Argentine suisse : l’albiceleste peut-elle confirmer sa supériorité à la coupe du monde 2026 ?

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Coupe du Monde 2026

Argentine-Suisse : l’Albiceleste peut-elle confirmer sa supériorité à la Coupe du monde 2026 ?

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Alors que les quarts de finale opposent l’Argentine à la Suisse ce dimanche à 3h, l’Albiceleste aborde ce choc avec une réputation de résilience inébranlable. Après des matchs haletants contre le Cap-Vert et l’Égypte, la question se pose : cette équipe est-elle devenue insubmersible ?

Le mardi précédent à Atlanta, l’Argentine se retrouve dos au mur face à l’Égypte. Menée 2-0 à la 79e minute, l’équipe de Lionel Messi semble prête à quitter la compétition. Mais le génie argentin opère : un centre parfait de la Pulga permet à Cristian Romero d’égaliser (79e), avant qu’Enzo Fernandez ne scelle la victoire dans les arrêts de jeu (90e+3). Messi, en larmes, incarne la combativité d’un groupe qui refuse de baisser les bras.

Ce scénario épique succède à une qualification tout aussi dramatique trois jours plus tôt. Face au Cap-Vert, classé 64e mondial, l’Argentine se retrouve menée à deux reprises avant de l’emporter en prolongations (3-2 a.p). Entre les crampes des joueurs et les arrêts décisifs du gardien, la solidité mentale des champions en titre impressionne.

Leur force ? Une personnalité et un tempérament hors norme. Pour Franck Leboeuf, champion du monde 1998, c’est leur « point fort ». « Cette solidarité peut faire la différence contre n’importe quelle équipe », souligne-t-il. Une analyse partagée par Jérôme Rothen, qui salue leur capacité à renverser les situations les plus compromises.

La garra argentine, une philosophie de combat

Au cœur de la culture footballistique argentine, la « garra » – cette ténacité qui pousse à se battre jusqu’au bout – est devenue l’ADN de l’équipe. Les supporters et la presse nationale en font l’éloge après chaque victoire improbable. « La résilience ne s’achète pas, elle se vit », rappelle le quotidien sportif Olé, soulignant que l’Argentine « souffre, se bat et n’abandonne jamais ».

Souleymane Diawara, ancien international sénégalais, apporte un regard plus nuancé. « Une équipe visant un doublé ne doit pas trembler face à des nations comme le Cap-Vert ou l’Égypte », rappelle-t-il. Pourtant, ni la Suisse en quarts, ni l’Angleterre ou la Norvège en demies ne semblent en mesure de stopper l’Argentine selon Éric Di Meco. « Leur tableau est ouvert jusqu’à la finale. Ce n’est pas l’équipe que je préfère, mais la recette fonctionne », confie-t-il. Et pour cause : l’Argentine détient le record de prolongations en Coupe du monde (12), avec dix victoires dans ce format.

Une équipe plus forte qu’en 2022 ?

Le titre mondial obtenu au Qatar en 2022 reposait déjà sur des succès étriqués. Hormis Angel Di Maria, retraité, le noyau dur de 2022 est préservé. « Dès les premiers matchs, je me suis dit que ça tenait autant la route qu’en 2022 », confie Franck Leboeuf. Selon Jérôme Rothen et Éric Di Meco, l’Argentine serait même « plus forte qu’au Qatar ».

Cette progression s’explique par l’expérience accumulée et la forme actuelle de ses leaders. « Messi est plus fort qu’à la dernière Coupe du monde », estime Di Meco. Avec huit buts marqués depuis le début du tournoi, le capitaine argentin porte une équipe qui a trouvé le chemin des filets à chaque match. Cependant, Souleymane Diawara met en garde : « Messi ne pourra pas éternellement sauver l’Argentine. Le jour où il est neutralisé, l’équipe explosera. » Malgré les critiques, tout un pays rêve d’un deuxième titre consécutif.