Les parlementaires béninois ont validé, lors d’une séance plénière, un accord de financement dédié à la réalisation du futur Musée d’Art contemporain de Cotonou (MACC). Ce projet, doté d’un budget global de 30 millions d’euros, équivalant à près de 20 milliards de francs CFA, vise à dynamiser le secteur culturel et à booster l’économie créative du pays.
Le montage financier retenu associe un prêt à taux préférentiel de 25 millions d’euros (environ 16,4 milliards de francs CFA) et une subvention de 5 millions d’euros (près de 3,3 milliards de francs CFA). Avant son adoption définitive, la convention a été étudiée par la Commission parlementaire en charge de l’éducation, de la culture et des affaires sociales, qui a confirmé la viabilité des conditions de remboursement proposées par le partenaire français.
Lors de son intervention devant l’Assemblée nationale, le ministre béninois de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yassine Latoundji, a mis en avant les retombées économiques attendues de ce projet. « Ce musée représente bien plus qu’un espace culturel : c’est un levier de croissance pour les industries créatives, un générateur d’emplois et un catalyseur de développement urbain », a-t-il souligné.
Le financement alloué ne se limitera pas à la seule construction du bâtiment. Il couvrira également l’accompagnement muséologique, la formation des futurs collaborateurs et la mise en œuvre opérationnelle de l’établissement. Une attention particulière sera portée à l’inclusion des femmes dans les métiers des industries culturelles et créatives.
Le MACC s’inscrit dans une politique culturelle nationale lancée en 2016. Il s’ajoutera aux infrastructures culturelles déjà en développement, comme le Musée international de la Mémoire et de l’Esclavage à Ouidah, le Musée international du Vodun à Porto-Novo ou encore le Musée des Rois et des Amazones d’Abomey, ce dernier étant situé sur un site classé à l’UNESCO.
Avec ce nouveau musée, Cotonou ambitionne de s’imposer comme la capitale béninoise de l’art contemporain. Au-delà de sa mission culturelle, il servira également d’outil de diplomatie artistique, afin de promouvoir les talents locaux sur la scène internationale.
L’Agence française de développement, déjà active dans plusieurs projets structurants au Bénin, renforce ainsi son engagement dans le secteur culturel du pays. Après l’approbation des députés, le texte doit encore être ratifié avant le démarrage effectif des travaux. À ce jour, aucune date de début des chantiers n’a été communiquée par les autorités béninoises.
