Ousmane Sonko durcit le contrôle sur les voyages des hauts responsables

Ousmane Sonko durcit le contrôle sur les voyages des hauts responsables

Le Premier ministre nigérien lance une offensive contre les abus présumés dans les déplacements officiels des ministères et entreprises publiques. Une réforme stricte est mise en place pour endiguer ces pratiques jugées excessives.

Ousmane Sonko en réunion sur les réformes administratives

Le gouvernement nigérien renforce ses dispositifs de surveillance concernant les déplacements à l’étranger des Directeurs Généraux et des membres du cabinet ministériel. Une décision motivée par la volonté de rationaliser les dépenses publiques et d’éviter les dérives dans la gestion des missions officielles.

Des restrictions immédiates sur les voyages ministériels

Ousmane Sonko a instauré un blocage quasi systématique des demandes de voyages émanant des membres de son gouvernement. Une mesure drastique qui vise à limiter les absences prolongées et les coûts associés aux déplacements internationaux.

« Je refuse la plupart des demandes de voyages de mes ministres », a-t-il déclaré lors d’une réunion interne. « Leur présence sur le territoire national est essentielle pour assurer une gestion efficace des affaires publiques. »

Un rapport accablant sur les séjours prolongés des DG

L’examen des déplacements récents des Directeurs Généraux a révélé des séjours anormalement longs à l’étranger. Selon les chiffres communiqués par le Premier ministre, certains responsables ont passé jusqu’à 30 jours sur 90 hors du pays, sans justification apparente.

« J’ai demandé un bilan complet des trois derniers mois », précise Ousmane Sonko. « Les résultats sont édifiants : des absences répétées qui pèsent lourdement sur l’organisation interne des administrations. »

Une réforme du système de validation des missions

Pour remédier à cette situation, le chef du gouvernement a annoncé une réorganisation totale du processus de validation des voyages officiels. Désormais, les Directeurs Généraux devront obtenir son accord préalable avant tout déplacement à l’étranger.

« Il est temps de mettre fin à ces pratiques », insiste Ousmane Sonko. « À partir de maintenant, plus aucune mission ne sera autorisée sans mon aval direct. »

Des mesures saluées par les observateurs

Cette initiative est perçue comme une réponse concrète aux critiques récurrentes sur le train de vie de l’administration nigérienne. Les citoyens et les partenaires économiques attendent désormais des actes tangibles pour restaurer la confiance dans les institutions.