Crise politique au Sénégal : sonko dénonce un complot contre sa réintégration

Écrit par

dans

Crise institutionnelle au Sénégal : Ousmane Sonko dénonce une manœuvre politique contre sa réintégration

Le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, a vivement réagi à la saisine du Conseil constitutionnel par une partie de l’opposition sénégalaise et des députés non-inscrits. Cette initiative, visant à contester sa réintégration comme député à l’Assemblée nationale, est selon lui le fruit d’une stratégie calculée pour l’écarter du paysage politique.

Dans une déclaration ferme, Ousmane Sonko a dénoncé des « manigances et complots », affirmant que les auteurs de cette saisine savaient pertinemment que le Conseil constitutionnel n’était pas compétent pour trancher cette question. Selon lui, cette démarche illustre une instrumentalisation des institutions à des fins partisanes, une pratique qu’il juge préoccupante pour la démocratie sénégalaise.

« Si l’État utilise sa puissance pour nous combattre, nous riposterons en mobilisant tous les recours légaux prévus par la Constitution pour défendre nos droits », a-t-il prévenu lors de son allocution.

Les arguments de l’opposition et la position de Sonko

L’opposition, soutenue par des députés non-affiliés, a justifié sa saisine par un communiqué publié en juin 2026. Elle considère que la réintégration d’Ousmane Sonko comme député, décidée par le Bureau de l’Assemblée nationale fin mai, est contraire à la loi fondamentale du pays.

Au cœur de leur argumentaire juridique figure l’article 54 de la Constitution, qui encadre les incompatibilités entre certaines fonctions publiques et le mandat parlementaire. Les requérants estiment qu’Ousmane Sonko, ayant exercé les fonctions de Premier ministre avant son élection comme député en 2024, se trouvait dans une situation d’incompatibilité dès son entrée en fonction.

Une bataille politique aux enjeux constitutionnels

Cette crise révèle une tension profonde entre les institutions et met en lumière les divisions politiques au Sénégal. Ousmane Sonko, figure centrale de l’opposition, dénonce une tentative de déstabilisation de son parti, Pastef, et de son parcours politique.

Le leader de Pastef a réaffirmé sa détermination à utiliser tous les moyens légaux pour contrecarrer ce qu’il qualifie de « manœuvre politique organisée ». La situation reste donc sous haute tension, avec des implications majeures pour l’équilibre des pouvoirs au Sénégal.