À Ouagadougou, le Centre national d’études stratégiques (CNES) a ouvert, ce lundi, un atelier de trois jours destiné aux cadres du Ministère des Affaires Étrangères. Cette session, organisée dans les locaux du Secrétariat Permanent du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (SP-MAEP), vise à perfectionner l’intelligence stratégique et la prospective géopolitique des participants.
Trente experts, ambassadeurs et conseillers techniques du Ministère des Affaires Étrangères prennent part à cette formation. Son but ? Leur fournir des outils adaptés pour mieux appréhender les mutations rapides du monde et anticiper les crises potentielles.

Du lundi au mercredi, les participants exploreront des thèmes comme la veille stratégique, l’analyse géopolitique et l’évaluation des risques. Alternant théorie et pratique, cette formation inclut notamment la rédaction de notes de synthèse opérationnelles pour renforcer l’efficacité des décisions politiques.
Pour le Général de brigade Barthélémy Aimé Simporé, Directeur général du CNES, cette initiative répond à un impératif de gouvernance moderne. « Les rivalités géopolitiques évoluent sans cesse, les défis sécuritaires se complexifient et l’incertitude stratégique s’installe durablement dans le paysage international », a-t-il souligné.
Il a ajouté que l’enjeu n’est plus simplement de réagir aux crises, mais de développer une véritable capacité de prévision pour le pays. Une approche proactive qui doit devenir la norme dans l’action diplomatique.

Le Ministère des Affaires Étrangères, représenté par son Directeur de cabinet Dieudonné Désiré Sougouri, a salué ce partenariat avec le CNES. Pour lui, le Bureau d’analyses stratégiques doit constamment ajuster ses méthodes aux réalités du moment.

Il a insisté sur l’importance de cette mise à niveau pour l’administration publique. « Les fondements traditionnels sont de plus en plus contestés. Il est crucial que nos experts se forment en continu pour maîtriser l’environnement géopolitique international », a-t-il expliqué.

Cette formation, première du genre pour ce service, devrait permettre une meilleure identification des risques émergents et des analyses plus pertinentes pour les décideurs. Les organisateurs prévoient d’autres sessions pour pérenniser ce renforcement des compétences.
Un pas significatif vers la modernisation de la diplomatie nationale, alignée sur les orientations gouvernementales. Le partage d’expériences entre experts de la défense et de l’enseignement supérieur garantit la réussite de cette initiative selon les acteurs impliqués.
