Discours de bassirou diomaye faye : la démocratie, un legs à préserver au Sénégal

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Discours de Bassirou Diomaye Faye : la démocratie, un legs à préserver au Sénégal

Un hommage national chargé d’émotion et de symboles. Le président Bassirou Diomaye Faye a saisi l’opportunité d’un hommage rendu à l’ancien président Abdoulaye Wade, disparu à l’âge de 100 ans, pour adresser un message fort à la classe politique sénégalaise. Lors d’une cérémonie solennelle au Grand Théâtre de Dakar, il a rappelé l’importance de préserver l’unité nationale face aux tensions politiques.

Bassirou Diomaye Faye lors d'un discours solennel

Un plaidoyer pour l’unité nationale

Face aux divergences croissantes entre le chef de l’État et son ancien Premier ministre, Bassirou Diomaye Faye a choisi ses mots avec soin. « Une querelle, si vive soit-elle, ne mérite pas que l’on déchire le pays qui nous est commun », a-t-il déclaré. Une phrase qui résonne comme un appel à la raison dans un contexte politique tendu au Sénégal.

Le président a insisté sur une vision de la démocratie bien éloignée de l’idée d’un « butin à s’approprier ». Pour lui, elle doit être perçue comme « une flamme que l’on se passe de main en main, et qu’il ne faut jamais laisser s’éteindre ». Une métaphore puissante pour souligner la transmission nécessaire des valeurs démocratiques entre les générations.

Des déclarations en réponse aux tensions politiques

La rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, ancien Premier ministre devenu président de l’Assemblée nationale, s’est cristallisée début juin. Le chef de l’État a justifié sa décision de limoger Sonko le 22 mai par des divergences irréconciliables après des mois de tensions. Ousmane Sonko, de son côté, a évoqué une « situation de cohabitation » et appelé le président à « redescendre de son piédestal ».

Dans ce climat politique électrique, le discours du président Faye a été salué par la foule présente. Chaque phrase évoquant les défis du pays a suscité des applaudissements nourris, reflétant l’attente d’une issue pacifique à la crise.

Un héritage politique pour une jeunesse à servir

En rendant hommage à Abdoulaye Wade, Bassirou Diomaye Faye a rappelé les leçons du passé. « Vous nous avez appris que servir sa jeunesse vaudra toujours mieux que de se servir d’elle », a-t-il souligné. Une référence directe aux enjeux sociaux et économiques qui préoccupent la jeunesse sénégalaise.

Le président a également cité la sagesse de l’ancien président : « L’adversaire d’aujourd’hui n’est pas un ennemi. C’est un compatriote bienveillant qui voit le pays autrement. Et avec lequel il faudra, une fois le combat terminé, continuer d’habiter en paix la même maison au Sénégal. » Une vision apaisante dans un contexte où les divisions politiques menacent de s’envenimer.

Abdoulaye Wade, icône politique du pays, a toujours prôné le dialogue et la modération. Bassirou Diomaye Faye a repris à son compte cet héritage, insistant sur la nécessité de ne « jamais désespérer du Sénégal, ou même d’un compagnon qui se perd dans l’acrimonie et dans la haine de l’autre ».

Un message clair : au Sénégal, l’unité doit primer sur les divisions, et la démocratie rester un idéal partagé.