Félix Tshisekedi impose un retrait urgent des militaires des mines en RDC

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Félix Tshisekedi exige la fin immédiate de l’occupation militaire illégale des sites miniers en RDC

Cobalt brut dans une mine en RDC

La République démocratique du Congo, reconnue pour ses immenses réserves de minerais stratégiques, occupe une place centrale dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Face à cette réalité, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé avec fermeté sa volonté d’assurer une gouvernance rigoureuse du secteur minier. Lors du dernier Conseil des ministres, tenu le 10 juillet 2026 à la Cité de l’Union africaine, il a dénoncé sans ambiguïté la présence illégale de militaires et d’agents de la Police nationale congolaise (PNC) sur les sites d’exploitation minière à travers le pays.

Félix Tshisekedi, en tant que garant de la souveraineté nationale, a rappelé avec force l’interdiction absolue de toute occupation ou ingérence des forces de sécurité sur ces sites, sauf dans le cadre de missions officiellement autorisées. Cette pratique, selon lui, « entretient des perceptions négatives sur la gouvernance de nos ressources naturelles, fragilise les mécanismes de contrôle et compromet les efforts en faveur d’une exploitation transparente et responsable », comme l’a souligné le porte-parole du gouvernement lors de la présentation du compte rendu.

Une menace pour l’autorité de l’État et la crédibilité des réformes

Le Chef de l’État a mis en lumière les conséquences dévastatrices de cette militarisation illégale. Selon ses observations, elle entraîne :

  • La privation des droits miniers des exploitants légitimes
  • Des actes d’intimidation et d’extorsion contre les opérateurs et les communautés locales
  • Des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement et la traçabilité des minerais
  • L’émergence de réseaux de fraude et de contrebande
  • Un risque accru d’enrichissement illicite au détriment des intérêts nationaux

Pour Félix Tshisekedi, cette situation est inacceptable et porte atteinte à l’image du pays, à la crédibilité des réformes engagées et à la confiance des investisseurs internationaux. Il a donc ordonné au vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, au vice-Premier ministre de la Défense, au chef d’état-major des FARDC ainsi qu’au commissaire général de la PNC de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à cette pratique sur l’ensemble du territoire.

Des instructions claires pour un retrait sans délai

Les autorités concernées doivent agir avec célérité pour :

  • Procéder au retrait immédiat de tout militaire ou agent de sécurité présent illégalement sur les sites miniers
  • Mettre fin à toute interférence des forces de défense dans les activités minières
  • Assurer la sécurisation des sites conformément au cadre légal en vigueur
  • Démanteler les réseaux d’exploitation illégale soutenus ou protégés par des hommes en uniforme
  • Appliquer des sanctions exemplaires à l’encontre des contrevenants

Ces directives s’inscrivent dans la continuité des mesures déjà prises en 2022, lorsque le gouvernement avait ordonné le retrait des militaires des carrières artisanales après de multiples signalements de graves irrégularités. À l’époque, les autorités avaient justifié cette décision par les nombreux dysfonctionnements observés, notamment l’exploitation frauduleuse des ressources au profit de réseaux d’intérêts étrangers.

Renforcer la gouvernance minière pour une exploitation responsable

Par ailleurs, Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle, de certification et de traçabilité des minerais. L’objectif est double : garantir la conformité aux exigences nationales et internationales tout en préservant les droits des opérateurs légaux et des communautés locales. Cette approche vise à restaurer la confiance des partenaires économiques et à positionner la RDC comme un acteur responsable sur la scène minière mondiale.

La décision du Président Félix Tshisekedi marque une étape cruciale dans la lutte contre les pratiques illégales qui minent le secteur minier congolais depuis des années. Elle envoie un signal fort aux acteurs nationaux et internationaux quant à la détermination du gouvernement à instaurer un cadre minier transparent, sécurisé et conforme aux standards les plus exigeants.