élection d’ousmane sonko à la tête de l’assemblée : quels enjeux pour le Sénégal ?

Moins de quatre jours après son éviction de la primature, Ousmane Sonko s’est imposé comme un acteur clé en devenant président de l’Assemblée nationale. Dans un discours marqué par l’audace, il a balayé d’un revers de main toute idée de « déshonneur » et mis en avant sa « légitimité populaire ».
Avec une fermeté peu commune, il a promis de ne pas instaurer de « blocage », de « vendetta personnelle » ou de « chaos institutionnel ». En revanche, il compte bien exercer un « contrôle strict » sur l’action gouvernementale et utiliser « tous les leviers de contre-pouvoir » à sa disposition si nécessaire.
une cohabitation inédite qui s’annonce tendue
Cette nouvelle dynamique dessine une cohabitation que certains qualifient d’« inédite ». Selon le politologue Ellimane Haby Kane, à la tête du think tank Legs Africa, Ousmane Sonko « met les manières » tout en cherchant à « contrôler l’exécutif ». Une posture qui pourrait rapidement se heurter aux ambitions du président Bassirou Diomaye Faye.
Le Pastef, parti d’Ousmane Sonko, reproche déjà au président Bassirou Diomaye Faye de ne pas avoir consulté les siens lors de la nomination du Premier ministre et de la composition du gouvernement. Un bras de fer s’annonce donc, comme en témoigne un communiqué publié mardi soir par le parti. Celui-ci évoque des échanges avec la présidence pour la formation du futur exécutif, tout en posant des conditions à sa participation.
