique sénégalaise.

    Une caricature pour illustrer la rupture

    Caricature montrant Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye s'éloignant en déchirant la tunique qui les unissait et sur laquelle il est écrit 'pouvoir'.

    Chaque semaine, une œuvre de l’association Cartooning for Peace met en lumière les tensions politiques à travers le monde. Cette caricature, signée par un dessinateur congolais, symbolise parfaitement la fracture entre les deux dirigeants sénégalais, déchirant symboliquement le vêtement du pouvoir.

    Une crise aux répercussions multiples

    Cette instabilité politique au Sénégal ne se limite pas à des querelles internes. Elle s’inscrit dans un contexte régional marqué par des défis économiques et géopolitiques. Les analystes soulignent l’importance de trouver une issue à cette crise pour éviter une dégradation de la situation financière et sociale du pays.

  • Mahamat Idriss Deby Itno défend le ministre de la Sécurité face aux magistrats

    Mahamat Idriss Deby Itno défend le ministre de la Sécurité face aux magistrats

    Face à la plainte déposée par des magistrats contre le ministre de la Sécurité publique pour des propos jugés insultants envers leur corps de métier, le président de la République, Mahamat Idriss Deby Itno, a choisi de prendre clairement la défense de son collaborateur.

    Dans un discours marquant, le chef de l’État a rappelé que la liberté d’expression constitue un pilier essentiel de la démocratie, s’appliquant aussi bien aux simples citoyens qu’aux responsables politiques, à condition de respecter le cadre légal en vigueur. « Quand des magistrats, chargés d’une mission publique, refusent toute forme de critique, cela risque d’ébranler les fondements mêmes de notre pacte social », a-t-il souligné.

    C’est dans cette logique que Mahamat Idriss Deby Itno a décidé de ne plus présider le Conseil supérieur de la magistrature, une institution clé pour garantir l’indépendance de la justice.

    Le président a par ailleurs tenu à clarifier un point crucial : « Le ministre de la Sécurité n’a jamais attaqué la justice dans son ensemble, ni l’ensemble des magistrats. » Cette précision vise à recentrer le débat sur des enjeux de fond plutôt que sur des divergences personnelles.

    Tout en soulignant que le syndicalisme joue un rôle indispensable dans une démocratie saine, il a mis en garde contre les excès : « Soutenir une personne ou une catégorie professionnelle ne doit jamais justifier des attitudes contraires aux principes de justice et d’éthique. »

    Pour contextualiser cette polémique, rappelons qu’une vidéo, largement diffusée sur les réseaux sociaux, montre le ministre de la Sécurité publique remettre en cause certaines décisions de justice, les qualifiant d’encourageantes pour le mensonge. Il avait même affirmé sa détermination à « déchirer les fausses ordonnances ».

  • Romuald Wadagni lance son mandat avec deux priorités majeures pour le Bénin

    Romuald Wadagni lance son mandat avec deux priorités majeures pour le Bénin

     

    Un nouveau départ pour le Bénin : le premier Conseil des Ministres sous Wadagni

    Dès les premières heures de son septennat, Romuald Wadagni, nouveau président de la République du Bénin, a engagé une dynamique de changement en présidant son premier Conseil des Ministres. Une réunion historique qui a scellé le début officiel de son mandat pour la période 2026-2033. Cette séance inaugurale, riche en symboles, a permis au chef de l’État de poser les bases de sa vision politique, économique et sociale pour les sept années à venir.

     

    Deux axes stratégiques pour transformer le Bénin : pauvreté et sécurité

    Parmi les défis majeurs identifiés pour ce septennat, deux priorités se détachent avec force. La première vise à éradiquer la pauvreté extrême et à réduire les inégalités entre les différentes communes du pays. Wadagni a insisté sur la nécessité d’une approche territorialisée, permettant aux zones les plus défavorisées de bénéficier d’un développement accéléré et équitable. La seconde priorité concerne la sécurité nationale, alors que le contexte régional reste marqué par des tensions persistantes. Le président a demandé à son gouvernement de redoubler d’efforts pour garantir la protection des populations et l’intégrité du territoire béninois.

     

    Une gouvernance rénovée pour une action plus efficace

    Sur le plan organisationnel, Romuald Wadagni a introduit un nouveau rythme de travail pour son gouvernement. Désormais, le Conseil des Ministres se réunira chaque premier mercredi du mois, tandis qu’un Comité interministériel se tiendra deux fois par mois, les premier et troisième lundis. Des Conseils de Cabinet thématiques viendront s’ajouter à ce calendrier, assurant un suivi rigoureux et continu des politiques publiques. Cette organisation reflète une volonté claire de discipline et de performance dans la gestion des affaires de l’État.

     

    Un appel à l’action immédiate pour des résultats concrets

    En clôturant cette première réunion, le président a lancé un appel solennel à son gouvernement : « Mettons-nous résolument à l’œuvre ». Pour Wadagni, la qualité du travail accompli sera le facteur clé d’une amélioration tangible des conditions de vie des Béninois. Ce premier Conseil des Ministres, à la fois sobre et intense, trace la voie d’une gouvernance axée sur les résultats, l’équité territoriale et la cohésion nationale — des enjeux majeurs pour le Bénin dans les années à venir.