Alerte à la sécurité numérique au Sénégal et tensions politiques sur le continent

Le Sénégal traverse une période de turbulences numériques sans précédent. Après avoir ciblé les services fiscaux en octobre dernier et la direction des cartes d’identité en janvier, des pirates informatiques s’en sont pris cette fois-ci au Trésor public. Cette succession d’incidents soulève des interrogations majeures sur la protection des données étatiques.

L’accumulation de ces offensives ne peut plus être perçue comme de simples aléas techniques. Elle met en lumière une fragilité inquiétante des systèmes d’information publics. Face à cette menace, des voix s’élèvent pour réclamer une meilleure résilience numérique, suggérant notamment la création d’une structure nationale dédiée à la cybersécurité. L’objectif serait de coordonner les interventions, de valoriser l’expertise locale et de renforcer la recherche stratégique.

Un concours sur le cyberespace organisé à Dakar, au Sénégal. (Illustration)

Actions en justice au Mali après l’enlèvement de Mountaga Tall

Au Mali, l’inquiétude grandit autour du sort de Mountaga Tall, emmené par des individus armés non identifiés au début du mois. Sa famille a décidé d’engager des poursuites judiciaires pour faire toute la lumière sur cette disparition. Cette situation rappelle étrangement l’interpellation de Maître Guy Hervé Kam au Burkina Faso en début d’année, ce dernier étant poursuivi pour complot contre la sûreté de l’État.

Ces deux dossiers présentent des similitudes troublantes : des arrestations opaques, un manque de transparence officielle et une forte mobilisation sur les réseaux sociaux. Ils illustrent le conflit latent entre les impératifs de sécurité nationale et la préservation des libertés publiques dans la région sahélienne.

Vives tensions en RDC sur la révision constitutionnelle

En République démocratique du Congo, le projet de réforme de la loi fondamentale de 2006 continue de diviser profondément. Ejiba Yamapia, figure religieuse influente, milite pour une refonte totale du texte, qu’il juge inadapté au développement et à la souveraineté du pays. Il prône un régime plus présidentiel basé sur un consensus national plutôt que sur des calculs partisans.

Cette position suscite l’indignation d’une partie de la classe politique. L’opposition dénonce une manœuvre visant à faciliter un troisième mandat pour Félix Tshisekedi, accusant certains leaders religieux de se transformer en soutiens politiques du pouvoir en place au détriment de l’intérêt général.

Hommage à Hamad Kalkaba Malboum, figure majeure du sport africain

Le monde du sport est en deuil suite au décès du colonel Hamad Kalkaba Malboum à l’âge de 75 ans, à Yaoundé. Le défunt dirigeait la Confédération africaine d’athlétisme et le Comité olympique du Cameroun. Ses pairs saluent la mémoire d’un bâtisseur infatigable qui a lutté pour que l’Afrique soit reconnue comme une puissance sportive autonome sur la scène internationale.

Pour ses proches collaborateurs, sa disparition marque la fin d’une époque. Il restera comme l’un des derniers grands dirigeants convaincus que le continent ne devait pas seulement être un vivier de talents, mais une force organisée et respectée dans les instances mondiales.