Concours international génies en herbe ohada : la finale togolaise sacre trois talents à Lomé

Écrit par

dans

Finale nationale du concours international Génies en Herbe OHADA au Togo : trois étudiants en lice pour l’international

L’auditorium de l’Université de Lomé a vibré samedi 30 mai 2026 à 14 heures pour la grande finale nationale de la 17e édition du Concours International Génies en Herbe OHADA (CIGHO). Organisé conjointement par la Coordination Nationale du CIGHO Togo et l’Association Internationale des Étudiants Juristes, section togolaise, cet événement a réuni les meilleurs talents juridiques du pays.

La cérémonie d’ouverture, présidée par Me Pirénam BlanDe, ancien président de l’AIEJ-TOGO, a été marquée par les discours de Me Messifa Komlan Konali, coordonnateur national du concours et magistrat, ainsi que par celui de Saturnin Sassou A. Agblo-Noamessi, chef de division à l’Office Togolais des Recettes, partenaire clé de l’événement. Me Têko Seyram Godwin AmenYinu, docteur en droit privé et avocat, project manager de cette édition, a ensuite lancé les épreuves écrites.

Les dix finalistes, issus de l’Université de Lomé, de l’Université de Kara et de l’Institut Supérieur de Droit et d’Interprétariat, ont été évalués sur quatre épreuves : un questionnaire à choix multiple, des questions d’intégration africaine, un jeu de devinettes et une plaidoirie. Après une pause animée par la slameuse Mercy, les candidats ont défendu leur point de vue sur le thème : « Le droit fiscal peut-il être intégré au champ de compétence matérielle de l’OHADA ? »

Un jury d’exception pour départager les talents

Le jury, présidé par le Pr Edem Avegnon, agrégé de droit privé et expert fiscaliste à l’Université de Lomé, était composé de cinq personnalités reconnues :

  • Afeignidou Bilabina, magistrate et substitut du procureur à Notsè ;
  • Sidick K. Akata, avocat stagiaire et finaliste du Concours International d’art oratoire Monferrier Dorval CIB 2025 ;
  • Godwin Disseyi Palouki, juriste et inspecteur des impôts, lauréat du prix du meilleur mémoire au CIGHO 2018 ;
  • Rahile Mijiyawa, juriste et conseillère technique, double lauréate (meilleure plaideuse et gagnante du CIGHO 2021 à N’Djamena).

Les trois lauréats qui représenteront le Togo à l’international

Après évaluation des épreuves écrites et des plaidoiries, trois candidats se sont distingués :

  • 1re place : Atsoupi Ama Neglo, diplômée en droit public à l’Université de Kara ;
  • 2e place : Francis Koffi Fia, étudiant en droit privé à l’Université de Lomé ;
  • 3e place : Edoé F. Ulrich Mensah-Gafan Akovi, étudiant en master droit du numérique et protection des données à l’ISDI.

Ces trois talents bénéficieront d’un accompagnement spécialisé par une équipe de coachs composée d’anciens lauréats : Koamivi Agbah, Obed Adjévi Neglokpe et Bilal Baba Daro.

Une soirée de clôture sous le signe de la reconnaissance

La remise des prix a été suivie d’un moment convivial pour célébrer les lauréats et les finalistes. Les remerciements ont été adressés aux nombreux partenaires ayant soutenu l’événement : l’Office Togolais des Recettes, l’Université de Lomé, l’Association pour l’Unification du Droit en Afrique (UNIDA), ainsi que plusieurs cabinets d’avocats et offices notarials.

Marie-Claire Egnonam Avla, présidente de l’AIEJ-TOGO, ainsi que les représentants du Club OHADA de l’Université de Kara, Alika AYEBA et Assiki Gnassingbé, ont également été salués pour leur engagement dans l’organisation des présélections.

La prochaine étape se tiendra du 12 au 19 septembre 2026 à Lomé, où les trois lauréats togolais affronteront les meilleurs des autres pays participants pour décrocher le titre international.