Auteur/autrice : nigeractu

  • Manchester United domine Nottingham Forest dans un duel spectaculaire et valide sa 3e place

    Manchester United domine Nottingham Forest dans un duel spectaculaire et valide sa 3e place

    Assurés de participer à la prochaine édition de la Ligue des champions, les joueurs de Manchester United ont consolidé leur place sur le podium ce dimanche. Au terme d’une rencontre riche en rebondissements à Old Trafford, les Red Devils ont disposé de Nottingham Forest (3-2) pour le compte de la 37e journée de Premier League.

    D'une superbe demi-volée, Luke Shaw a ouvert le score très tôt dans le match pour Manchester United. (S.Stacpoole/Presse Sports)

    Le club mancunien a rapidement imposé son rythme, confirmant ses bonnes dispositions actuelles. Face à une équipe de Nottingham Forest déjà maintenue mais encore affectée par son élimination européenne, les hommes de Michael Carrick ont immédiatement pris les devants grâce à une réalisation précoce de Luke Shaw.

    L’éclair de Luke Shaw et la maîtrise mancunienne

    Le défenseur international anglais a ouvert la marque dès la 4e minute de jeu. D’une demi-volée rasante parfaitement exécutée à l’entrée de la surface, il a retrouvé le chemin des filets pour la première fois en trois ans. Dominateurs, les locaux ont multiplié les assauts durant la première période sans parvenir à creuser l’écart, malgré plusieurs opportunités franches obtenues par Bryan Mbeumo.

    Au retour des vestiaires, Nottingham Forest a surpris le public en égalisant contre le cours du jeu. Sur un corner joué à deux, Morato a profité d’un marquage défaillant pour marquer de la tête (53e). La réponse de Manchester United ne s’est pas fait attendre, malgré une situation litigieuse. Après un contrôle du bras de Mbeumo dans la surface, non sanctionné par la VAR, Cunha a redonné l’avantage aux locaux seulement deux minutes plus tard (55e).

    Bruno Fernandes égale les records de Thierry Henry et Kevin De Bruyne

    Très remuant sur le front de l’attaque, Bryan Mbeumo a finalement été récompensé à la 76e minute en reprenant victorieusement un centre puissant délivré par Bruno Fernandes. Grâce à cette 20e passe décisive de la saison, le milieu de terrain portugais égale le record historique détenu par Thierry Henry et Kevin De Bruyne en Premier League.

    Bien que Gibbs-White ait réduit le score pour Nottingham à la 78e minute, Manchester United a su conserver son avance jusqu’au coup de sifflet final. La dernière journée de championnat verra les Red Devils se déplacer à Brighton dimanche prochain, offrant une ultime chance à Bruno Fernandes de s’emparer seul du record de passes décisives. De son côté, Nottingham Forest clôturera sa saison à domicile face à Bournemouth.

  • Coopération Algérie-Tchad : une alliance stratégique renforcée

    Coopération Algérie-Tchad : une alliance stratégique renforcée

    coopération Algérie-Tchad : une alliance stratégique renforcée

    Le parcours universitaire de nombreux cadres tchadiens en Algérie et les liens humains forgés au fil des décennies illustrent l’ancrage profond des relations entre les deux pays.

    Représentants algériens et tchadiens lors d'une rencontre officielle

    Les liens tissés entre l’Algérie et le Tchad dépassent les simples échanges diplomatiques. Ils s’appuient sur une histoire commune marquée par l’entraide, la formation des élites et des projets concrets au service du développement régional.

    Une dynamique partenariale en pleine expansion

    Ces dernières années, les relations entre Alger et N’Djamena ont connu une accélération notable, visible à travers les déplacements réguliers des dirigeants des deux pays et leur volonté commune de consolider les échanges politiques, économiques et sécuritaires. Plusieurs accords ont été signés, couvrant des secteurs clés comme les infrastructures, le commerce, la formation professionnelle, l’énergie et la gestion des frontières.

    Parmi les avancées majeures figure l’engagement algérien dans la réalisation de la route transsaharienne. Ce projet phare vise à relier l’Afrique du Nord à l’Afrique subsaharienne, offrant au Tchad un accès direct à la Méditerranée via l’Algérie. Ce corridor logistique promet de dynamiser les échanges commerciaux, d’améliorer la mobilité des personnes et des marchandises, tout en dynamisant les zones frontalières et sahariennes.

    Un héritage historique porteur d’avenir

    Les racines de cette coopération remontent aux années 1960, après l’indépendance du Tchad. L’Algérie a alors joué un rôle clé en soutenant la jeune nation dans la formation de ses cadres. Des centaines d’étudiants tchadiens ont pu étudier dans les universités algériennes, bénéficiant de bourses et de programmes adaptés aux besoins du pays. Médecine, ingénierie, économie, droit : ces formations ont permis de bâtir une génération de professionnels tchadiens, aujourd’hui aux commandes de l’État, de l’armée, du secteur privé et des institutions.

    Cette politique éducative n’était pas un simple geste d’assistance, mais une stratégie à long terme. Les anciens étudiants formés en Algérie occupent aujourd’hui des postes stratégiques, renforçant ainsi les liens entre les deux nations. Beaucoup gardent une reconnaissance profonde envers leur expérience algérienne, qui a forgé à la fois leurs compétences et leur vision du développement.

    Une vision partagée pour le Sahel et l’Afrique centrale

    Le Tchad mise sur cette coopération pour diversifier ses partenariats et réduire sa dépendance envers certains axes géopolitiques traditionnels. De son côté, l’Algérie cherche à étendre son influence dans une région confrontée à des défis sécuritaires et économiques majeurs. La route transsaharienne incarne cette ambition : créer un axe de développement reliant l’Afrique du Nord à l’Afrique subsaharienne, tout en consolidant la stabilité régionale.

    Les échanges universitaires, autrefois centrés sur la formation des élites, s’élargissent désormais à des domaines comme la lutte contre l’extrémisme, la gestion des migrations ou encore le développement rural. Cette approche intégrée reflète une volonté de répondre aux enjeux actuels du Sahel et de l’Afrique centrale.

    Un modèle de coopération Sud-Sud

    L’Algérie a toujours placé la solidarité africaine au cœur de sa diplomatie. Dès son indépendance, elle a soutenu les mouvements de libération et les jeunes États africains, en misant sur la formation des compétences locales. Cette politique a permis à Alger de gagner la confiance de nombreux pays, dont le Tchad, où son rôle a été déterminant dans la construction des institutions post-indépendance.

    Aujourd’hui, les défis communs – sécurité, développement économique, éducation – offrent une nouvelle opportunité de renforcer cette alliance. Les relations entre l’Algérie et le Tchad ne sont plus seulement une question de proximité géographique ou d’intérêts immédiats, mais un véritable partenariat stratégique, ancré dans l’histoire et tourné vers l’avenir.

    Cette coopération, à la fois humaine et institutionnelle, constitue un exemple de coopération Sud-Sud, où l’entraide et les échanges de savoir-faire permettent de construire des solutions durables face aux défis du XXIe siècle.

  • La France dénonce la loi anti-LGBT+ du Sénégal à l’ONU

    La France dénonce la loi anti-LGBT+ du Sénégal à l’ONU

    Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé sur X une initiative diplomatique forte : la France va soumettre au Conseil des droits de l’homme de l’ONU une résolution visant à interdire la criminalisation des personnes LGBT+ à travers le monde. Cette annonce survient dans un contexte régional particulièrement tendu, deux mois après l’adoption par le Sénégal d’une loi alourdissant les peines contre l’homosexualité, et alors qu’un ressortissant français est détenu à Dakar en application de ce texte.

    Une loi sénégalaise qui alimente les tensions diplomatiques

    Le 11 mars 2026, l’Assemblée nationale sénégalaise a adopté à l’unanimité une loi durcissant les sanctions contre les actes dits « contre nature ». Promulguée le 30 mars suivant, cette réforme porte la peine maximale d’emprisonnement de cinq à dix ans et multiplie par dix le montant des amendes, désormais plafonnées à dix millions de francs CFA. Le texte, porté par le Premier ministre Ousmane Sonko, instaure en outre un délit pénal pour toute promotion, soutien ou financement de l’homosexualité, de la bisexualité ou de la transidentité, justifié par le gouvernement comme une mesure de souveraineté nationale.

    Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU avait déjà alerté Dakar sur les risques de violation des engagements internationaux pris par le pays. Peu après la promulgation, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères Pascal Confavreux avait exprimé la préoccupation de Paris, avant que Jean-Noël Barrot ne discute directement de ce sujet avec son homologue sénégalais Cheikh Niang lors d’un entretien au Quai d’Orsay.

    Un Français emprisonné au Sénégal

    Depuis le 14 février 2026, un citoyen français est détenu à Dakar pour des faits relevant de la nouvelle législation. Les autorités consulaires françaises ont effectué quatre visites en détention pour s’assurer de son état de santé et de ses conditions de détention, tout en maintenant un contact régulier avec sa famille. Par ailleurs, un tribunal dakarois a condamné, le 10 avril 2026, un jeune homme né en 2002 à six ans de prison ferme pour des actes similaires, illustrant la sévérité accrue des sanctions.

    Selon les données du ministère français des Affaires étrangères, 62 pays dans le monde criminalisent encore les relations homosexuelles consensuelles, dont onze appliquent la peine de mort. La date de présentation de la résolution française au Conseil des droits de l’homme à Genève reste pour l’instant inconnue.

  • Ousmane sonko ovationné lors d’une marche populaire à Dakar

    Ousmane sonko ovationné lors d’une marche populaire à Dakar

    Ousmane Sonko acclamé par une foule enthousiaste lors d’une grande marche à Dakar

    Vêtu d’une tenue immaculée, Ousmane Sonko, leader du parti Pastef et actuel Premier ministre du Sénégal, a été chaleureusement accueilli ce dimanche par des centaines de militants en liesse. L’événement s’inscrit dans le cadre d’une grande randonnée pédestre organisée par la coordination départementale de son mouvement politique.

    Une mobilisation massive et des slogans engagés

    Dès son arrivée, Ousmane Sonko a été salué par une foule en effervescence, scandant à plusieurs reprises « Sonko Président ». Il a ensuite pris part à un bain de foule très apprécié, échangeant avec ses partisans dans une ambiance festive et solidaire.

    Parmi les personnalités présentes figuraient des figures majeures du parti, dont le maire de Dakar, Abass Fall, ainsi que le ministre de l’Enseignement supérieur, Daouda Ngom. La marche a débuté depuis la place de la Nation et doit s’achever au rond-point Jet d’eau.

    Un événement porteur de sens politique

    Cette initiative, intitulée « Dakar en marche derrière le Pros », a pour objectif de mettre en avant la participation citoyenne et l’action collective pacifique. Elle vise également à renforcer la cohésion autour du projet politique porté par Ousmane Sonko, dans la perspective du congrès électif prévu le 6 juin 2026.

    Cette grande marche s’inscrit comme un moment clé pour mobiliser les bases du parti et consolider l’unité avant les échéances électorales à venir. Une démonstration de force qui a marqué les esprits dans la capitale sénégalaise.

    Marche de Dakar : Ousmane Sonko accueilli par des centaines de partisans en liesse
  • Alghabass Ag Intalla : qui compose son entourage à Kidal ?

    Alghabass Ag Intalla : qui compose son entourage à Kidal ?

    Alghabass Ag Intalla, figure centrale à Kidal.

    Depuis quelques semaines, Alghabass Ag Intalla s’impose comme une personnalité incontournable à Kidal, au Mali. Son ascension rapide soulève de nombreuses interrogations sur l’avenir de la région. Qui compose son premier cercle de confiance ? Quels sont les acteurs clés qui l’entourent dans cette phase décisive ?

    Les jihadistes, partenaires stratégiques de l’ombre

    Parmi les alliés les plus influents d’Alghabass Ag Intalla figurent des groupes armés jihadistes. Ces derniers jouent un rôle central dans la dynamique locale, notamment en matière de sécurité et de contrôle territorial. Leur collaboration avec le nouveau maître de Kidal semble scellée par des intérêts communs, bien que leur alliance reste fragile.

    Les ex-militaires, des alliés aux parcours contrastés

    D’anciens militaires, autrefois intégrés aux forces de défense maliennes, se trouvent aujourd’hui aux côtés d’Alghabass Ag Intalla. Leur expertise militaire représente un atout majeur pour consolider son pouvoir. Certains ont choisi de rejoindre son camp après avoir été marginalisés ou exclus des institutions étatiques.

    Les notables touareg, garants de la légitimité locale

    Le soutien des notables touareg constitue un pilier essentiel pour Alghabass Ag Intalla. Leur influence traditionnelle et leur ancrage dans les communautés locales renforcent sa crédibilité. Ces figures historiques, souvent issues de grandes familles touarègues, apportent une légitimité indispensable dans une région marquée par des décennies de tensions.

    Des personnalités clés à ne pas sous-estimer

    • Iyad Ag Ghaly : Une figure majeure du jihadisme au Sahel, dont les liens avec Alghabass Ag Intalla sont souvent évoqués.
    • Bilal Ag Acherif : Ancien dirigeant d’une rébellion touarègue, il incarne une partie de l’histoire politique de la région.
    • Assimi Goïta : Le chef de l’État malien, dont les relations avec Kidal et ses nouveaux dirigeants restent à observer.

    L’équilibre entre ces différents acteurs déterminera la stabilité future de Kidal. Leur collaboration, bien que complexe, pourrait redéfinir les rapports de force dans le nord du Mali.

  • Moussa balla fofana relance la lutte contre la mendicité des talibés au Sénégal

    Moussa balla fofana relance la lutte contre la mendicité des talibés au Sénégal

    Lors d’une visite officielle à Diourbel, au cœur du Sénégal, le ministre Moussa Balla Fofana a remis sur le devant de la scène un sujet brûlant qui agite les politiques publiques depuis des années : la mendicité des enfants talibés. À ses yeux, cette problématique incarne l’une des questions les plus complexes de la société sénégalaise, révélant les tensions entre enjeux sociaux, religieux et obligations régaliennes. L’exécutif semble ainsi décidé à reprendre en main un dossier où chaque avancée exige un savant dosage.

    Diourbel, terrain symbolique du débat sur la mendicité des talibés

    La région de Diourbel, située à proximité de Touba et cœur historique de la confrérie mouride, concentre une forte concentration de daaras, ces institutions coraniques traditionnelles. Ces établissements accueillent des milliers d’enfants, souvent issus de zones rurales ou de pays voisins, qui se retrouvent contraints de mendier quotidiennement pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs maîtres. Cette pratique, ancrée dans un système éducatif et religieux, soulève des dilemmes majeurs pour l’État : comment concilier respect des traditions, protection des mineurs et application stricte des lois ?

    En abordant ce sujet épineux, Moussa Balla Fofana rappelle les défis auxquels sont confrontées les autorités. Chaque intervention publique sur ce thème se heurte à des réalités multiples : la vénération des confréries, le rôle social des maîtres coraniques, et l’impérieuse nécessité de soustraire les enfants à l’exploitation et aux dangers des rues. Malgré les multiples promesses gouvernementales de retirer ces mineurs de la voie publique, la pratique persiste, reflétant l’ampleur des obstacles structurels.

    Un défi multidimensionnel pour l’État sénégalais

    Le ministre a souligné le caractère profondément ancré de ce phénomène. Derrière la mendicité des talibés se cachent des problématiques bien plus larges : la précarité économique des zones rurales, les migrations internes, la gestion des daaras, et la protection de l’enfance. Depuis les années 2000, les gouvernements successifs ont promis de moderniser ces écoles coraniques, mais les avancées restent limitées. Bien que des textes juridiques, comme le code de protection de l’enfance ou les lois réprimant la mendicité forcée, existent, leur mise en œuvre se heurte souvent à des rapports de force locaux.

    Pour les nouvelles autorités issues du scrutin de 2024, ce dossier représente un véritable test politique. Le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye a placé le redressement social au cœur de son action, avec une attention particulière portée à la jeunesse, à la formation et à la dignité des familles. S’attaquer frontalement à la mendicité des talibés revient à bousculer un équilibre fragile, que peu de régimes ont osé remettre en cause. Les défenseurs des droits de l’enfant alertent régulièrement sur les conditions de vie dans certains daaras urbains, où s’entassent des enfants dans des conditions insalubres, soumis à des violences et privés de soins médicaux, comme l’ont révélé de nombreux rapports d’ONG ces dernières années.

    Quelles solutions immédiates pour enrayer ce fléau ?

    Les déclarations du ministre, prononcées devant les acteurs locaux, laissent entrevoir des mesures concrètes en préparation. Trois axes principaux émergent des plans gouvernementaux : la modernisation et la régulation des daaras, un contrôle renforcé des flux d’enfants éloignés de leur foyer, et un accompagnement socio-économique des familles les plus vulnérables, souvent à l’origine de l’enrôlement des talibés. La réussite de ces initiatives dépendra de la capacité des autorités à engager un dialogue constructif avec les responsables religieux, notamment les figures influentes de Touba, Tivaouane et Médina Baye, sans pour autant rompre le dialogue.

    Le financement de ces mesures reste un point d’interrogation. La prise en charge des enfants de la rue, leur scolarisation et leur alimentation dans des daaras réformés exigent des ressources stables et une coordination interministérielle efficace, impliquant les ministères de l’Éducation, des Affaires sociales, de l’Intérieur et de la Justice. Sans une gouvernance centralisée et pérenne, les opérations ponctuelles de retrait des enfants des rues, déjà expérimentées à Dakar, se soldent invariablement par un retour des mineurs à la mendicité en l’espace de quelques semaines.

    Le déplacement de Moussa Balla Fofana à Diourbel marque une volonté de territorialiser le débat, loin des seuls cercles décisionnels de la capitale. L’enjeu désormais est de transformer cette mobilisation en une feuille de route concrète, attendue aussi bien par les organisations de défense des droits de l’enfant que par les familles concernées. Le ministre a d’ailleurs annoncé la poursuite des consultations avec les acteurs locaux pour concrétiser ces ambitions.

  • Laurent gbagbo et l’avenir du ppa-ci en Côte d’Ivoire : entre incertitudes et stratégies

    Laurent gbagbo et l’avenir du ppa-ci en Côte d’Ivoire : entre incertitudes et stratégies

    Une transition politique sous haute tension en Côte d’Ivoire

    Les regards se tournent vers Abidjan alors que les spéculations sur l’avenir du Parti pour le Progrès et la Démocratie (PPA-CI) s’intensifient. Laurent Gbagbo, figure historique de la politique ivoirienne, maintient une position floue concernant la passation du leadership au sein de son parti. Cette situation alimente les débats au sein de la classe politique et parmi les observateurs.

    Les enjeux d’une succession non clarifiée

    Le PPA-CI, parti fondé par Laurent Gbagbo après son retour au pays, reste un acteur clé du paysage politique ivoirien. Pourtant, l’absence de communication officielle sur sa succession crée des tensions internes. Plusieurs cadres du parti expriment des divergences quant à la stratégie à adopter pour assurer la pérennité du mouvement.

    Les rumeurs évoquent des noms de potentiels successeurs, mais Laurent Gbagbo n’a pas encore tranché. Cette indécision pourrait fragiliser l’unité du parti à l’approche des prochaines échéances électorales.

    Un parti face à ses responsabilités

    Le PPA-CI doit relever un défi de taille : concilier héritage politique et modernisation. Certains militants plaident pour un renouvellement générationnel, tandis que d’autres insistent sur la nécessité de conserver les valeurs fondatrices du parti. Laurent Gbagbo, bien que toujours influent, semble hésiter à officialiser un choix qui pourrait diviser ses soutiens.

    Les observateurs soulignent que cette période d’incertitude pourrait être exploitée par les adversaires politiques pour affaiblir le parti. Une transition mal maîtrisée risquerait de compromettre ses ambitions pour les prochaines années.

    Les réactions des acteurs politiques

    Les réactions au sein de l’échiquier politique ivoirien sont contrastées. Certains partis rivaux voient dans cette situation une opportunité pour renforcer leur position, tandis que d’autres appellent à la patience et à la cohésion. Laurent Gbagbo, quant à lui, reste discret, laissant planer le mystère sur ses intentions réelles.

    Les militants du PPA-CI attendent des signaux clairs pour se mobiliser efficacement. Sans une vision partagée, le parti pourrait perdre en cohérence et en efficacité sur la scène nationale.

  • Laurent Gbagbo conserve la tête du PPA-CI après un congrès historique

    Laurent Gbagbo conserve la tête du PPA-CI après un congrès historique

    Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a organisé son tout premier congrès ordinaire le 14 mai 2026 dans l’enceinte du Palais de la Culture de Treichville, à Abidjan. Cet événement politique majeur a abouti à la reconduction de Laurent Gbagbo à la présidence du parti, tout en s’accompagnant d’une vague de sanctions disciplinaires à l’encontre de plusieurs cadres et militants.

    Une reconduction symbolique pour un parti en quête d’unité

    À l’âge de 81 ans, Laurent Gbagbo a été plébiscité par acclamation, devant une assemblée de près de 3 000 congressistes. Cette décision s’inscrit dans la continuité des recommandations émises par le Comité central du PPA-CI, qui a jugé nécessaire de maintenir à sa tête le leader historique du parti. Fondé en octobre 2021, le PPA-CI mise désormais sur cette reconduction pour renforcer sa position au sein de l’opposition ivoirienne avant les prochaines consultations électorales.

    Une restructuration interne pour une discipline renforcée

    Ce congrès a également servi de cadre à une profonde refonte des structures internes du parti. Plusieurs responsables ont été sanctionnés pour avoir contrevenu aux directives établies lors des élections législatives et présidentielle de 2025.

    Parmi les mesures prises, trois cadres ont été exclus définitivement du parti : Awa Domelo, Fernand Ailé et Kanga Kwaku Antoine. Par ailleurs, 25 militants ont écopé de suspensions allant de 12 à 18 mois, dont Stéphane Kipré et Ouien George Armand, tous deux suspendus pour une durée de 18 mois.

    Les raisons des sanctions : discipline et cohésion avant tout

    Les sanctions infligées trouvent leur origine dans le soutien apporté par certains membres du parti à des candidatures dissidentes, malgré l’appel au boycott lancé par la direction du PPA-CI lors des derniers scrutins. Awa Domelo a particulièrement attiré les projecteurs : sa candidature avait été envisagée comme une solution de repli en raison des incertitudes juridiques entourant l’éligibilité de Laurent Gbagbo.

    Pour la direction du parti, ces mesures disciplinaires visent à affermir l’unité interne et à clarifier la ligne politique du PPA-CI à l’approche des prochaines échéances électorales.

    Un message fort dans un paysage politique en pleine mutation

    Ce congrès survient dans un contexte de recomposition politique en Côte d’Ivoire, où le parti au pouvoir, le RHDP, affiche une organisation solide. En affichant publiquement sa détermination, le PPA-CI entend réaffirmer le rôle central de Laurent Gbagbo dans la stratégie future du parti.

  • Mauritanie : 450 000 moutons en route vers le Sénégal pour Tabaski

    Mauritanie : 450 000 moutons en route vers le Sénégal pour Tabaski

    Un accord historique pour approvisionner Dakar malgré les tensions régionales

    Un protocole d’accord a été renouvelé entre Nouakchott et Dakar, garantissant la livraison de 450 000 moutons en provenance de Mauritanie pour la célébration de la Tabaski au Sénégal. Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par la dégradation de la sécurité au Mali, un partenaire traditionnel pour les approvisionnements en bétail de Dakar.

    Une solution face à l’insécurité au Mali

    Les tensions persistantes au Mali ont perturbé les flux habituels de bétail vers le Sénégal, poussant les autorités mauritaniennes et sénégalaises à renforcer leur collaboration. Alioune Kane, expert au sein du Groupement National des Associations Pastorales (GNAP), souligne : «Ce protocole existe depuis plusieurs années, mais cette année, le contingent a été revu à la hausse. Généralement, entre 460 000 et 500 000 moutons sont exportés vers le Sénégal. Cependant, l’insécurité au Mali a réduit les possibilités de passage par ce pays, rendant cette initiative encore plus cruciale.»

    Des mesures sécuritaires renforcées pour un approvisionnement fluide

    Pour assurer le bon déroulement de l’opération, les gouvernements des deux pays ont mis en place des dispositifs complets. Les éleveurs mauritaniens, déjà présents au Sénégal, bénéficient d’un accompagnement administratif, douanier et sanitaire. «Le Sénégal a pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir que cette livraison se déroule sans encombre», précise Kane.

    Un changement de route pour éviter les zones à risque

    Baba Hassan Sidi, responsable du GNAP dans la région de Néma, explique que les itinéraires traditionnels, passant par le Mali, ne sont plus sûrs. «Avant, les éleveurs des régions de Néma et Aïoun traversaient le Mali pour rejoindre Dakar. Aujourd’hui, ils doivent emprunter une nouvelle voie, en traversant le fleuve depuis la région du Trarza». Ce détour allonge significativement le trajet par camion, mais il est indispensable pour éviter les zones dangereuses.

    Une tradition séculaire préservée

    Malgré ces défis logistiques, les relations entre les peuples mauritanien et sénégalais restent solides. Les éleveurs, déjà sur place, profitent de cet accord pour maintenir les échanges commerciaux ancestraux. «Cette opération renforce les liens entre nos deux nations et montre notre capacité à nous adapter aux circonstances», ajoute Sidi.

  • Bassirou Diomaye Faye officialise la réforme du Code électoral au Sénégal

    Bassirou Diomaye Faye officialise la réforme du Code électoral au Sénégal

    Le Code électoral sénégalais vient d’être promulgué par Bassirou Diomaye Faye, devenant ainsi une loi applicable. Le président, en poste depuis avril 2024, a acté cette avancée majeure après son adoption par les députés, clôturant ainsi une phase législative scrutée par l’ensemble des acteurs politiques. La refonte des règles d’inéligibilité, point central du texte, a cristallisé de vifs débats au Parlement comme dans la société.

    Des critères d’inéligibilité redéfinis pour plus de clarté au Sénégal

    Le nouveau dispositif encadre avec davantage de rigueur les conditions de privation des droits civiques, les durées applicables et les recours possibles. Ces ajustements visent à encadrer strictement la composition des listes de candidats. Les autorités y voient une réponse aux litiges récurrents ayant marqué les dernières élections, notamment la présidentielle de février 2024 reportée puis organisée en mars. Cette clarification ambitionne de limiter les interprétations judiciaires divergentes qui ont, par le passé, suspendu des parcours politiques.

    Au Sénégal, l’inéligibilité est un sujet sensible. Plusieurs personnalités politiques, dont d’anciens prétendants à la présidence, ont vu leur candidature invalidée par des décisions de justice aux interprétations contrastées. En resserrant le cadre légal, le législateur cherche à réduire les zones d’ombre et à renforcer la transparence des validations par le Conseil constitutionnel.

    Une réforme impulsée par la majorité Pastef

    Ce texte s’inscrit dans la dynamique institutionnelle portée par la coalition au pouvoir, issue du parti Pastef d’Ousmane Sonko. Depuis les législatives anticipées de novembre 2024, qui ont conforté une majorité parlementaire solide pour le camp présidentiel, l’exécutif dispose d’une marge de manœuvre accrue pour mener à bien ses projets de révision du droit national. Le Code électoral s’ajoute aux réformes de la justice et à la modernisation de textes hérités des années précédentes.

    Pour les soutiens de Bassirou Diomaye Faye, cette réforme comble des lacunes ayant, selon eux, permis des exclusions perçues comme politiquement orientées. L’opposition, elle, observe avec méfiance les modalités d’application. Certains craignent que les nouveaux seuils et critères ne soient détournés pour écarter des candidats critiques ou dissidents, limitant ainsi la diversité politique.

    Un impact direct sur les prochaines élections

    L’entrée en vigueur du texte signifie que les nouvelles règles s’appliqueront dès les prochains scrutins, à commencer par les élections locales prévues dans les mois à venir. Les formations politiques devront adapter leurs stratégies de désignation en conséquence. Les experts juridiques soulignent que la cohérence du dispositif avec la Constitution de 2001, plusieurs fois révisée, sera évaluée par la haute juridiction lors des premiers contentieux.

    Sur le plan politique, cette réforme marque une volonté de rompre avec le cycle institutionnel précédent, associé à l’ère Macky Sall. Le gouvernement actuel cherche à ancrer une gouvernance plus prévisible, où l’accès à la compétition électorale ne dépendrait plus, selon ses promoteurs, de décisions opaques. L’efficacité de ce cadre juridique restera à prouver dans la pratique.

    Un exemple pour l’Afrique de l’Ouest

    Dans une région africaine marquée par des bouleversements institutionnels au Mali, au Burkina Faso et au Niger, le Sénégal maintient une tradition de scrutins pluralistes malgré les tensions de 2023 et 2024. La sécurisation juridique du processus électoral renforce cette position, alors que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) traverse une crise majeure depuis le retrait des trois pays sahéliens.

    Les prochains mois révéleront si cette réforme parvient à apaiser les tensions ou, au contraire, en génère de nouvelles. Le décret de promulgation a été signé par le chef de l’État peu après son adoption par le Parlement.

  • Match Nantes toulouse en direct chaîne tv et horaire ligue 1

    Match Nantes toulouse en direct chaîne tv et horaire ligue 1

    Nantes contre Toulouse : où et quand suivre le match décisif en direct ?

    Affiche du match Nantes Toulouse en direct en Ligue 1

    Le FC Nantes accueille le Toulouse FC dans un match sans enjeu sportif pour les Canaris, mais chargé d’émotion. Officiellement relégué en Ligue 2, le club de Loire-Atlantique doit dire au revoir à l’élite du football français ce dimanche 17 mai. Voici toutes les infos pratiques pour ne rien manquer de cette rencontre historique.

    Nantes-Toulouse : un duel sous le signe des adieux en Ligue 1

    Ce match s’annonce comme un moment particulier pour le FC Nantes. Avec seulement 23 points au compteur après une saison difficile, les Canaris n’ont jamais réussi à se sortir de la zone rouge. Leur défaite face au RC Lens (0-1) a scellé leur sort : la relégation en Ligue 2 est désormais officielle. Pour les supporters, ce sera l’occasion de rendre hommage à un club qui devra désormais tout reconstruire.

    De son côté, le Toulouse FC aborde cette rencontre avec plus de sérénité. Les Violets, actuellement 10èmes avec 44 points, viennent de s’imposer 2-1 contre l’Olympique Lyonnais grâce à des buts de Dayann Mahele et Warren Kamanzi. Seul bémol pour eux : le milieu Aron Donnum, expulsé lors de ce dernier match, sera absent à Nantes en raison d’une suspension.

    Comment regarder Nantes-Toulouse en direct à la télévision ?

    La rencontre entre Nantes et Toulouse sera diffusée en direct et en exclusivité sur Ligue 1+ 8, ce dimanche 17 mai à 21h au stade de la Beaujoire. Voici les différentes options pour accéder à ce match :

    • Via DAZN : deux formules sont proposées. La première, à 16,99 € par mois avec engagement d’un an, et la seconde, plus flexible, à 21,99 € par mois sans engagement.
    • Via RMC Sport : l’offre digitale incluant Ligue 1+ est disponible à partir de 19 € par mois avec engagement d’un an, ou 24 € sans engagement.

    Ces plateformes permettent de suivre l’ensemble des matchs de Ligue 1 en direct, offrant ainsi une solution complète pour les passionnés de football.

    Ne manquez pas ce rendez-vous chargé d’émotion, où Nantes effectuera ses adieux à la Ligue 1 en direct à la télévision.

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    Match om rennes en direct : chaîne et horaire de diffusion à ne pas manquer

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    Match om rennes en direct : chaîne et horaire de diffusion à ne pas manquer

    match om rennes en direct : chaîne et horaire de diffusion

    Le Stade Vélodrome s’apprête à vibrer ce dimanche soir pour un affrontement décisif entre l’Olympique de Marseille et le Stade Rennais. Dans cette 34e journée de Ligue 1, l’enjeu est colossal : une place européenne se joue à chaque minute. Voici comment ne rien manquer de ce choc programmé à 21h.

    Où et quand suivre ce match en direct ?

    • Date et heure : dimanche 17 mai à 21h
    • Rencontre : Olympique de Marseille vs Stade Rennais
    • Diffusion : en exclusivité sur Ligue 1+ 2, en multiplex avec OL-Lens et Paris FC-PSG

    Pour accéder à cette confrontation du Stade Vélodrome, deux options s’offrent aux supporters :

    • Ligue 1+ avec DAZN : abonnement à 16,99 €/mois (engagement d’un an) ou 21,99 €/mois (sans engagement)
    • Ligue 1+ avec RMC Sport : abonnement à 19 €/mois (engagement d’un an) ou 24 €/mois (sans engagement)

    OM-Rennes : un duel à couteaux tirés pour l’Europe

    Avec seulement 56 points, l’OM est actuellement 6e du classement. Une victoire face au Havre (1-0) grâce à Mason Greenwood (55e) a maintenu un mince espoir, mais les Phocéens savent qu’une erreur pourrait les priver de compétition européenne. Si Monaco l’emporte en parallèle, une défaite marseillaise serait rédhibitoire.

    Du côté des Rennais, la situation est tout autre. Cinquièmes avec 59 points, les Bretons ont enchaîné avec un succès face au Paris FC (2-1) en seulement deux minutes, grâce à Esteban Lepaul et Breel Embolo. Avec un point de retard sur l’Olympique Lyonnais et deux sur Lille, une victoire au Vélodrome pourrait propulser Rennes sur le podium.

    Les tensions sont palpables. Habib Beye, entraîneur de l’OM, a dénoncé « des mensonges qui ne visent pas l’OM, mais […] l’homme Habib Beye » lors d’une conférence de presse, évoquant des polémiques autour de la mise au vert à la Commanderie.

    Comment accéder à Ligue 1+ pour ne rien manquer du match ?

    Pour suivre en direct cette affiche du dimanche soir, il suffit de souscrire à Ligue 1+ 2, accessible via deux plateformes :

    • DAZN : offre flexible (16,99 €/mois avec engagement ou 21,99 €/mois sans)
    • RMC Sport : formule digitale à 19 €/mois (engagement) ou 24 €/mois (sans)

    Une occasion unique de vivre ce choc du Vélodrome, où chaque action pourrait faire basculer la saison.