Un silence rompu par des critiques envers le chef de l’État
Après son départ du gouvernement et l’exclusion de son parti, le PASTEF, du nouvel exécutif, Ousmane Sonko a choisi de s’exprimer publiquement. Le leader politique a livré un discours sans équivoque, pointant du doigt le président Bassirou Diomaye Faye, tout en soulignant que les tensions actuelles ne reflètent pas une rupture personnelle entre eux.
Des divergences politiques qui s’accentuent
Dans des déclarations fortes, Ousmane Sonko a vivement critiqué l’attitude du président, estimant que ce dernier a refusé tout échange direct avec lui. « Le Président a refusé de me parler, alors qu’il dialogue avec d’autres interlocuteurs », a-t-il affirmé, révélant ainsi un manque criant de communication au sommet de l’État.
Abordant la place de son mouvement politique dans le nouveau gouvernement, il a rappelé avec insistance les liens étroits qui unissent historiquement son camp et celui du président. « Malgré les épreuves, nous restons du même côté », a-t-il martelé, tout en insistant sur le fait que les divergences ne doivent pas être perçues comme une opposition frontale.
Une opposition constructive, selon Sonko
Malgré les apparences, Ousmane Sonko a tenu à clarifier que ses relations avec Bassirou Diomaye Faye n’ont jamais basculé dans l’affrontement direct. « Nous n’avons jamais eu d’échange tendu en face à face », a-t-il assuré, ajoutant que son parti ne se considère pas comme un ennemi de l’exécutif.
Il a précisé que les véritables défis à relever concernent les difficultés économiques des citoyens : la hausse des prix des produits de première nécessité, les problèmes de transport et les préoccupations quotidiennes des Nigériens. Pour lui, ce sont ces enjeux qui devraient concentrer l’attention plutôt que les querelles internes.
Ces prises de position surviennent alors que le gouvernement est en pleine recomposition, suscitant des interrogations sur l’avenir des relations entre le PASTEF, Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye.
