Catégorie : Internacional

  • Le Kenya et le Tchad s’unissent pour la sécurité internationale et le progrès de l’Afrique

    Le Kenya et le Tchad s’unissent pour la sécurité internationale et le progrès de l’Afrique

    Le président William Ruto a officiellement exprimé sa reconnaissance envers le Tchad pour son implication stratégique dans les enjeux de sécurité mondiale et son rôle moteur lors du récent Sommet Africa Forward. Cette déclaration fait suite à une rencontre diplomatique de haut niveau tenue à la State House, marquant une étape clé dans le rapprochement entre Nairobi et N’Djamena.

    Une alliance diplomatique ancrée dans la solidarité africaine

    Lors de ses échanges avec son homologue Mahamat Idriss Deby Itno, le dirigeant kényan a souligné l’excellence des rapports bilatéraux. Selon lui, cette entente repose sur des principes fondamentaux de respect mutuel et une vision commune du développement continental. Les deux nations aspirent à harmoniser leurs positions diplomatiques pour mieux défendre les intérêts des populations africaines et favoriser une coopération internationale plus équilibrée.

    Engagement sécuritaire en Haïti et stabilité globale

    Un point majeur de cette rencontre a concerné la Mission multinationale d’appui à la sécurité en Haïti. William Ruto a tenu à saluer la participation active du Tchad à cette initiative placée sous l’égide des Nations unies. Cet effort conjoint témoigne de la volonté des États africains de contribuer activement au rétablissement de la paix et de la stabilité au-delà des frontières du continent, apportant un nouveau souffle d’espoir au peuple haïtien.

    Le succès du Sommet Africa Forward à Nairobi

    Enfin, le chef de l’État kényan a félicité le président tchadien pour l’apport significatif de sa délégation au Sommet Africa Forward. Cet événement, qui s’est déroulé dans la capitale kényane, s’inscrit dans une dynamique de transformation des relations économiques et politiques entre l’Afrique, la France et d’autres partenaires internationaux. L’objectif affiché est de bâtir un nouveau modèle de croissance et d’innovation, porté par une volonté de souveraineté et de progrès partagé.

  • Vers un axe Nairobi-N’Djaména renforcé pour la stabilité africaine

    Vers un axe Nairobi-N’Djaména renforcé pour la stabilité africaine

    Relations diplomatiques renforcées entre le Kenya et le Tchad

    Les fondations diplomatiques entre le Kenya et le Tchad s’avèrent plus robustes que jamais. Cette relation privilégiée, ancrée dans des principes fondamentaux de solidarité africaine et de respect mutuel, continue de porter ses fruits à travers une coopération bilatérale dynamique.

    Une vision commune pour le progrès du continent

    Le président William Ruto et son homologue Mahamat Idriss Deby ont tenu des discussions stratégiques à la State House de Nairobi. Ces échanges fructueux ont permis de réaffirmer la volonté des deux nations de défendre des positions harmonisées sur la scène internationale. L’objectif est clair : protéger les intérêts de leurs populations respectives tout en favorisant l’émergence d’une Afrique forte et unie.

    Engagement sécuritaire international et solidarité caribéenne

    L’un des piliers de cette alliance réside dans l’action concrète pour la paix mondiale. À cet égard, l’implication du Tchad dans la Mission multinationale d’appui à la sécurité en Haïti, une initiative placée sous l’égide des Nations Unies, est exemplaire. Le déploiement de contingents tchadiens vient renforcer les efforts collectifs visant à stabiliser ce pays des Caraïbes, offrant ainsi une lueur d’espoir et une sécurité retrouvée à ses citoyens.

    Par ailleurs, la réussite du récent sommet Africa Forward doit beaucoup à la contribution substantielle du Tchad. Cet engagement sans faille témoigne de la vitalité de l’axe NairobiN’Djaména, moteur essentiel du développement et de la stabilité régionale.

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  • Colère au Sénégal après un reportage controversé sur l’homosexualité

    Colère au Sénégal après un reportage controversé sur l’homosexualité

    La diffusion récente d’un sujet consacré à la condition des homosexuels au Sénégal par une chaîne de télévision publique française a déclenché une vague d’indignation nationale. Accusé de véhiculer des contre-vérités et de manquer d’impartialité, ce reportage cristallise les tensions autour de la perception des droits LGBTQ+ dans le pays.

    Psychose autour du VIH/Sida : Après les interpellations massives, les autorités sanitaires montent au front

    Le reportage met en lumière les violences dont seraient victimes certaines personnes en raison de leur orientation sexuelle. Cependant, c’est un témoignage spécifique qui a mis le feu aux poudres : un homme, s’exprimant anonymement, soutient que les Sénégalais seraient instruits dès leur plus jeune âge que le meurtre d’un homosexuel ouvrirait les portes du paradis.

    Une levée de boucliers sur les réseaux sociaux

    Cette affirmation a immédiatement suscité des réactions épidermiques sur la toile. De nombreux citoyens démentent formellement ces propos, les qualifiant de pures inventions destinées à ternir l’image de la société sénégalaise. « C’est une manipulation flagrante », s’insurgent plusieurs internautes, réfutant l’existence d’une telle croyance populaire au Sénégal.

    Au-delà de ces témoignages, les critiques portent sur le traitement éditorial jugé biaisé. Les détracteurs affirment que le média a délibérément occulté le cadre juridique des arrestations récentes. Selon eux, la justice n’intervient pas sur la base de l’orientation sexuelle, mais pour des faits de transmission volontaire du VIH-SIDA, un délit spécifique prévu par la loi.

    Le malaise est accentué par le fait que des spécialistes du Centre national de lutte contre le SIDA ont été interrogés sans que la question de la propagation délibérée du virus ne soit abordée. Pour une grande partie de l’opinion, ce silence sur les motifs légaux réels témoigne d’une volonté d’imposer un narratif orienté au détriment de la réalité des faits judiciaires.

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  • Faure Gnassingbé à Kampala pour l’investiture de Yoweri Museveni et la stabilité régionale

    Faure Gnassingbé à Kampala pour l’investiture de Yoweri Museveni et la stabilité régionale

    La capitale de l’Ouganda a vibré au rythme d’un événement diplomatique majeur ce mardi 12 mai 2026. Faure Gnassingbé, président du Conseil, s’est rendu à Kampala pour assister à la prestation de serment de Yoweri Museveni. Ce dernier, reconduit à la tête du pays suite au scrutin du 15 janvier, entame un nouveau mandat placé sous le signe de la continuité et de l’ambition économique.

    Présidence du Conseil du Togo

    La cérémonie, empreinte de solennité et de traditions, s’est déroulée devant un parterre de dignitaires internationaux venus d’Afrique, d’Europe et d’Asie. Le thème central, axé sur la sécurisation des progrès accomplis et la transition vers un statut de pays à revenu intermédiaire supérieur, a donné le ton des priorités ougandaises. Au-delà du protocole, ce déplacement souligne la solidité des rapports entre Lomé et Kampala, deux nations unies par une vision commune du développement.

    En transmettant ses vœux de succès à son homologue, Faure Gnassingbé a scellé une alliance politique et humaine durable. Cette fraternité a été saluée par Yoweri Museveni, qui voit en la présence du dirigeant togolais un témoignage de l’excellence des relations économiques et diplomatiques qui lient les deux pays.

    Présidence du Conseil du Togo

    La stabilité régionale au cœur des échanges

    Si l’heure était à la célébration, les enjeux sécuritaires du continent sont restés au premier plan. En sa qualité de médiateur de l’Union africaine (UA) pour la crise qui touche l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), Faure Gnassingbé a profité de cette tribune pour intensifier ses efforts diplomatiques. La quête d’une paix durable dans la zone des Grands Lacs demeure une priorité absolue pour le dirigeant.

    L’Ouganda, acteur stratégique de cette région, reste un partenaire clé. Le président Museveni a d’ailleurs rendu hommage à la diplomatie constructive de Faure Gnassingbé. Cette méthode, privilégiant le dialogue et la concertation discrète plutôt que les postures belliqueuses, s’impose comme un levier essentiel pour apaiser les tensions.

    Présidence du Conseil du Togo

    Une coopération diplomatique pérenne

    Ce nouveau rendez-vous à Kampala s’inscrit dans une suite logique d’échanges réguliers entre les deux chefs d’État, dont la dernière rencontre de travail remonte au 3 février 2026 à Entebbe. Cette fréquence témoigne de l’influence du Togo en tant que facilitateur indispensable sur l’échiquier africain.

    En quittant le sol ougandais, Faure Gnassingbé confirme la volonté de son pays de jeter des ponts entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est. Cette mission diplomatique illustre une fois de plus l’engagement de Lomé en faveur d’une stabilité durable et d’une gouvernance concertée à l’échelle du continent.

  • Faure Gnassingbé et Yoweri Museveni renforcent les liens pour la paix et l’intégration africaine

    Faure Gnassingbé et Yoweri Museveni renforcent les liens pour la paix et l’intégration africaine

    Le chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, a intensifié ses actions diplomatiques à travers l’Afrique centrale et de l’Est. Ce déplacement stratégique vise à consolider la coopération régionale et à promouvoir la stabilité dans la zone des Grands Lacs. À Kampala, le dirigeant a assisté à l’investiture du président ougandais Yoweri Museveni, marquant ainsi une nouvelle étape dans les relations entre les deux nations.

    La sécurité régionale au cœur des échanges à Kampala

    En marge des cérémonies officielles, les deux présidents ont tenu une séance de travail approfondie sur les problématiques sécuritaires majeures. Leurs discussions se sont focalisées sur la situation instable dans l’est de la République démocratique du Congo. Lomé et Kampala maintiennent un dialogue constant pour appuyer les processus de paix et garantir la sécurité dans cette région névralgique du continent.

    Un axe diplomatique entre le Togo et le Congo

    Avant son étape ougandaise, Faure Gnassingbé s’est rendu à Oyo, en République du Congo, pour s’entretenir avec le président Denis Sassou N’Guesso. Cette visite de travail a permis d’aborder le renforcement des liens bilatéraux et divers dossiers économiques cruciaux.

    Les échanges ont notamment mis en lumière le partenariat entre le Port autonome de Lomé et le Port autonome de Pointe-Noire. Ces deux infrastructures majeures, liées par des accords signés en août 2020, jouent un rôle moteur dans le dynamisme des échanges commerciaux entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

    Médiation et intégration continentale

    Au-delà des aspects purement économiques, le président togolais a réaffirmé son engagement envers les défis politiques africains. En sa qualité de médiateur pour l’Union africaine dans la crise congolaise, Faure Gnassingbé poursuit ses efforts diplomatiques pour instaurer une paix durable et favoriser une véritable intégration africaine.

  • Offensive militaire sur le lac Tchad : les combattants de Boko Haram battent en retraite

    Offensive militaire sur le lac Tchad : les combattants de Boko Haram battent en retraite

    Sous la pression d’une vaste opération aéroterrestre, les insurgés de Boko Haram ont été contraints d’abandonner leurs positions stratégiques sur le lac Tchad. Cette manœuvre d’envergure, dirigée par le Tchad avec le soutien logistique et opérationnel du Nigeria et du Niger, a provoqué une déroute manifeste dans les rangs jihadistes.

    Boko Haram , Kano, Nigeria, lac Tchad , Niger

    Une pluie de frappes sur les bastions insulaires

    Depuis plusieurs jours, l’aviation tchadienne pilonne intensément les campements terroristes dissimulés sur les îles isolées de cette zone marécageuse. Ce territoire, partagé entre le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad, constitue depuis 2009 le sanctuaire de Boko Haram et de la faction rivale de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap).

    Ces bombardements n’ont pas été sans conséquences pour les populations civiles. Des dizaines de pêcheurs nigérians, contraints de verser des taxes aux jihadistes pour travailler dans ces eaux, ont été victimes des frappes. Plusieurs blessés graves, souffrant de brûlures importantes, ont été évacués vers les structures hospitalières de Bosso, au Niger.

    Fuite massive vers des zones incertaines

    Face à l’avancée des troupes, les combattants évacuent précipitamment leurs bases. Des témoins rapportent que les insurgés quittent les îles de la zone de Shuwa, à la frontière tripartite, emportant leurs familles à bord de petites embarcations de fortune. Les localités de Dogon Chukwu, Kangarwa, Gashakar, Yawan Mango et Kwatar Mota sont particulièrement concernées par cet exode.

    Sur le terrain, des affrontements directs ont opposé les forces tchadiennes aux terroristes sur l’île de Kaukeri, considérée comme l’un des piliers logistiques du groupe dans la région du lac.

    Une riposte régionale coordonnée

    Cette offensive d’envergure fait suite à une série d’attaques sanglantes contre l’armée du Tchad. Récemment, une embuscade a coûté la vie à deux officiers généraux, tandis qu’un assaut contre une base militaire riveraine avait provoqué le décès de 24 soldats tchadiens.

    Pour répondre à cette menace, une coalition aérienne a été mise en place. Le Nigeria et le Niger ont chacun déployé deux avions de chasse pour appuyer les escadrilles tchadiennes. Acculés sur les rives, les fuyards se retrouvent désormais dans une impasse, craignant de pénétrer dans les territoires contrôlés par l’Iswap, avec qui ils entretiennent une rivalité meurtrière depuis leur scission en 2016.

    L’insurrection, qui a déjà provoqué des milliers de décès et des millions de déplacés, principalement dans le nord-est du Nigeria, continue de mobiliser la Force multinationale mixte. Cette alliance régionale, réactivée pour stabiliser la zone, tente de mettre un terme définitif à une décennie de violences transfrontalières.

  • Urgence au Tchad : le quotidien périlleux des femmes réfugiées

    Urgence au Tchad : le quotidien périlleux des femmes réfugiées

    Le Tchad traverse actuellement une phase de pression humanitaire sans précédent. Avec plus de 1,3 million de réfugiés et de rapatriés, dont une immense majorité de femmes et d’enfants, le pays peine à absorber ce flux massif. Cette situation s’inscrit dans un contexte de pauvreté endémique et de fragilité des services publics de santé.

    L’impact dévastateur du conflit soudanais

    Les répercussions des affrontements au Soudan voisin sont particulièrement visibles dans l’est du territoire. À Abéché, Adré (province d’Ouaddaï) ou encore dans le camp d’Iridimi, situé à plus de 1 000 kilomètres de N’Djamena, les femmes et les jeunes filles paient un lourd tribut.

    À Adré, à proximité immédiate de la frontière, la sécurité quotidienne est un défi permanent. De nombreuses femmes témoignent des violences subies lorsqu’elles s’aventurent hors des zones sécurisées, notamment pour ramasser du bois de chauffe. Ce qui devrait être une tâche domestique ordinaire se transforme en un moment de terreur, marqué par des risques de harcèlement et d’agressions sexuelles.

    Malgré ce climat de peur, des initiatives de soutien psychosocial et de formation professionnelle tentent de renforcer la résilience de ces survivantes, leur offrant des perspectives d’autonomie financière.

    Le drame des soins de santé est illustré par l’histoire d’une jeune femme à Abéché, victime d’une fistule obstétricale après un accouchement sans assistance à l’âge de 15 ans. Délaissée par son entourage et souffrant de complications graves pendant une décennie, elle n’a pu bénéficier d’une intervention chirurgicale que très récemment, tout en restant confrontée à de fortes pressions sociales.

    Le directeur exécutif adjoint de l'UNFPA, Andrew Saberton, vêtu d'une tenue médicale et d'un bonnet de protection, observe un incubateur dans une maternité d'un hôpital au Tchad.

    Un système de santé à bout de souffle

    Dans la province du Wadi Fira, l’afflux continu de réfugiés sature les infrastructures médicales. Le camp d’Iridimi, qui fait partie d’un réseau de huit sites accueillant plus de 333 000 personnes, illustre cette détresse. Les sages-femmes y gèrent jusqu’à 300 naissances mensuelles avec des ressources dérisoires.

    La pénurie de produits anesthésiants est telle que certaines césariennes ne peuvent être pratiquées dans des conditions de dignité et de sécurité acceptables. Andrew Saberton, cadre de l’UNFPA, a fermement rappelé qu’aucune femme ne devrait subir une telle intervention sans anesthésie.

    Un cri d’alarme face au désengagement financier

    La crise est accentuée par une chute brutale des financements internationaux. Les ressources allouées à l’UNFPA au Tchad ont fondu de 44 % par rapport à l’année précédente. Pour l’exercice 2026, sur les 18,7 millions de dollars indispensables à la protection et à la santé maternelle, seuls 2,5 % ont été collectés pour le moment.

    Le Tchad détient déjà l’un des records mondiaux de mortalité maternelle, avec 860 décès pour 100 000 naissances vivantes. Sans un renforcement immédiat de l’aide internationale, la survie des femmes et des filles dans l’est du pays restera gravement compromise.

  • Dissolution de la commission électorale en Côte d’Ivoire : les enjeux d’un tournant politique

    Dissolution de la commission électorale en Côte d’Ivoire : les enjeux d’un tournant politique

    Le président ivoirien Alassane Ouattara, le 17 juin 2025. © Issouf SANOGO / AFP

    Longtemps au cœur des désaccords entre le pouvoir exécutif et les forces d’opposition, la Commission électorale indépendante (CEI) a été officiellement dissoute. L’annonce a été faite le 6 mai par Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement ivoirien, marquant une rupture majeure dans l’organisation des scrutins en Côte d’Ivoire.

    Vers une nouvelle ère pour les élections ivoiriennes

    Cette décision radicale vise, selon les autorités, à ouvrir une nouvelle période de stabilité. L’objectif principal est de mettre en place un système capable de garantir durablement la tenue d’élections calmes et transparentes sur l’ensemble du territoire.

    La CEI, qui cristallisait les tensions politiques depuis de nombreuses années, laisse désormais la place à une restructuration attendue. En agissant ainsi, le gouvernement souhaite désamorcer les conflits liés aux processus électoraux et instaurer un climat de confiance pour les futures échéances nationales.

  • Tchad : l’opposition dénonce un verrouillage politique total sous Mahamat Idriss Déby

    Tchad : l’opposition dénonce un verrouillage politique total sous Mahamat Idriss Déby

    Face à la lourde condamnation de huit figures de la contestation au Tchad, Alifa Younous Mahamat, le représentant du Parti socialiste sans frontières (PSF) pour la France et l’Europe, s’insurge contre les méthodes du gouvernement de Mahamat Idriss Déby. Selon lui, le pouvoir en place s’efforce de neutraliser toute forme de contradiction politique.

    Tchad : «Toute voix dissidente est systématiquement réduite», alerte l’opposant Alifa Younous Mahamat

    Une justice tchadienne sous influence politique

    Le verdict est tombé à N’Djamena : huit cadres appartenant au Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), la coalition majeure de l’opposition, ont écopé de huit ans de réclusion criminelle. Alifa Younous Mahamat fustige ce qu’il qualifie de sentences arbitraires. « Ce dossier est la preuve que le Tchad s’enfonce dans une dérive dictatoriale, où la pensée unique est imposée par la violence et l’intimidation », martèle-t-il. Ces arrestations étaient intervenues juste avant une mobilisation citoyenne que les autorités avaient interdite.

    L’étouffement systématique des libertés publiques

    D’après le cadre du PSF, l’incarcération des leaders du GCAP participe d’un plan global visant à écarter toute alternative politique sérieuse. Il affirme que « chaque voix discordante est désormais étouffée sans exception », décrivant un espace civique totalement obstrué. Au Tchad, les droits les plus élémentaires seraient bafoués : « Il est devenu impossible pour une formation d’opposition d’exister, de se réunir ou d’exercer son droit syndical ».

    Ce durcissement s’ajoute au précédent de Succès Masra, figure de proue de l’opposition et ancien Premier ministre, qui avait été condamné à une peine de 20 ans de prison il y a environ un an.

    La diaspora tchadienne comme rempart international

    Installée en France et dans le reste de l’Europe, la communauté tchadienne à l’étranger tente d’alerter l’opinion mondiale sur la dégradation des droits humains dans le pays. Alifa Younous Mahamat souligne que la diaspora se fait le porte-parole de ceux qui sont réduits au silence sur le territoire national. Pour ce faire, il multiplie les plaidoyers auprès des instances internationales et des ONG spécialisées.

    Des échanges avec la classe politique française

    Le coordinateur du PSF a également entrepris des démarches auprès des élus français pour dénoncer la situation sécuritaire et politique au Tchad. Il indique avoir échangé avec des députés et des sénateurs, notamment issus des rangs de La France insoumise. Il confirme par ailleurs avoir rencontré Jean-Luc Mélenchon. Pour les opposants tchadiens vivant en exil, la pression diplomatique internationale reste l’un des derniers leviers pour contrer l’autoritarisme croissant de Mahamat Idriss Déby.

  • Sécurisation des zones frontalières : le Tchad et la RCA intensifient leur coopération militaire

    Sécurisation des zones frontalières : le Tchad et la RCA intensifient leur coopération militaire

    Les forces mixtes Tchad-RCA renforcent leur dispositif à la frontière

    Les commandements militaires du Tchad et de la République centrafricaine (RCA) passent à la vitesse supérieure pour stabiliser leurs zones frontalières communes. Sous l’égide du général Moubarak Abakar Nassour Hor, une séance de travail stratégique a permis de faire le point sur les interventions sécuritaires en cours et de définir les prochaines étapes de leur collaboration.

    Un bilan des opérations Al-Hamamia 1 et 2

    Cette session a rassemblé les hauts gradés des deux nations impliqués au sein de la force mixte. L’ordre du jour s’est focalisé sur les résultats concrets des manœuvres « Al-Hamamia 1 » et « Al-Hamamia 2 », tout en identifiant les zones encore vulnérables aux incursions et à l’insécurité transfrontalière. L’objectif est d’ajuster le tir pour garantir une protection optimale des populations locales.

    Lancement imminent de la mission Sentinelle

    Pour répondre efficacement aux défis persistants, le général de brigade Moubarak Abakar Nassour Hor a validé le lancement de l’opération « Sentinelle ». Ce nouveau plan d’action, élaboré par la cellule G5, prévoit une restructuration de la présence militaire sur le terrain.

    Le dispositif s’appuiera sur les piliers suivants :

    • Le déploiement d’unités militaires mobiles pour une plus grande flexibilité.
    • L’installation de postes de surveillance fixes dans les secteurs névralgiques.
    • L’intensification du contrôle des flux et des mouvements suspects.
    • L’amélioration de la vitesse de réaction des troupes en cas d’alerte.

    En renforçant cette synergie bilatérale entre le Tchad et la RCA, les autorités militaires aspirent à instaurer un climat de paix durable et à contrer efficacement les menaces qui pèsent sur cette région stratégique.

  • Renforcement des liens diplomatiques : Faure Gnassingbé en visite officielle en Ouganda

    Renforcement des liens diplomatiques : Faure Gnassingbé en visite officielle en Ouganda

    Le chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, est attendu ce mardi 12 mai 2026 à Kampala pour une mission diplomatique de premier plan. Répondant à l’invitation de son homologue ougandais, Yoweri Kaguta Museveni, ce déplacement marque une étape clé dans la consolidation des rapports bilatéraux entre le Togo et l’Ouganda.

    Un dialogue stratégique sur la sécurité et l’intégration

    Au cours de ce séjour officiel, le président togolais s’entretiendra en tête-à-tête avec Yoweri Museveni. Les échanges se concentreront essentiellement sur les problématiques de paix et de sécurité à l’échelle continentale, ainsi que sur les progrès de l’intégration africaine. Ces discussions interviennent dans un climat régional complexe, particulièrement marqué par les instabilités dans la zone des Grands Lacs.

    Cérémonie d’investiture à Kampala

    Faure Gnassingbé assistera également à la prestation de serment solennelle de Yoweri Museveni, dont la réélection a été actée suite au scrutin général du 15 janvier dernier. Cette cérémonie d’envergure réunira dans la capitale ougandaise un parterre de dirigeants africains, de hauts fonctionnaires et de représentants de diverses institutions internationales.

    Une volonté commune de stabilité régionale

    Selon les informations émanant de la présidence togolaise, cette rencontre témoigne de l’ambition partagée par Lomé et Kampala de densifier leur coopération politique. Les deux nations maintiennent des échanges réguliers sur les défis sécuritaires majeurs du continent, à l’instar de la situation critique dans l’Est de la République démocratique du Congo, une région en proie à des conflits armés et à une détresse humanitaire profonde.

    À travers cette initiative diplomatique, le Togo réitère son soutien indéfectible au dialogue interafricain et à la recherche de solutions concertées pour assurer la stabilité et le développement harmonieux des États du continent.

  • La Côte d’Ivoire réaffirme son engagement pour une migration humaine aux Nations Unies

    La Côte d’Ivoire réaffirme son engagement pour une migration humaine aux Nations Unies

    Une présence remarquée au siège des Nations Unies

    La Côte d’Ivoire a marqué de son empreinte la deuxième session du Forum international d’examen des migrations (FEMI), qui s’est tenue au cœur de New York. Cette participation stratégique illustre la détermination du pays à promouvoir une gestion migratoire centrée sur la coopération globale, le respect de la dignité humaine et les impératifs du développement durable.

    Le suivi du Pacte mondial au cœur des échanges

    Cet événement d’envergure mondiale visait à évaluer les progrès du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, un accord historique validé à Marrakech en 2018. Sous l’égide des Nations Unies, divers États ont partagé leurs solutions et leurs engagements face aux défis de la mobilité internationale.

    Des avancées concrètes portées par l’Office National de la Population

    Dr Hinin Moustapha, à la tête de l’Office National de la Population (ONP), a porté le message de la Côte d’Ivoire en lieu et place du ministre du Plan et du Développement, Dr Souleymane Diarrassouba. Lors des débats de haut niveau, il a exposé les réussites ivoiriennes, notamment en matière de collecte de données, de lutte contre les discriminations et de renforcement de la coopération internationale.

    L’importance des données statistiques

    L’un des piliers de la stratégie ivoirienne repose sur la modernisation du système statistique. Pour mieux piloter les politiques publiques, le pays mise sur des informations précises, désagrégées et actualisées. À cet égard, une enquête nationale d’envergure sur la migration est prévue pour 2025, positionnant la Côte d’Ivoire comme un leader africain dans l’usage des données probantes pour la gouvernance.

    Protection et inclusion sociale

    Au-delà de l’aspect technique, Abidjan privilégie la protection des individus. Le renforcement des mécanismes de réintégration et l’adoption de politiques sociales inclusives permettent de mieux accompagner les migrants et de réduire leur vulnérabilité. Le cadre institutionnel a également été consolidé pour garantir le respect des droits fondamentaux et promouvoir une société plus tolérante.

    La migration comme moteur de développement

    La délégation ivoirienne a plaidé pour une solidarité internationale accrue et une responsabilité partagée entre les nations d’origine, de transit et d’accueil. Pour la Côte d’Ivoire, la mobilité humaine ne doit plus être perçue uniquement sous l’angle sécuritaire, mais comme un véritable levier de croissance économique, culturelle et sociale.

    En restant fidèle à ses valeurs d’accueil, le pays s’efforce de transformer les flux migratoires en vecteurs de prospérité partagée, en s’appuyant sur une gestion intelligente et humaine des populations en mouvement.