ousmane sonko met en garde contre une flambée des prix à la pompe au Sénégal
Le Premier ministre Ousmane Sonko a tiré la sonnette d’alarme aujourd’hui devant l’Assemblée nationale : le Sénégal pourrait bientôt connaître une hausse significative des tarifs des carburants. Cette annonce intervient dans un contexte international marqué par une instabilité géopolitique et une volatilité accrue des cours du pétrole.
Lors de son intervention, Ousmane Sonko a expliqué que les prévisionnels budgétaires du pays reposaient sur un prix du baril bien inférieur à la réalité actuelle. Cette divergence exerce une pression budgétaire sans précédent sur les finances de l’État, avec des répercussions directes sur le pouvoir d’achat des ménages sénégalais.
des répercussions économiques et sociales majeures
Le chef du gouvernement a souligné que la situation actuelle n’affecte pas uniquement les prix à la pompe. En effet, la hausse des coûts énergétiques perturbe également la logistique des importations de carburant, notamment en raison des difficultés accrues pour les assureurs couvrant les navires en provenance du Golfe.
Selon ses estimations, le coût des subventions énergétiques pourrait atteindre plus de 1 000 milliards de FCFA, représentant une part colossale du budget national. Une telle mesure pèserait lourdement sur les finances publiques, tout en menaçant la stabilité économique du pays.
un équilibre délicat entre contraintes économiques et protection sociale
Ousmane Sonko a réitéré l’engagement du gouvernement à préserver le pouvoir d’achat des Sénégalais, tout en reconnaissant les limites budgétaires face à cette crise externe. « Nous ferons tout notre possible pour atténuer l’impact, mais il ne faut pas se voiler la face : les marges de manœuvre sont réduites », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, le Premier ministre a également évoqué une réforme des subventions agricoles, actuellement estimées à près de 130 milliards de FCFA. Il a pointé du doigt des déficiences dans le ciblage et la gestion de ces aides. L’objectif affiché est de réorienter progressivement ces fonds vers des investissements plus productifs, comme la mécanisation et les équipements hydrauliques, afin de booster la productivité agricole tout au long de l’année.
