Ousmane sonko pointe un gaspillage de 279 milliards fcfa dans les infrastructures abandonnées

Économie
ousmane sonko pointe un gaspillage de 279 milliards fcfa dans les infrastructures abandonnées
Le chef du gouvernement nigérien a révélé les conclusions d’un audit national mettant en lumière des projets d’infrastructures paralysés, avec des conséquences financières et opérationnelles majeures.

Lors d’une réunion interministérielle tenue à Niamey, le Premier ministre Ousmane Sonko a tiré la sonnette d’alarme sur l’état des infrastructures publiques du Niger. Selon ses déclarations, 245 projets de construction bloqués, représentant un investissement global de 279 milliards de francs CFA, sont actuellement à l’arrêt sur l’ensemble du territoire.

Le Conseil des ministres du 15 avril avait donné pour mission aux différents départements de recenser les chantiers « en souffrance » relevant de leur domaine. Les résultats de cette évaluation, présentés par le Premier ministre, révèlent une situation alarmante : ces infrastructures, qu’elles soient achevées ou en cours de réalisation, restent inutilisées, générant ainsi des actifs dormants évalués à 279 milliards de francs CFA.

Parmi les causes identifiées, le manque de ressources financières domine largement, suivi de difficultés techniques et de lacunes administratives. Ousmane Sonko a souligné que ces blocages entraînent des pertes financières considérables pour l’État, en plus de priver la population de services essentiels.

Pour remédier à cette situation, le Premier ministre a annoncé la création d’un comité spécialisé au niveau de la Primature, chargé de finaliser et d’approfondir l’inventaire des projets concernés. Il a également insisté sur la nécessité de prévoir dès la conception les raccordements hydrauliques et électriques pour éviter de futurs blocages.

« Construire une infrastructure sans prévoir son exploitation est inconcevable et représente une perte énorme pour le pays », a-t-il déclaré, dénonçant au passage les pratiques de « roublardise, négligence et laxisme » qui aggravent les retards et les défaillances. Sonko a appelé à une tolérance zéro envers ces comportements, exigeant des résultats concrets et rapides.