Auteur/autrice : nigeractu

  • Moscou désigne un nouveau représentant à Cotonou

    Moscou désigne un nouveau représentant à Cotonou

    La Russie installe un nouveau chef de mission diplomatique au Bénin

    Le Kremlin officialise un changement à la tête de son ambassade à Cotonou. Par un décret présidentiel daté du 21 juillet 2026, Vladimir Poutine a nommé Mikhaïl Alekseïevitch Golovanov au poste d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire. Ce diplomate remplace Igor Evdokimov, qui occupait ce poste depuis près d’une décennie.

    Vladimir Poutine, président de la Russie

    Un diplomate aguerri à la tête de la représentation russe

    Diplômé de l’Institut d’État des relations internationales de Moscou (MGIMO) en 1982, Mikhaïl Golovanov dispose d’une expertise solide sur le continent africain. Son parcours diplomatique l’a conduit à servir dans plusieurs pays africains, dont Madagascar, la République du Congo et la Côte d’Ivoire.

    Avant sa nomination à Cotonou, il occupait les fonctions d’ambassadeur de Russie à Djibouti, tout en assurant une représentation non résidente en Somalie. Depuis 2022, il détient le rang d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, une reconnaissance de son expérience en matière de diplomatie internationale.

    Une volonté de renforcer les liens avec le Bénin

    Cette nouvelle affectation s’inscrit dans une dynamique plus large de redéploiement des missions diplomatiques russes en Afrique. Moscou souhaite consolider ses partenariats avec les États africains, notamment dans les domaines politique, économique et sécuritaire.

    L’arrivée de Mikhaïl Golovanov à la tête de la représentation diplomatique russe à Cotonou marque ainsi un nouveau chapitre dans les relations bilatérales entre la Russie et le Bénin.

  • Candidature commune a la can 2032 : l’AES mise sur le sport face aux défis sécuritaires

    Candidature commune a la can 2032 : l’AES mise sur le sport face aux défis sécuritaires

    Une ambition régionale qui s’affiche malgré des réalités troublantes

    Les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont officialisé leur candidature conjointe pour organiser la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2032. Portée par l’Alliance des États du Sahel (AES), cette démarche vise à incarner une dynamique d’unité et de coopération entre les trois nations. Pourtant, derrière cette volonté affichée d’intégration panafricaine se cache une équation complexe : ces pays, confrontés à une insécurité endémique, peuvent-ils garantir les conditions nécessaires à la tenue d’un tel événement ?

    Une CAN n’est pas qu’une compétition sportive. Elle exige un cadre où chaque acteur – joueurs, officiels, journalistes, supporters – puisse évoluer sans crainte. Or, au Burkina Faso, au Mali et au Niger, les attaques quotidiennes contre les civils et les forces de sécurité, ainsi que l’emprise croissante de groupes armés sur certains territoires, posent une question légitime : comment garantir la sécurité d’un tel rassemblement ?

    L’insécurité, un frein majeur à la crédibilité du projet

    Les coups d’État successifs qui ont installé les régimes militaires dans ces trois pays avaient pour objectif affiché de rétablir l’ordre et de reprendre le contrôle des zones sous influence jihadiste. Pourtant, plusieurs années après ces transitions, les violences persistent. Les rapports d’attaques, de prises d’otages et de destructions d’infrastructures se multiplient, tandis que des régions entières restent sous la menace constante de groupes armés. Dans ce contexte, l’idée d’accueillir une CAN, synonyme d’afflux massif de visiteurs étrangers, semble, pour certains, déconnectée des urgences nationales.

    Les populations locales, déjà soumises à des restrictions de déplacement et à des conditions de vie précaires, attendent avant tout des autorités qu’elles assurent leur sécurité au quotidien. Pour beaucoup, la priorité n’est pas d’organiser un événement sportif de grande envergure, mais de prouver, par des actes concrets, que l’État a repris le contrôle du terrain.

    Des défis logistiques et économiques colossaux

    Au-delà de la sécurité, une CAN impose des exigences logistiques et infrastructurelles sans précédent. Il faut des stades modernes, des réseaux routiers et aéroportuaires fiables, un parc hôtelier adapté, des structures médicales renforcées et un dispositif sécuritaire à toute épreuve. Or, ces trois pays, déjà engagés dans une guerre coûteuse contre l’insécurité, doivent arbitrer entre des dépenses prioritaires et des investissements d’envergure pour un événement dont la tenue reste incertaine.

    Les partenaires internationaux – fédérations, sponsors, diffuseurs – attendent des garanties solides avant de s’engager. Toute instabilité, toute faille dans la sécurité ou toute incertitude politique pourrait dissuader les acteurs clés et compromettre la viabilité de la candidature. Dans ce jeu, la crédibilité des États de l’AES sera mise à l’épreuve bien au-delà des déclarations officielles.

    Un projet mobilisateur, mais sous conditions

    Une candidature à la CAN peut, à terme, devenir un levier de développement et de rayonnement. Elle pourrait stimuler les investissements, moderniser les infrastructures et renforcer la cohésion sociale. Pourtant, son succès dépendra avant tout de la capacité des trois pays à surmonter leurs défis actuels. Les promesses des régimes militaires doivent désormais se traduire par des résultats tangibles : restauration de la sécurité, stabilisation des territoires, et amélioration des conditions de vie des citoyens.

    Pour l’heure, le débat reste ouvert. Faut-il d’abord prouver que le Sahel peut garantir la sécurité de ses habitants avant de s’engager dans l’organisation d’un événement planétaire ? La question divise, mais une chose est sûre : l’ambition sportive ne suffira pas à convaincre si elle n’est pas accompagnée de preuves tangibles de progrès. L’AES a lancé un pari audacieux, mais son issue dépendra de sa capacité à transformer ses défis en opportunités – et non en obstacles.

  • Ferran torres vers le psg : un départ imminent pour le barça ?

    Ferran torres vers le psg : un départ imminent pour le barça ?

    Le FC Barcelone se prépare à un éventuel départ de Ferran Torres, malgré les espoirs de retenir le buteur espagnol. Le club catalan pourrait exiger une indemnité de 50 millions d’euros pour faciliter un transfert vers le PSG, bien que ce dernier dispose d’un avantage majeur dans les négociations.

    Ferran Torres, héros national après son but en finale de la Coupe du monde, pourrait quitter l’Espagne dès cet été. Le PSG s’intéresse vivement à l’attaquant dont le contrat au Barça se termine en juin 2027. Le club parisien envisage de l’intégrer comme successeur de Gonçalo Ramos tout en créant une nouvelle concurrence à Ousmane Dembélé.

    Le Barça exige 50 millions d’euros pour Ferran Torres

    À Barcelone, la direction a déjà admis la possibilité de perdre Ferran Torres face à l’offensive du PSG. Pourtant, le club catalan ne souhaite pas céder sans une compensation financière élevée. Une somme de 50 millions d’euros est réclamée pour un éventuel transfert. Le Barça mise sur le prestige récent de son joueur, auteur du but décisif en finale mondiale, pour justifier ce montant. Cependant, cette stratégie semble fragile, car le PSG pourrait négocier en position de force, surtout si le contrat de Ferran Torres expire dans moins d’un an. Sans accord, le joueur partirait libre à l’issue de la prochaine saison.

    Un départ à plus de 40 millions d’euros annoncé par les observateurs

    Les analystes spécialisés dans le football espagnol estiment que le Barça ne cédera pas Ferran Torres pour moins de 40 millions d’euros. Selon leurs prévisions, le montant final se situerait entre 40 et 45 millions d’euros, un chiffre jugé réaliste pour conclure l’affaire avec le PSG.

  • Manu koné en pole position pour un transfert surprise après la coupe du monde 2026

    Manu koné en pole position pour un transfert surprise après la coupe du monde 2026

    L’aventure des Bleus en Coupe du monde 2026 s’est terminée en demi-finale sous les applaudissements du MetLife Stadium, couronnant l’Espagne au terme d’un parcours marqué par des performances individuelles remarquables. Parmi les joueurs français ayant marqué les esprits, Manu Koné s’est distingué lors de ses cinq apparitions dans la compétition. Son profil a rapidement retenu l’attention des observateurs, notamment celle des clubs étrangers.

    Manu Koné en action avec l'équipe de France

    Désormais, le milieu de terrain de l’AS Rome se retrouve au cœur des spéculations estivales concernant son avenir. Plusieurs formations européennes et moyen-orientales surveillent de près son dossier, avec des offres concrètes sur la table. Manchester United et l’Atlético de Madrid figurent parmi les prétendants les plus sérieux, tandis qu’Al-Ahli, club saoudien en pleine expansion, a déjà contacté la direction romaine pour évaluer la possibilité d’un transfert.

    Une destination en Arabie saoudite parmi les options envisagées

    Si Manu Koné a toujours nourri l’ambition de rejoindre la Premier League, la piste saoudienne n’est pas totalement écartée. Selon les dernières informations, les dirigeants d’Al-Ahli ont montré un vif intérêt pour le joueur français, dont le départ de la Serie A semble inévitable dès cet été. Les négociations pourraient s’accélérer dans les semaines à venir, avec une transaction potentiellement record à la clé.

    Un message émouvant après l’élimination des Bleus

    Quelques jours après la déception collective face à l’élimination en demi-finale, Manu Koné a partagé un message touchant sur ses réseaux sociaux pour remercier ceux qui ont contribué à cette aventure. « On n’a pas réussi la mission… Les jours passent mais ça fait toujours mal. Voir la déception dans vos yeux, ça brise le cœur… Mais je serai éternellement reconnaissant d’avoir pu disputer ma première Coupe du monde et d’avoir représenté la France », a-t-il confié. Il a également salué l’engagement du staff technique et des supporters, soulignant que leur soutien resterait un moteur essentiel pour la suite de sa carrière.

  • Manu koné dans la tourmente des transferts après le mondial

    Manu koné dans la tourmente des transferts après le mondial

    Avec son baptême du feu réussi lors de la Coupe du monde, Manu Koné s’impose comme l’une des révélations tricolores. Le milieu de terrain de l’AS Rome, désormais sous le feu des projecteurs, pourrait bien changer de club dès cet été. Entre les sollicitations de l’étranger et les ambitions européennes, son avenir s’annonce plus que jamais incertain.

    Manu Koné avec l'équipe de France lors de la Coupe du monde

    Un parcours prometteur malgré l’élimination précoce

    La campagne des Bleus à la Coupe du monde 2026 s’est conclue en demi-finale, couronnée par le sacre de l’Espagne. Bien que la France n’ait pas atteint son objectif, Manu Koné a marqué les esprits lors de ses cinq apparitions. Ses performances ont particulièrement séduit Al-Ahli, club saoudien en quête de renforts de qualité pour dynamiser son effectif.

    Plusieurs clubs en lice pour s’attacher ses services

    Le nom de Manu Koné circule activement sur le marché des transferts. Manchester United et l’Atlético de Madrid figurent parmi les prétendants les plus sérieux, mais l’option saoudienne ne doit pas être sous-estimée. Selon les dernières informations, Al-Ahli a déjà pris contact avec l’AS Rome pour évaluer la faisabilité d’un départ. Le joueur, dont la valeur a grimpé après le tournoi, pourrait ainsi troquer la Serie A pour la Premier League ou tenter une aventure en Arabie saoudite.

    Un message poignant pour remercier les supporters

    Avant de prendre une décision majeure pour sa carrière, Manu Koné a tenu à exprimer sa gratitude envers ceux qui l’ont soutenu. Sur ses réseaux sociaux, il a partagé un message émouvant : « Nous n’avons pas réussi notre mission… Les jours passent, mais la douleur persiste. Voir votre déception me brise le cœur… Pourtant, je serai à jamais reconnaissant d’avoir vécu ma première Coupe du monde et d’avoir porté le maillot de la France. » Il a également salué l’engagement du staff technique et des équipes logistiques, soulignant l’importance de leur travail dans l’ombre. « Avec la fierté, la foi et votre soutien, nous nous relèverons, » a-t-il conclu, laissant entrevoir une détermination intacte malgré l’échec sportif.

  • Le Bénin et le Ghana soutiennent le plan marocain pour le Sahara occidental

    Le Bénin et le Ghana soutiennent le plan marocain pour le Sahara occidental

    Le Bénin et le Ghana renforcent leur appui au plan d’autonomie marocain pour le Sahara occidental

    • Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, a obtenu le soutien du Bénin et du Ghana pour son plan d’autonomie concernant le Sahara occidental.
    • Les deux pays africains ont réaffirmé leur adhésion à la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU, validant ce plan comme base du règlement du conflit.

    Lors de rencontres diplomatiques bilatérales organisées avec les délégations officielles du Bénin et du Ghana, Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères, a plaidé pour une reconnaissance renforcée du plan d’autonomie proposé par le Maroc pour la région du Sahara occidental.

    Les discussions ont abouti à un soutien explicite des deux pays africains à cette initiative, perçue comme la solution la plus viable pour un règlement durable du conflit.

    Bénin : un soutien historique à l’intégrité territoriale marocaine

    La Commission mixte de coopération maroco-béninoise, réunie à Cotonou, a adopté une déclaration commune réaffirmant le soutien du Bénin à l’intégrité territoriale du Maroc, incluant la région du Sahara. Ce soutien s’inscrit dans une position constante de Cotonou en faveur de la souveraineté marocaine.

    La ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, a salué l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui consacre le plan d’autonomie marocain comme base d’un règlement négocié et durable.

    Une mission officielle sera prochainement organisée à Dakhla pour évaluer les avancées économiques et sociales de la région, ainsi que pour explorer des partenariats concrets. Les deux pays ont également convenu que la prochaine session de la Commission mixte se tiendra dans cette ville.

    Ghana : un revirement stratégique en faveur du Maroc

    Le Ghana, qui avait précédemment retiré son soutien à la République arabe sahraouie démocratique (RASD) en janvier 2025, a désormais adopté une position claire en faveur du plan d’autonomie marocain. Cette évolution marque un changement majeur dans la diplomatie africaine vis-à-vis du conflit.

    Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a confirmé ce soutien lors de sa rencontre avec Nasser Bourita, soulignant que le plan marocain représente la seule solution réaliste et durable pour résoudre le conflit saharien.

    Le Ghana rejoint ainsi la majorité des pays africains ayant adopté cette position, avec désormais plus de 116 pays soutenant l’initiative marocaine, représentant plus de 60 % des membres de l’ONU.

    Les deux pays ont également réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération économique dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures et l’agriculture. Un Forum économique et d’investissement Maroc-Ghana sera créé pour faciliter les échanges commerciaux et les partenariats sectoriels.

    Le Maroc a également proposé son soutien à la sécurité alimentaire du Ghana via la fourniture d’engrais produits par le groupe OCP, visant à améliorer les rendements agricoles locaux, notamment pour la culture du cacao.

    Enfin, le Ghana a réitéré son engagement en faveur de l’Initiative atlantique et du gazoduc Afrique-Atlantique, des projets stratégiques portés par le Maroc pour renforcer la connectivité régionale.

  • Président camerounais : le parti au pouvoir dément les rumeurs sur son absence prolongée

    Président camerounais : le parti au pouvoir dément les rumeurs sur son absence prolongée

    Président camerounais : le parti au pouvoir dément les rumeurs sur son absence prolongée

    Cameroun : le président camerounais à l'étranger, le parti au pouvoir réagit aux critiques

    Le ministre d’État Jacques Fame Ndongo a balayé d’un revers de main les spéculations entourant l’absence prolongée du président camerounais. Pour lui, évoquer une vacance du pouvoir relève d’un « barbarisme juridique, voire politique ou logique ». Aucune loi au Cameroun ne fixe en effet une durée maximale pour un séjour présidentiel à l’étranger, rappelle-t-il sans détour.

    Paul Biya, en poste depuis 1982, continue d’exercer ses fonctions avec rigueur. Ses collaborateurs lui soumettent régulièrement des dossiers, traités de visu ou via des canaux électroniques accessibles à tous. Une organisation qui prouve, selon le gouvernement, l’absurdité des accusations de vacance.

    L’opposition parle d’« exil de fait »

    Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), dirigé par Maurice Kamto, n’a pas tardé à réagir. Mamadou Mota, son vice-président, s’interroge : « À partir de combien de semaines un président en exercice perd-il sa légitimité territoriale ? Quarante-cinq jours hors du pays, ce n’est pas un séjour, c’est un exil de fait. »

    Le MRC ironise également sur l’idée d’un Cameroun gouverné en « télétravail clandestin », suggérant que Paul Biya dirigerait le pays depuis l’étranger, sans présence physique.

  • Forces étrangères au Togo : l’opposition en alerte face aux rumeurs de déploiement

    Forces étrangères au Togo : l’opposition en alerte face aux rumeurs de déploiement

    Faure Essozimna Gnassingbé et Vladimir Poutine, au Kremlin, à Moscou, le 19 novembre 2025. © Ramil Sitdikov / POOL / AFP

    Depuis plusieurs jours, des informations circulent concernant l’arrivée présumée de nouveaux acteurs militaires étrangers dans le Nord du Togo. Des sources locales évoquent notamment la présence de l’Africa Corps, une structure successorale des forces russes en Afrique, ainsi que des éléments turcs. Ces annonces suscitent une vive inquiétude au sein de l’opposition, qui s’interroge sur les motivations et les implications de ce déploiement.

    Une présence étrangère qui interroge

    Les rumeurs, encore floues, pointent vers des mouvements militaires dans des zones frontalières sensibles. L’Africa Corps, souvent associée à Moscou, et la Turquie, acteur croissant sur le continent africain, seraient au cœur de ces discussions. Dans un contexte géopolitique déjà tendu, cette éventuelle installation soulève des questions sur la souveraineté du Togo et son alignement stratégique.

    Les autorités togolaises n’ont pas encore réagi officiellement à ces allégations. Pourtant, les partis d’opposition multiplient les prises de parole pour exiger des éclaircissements. « Ces informations, si elles sont avérées, pourraient transformer radicalement l’équilibre sécuritaire régional », déclare un porte-parole de l’opposition.

    Des craintes pour la stabilité nationale

    Les craintes ne se limitent pas aux aspects militaires. Une partie de la classe politique togolaise redoute aussi des répercussions économiques et diplomatiques. L’Africa Corps et la Turquie sont perçus comme des acteurs aux ambitions parfois divergentes, ce qui pourrait compliquer les relations du Togo avec ses voisins et ses partenaires traditionnels.

    Certains analystes locaux estiment que ces déploiements pourraient s’inscrire dans une logique de « mercenariat stratégique », où des puissances extérieures chercheraient à sécuriser des intérêts économiques ou géopolitiques. L’opposition exige donc une transparence totale sur ces mouvements et met en garde contre toute ingérence étrangère.

    Que faire face à ces incertitudes ?

    Face à l’absence de confirmations officielles, les acteurs politiques togolais appellent à la prudence. Une commission d’enquête parlementaire pourrait être mise en place pour examiner ces allégations et évaluer leur impact potentiel. « Le Togo doit rester maître de sa sécurité », insiste un député de l’opposition.

    En attendant des réponses claires, la tension persiste dans le Nord du pays, où les populations s’interrogent sur les risques d’une militarisation accrue. Les prochains jours seront décisifs pour comprendre si ces rumeurs reflètent une réalité ou une simple spéculation.

  • Burkina Faso : Ibrahim Traoré dénonce l’esclavage historique et l’extrémisme islamique

    Burkina Faso : Ibrahim Traoré dénonce l’esclavage historique et l’extrémisme islamique

    Burkina Faso : Ibrahim Traoré dénonce l’esclavage historique et l’extrémisme islamique

    Lors d’une allocution télévisée, le président du Burkina Faso a abordé un sujet longtemps passé sous silence : l’esclavage perpétré par des puissances arabes envers les peuples africains. Une prise de parole qui suscite de vives réactions dans l’espace musulman.

    Un discours historique sur la mémoire africaine

    Dans un message retransmis à l’échelle nationale, Ibrahim Traoré, chef de l’État burkinabé, a évoqué avec fermeté les siècles d’oppression subis par l’Afrique aux mains de régimes arabes. Cette déclaration marque une rupture avec les tabous persistants autour de ce sujet douloureux.

    Le président a souligné l’importance de reconnaître ces crimes historiques pour mieux combattre les dérives actuelles, notamment la montée de l’islam radical sur le continent. Selon lui, ces deux phénomènes sont intimement liés et menacent la stabilité du Burkina Faso comme celle de toute l’Afrique de l’Ouest.

    Réactions et enjeux géopolitiques

    Cette prise de position a immédiatement provoqué des remous dans les milieux religieux et politiques musulmans. Certains y voient une critique légitime des abus passés, tandis que d’autres dénoncent une instrumentalisation politique du débat.

    Au Burkina Faso, cette allocution a été perçue comme un signal fort en faveur de la souveraineté africaine et de la lutte contre toutes les formes d’extrémisme. Les observateurs locaux estiment qu’elle pourrait renforcer la cohésion nationale face aux menaces terroristes qui pèsent sur le pays.

    Vers une réécriture de l’histoire africaine ?

    En abordant ce sujet sensible, Ibrahim Traoré s’inscrit dans une dynamique plus large visant à réhabiliter la mémoire des victimes de l’esclavage transsaharien. Cette démarche s’accompagne d’un appel à une réflexion collective sur les racines des conflits actuels en Afrique.

    Les historiens et chercheurs burkinabés sont désormais incités à approfondir les travaux sur cette période méconnue, afin d’éclairer les jeunes générations sur ce pan de l’histoire africaine.

  • Accords majeurs entre le Bénin et le Maroc pour booster l’économie

    Accords majeurs entre le Bénin et le Maroc pour booster l’économie

    La 7ᵉ Session de la Commission mixte de Coopération Bénino-Marocaine, organisée à Cotonou, a marqué un tournant décisif dans les relations entre les deux pays. Cette rencontre, qui a réuni des responsables de haut niveau des deux nations, a permis de concrétiser une série d’accords stratégiques visant à renforcer les échanges économiques et à stimuler la croissance régionale.

    Une rencontre diplomatique aux enjeux économiques majeurs

    Le sommet, marqué par la présence de figures clés comme Mme Sèdami Medegan Fagla, Ministre de l’Enseignement Supérieur du Bénin, et M. Nasser Bourita, Ministre marocain des Affaires Étrangères, a mis en lumière la volonté commune des deux pays de consolider leur partenariat. Les discussions ont souligné l’importance d’un modèle de coopération Sud-Sud, capable de répondre aux défis économiques contemporains.

    Lors de son intervention, le chef de la diplomatie marocaine a salué la vision stratégique du Président béninois, Romuald Wadagni, et réaffirmé l’engagement du Maroc à jouer un rôle clé dans le développement du Bénin. Cette dynamique s’inscrit dans une logique de prospérité partagée, où les synergies entre les deux nations sont au cœur des priorités.

    Des accords concrets pour une intégration économique renforcée

    L’aboutissement de cette session réside dans la signature de 14 accords de coopération, couvrant des domaines aussi variés que l’économie, la finance, l’industrie, la formation professionnelle et la culture. Ces engagements visent à faciliter les échanges commerciaux, à encourager les investissements directs et à promouvoir des co-entreprises entre entreprises béninoises et marocaines.

    Parmi les secteurs ciblés, on note notamment :

    • L’économie et la finance : création d’un cadre juridique favorable aux investissements et à la protection des capitaux.
    • L’industrie et le commerce : simplification des procédures douanières et promotion des échanges transfrontaliers.
    • La formation et l’enseignement supérieur : multiplication des bourses d’études et programmes d’échange pour les étudiants et chercheurs.
    • La sécurité et la culture : renforcement de la coopération dans des domaines stratégiques pour les deux pays.

    Une feuille de route ambitieuse pour l’avenir

    Les participants ont insisté sur la nécessité de passer rapidement à l’action. Mme Corinne Amori Brunet, Ministre béninois des Affaires Étrangères chargée de l’intégration des Afrodescendants, a souligné que les accords signés doivent se traduire en projets concrets dans les meilleurs délais. Le prochain rendez-vous, prévu à Rabat, sera l’occasion de préparer la mise en œuvre opérationnelle de ces engagements.

    Cette alliance Bénin-Maroc, alliant pragmatisme économique et vision stratégique, pourrait bien servir de modèle d’intégration continentale. Les retombées attendues, tant sur le plan financier qu’industriel, suscitent déjà un vif intérêt dans la région.

  • Gaskindé : les zones d’ombre persistantes autour de l’embuscade qui a changé le Burkina Faso

    Gaskindé : les zones d’ombre persistantes autour de l’embuscade qui a changé le Burkina Faso

    Une attaque aux conséquences politiques majeures

    Le 26 septembre 2022, un convoi militaire à destination de Djibo, dans le nord du Burkina Faso, tombe dans une embuscade meurtrière à Gaskindé. Revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), proche d’Al-Qaïda, cette attaque fait au moins 37 morts, dont 27 soldats, et une trentaine de blessés. Au-delà du bilan humain, cet événement déclenche une crise politique sans précédent : quatre jours plus tard, le capitaine Ibrahim Traoré renverse le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba lors d’un coup d’État.

    Une enquête jamais finalisée

    Dès les heures suivant l’attaque, des investigations internes sont lancées pour élucider les circonstances de ce drame. Plusieurs questions se posent alors : comment des assaillants ont-ils pu cibler avec une telle précision un convoi militaire ? Quel rôle ont joué les failles dans la sécurisation ? Existe-t-il des complicités au sein des forces armées ?

    Mais le renversement de Damiba interrompt brutalement ces recherches. À ce jour, aucun rapport officiel n’a été rendu public pour clarifier les responsabilités ou les failles ayant conduit à cette tragédie.

    Un silence institutionnel qui entretient le doute

    Dans un État confronté à une telle attaque, une communication transparente et une enquête approfondie sont attendues. Pourtant, trois éléments persistent pour alimenter les interrogations :

    • L’absence de publication des conclusions des investigations ;
    • L’absence de poursuites officielles contre d’éventuels responsables ;
    • Le manque d’informations pour les familles des victimes.

    Ce manque de transparence alimente les spéculations et érode la confiance entre la population et les institutions militaires.

    Un paradoxe politique difficile à ignorer

    L’embuscade de Gaskindé a servi d’argument central pour justifier le coup d’État d’Ibrahim Traoré, présenté comme un moyen de redresser une situation sécuritaire dégradée. Pourtant, une fois au pouvoir, pourquoi ce régime n’a-t-il pas levé les zones d’ombre entourant cette attaque ?

    Une gouvernance crédible ne se limite pas à dénoncer les erreurs du passé. Elle exige aussi de répondre aux questions laissées en suspens. En laissant ce dossier dans l’ombre, le pouvoir militaire risque de fragiliser sa propre légitimité.

    Les failles internes, un terrain propice au terrorisme

    Les insurrections djihadistes exploitent souvent les vulnérabilités des institutions : faiblesses du renseignement, corruption, infiltrations ou dysfonctionnements hiérarchiques. Une embuscade d’une telle envergure ne peut être réduite à la seule action de groupes armés. Elle interroge aussi les défaillances internes du système de défense.

    Une armée solide repose sur la confiance entre ses membres, la hiérarchie et la population. Or, cette confiance s’érode lorsque les grandes tragédies nationales restent enveloppées de mystère.

    Le devoir de mémoire et de justice

    Près de quatre ans après les faits, l’ombre de Gaskindé plane toujours sur le Burkina Faso. Les familles des victimes, les soldats et les citoyens méritent des réponses. Au-delà des enjeux politiques, il s’agit d’une question de justice, de mémoire et de responsabilité publique.

    L’histoire enseigne qu’aucune nation ne peut bâtir sa stabilité sur desnon-dits. Sans enquête transparente et crédible, les circonstances exactes de cette attaque continueront de hanter le pays. Le Burkina Faso ne pourra tourner cette page que lorsque les réponses attendues depuis septembre 2022 auront été apportées. Seule cette transparence permettra aux familles des victimes d’obtenir justice et aux institutions de regagner leur crédibilité.

  • Berd et Bénin : une alliance stratégique pour booster l’économie ouest-africaine

    Berd et Bénin : une alliance stratégique pour booster l’économie ouest-africaine

    Cotonou et la BERD scellent un partenariat historique pour l’Afrique de l’Ouest

    Dans le cadre d’un rencontre bilatérale décisive organisée au sein du Ministère de l’Économie et des Finances à Cotonou, le Ministre Aristide Medenou a accueilli une délégation de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), menée par la Directrice générale pour l’Afrique subsaharienne, le Dr Heike Harmgart. Cette réunion, qui s’inscrit dans une dynamique de coopération financière renforcée, consacre le Bénin comme premier pays subsaharien à bénéficier d’investissements directs de l’institution, confirmant ainsi son rôle central dans la modernisation économique de la région.

    L’Afrique de l’Ouest dans le viseur de la BERD

    Après avoir consolidé son expertise en Europe centrale et en Méditerranée, la BERD a opéré un virage stratégique en direction de l’Afrique subsaharienne. Le Bénin, reconnu pour sa stabilité politique et sa gouvernance économique rigoureuse, s’impose comme un modèle pour les réformes structurelles et l’attractivité des investissements étrangers. « Le Bénin incarne notre ambition en Afrique subsaharienne », a déclaré la délégation, soulignant que ce pays illustre parfaitement la synergie entre innovation financière et développement du secteur privé.

    Des réformes ambitieuses pour une croissance inclusive

    Les échanges entre les deux parties ont porté sur des axes prioritaires visant à accélérer la transformation économique du Bénin. Parmi les sujets abordés :

    • Le financement des PME : un levier clé pour stimuler l’emploi et l’entrepreneuriat local ;
    • Les infrastructures durables : transports, énergie et logistique portuaire pour renforcer la compétitivité nationale ;
    • La transition écologique et numérique : des projets alignés sur les défis globaux du développement ;
    • Les réformes institutionnelles : pour améliorer le climat des affaires et attirer davantage de capitaux étrangers.

    Le Ministre Medenou a insisté sur l’importance d’une allocation optimale des ressources pour soutenir des initiatives à fort impact social, tout en maintenant l’équilibre budgétaire et la mobilisation des recettes internes.

    Un partenariat aux retombées concrètes pour les béninois

    Au-delà des déclarations d’intention, ce partenariat BERD-Bénin se traduit par des actions tangibles pour l’économie locale. Grâce à des mécanismes de cofinancement et de garantie, la banque facilite l’accès au crédit pour les entreprises et sécurise les investissements stratégiques. Ces mesures visent à :

    • Créer des emplois décents, notamment pour les jeunes en quête d’opportunités ;
    • Booster les chaînes de valeur agricoles pour renforcer l’autosuffisance alimentaire ;
    • Améliorer les infrastructures logistiques pour positionner le Bénin comme un hub commercial incontournable en Afrique de l’Ouest.

    Une vision commune pour une économie résiliente

    Cette collaboration marque une étape clé dans la stratégie économique béninoise, qui mise sur la diversification des partenariats internationaux et l’attraction de bailleurs exigeants. En associant rigueur financière et vision long terme, le Bénin et la BERD construisent un modèle de croissance inclusive, durable et résiliente. Face aux défis globaux, cette alliance envoie un signal fort aux investisseurs sur la prévisibilité et la sécurité de l’environnement économique béninois, ouvrant la voie à une nouvelle phase de développement pour le pays.