Le Sénégal sacré champion d’Afrique face au Maroc après une finale sous haute tension

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Le Sénégal a gravé une nouvelle ligne à son palmarès en remportant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) ce dimanche 18 janvier. Dans un duel haletant face au Maroc, pays organisateur, les Lions de la Terenga l’ont emporté 1-0 grâce à une réalisation de Pape Gueye durant les prolongations. Ce deuxième titre continental pour le Sénégal vient clore une rencontre épique, bien que marquée par des tensions arbitrales majeures. À Saint-Denis, en France, comme dans les rues de Rabat, la ferveur était à son comble pour suivre ce choc au sommet.

Un incident de jeu qui a failli tout faire basculer

Le match a pris une tournure dramatique à la 96e minute. Alors qu’un penalty venait d’être sifflé en faveur des Lions de l’Atlas, les joueurs sénégalais, exaspérés par un but précédemment refusé, ont brièvement quitté la pelouse en signe de protestation. Un geste qui a suscité l’incompréhension totale des supporters marocains. Hassan, venu avec son fils Sami, a déploré ce comportement : « C’est la décision de l’arbitre, pourquoi vouloir gâcher la fête ? Ce n’est vraiment pas fair-play », a-t-il fustigé, rejoint par son fils qui jugeait anormal de refuser de jouer à un tel moment de la partie.

L’influence de Sadio Mané et le dénouement épique

Il a fallu l’intervention décisive de Sadio Mané pour ramener le calme. La star sénégalaise, pour qui c’était la dernière CAN, a convaincu ses jeunes coéquipiers de reprendre le jeu. Le tournant du match a eu lieu lorsque Brahim Diaz, l’attaquant du Real Madrid, a manqué son tir au but. En prolongation, le Sénégal a su faire la différence pour s’imposer définitivement. Si l’événement a été suivi avec passion par les amateurs de football sur tout le continent, de Dakar jusqu’à Niamey actualité, les réactions divergent radicalement selon les camps.

Côté sénégalais, la fierté balaie toutes les polémiques. Ibrahima, un supporter enthousiaste, souligne que seul le résultat final compte : la victoire est acquise et la fête peut commencer. Chez les Marocains, la désillusion est immense. Certains fans s’interrogent même sur le penalty raté par Brahim Diaz, l’accusant presque de ne pas avoir mis toute sa conviction dans son tir. Pour la jeunesse de Rabat, perdre cette finale à domicile, dans leur propre stade, laisse une cicatrice profonde après un parcours qui semblait pourtant tracé vers le sacre.