Catégorie : Internacional

  • Référendum constitutionnel au Sénégal : le PDS soutient Diomaye Faye face à Ousmane Sonko

    Référendum constitutionnel au Sénégal : le PDS soutient Diomaye Faye face à Ousmane Sonko

    Au Sénégal, le Parti démocratique sénégalais (PDS) a officiellement pris position en appelant à voter « non » lors du prochain référendum sur la révision de la Constitution.

    Le président Bassirou Diomaye Faye a pris l’initiative d’organiser cette consultation populaire. L’objectif est de permettre aux citoyens de trancher sur la promulgation d’une loi qui divise profondément la classe politique. Ce texte, validé par une majorité parlementaire, émane d’une proposition du Pastef, le parti d’Ousmane Sonko. Il vise principalement à accroître les prérogatives de l’Assemblée nationale tout en réduisant l’influence du chef de l’État.

    En rejoignant la position présidentielle contre cette réforme, le mouvement fondé par Abdoulaye Wade opère un choix stratégique qui s’inscrit dans une histoire complexe de ralliements au sein de la politique sénégalaise.

    Nigeria Abuja 2025 | Le président Bassirou Diomaye Faye au sommet de la Cédéao (archive)

    Les racines d’une collaboration fluctuante

    Le rapprochement entre le PDS et le camp de l’actuel président ne date pas d’hier. Dès les élections législatives de juillet 2022, une alliance avait été scellée avec le Pastef pour faire front commun contre la majorité de Macky Sall. Cette dynamique s’est poursuivie lors de la présidentielle de mars 2024, lorsque le PDS a soutenu le ticket Ousmane Sonko–Bassirou Diomaye Faye, suite à l’invalidation de la candidature de Karim Wade.

    Ce soutien a permis à Bassirou Diomaye Faye de consolider son assise électorale. Pour le PDS, il s’agissait alors de protéger l’État de droit et de sanctionner le régime sortant d’Amadou Ba, tout en espérant que Karim Wade puisse maintenir un poids politique dans la future gouvernance malgré son exil.

    Hamadou Tidiane Sy

    Une entente de façade sans réelle alliance gouvernementale

    Malgré la victoire, le PDS est resté sur le seuil du pouvoir, n’intégrant pas les nouvelles instances dirigeantes de Bassirou Diomaye Faye. Le parti a préféré garder son autonomie vis-à-vis du Pastef. Ce positionnement actuel est une tentative de repositionnement dans l’espace public, après une période de déclin pour l’ancienne formation au pouvoir. Le PDS cherche à se rapprocher des cercles décisionnels pour exister à nouveau dans l’actu Sénégal.

    Certains observateurs notent que le parti a même surpris en s’alliant temporairement avec l’APR de Macky Sall lors des législatives de fin 2024, prouvant que ses partenariats sont dictés par les nécessités du moment plutôt que par une convergence idéologique durable.

    Senegal Dakar 2024 | Ousmane Sonko à l'Assemblée nationale lorsqu'il était encore Premier ministre

    Faire barrage aux ambitions d’Ousmane Sonko

    Les tensions actuelles entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko offrent au PDS une occasion de se démarquer. Le parti soutient la voie du référendum choisie par le président, tout en exhortant les Sénégalais à rejeter les réformes institutionnelles proposées par le camp Sonko.

    Dans un communiqué ferme, le PDS appelle ses partisans et l’ensemble de la population à se mobiliser pour voter massivement « NON ». Le parti dénonce des révisions constitutionnelles qui ne serviraient que les intérêts personnels d’Ousmane Sonko, au détriment des institutions républicaines. Cette posture reflète un sentiment partagé par une large partie de l’opposition qui, sans forcément adhérer totalement à la politique du chef de l’État, souhaite freiner un discours jugé trop radical.

    Un rapprochement conjoncturel pour le président

    Ce front commun contre les réformes parlementaires ne signifie pas pour autant la naissance d’une alliance indéfectible autour de Bassirou Diomaye Faye. Les acteurs de l’opposition et de la société civile qui s’opposent à la loi voient surtout dans cette démarche une tentative de captation des leviers du pouvoir au profit de l’Assemblée. Ils se rapprochent du président par pragmatisme, afin de préserver le modèle de dialogue qui a longtemps caractérisé la démocratie au Sénégal.

    Vers une recomposition à Dakar

    Pour Bassirou Diomaye Faye, cette situation est une opportunité de bâtir sa propre légitimité. Alors que les frictions avec son ancien allié sont manifestes, le chef de l’État s’attelle à renforcer sa coalition « Diomaye Président ». Dans les cercles politiques de Dakar actualité, beaucoup considèrent que le divorce avec le Pastef est désormais acté, certains cadres du parti d’Ousmane Sonko n’hésitant plus à parler de trahison.

  • Alerte sanitaire en République démocratique du Congo : l’épidémie d’Ebola s’intensifie

    Alerte sanitaire en République démocratique du Congo : l’épidémie d’Ebola s’intensifie

    La République démocratique du Congo fait face à une accélération préoccupante de la transmission du virus Ebola. En l’espace d’un mois seulement, le bilan a franchi la barre des 1 000 cas confirmés, plongeant l’est du pays dans une situation sanitaire critique. Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont les plus durement touchées par cette flambée épidémique.

    Le virus Ebola touche la RDC © Pexels

    Une propagation favorisée par l’instabilité régionale

    Le contrôle de l’épidémie en RDC se heurte à des obstacles majeurs. Les zones concernées sont le théâtre de conflits armés persistants et de déplacements massifs de populations, ce qui rend l’accès aux structures de soins extrêmement complexe. David Munkley, responsable des opérations humanitaires dans la partie orientale du pays, pointe du doigt ces difficultés logistiques et sécuritaires qui freinent la riposte médicale.

    Sur le plan international, la vigilance est de mise. Bien que la crise soit géographiquement localisée en Afrique centrale, le signalement d’un cas importé en France a ravivé les craintes d’une diffusion mondiale. Néanmoins, les experts se veulent rassurants. L’épidémiologiste Cédric Dananché précise que les dispositifs actuels de surveillance et les protocoles d’isolement sont suffisamment robustes pour maintenir un risque de transmission internationale à un niveau très faible.

    L’enjeu actuel réside dans la capacité des acteurs de santé à stabiliser la situation dans les foyers actifs. La surveillance accrue des zones frontalières et le renforcement des capacités de détection précoce demeurent les piliers essentiels pour empêcher une extension plus large de cette épidémie d’Ebola.

  • L’Église catholique en République démocratique du Congo s’oppose fermement à la réforme constitutionnelle

    L’Église catholique en République démocratique du Congo s’oppose fermement à la réforme constitutionnelle

    Dans un communiqué retentissant publié ce samedi 20 juin, la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) a clairement exprimé son désaccord face aux intentions de modifier la Constitution du 18 février 2006. Cette prise de position majeure confère un poids considérable au mouvement de rejet, jusqu’alors principalement porté par les forces d’opposition politique en République démocratique du Congo.

    Demokratische Republik Kongo Katholische Kirche Bischöfe

    Pour l’abbé Donatien Nshole, secrétaire général de la Cenco, la réforme constitutionnelle envisagée par le pouvoir en place n’est ni opportune, ni urgente, ni nécessaire. Les prélats ont ainsi lancé un appel pressant :

    « Aux Ecclésiastiques et Agents pastoraux, de faire large diffusion de ce message et d’éveiller, de diverses manières, la conscience de nos fidèles ainsi que celle des hommes de bonne volonté, afin de résister aux manipulations visant le changement de la Constitution. Nous nous réservons le droit de revenir à vous pour vous annoncer, le moment venu, quelques actions concrètes à mener. »

    L’église catholique dit non au changement de la Constitution

    Les évêques congolais craignent que de telles initiatives ne fragilisent davantage le pays. La République démocratique du Congo est déjà confrontée à une insécurité persistante dans l’Est et à des tensions sociales latentes, rendant toute réforme constitutionnelle délicate.

    Dans les rues de Kinshasa, la position de la Cenco suscite des interprétations diverses au sein de la population. Une jeune femme exprime son soutien au Président de la République, estimant qu’il agit dans l’intérêt du peuple et pourrait mériter un autre mandat. Elle déclare : « Beaucoup de personnes se basent sur le Président de la République, genre : il aura un autre mandat. Et pourtant, il faut voir l’intérêt général parce qu’il est en train de faire des choses pour le peuple en fait. »

    Une autre citoyenne s’interroge sur le timing de cette réforme : « Si nous regardons bien, le pays lui-même n’est pas en bon état. Il y a l’état de siège, il y a l’état de guerre tout ça dans l’Est. Mais comment changer la Constitution dans ce genre de circonstances ? »

    Enfin, un jeune homme propose une perspective différente, soulignant l’importance d’une Constitution adaptée pour le rayonnement international de la RDC : « La Constitution doit aussi être favorable pour une entrée sur la scène internationale. Si la Constitution n’est pas adaptée, nous n’aurons pas une place en tant qu’Etat souverain selon qu’on a des capacités d’établir des traités et ainsi de suite. »

    États-Unis, Washington D.C., 2025 | Félix Tshisekedi lors de la signature de l'accord de paix avec le Rwanda

    L’influence incontestable de la Cenco

    Bien que la Cenco ne possède aucun pouvoir institutionnel direct pour bloquer un éventuel amendement constitutionnel, son influence sociale, politique et diplomatique demeure considérable. C’est ce que confirme le politologue Christian Moleka, qui analyse l’impact de cette institution religieuse.

    « L’Église catholique, certes, va se mobiliser mais il y a un facteur nouveau. C’est également la mobilisation d’autres formes d’Églises, notamment des Églises dites de réveil. L’avantage de l’Église catholique est qu’elle peut mobiliser sur l’ensemble du pays, ce que d’autres Églises ne sauront pas, mais également sa capacité à avoir ce levier diplomatique. Parce que sa voix ne compte pas uniquement dans la rue à Kinshasa mais également par sa capacité, au niveau international, à porter cette question-là. »

    Alors que le débat s’intensifie, l’opposition a d’ores et déjà annoncé une mobilisation de rue massive pour le 8 juillet prochain, exigeant cette fois la démission du Président Félix Tshisekedi. En réponse, le secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le parti présidentiel, accuse l’opposition de vouloir provoquer un soulèvement populaire à travers le pays.

  • Attaque meurtrière à l’aéroport de Niamey : le Jnim revendique l’assaut au Niger

    Attaque meurtrière à l’aéroport de Niamey : le Jnim revendique l’assaut au Niger

    Une violente attaque a ciblé l’aéroport de Niamey, la capitale du Niger, un événement tragique qui a coûté la vie à plusieurs personnes. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), également connu sous son acronyme arabe Jnim, a rapidement revendiqué la responsabilité de cette incursion meurtrière.

    Les informations disponibles révèlent un bilan humain lourd : au moins onze soldats nigériens ont péri lors de l’assaut. À ces pertes militaires s’ajoutent celles de deux civils, portant le nombre total de victimes à treize. Cette attaque met en lumière la persistance des défis sécuritaires auxquels le Niger est confronté, notamment dans ses zones urbaines sensibles comme Niamey.

    L’aéroport, infrastructure stratégique, est devenu la cible d’un groupe armé dont les actions continuent de déstabiliser la région. Cet événement tragique souligne l’urgence pour les autorités nigériennes de renforcer les dispositifs de sécurité et de coordination pour protéger les infrastructures vitales et la population civile face à la menace terroriste grandissante au Niger.

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  • Sénégal : Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, au

    Sénégal : Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, au

    Presidential candidate Bassirou Diomaye Faye, left, and Senegal's top opposition leader, Ousmane Sonko, attend a final campaign rally ahead of the presidential elections in Mbour, Senegal, Friday, March 22, 2024.

    Publié aujourd’hui à 09h55 Lecture : 7 minutes.

  • Sénégal : l’économie en péril, des voix s’élèvent contre la gouvernance actuelle

    Sénégal : l’économie en péril, des voix s’élèvent contre la gouvernance actuelle

    L’ère des discours enflammés et des promesses de campagne semble révolue. Le Sénégal traverse une période de turbulences nationales où l’inaction n’est plus une option. En tant qu’observateurs attentifs de la scène politique, nous ne pouvons rester silencieux face à ce qui s’apparente à un sabotage économique, social et réputationnel, menaçant la République sous la direction du Premier ministre Ousmane Sonko.

    Ce que l’actuel gouvernement présente comme une « opération de transparence » autour d’une prétendue dette cachée se révèle, en réalité, être une manœuvre d’une gravité sans précédent pour l’image et les finances du Sénégal indépendant. Poussé par un ressentiment politique manifeste et une volonté de discréditer ses prédécesseurs, Ousmane Sonko aurait, selon nos analyses, sacrifié la crédibilité du pays sur les marchés mondiaux. En exposant des chiffres non consolidés avant toute validation officielle, il n’a pas seulement scruté le passé, il a, de fait, compromis l’avenir économique de la Nation sénégalaise.

    Écouter ces déclarations diffusées avec une désinvolture déconcertante pourrait faire croire à une simple opinion d’un chef de parti non encore investi de toutes les prérogatives du pouvoir. Mais il est crucial de rappeler qu’il ne s’agit plus d’un opposant sans responsabilités, mais bien du Premier ministre du Sénégal. Cette persistance dans une posture d’éternel opposant, incompatible avec le rôle d’homme d’État, a mené à des conséquences irréversibles. Chaque mot prononcé par un dirigeant d’État porte un poids financier colossal. Une méconnaissance apparente des rouages financiers a transformé cette communication en une arme de destruction massive pour notre économie.

    L’intégrité financière du Sénégal mise à mal

    Pendant des décennies, au gré des alternances démocratiques, le Sénégal a bâti une crédibilité internationale solide, fruit d’une diplomatie financière exemplaire et d’une signature souveraine respectée. En une unique conférence de presse, sous l’emprise du ressentiment, Ousmane Sonko aurait, selon les critiques, porté atteinte à ce patrimoine précieux.

    Affirmer devant les caméras du monde entier que l’État sénégalais aurait falsifié ses comptes constitue une attaque directe contre les intérêts vitaux de la Patrie. Aucun dirigeant responsable ne sabote délibérément le crédit de son propre pays. Dans sa volonté de nuire à ses adversaires politiques passés, il aurait ainsi fragilisé le Sénégal d’aujourd’hui.

    Ce signal de panique n’a pas tardé à provoquer la réaction des agences de notation internationales. En abaissant le profil du Sénégal, Ousmane Sonko a rendu l’accès aux capitaux plus onéreux et a diminué l’attractivité du pays pour les investisseurs étrangers.

    Un cataclysme macroéconomique : l’amateurisme chiffré

    Les répercussions de cette politique imprudente se manifestent désormais concrètement. Les indicateurs actuels peignent un tableau préoccupant pour notre souveraineté économique.

    • Les prévisions de croissance ont été drastiquement révisées à la baisse, passant de 6,7 % à un modeste 2,2 %. Plus de quatre points de richesse nationale se sont évaporés, imputables à une communication gouvernementale jugée désastreuse.
    • La suspension du programme de 1,8 milliard de dollars avec le Fonds Monétaire International (FMI) a plongé le Sénégal dans une crise de confiance sans précédent.
    • Pour compenser le déficit financier qu’il a lui-même engendré, le gouvernement se tourne vers des mécanismes d’emprunt plus coûteux et risqués. Telle est la dure réalité derrière les promesses de « rupture ».

    L’asphyxie de l’économie réelle : entreprises en difficulté et chômage croissant

    L’économie réelle, moteur de la croissance et de l’emploi, est aujourd’hui à genoux. Nous croyons fermement au travail, à l’initiative privée et au génie de nos entrepreneurs, mais le climat actuel est alarmant.

    • La création d’entreprises a chuté de plus de 30 %. La peur et l’incertitude ont paralysé l’investissement et freiné l’esprit d’entreprise.
    • Le gel du paiement de la dette intérieure a étranglé les Petites et Moyennes Entreprises (PME), les artisans et les entreprises du Bâtiment et Travaux Publics (BTP). Confrontées à un manque de trésorerie, les vagues de licenciements se multiplient. Dans un contexte où le chômage frôle les 23 %, des milliers de Sénégalais perdent leur emploi et leur dignité.
    • Même le secteur universitaire n’est pas épargné. Les universités et les instituts de formation subissent les conséquences d’une politique budgétaire qui sacrifie l’avenir de notre jeunesse.

    Un calvaire social et la dégradation des territoires : le verdict du RNU

    Derrière les chiffres froids se cache la souffrance quotidienne des familles sénégalaises.

    • Les données du Registre National Unique (RNU) révèlent une progression inquiétante de la vulnérabilité sociale et de la pauvreté. De plus en plus de ménages basculent dans la précarité.
    • Le service de la dette atteint désormais 5 500 milliards de FCFA. Cette situation réduit considérablement les marges de manœuvre de l’État et pèse lourdement sur le coût de la vie pour l’ensemble des citoyens.

    Il est impératif que les Sénégalais prennent conscience de la situation. La « dette cachée » est devenue un prétexte commode pour masquer l’absence de résultats concrets. Face à leur incapacité à honorer leurs engagements, les dirigeants actuels semblent gouverner en se focalisant sur le passé.

    Une grande nation ne peut être dirigée par le ressentiment, le complotisme et la politique spectacle. Le Sénégal mérite une gouvernance plus solide et moins improvisée.

    Face à un chômage avoisinant les 23 %, à une chute de plus de 30 % des créations d’entreprises et à une pauvreté grandissante, les Sénégalais doivent tirer les leçons de cette gouvernance. Il est temps de défendre la rigueur face à l’amateurisme, le patriotisme économique face au sabotage et l’intérêt national face aux calculs politiciens.

  • Niger-Bénin : Niamey pose des conditions à la réouverture de la frontière

    Niger-Bénin : Niamey pose des conditions à la réouverture de la frontière

    Des camions garés au bord de la route près de la ville frontalière de Malanville, au Bénin, le 16 août 2023 © DIDIER ASSOGBA/EPA/MAXPPP

    Publié aujourd’hui à 18h03 Lecture : 1 minute.

    AFP
  • Gabon : l’Assemblée nationale adopte 18 projets de loi clés en une seule session

    Gabon : l’Assemblée nationale adopte 18 projets de loi clés en une seule session

    Le Palais Léon-Mba, siège de l’Assemblée nationale du Gabon, a connu une effervescence législative remarquable ce samedi 20 juin 2026. Sous l’égide de son président, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, les parlementaires gabonais ont tenu une séance plénière particulièrement productive. Cette session, à laquelle ont participé de nombreux ministres venus présenter leurs dossiers, s’est conclue par un vote unanime, concrétisant l’adoption de dix-huit projets de loi essentiels.

    Ces textes législatifs, d’une portée stratégique considérable, visent à moderniser en profondeur les rouages de l’État dans le cadre de la Cinquième République. Parmi les initiatives validées, la ratification de l’ordonnance du 29 janvier 2026 concernant l’archivage électronique représente une avancée majeure vers la digitalisation de l’administration gabonaise.

    Les députés ont également entériné la restructuration de la Haute Autorité de la Communication (HAC) et, surtout, des réformes impactant directement la vie des citoyens : la refonte du Code de la nationalité et la révision du régime de la propriété foncière. Ce nouvel arsenal juridique vise à renforcer la sécurité des droits des populations et à créer un environnement plus stable pour les investisseurs au Gabon.

    Une collaboration institutionnelle renforcée

    Malgré l’intensité des débats au sein de l’hémicycle, une réelle convergence s’est dessinée. L’Exécutif a d’ailleurs salué le sens des responsabilités manifesté par les élus nationaux. Cette synergie retrouvée entre le gouvernement et le Parlement souligne une volonté commune de consolider l’État de droit et de concrétiser les réformes structurelles engagées dans le pays depuis près de trois ans.

    En amont de cette plénière décisive, la Conférence des Présidents de l’Assemblée nationale s’était réunie pour finaliser l’organisation de cette journée historique, assurant ainsi la fluidité des travaux.

    Un calendrier législatif dense en cette fin de session

    Le repos sera de courte durée pour les parlementaires. À l’approche de la clôture de la session ordinaire, l’agenda demeure particulièrement chargé. Huit autres projets de loi sont déjà en attente d’examen par les commissions. Ces textes feront l’objet de discussions approfondies avant d’être soumis, à leur tour, au vote lors de la prochaine séance plénière, confirmant le dynamisme de la politique gabonaise.

  • Affaire de trafic de visas au Niger : le ministre de l’Intérieur sous pression

    Affaire de trafic de visas au Niger : le ministre de l’Intérieur sous pression

    Un scandale diplomatique secoue la junte nigérienne

    Le général Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur du Niger et troisième personnage de la junte au pouvoir depuis juillet 2023, se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire aux répercussions politiques majeures. Son épouse, ancienne employée de l’ambassade d’Espagne à Niamey, est directement impliquée dans un vaste réseau de trafic de visas Schengen, aujourd’hui démantelé par les services de renseignement nigériens.

    Une filière illicite vers l’Europe

    L’enquête révèle l’existence d’un système organisé visant à faciliter l’obtention frauduleuse de titres de séjour pour l’espace Schengen. Les investigations, menées par la Direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure (DGDSE), ont permis de reconstituer le fonctionnement de ce réseau clandestin.

    Les modalités de cette opération illégale étaient les suivantes :

    • Tarifs exorbitants : Les demandeurs devaient s’acquitter de sommes comprises entre 2 et 5 millions de francs CFA (3 048 à 7 622 euros) par visa.
    • Procédure simplifiée : Aucune présence physique en ambassade n’était requise, les démarches s’effectuant intégralement à distance.
    • Cible privilégiée : Le réseau a principalement profité à des ressortissants maliens, bénéficiaires d’une exemption frauduleuse de vérification de leur titre de séjour nigérien — pourtant obligatoire. Dès leur arrivée à Madrid, des complices se chargeaient de leur prise en charge.

    D’après les premières conclusions des enquêteurs, près de 1 500 Maliens auraient ainsi pu accéder illégalement au territoire européen grâce à cette filière.

    Des ramifications financières et des arrestations ciblées

    Les investigations ont également mis en lumière des circuits de blanchiment d’argent transitant par plusieurs pays de la sous-région, notamment le Sénégal. Les autorités ont procédé à des interpellations stratégiques :

    • Maty Cissokho Toumba, épouse du ministre de l’Intérieur, a été entendue par la DGDSE.
    • Samsoudine Idrissa, identifié comme le logisticien du réseau et proche du général Toumba, a été appréhendé alors qu’il quittait la résidence du ministre.
    • Une complice supplémentaire, recrutée par l’épouse du ministre peu avant son départ de l’ambassade d’Espagne il y a un an, fait également l’objet de poursuites.

    Un remous politique au sein de la junte

    L’ouverture de cette enquête par les services de renseignement extérieur, et non par les canaux judiciaires classiques, a exacerbé les tensions internes au sein de la junte militaire. Le président de la transition, le général Abdourahamane Tchiani, semble privilégier les membres de sa communauté d’origine, les Haoussa, au détriment des autres groupes ethniques présents au sommet de l’État. Cette affaire fragilise particulièrement les responsables issus de la communauté Zarma, parmi lesquels figurent le général Toumba et le général Salifou Modi, ministre de la Défense, pourtant estimé au sein des forces armées.

    Cette crise interne révèle les profondes divisions qui minent le régime en place et soulève des interrogations sur la stabilité future de la transition.

  • Ousmane Sonko et son gouvernement face aux députés ce vendredi à Niamey

    Ousmane Sonko et son gouvernement face aux députés ce vendredi à Niamey

    Le Premier ministre nigérien Ousmane Sonko et l’ensemble de son équipe gouvernementale sont convoqués ce vendredi 22 mai 2026 pour une séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale du Niger. Une rencontre qui s’annonce comme un moment clé du dialogue institutionnel entre l’Exécutif et les représentants du peuple.

    L’invitation officielle a été transmise par le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye. Cette tradition parlementaire permet aux députés d’interroger directement les membres du gouvernement sur les enjeux majeurs du pays. Parmi les sujets qui devraient dominer les débats : la conjoncture économique nigérienne, l’inflation persistante, les défis de l’emploi des jeunes, ainsi que les réformes politiques et sociales en cours.

    Depuis sa prise de fonction en avril 2024, Ousmane Sonko a déjà participé à quatre séances similaires. Ces échanges réguliers entre l’Exécutif et le Parlement visent à renforcer la transparence et à évaluer l’efficacité des politiques publiques mises en œuvre. Les observateurs s’attendent à des échanges vifs, notamment sur les réformes économiques promises et leur impact sur le pouvoir d’achat des Nigériens.

    Cette séance de questions d’actualité intervient dans un contexte où le Niger fait face à des défis structurels, entre pression inflationniste et nécessité de diversification économique. Les réponses apportées par le Premier ministre et ses ministres pourraient donner des indications précieuses sur la stratégie gouvernementale pour les mois à venir.

  • Sénégal : Bassirou Diomaye Faye valide la réforme ouvrant la voie à Ousmane Sonko pour 2029

    Sénégal : Bassirou Diomaye Faye valide la réforme ouvrant la voie à Ousmane Sonko pour 2029

    Le paysage politique au Sénégal connaît un tournant majeur avec la promulgation, par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, de la nouvelle loi modifiant le code électoral. Ce texte législatif, désormais officiel suite à la signature d’un décret présidentiel, semble lever les obstacles juridiques qui pesaient sur une éventuelle candidature de Ousmane Sonko lors du scrutin présidentiel de 2029.

    De nouvelles décisions divisent, le divorce est prononcé entre Bassirou Diomaye Faye et le Pastef

    Des tensions palpables au sein du Pastef

    Cette décision intervient après une période de doutes et de frictions internes au sein de la formation au pouvoir. Au Pastef, certains cadres craignaient que le président de la République ne cherche à entraver le retour politique de son Premier ministre. Pour rappel, Ousmane Sonko n’avait pu se présenter en mars 2024 en raison d’une condamnation pour diffamation ayant entraîné la privation de ses droits civiques. C’est dans ce contexte que Bassirou Diomaye Faye avait été désigné pour porter les couleurs du parti.

    Le processus législatif n’a pas été sans heurts. Après un premier vote à l’Assemblée nationale le 28 avril, le président Faye avait renvoyé le texte pour une seconde lecture, justifiant ce choix par des « erreurs matérielles ». Cette manœuvre avait alimenté les rumeurs de désaccord entre les deux figures de l’exécutif, certains y voyant une volonté de freiner l’ascension de son allié de longue date.

    Les enjeux de la réforme pour l’éligibilité du Premier ministre

    Le 9 mai, le Parlement a définitivement validé la réforme, permettant sa promulgation. Le nouveau code électoral clarifie les règles relatives à la déchéance civique. Désormais, cette sanction est limitée à une durée fixe de cinq ans après l’exécution de la peine. L’aspect crucial de cette loi réside dans son caractère rétroactif, ce qui impacte directement la situation juridique de Ousmane Sonko.

    Condamné en appel en mai 2023 à six mois de prison avec sursis, une sentence confirmée par la Cour suprême au début de l’année 2024, le leader du Pastef voyait son avenir politique s’assombrir. Malgré un ultime recours rejeté en juillet 2025, le Premier ministre, qui avait brièvement été élu député en novembre 2024 avant de privilégier ses fonctions gouvernementales, dispose désormais d’un horizon dégagé pour les prochaines échéances électorales au Sénégal.

  • Promulgation du nouveau code électoral au Sénégal : un tournant pour Ousmane Sonko et le PASTEF

    Promulgation du nouveau code électoral au Sénégal : un tournant pour Ousmane Sonko et le PASTEF

    Le président Bassirou Diomaye Faye officialise la réforme électorale

    Le climat politique au Sénégal franchit une étape décisive. Le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a apposé sa signature au bas de la loi modifiant le Code électoral le vendredi 15 mai 2026. Cet acte officiel intervient après une période d’incertitude et de discussions passionnées au sein de l’opinion publique et de la classe politique, faisant suite à l’adoption préalable du texte par l’Assemblée nationale.

    Cette décision était particulièrement scrutée par les sympathisants du PASTEF. Pour Ousmane Sonko et sa formation politique, cette promulgation représente l’aboutissement d’un processus législatif majeur. Bien que l’attente ait suscité de nombreuses interrogations, la validation présidentielle vient clore une séquence de doutes qui persistait depuis le vote des députés.

    La fin d’une période d’incertitude législative

    La signature de ce texte met un terme à une semaine de flottement marquée par des controverses juridiques et politiques. Le débat a été intense, opposant différentes visions sur l’avenir du système démocratique sénégalais, tant dans l’espace public que dans les rangs de l’opposition. En ratifiant la loi n°11/2026, le pouvoir exécutif choisit de stabiliser le cadre électoral du pays.

    Si la promulgation de cette nouvelle mouture du Code électoral permet de tourner provisoirement une page, elle ne signifie pas pour autant la fin des discussions. Les implications concrètes de cette réforme législative et les interprétations de ses conséquences devraient continuer de structurer les échanges politiques dans les prochains jours, alors que les acteurs se préparent pour les futures échéances au Sénégal.