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  • Togo : la création d’ageroute et sonafir, un écran de fumée pour les 200 millions de la banque mondiale

    Togo : la création d’ageroute et sonafir, un écran de fumée pour les 200 millions de la banque mondiale

    La décision annoncée en Conseil des ministres de créer l’Agence des travaux et de la gestion des routes (AGEROUTE) et la Société nationale de financement routier (SONAFIR) a été présentée comme une avancée majeure pour moderniser la gestion du secteur routier et rationaliser les chantiers. Pourtant, derrière cette communication officielle, les observateurs avertis des circuits financiers ouest-africains perçoivent une manœuvre bien plus opaque. Ce réaménagement institutionnel s’apparente à une diversion politique savamment orchestrée, destinée à absorber, diluer et légitimer la gestion des 200 millions de dollars récemment alloués par la Banque mondiale pour améliorer les services de transport au Togo.

    Une réorganisation dont le calendrier interroge

    Dans la gouvernance publique togolaise, les coïncidences de calendrier sont rarement anodines. Pourquoi dissoudre l’ancienne SAFER (Société autonome de financement de l’entretien routier) et fractionner le secteur à ce moment précis ? La réponse se trouve dans les dossiers des bailleurs de fonds. L’arrivée imminente de cette enveloppe colossale de 200 millions de dollars aiguise les appétits et impose une refonte des canaux de réception. La création simultanée de la SONAFIR, chargée de mobiliser et diversifier les financements, et de l’AGEROUTE, responsable de l’exécution technique, instaure une scission artificielle. Ce dédoublement des structures offre un mécanisme parfait de dilution des responsabilités. En créant de nouvelles entités juridiques, le pouvoir s’affranchit des anciens garde-fous administratifs, des audits en cours et des règles de contrôle budgétaire classiques. On dissout le passé pour mieux effacer la traçabilité de l’avenir.

    Sonafir et ageroute : les deux faces d’une même boîte noire

    Sous couvert de spécialisation, le gouvernement met en place un circuit fermé idéal pour l’évaporation des ressources. D’un côté, la SONAFIR hérite d’un mandat élargi et de prérogatives accrues pour gérer les flux de capitaux. Elle devient une véritable « boîte noire » financière où les millions de la Banque mondiale pourront être brassés, segmentés et réaffectés loin des regards indiscrets et des mécanismes de contrôle parlementaire ou citoyen. De l’autre côté, l’AGEROUTE est promue maître d’ouvrage délégué, avec le monopole de l’attribution et de la validation technique des chantiers. Ce face-à-face institutionnel entre deux entités nouvellement créées verrouille le système. Le contrôle croisé qui aurait dû garantir la transparence se mue en une connivence structurelle, où l’argent de l’aide internationale passe d’une main à l’autre au sein d’un même cercle d’influence.

    L’aide internationale comme rente de réseaux

    L’histoire récente des grands travaux d’infrastructures au Togo montre que la multiplication des agences gouvernementales rime souvent avec opacité plutôt qu’avec efficacité. Au lieu de renforcer les ministères existants et de soumettre la gestion des transports à des audits indépendants et rigoureux, le choix de créer des structures parallèles confirme la volonté d’isoler la manne financière extérieure. Les 200 millions de dollars de la Banque mondiale, initialement destinés à désenclaver les régions, améliorer la connectivité et réduire les coûts logistiques pour les populations togolaises, risquent fort de servir de carburant à une vaste entreprise de captation de fonds. En l’absence de mécanismes stricts de reddition des comptes et de passation transparente des marchés publics, l’AGEROUTE et la SONAFIR n’apparaissent que comme un paravent technique. Un habillage de modernité administrative visant à donner des gages de bonne gouvernance aux bailleurs de fonds, tout en sécurisant en coulisses le détournement programmé de la fortune publique.

  • Performance record : le Gabon affiche un excédent commercial de 6,90 milliards en 2025

    Performance record : le Gabon affiche un excédent commercial de 6,90 milliards en 2025

    Le Gabon a enregistré un excédent commercial de 6,90 milliards USD en 2025, selon les dernières statistiques officielles. Dans un contexte mondial difficile, marqué par le ralentissement des échanges, la baisse des prix du pétrole et les perturbations des voies maritimes, ce résultat illustre la solidité structurelle de la position extérieure du pays.

    Cet excédent provient d’un écart net entre des exportations maintenues à 10,73 milliards USD et des importations stables à 3,83 milliards USD. Avec un ratio exportations/importations supérieur à 2,8 pour 1, le Gabon se distingue favorablement au sein de la zone CEMAC, où plusieurs économies voient leur balance commerciale se contracter sous l’effet de la hausse des coûts de fret et des intrants.

    Le contexte international n’était pourtant pas porteur. Le commerce mondial des marchandises n’a progressé que de 4,6 % en 2025, après une baisse en 2023, et les perspectives pour 2026 annoncent un net ralentissement à 1,4 %. Dans cet environnement, le maintien d’un excédent aussi important constitue un signal fort pour les investisseurs et les partenaires institutionnels du Gabon.

    Cet excédent commercial offre également une opportunité de reconstituer les réserves de change, qui s’élèvent à 1 milliard USD, soit 2,1 mois de couverture des importations. Ce niveau, inférieur au seuil de trois mois recommandé par le FMI, reste le principal point de vigilance pour les autorités. Transformer un excédent commercial structurel en réserves solides est l’un des enjeux macroéconomiques les plus urgents pour Libreville.

  • Jacob Nguini, symbole du vivre-ensemble à Bafoussam 1er

    Jacob Nguini, symbole du vivre-ensemble à Bafoussam 1er

    Ce portrait met en lumière l’exemple concret du vivre-ensemble au Cameroun, un défi lancé aux partisans du tribalisme.

    Jacob Nguini est l’une des figures les plus marquantes de l’intégration républicaine au Cameroun. Né à Abong-Mbang (Est, Haut-Nyong), ce journaliste et communicateur de formation a occupé le poste de 5e adjoint au maire de Bafoussam 1er (Ouest) de 2013 à 2020.

    Symbole puissant d’intégration politique, Jacob Nguini a été élu par une population majoritairement bamilékée. Les habitants de la commune le surnommaient affectueusement « Monsieur le Maire », signe de son adoption complète par la communauté.

    Son parcours est souvent évoqué par les analystes politiques camerounais comme une preuve que l’intégration des allogènes est une réalité tangible et apaisée dans plusieurs communes, surtout à l’Ouest.

    Diplômé de l’ESSTIC (promotion 1989-1990), Jacob Nguini a ensuite renforcé son ancrage dans l’Ouest en devenant responsable de la communication au Conseil Régional de l’Ouest. Son passage à Bafoussam 1er demeure une référence citoyenne, illustrant comment le mérite républicain peut dépasser les clivages tribaux.

    Jacob Nguini, originaire d’Abong-Mbang, a choisi de s’installer à Bafoussam où il possède une résidence et vit avec sa famille. Ses enfants sont scolarisés dans cette ville qui est devenue leur second village. Il est également secrétaire à la communication au Conseil Régional de l’Ouest. Ce parcours illustre que tout Camerounais vivant hors de sa terre natale a le droit et le devoir de se présenter à des fonctions électives dans son lieu de résidence, participant ainsi à la construction nationale.

  • Bénin : les olympiades de l’intelligence artificielle, un pari sur la jeunesse

    Bénin : les olympiades de l’intelligence artificielle, un pari sur la jeunesse

    Le 27 juin 2026, le Bénin a franchi une étape décisive dans sa mutation numérique en faisant de sa jeunesse le fer de lance de son projet pour l’intelligence artificielle (IA). Le lancement officiel des Olympiades nationales de l’IA reflète la volonté des autorités de repérer les talents, de les encadrer et de former une génération de spécialistes capables de défendre les couleurs du pays lors des compétitions internationales.

    Cette initiative dépasse le cadre d’une simple joute académique. Elle s’inscrit dans une vision de long terme visant à consolider les compétences numériques des jeunes et à hisser le Bénin parmi les nations africaines qui entendent peser dans la révolution technologique mondiale. Les lauréats de ces Olympiades bénéficieront d’un accompagnement pointu, de formations avancées et d’une préparation aux grands rendez-vous internationaux dédiés à l’intelligence artificielle.

    Dans un contexte où l’IA bouleverse déjà des domaines clés comme la santé, l’éducation, l’agriculture, la finance, la sécurité ou encore l’administration publique, miser sur la formation des jeunes apparaît comme un choix judicieux. Les pays qui parviendront à bâtir des compétences locales seront mieux outillés pour concevoir des solutions adaptées à leurs besoins, réduire leur dépendance technique et dynamiser leur économie.

    Pour le Bénin, cette démarche traduit également l’ambition de créer un écosystème d’innovation qui retient les talents et favorise l’émergence de start-up technologiques compétitives. En offrant aux jeunes l’opportunité de se confronter aux meilleurs talents mondiaux, le pays prouve que l’Afrique peut non seulement adopter les technologies de demain, mais aussi contribuer à leur élaboration.

    Avec les Olympiades nationales de l’intelligence artificielle, organisées le 27 juin 2026, le Bénin envoie un signal clair : l’avenir du pays se construira sur l’excellence scientifique, l’innovation et une jeunesse préparée aux enjeux de l’économie numérique planétaire.

  • Révélations : comment la dged marocaine a infiltré le polisario depuis l’amérique latine

    Révélations : comment la dged marocaine a infiltré le polisario depuis l’amérique latine

    Une plongée inédite dans les coulisses du renseignement marocain : une série de dépêches confidentielles, datées d’octobre 2008 et provenant de l’ambassade du Maroc à Caracas, dévoile comment Rabat a mis en œuvre une stratégie d’infiltration et de contre-offensive diplomatique pour affaiblir le Front Polisario et contrer l’influence algérienne en Amérique centrale, en exploitant les informations fournies par l’ex-diplomate sahraoui Salama Ould Hennane.

    Ces lettres, adressées directement à Yassine El Mansouri, le chef de la DGED (Direction Générale des Études et de la Documentation — le service de renseignement extérieur marocain), sont signées par l’ambassadeur Dr Brahim Housseine Moussa. Elles mettent en lumière les fractures tribales profondes au sein du mouvement séparatiste et les retournements géopolitiques décisifs, notamment au Panama.

    Les Rguibate face aux autres tribus : l’argument tribal pour diviser le Polisario

    Au cœur de ces révélations se trouve une occasion en or pour Rabat : la défection possible de cadres supérieurs du Polisario. L’ambassadeur marocain indique avoir été contacté à plusieurs reprises par un certain M. Sliman, pseudonyme de Salama Ould Hennane, originaire de Dakhla (tribu Oulad Dlim) et ancien « ambassadeur » de la RASD au Panama et en Amérique centrale.

    Le diagnostic de Sliman est sans équivoque : un « mécontentement très fort » agite le mouvement séparatiste. La raison ? Un favoritisme flagrant exercé par la direction du Polisario au seul profit de la tribu des Rguibatte, au détriment des autres composantes tribales (Oulad Dlim, Oulad Tidrarine, Ait Lahcen, Ait Baamran et la confédération des Takna).

    Pour l’ex-diplomate séparatiste, le moment est venu de porter un coup fatal au mouvement :

    « C’est le moment idéal pour mener une action au sein du Polisario, afin de l’affaiblir davantage et d’unifier les opposants de ce mouvement autour du projet de l’autonomie. »

    Sliman affirme avoir obtenu l’accord de plusieurs figures de proue de la RASD pour créer une fronde interne, parmi lesquelles :

    • Ahmed ould Souilem (ministre délégué chargé des pays arabes).
    • Mahfoud Ould Ahmed Zine (ex-ministre et chef de région militaire).
    • Mansour (ex-ministre des Affaires étrangères et représentant à Paris).

    Le plan proposé à la DGED est audacieux : pousser ces personnalités à se constituer en groupe d’opposition officiel, à acter leur dissidence lors d’une conférence de presse internationale (vraisemblablement à Madrid) et à annoncer publiquement leur soutien au Projet d’Autonomie proposé par le Maroc. L’ambassadeur Moussa suggère d’ailleurs à sa hiérarchie d’utiliser Sliman comme « agent infiltré » pour mener à bien cette déstabilisation.

    La bataille de l’Amérique centrale : le « chèque en blanc » algérien

    Au-delà des guerres intestines, les lettres dévoilent une guerre d’influence féroce entre Rabat et Alger en Amérique latine. En octobre 2008, la diplomatie marocaine apprend qu’une importante délégation algérienne, menée par l’ambassadeur d’Algérie à Washington, M. Baali, s’apprête à faire une tournée en Amérique centrale.

    L’objectif d’Alger ? Contrecarrer l’avancée du plan d’autonomie marocain présenté à l’ONU. Pour séduire les capitales latines, l’Algérie sort le grand jeu en proposant un « paquet de projets de coopération » (comprendre : une aide financière et économique) en échange d’un alignement sur les thèses séparatistes. En parallèle, le Polisario dépêche son émissaire Mohamed Yaslem Beissat au Panama pour tenter de colmater les brèches.

    Le pivot stratégique du Panama

    Le Panama s’impose comme le véritable épicentre de ce bras de fer. Les documents confirment une grande froideur entre Panama City et les séparatistes. Les autorités panaméennes refusent alors d’accréditer un nouvel ambassadeur de la RASD, rétrogradant de fait la représentation sahraouie au rang inférieur de simple « chargé d’affaires ».

    Face à ce geste, l’ambassadeur marocain tire la sonnette d’alarme auprès de Rabat : le Panama attend un geste de réciprocité. Le diplomate insiste pour que le Maroc envoie un émissaire officiel afin de sceller ce réchauffement bilatéral et barrer définitivement la route aux Algériens.

    Dans une ultime démarche de lobbying, le diplomate marocain confie avoir activé ses réseaux de confiance au sein du pouvoir panaméen pour bloquer les demandes du Polisario, brandissant une menace à peine voilée : tout retour en arrière du Panama « pourrait porter préjudice aux relations bilatérales avec le Royaume du Maroc ».

    L’agenda secret de Mohamed Abdelaziz

    Preuve de la précision des renseignements collectés par l’ambassade, le document du 27 octobre 2008 détaille avec exactitude l’agenda à venir du chef du Polisario de l’époque, Mohamed Abdelaziz : une visite à New York le 4 novembre pour rencontrer le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon, suivie d’un déplacement le 9 novembre à Valence (Espagne) pour la clôture de la Conférence européenne de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO).

    Ces archives diplomatiques révèlent ainsi la réalité brute du conflit du Sahara : une guerre de l’ombre où l’Afrique du Nord et l’Amérique latine se croisent, et où la solidité des alliances se joue autant dans le secret des salons d’ambassades que sur le terrain des rivalités tribales.

    Texte intégral des lettres de l’Ambassade du Maroc à Caracas

  • Le psg prépare un mercato explosif avec deux recrues de taille

    Le psg prépare un mercato explosif avec deux recrues de taille

    Les amoureux du Paris Saint-Germain qui espéraient un marché des transferts plus mouvementé que celui de l’été 2025 vont être comblés. Le club de la capitale s’apprête à frapper un grand coup dès les premières heures de cette fenêtre estivale. Deux renforts offensifs majeurs sont annoncés dans les prochaines semaines – mais pas avant, car les deux joueurs sont mobilisés avec leur sélection nationale pour la Coupe du monde.

    Le premier nom est bien connu dans le paysage du football français : Maghnes Akliouche. Le milieu offensif international français a été convaincu par le projet parisien, et l’AS Monaco prépare déjà sa succession. Technique, gaucher et polyvalent, Akliouche pourrait prendre la place de Lee Kang-in, le Sud-Coréen étant sur le départ.

    Diomandé a fait son choix

    L’autre recrue XXL de ce début de mercato parisien concerne l’une des révélations de cette Coupe du monde : Yan Diomandé. L’international ivoirien, dribbleur explosif, a décidé de rejoindre le double champion d’Europe. Le transfert pourrait être bouclé dans les heures à venir, le RB Leipzig ayant accepté de perdre sa pépite de 19 ans. Également courtisé par Liverpool, Yan Diomandé confirme l’attractivité d’un club devenu une référence mondiale.

  • Drame à Yaoundé : une enfant de 10 ans tuée au couteau à Anguissa

    Drame à Yaoundé : une enfant de 10 ans tuée au couteau à Anguissa

    Anguissa, un quartier du quatrième arrondissement de Yaoundé, a été le théâtre d’un crime effroyable dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin 2026.

    Une fillette de dix ans, prénommée Sylvana, a été sauvagement poignardée à mort. La présumée meurtrière, une jeune femme de 22 ans, a été appréhendée dans un lieu de culte. Elle affirme avoir agi sous l’emprise du Saint-Esprit. Les faits se sont déroulés en l’absence des parents de la victime. Les forces de l’ordre mènent des investigations pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. La petite Sylvana a succombé à de multiples coups de couteau. La suspecte est en garde à vue. L’enquête se poursuit.

  • Willy Mengue interpelle Equinoxe TV pour un traitement équitable de l’information

    Willy Mengue interpelle Equinoxe TV pour un traitement équitable de l’information

    Le contestataire du retour de Maurice Kamto à la tête du MRC demande à la chaîne de télévision Equinoxe TV un rééquilibrage de l’information après l’émission du vice-président Mamadou Mota.

    Willy Mengue, figure de proue de l’opposition interne au sein du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a officiellement interpellé la direction d’Equinoxe TV. Il réclame un traitement plus équilibré de l’actualité politique, suite à la diffusion de l’émission « La vérité en face » où Mamadou Mota, vice-président du parti, s’est exprimé dimanche soir.

    Dans une lettre ouverte adressée au PDG de la chaîne, Willy Mengue justifie sa demande par des principes d’équité journalistique, de quête de vérité et de droit du public à une information pluraliste. Il estime qu’il est urgent d’organiser, à défaut d’un débat direct entre les deux tendances, un droit de réponse conséquent à l’émission consacrée au retour contesté du Pr Maurice Kamto à la présidence du MRC.

    « Vous avez bien voulu tendre le micro à l’ami politique Mamadou Mota sur cette question pertinente ; la quête de la vérité exige que vous rendiez le même service aux contestataires dont je suis le représentant », écrit Willy Mengue dans sa lettre.

    Rappelons que dimanche soir, Mamadou Mota a défendu le retour de Maurice Kamto à la tête du parti. Une position que Willy Mengue conteste fermement, qualifiant ce retour de « frauduleux ». Il invite Equinoxe TV, qu’il décrit comme « la chaîne du peuple qui rend compte au-delà de l’image », à être juste et équitable dans son traitement de cette affaire qui, selon lui, est observée par le peuple camerounais.

  • Rts 1 zappe encore ousmane sonko, la polémique enfle

    Rts 1 zappe encore ousmane sonko, la polémique enfle

    Ousmane Sonko - RTS 1 polémique révision constitutionnelle

    La chaîne publique sénégalaise RTS 1 est à nouveau au cœur d’une vive polémique. Ce lundi 29 juin 2026, les téléspectateurs ont constaté que la séance plénière consacrée à l’examen de la proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution n’était pas retransmise en direct. Une absence de diffusion qui a immédiatement enflammé les réseaux sociaux.

    Sur X (anciennement Twitter), de nombreux internautes dénoncent un choix éditorial qu’ils jugent sélectif, voire politique. Certains y voient une mise à l’écart délibérée des figures politiques, en particulier Ousmane Sonko, dont les interventions auraient été évitées par la direction de la chaîne. Les commentaires se sont multipliés dès le début des débats parlementaires.

    Le compte « Maps Cissé » a simplement annoncé la tenue de la séance, sans lien vers une diffusion télévisée. Cette absence a ravivé les critiques sur le rôle de la télévision publique dans le traitement de l’actualité institutionnelle au Sénégal.

    Entre résignation et colère, les avis divergent. « Ce n’est plus une surprise », peut-on lire, tandis que d’autres jugent « incompréhensible » que la RTS 1 choisisse de ne pas couvrir un événement aussi important pour la vie démocratique du pays. La polémique ne faiblit pas et le débat sur l’équité médiatique est relancé.

  • Crise des droits humains en RDC : l’ONU alerte sur une situation exceptionnelle

    Crise des droits humains en RDC : l’ONU alerte sur une situation exceptionnelle

  • Ebola en RDC : l’africa cdc et l’oms intensifient la riposte

    Ebola en RDC : l’africa cdc et l’oms intensifient la riposte

    La propagation du virus Ebola se poursuit en République démocratique du Congo (RDC), avec 1 203 cas recensés et 321 décès depuis la déclaration de l’épidémie mi-mai. Les données officielles font état de 148 patients guéris, tandis que 419 autres sont hospitalisés ou placés en isolement. Provoquée par la souche Bundibugyo, la maladie touche désormais 34 zones de santé dans les provinces de l’Ituri, principal foyer, ainsi que du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

    Les autorités sanitaires congolaises soulèvent plusieurs obstacles à la réponse : refus de certaines communautés de se soumettre aux tests post-mortem, capacités de prise en charge limitées en Ituri et un taux de suivi des contacts toujours inférieur à l’objectif de 95 %. Elles appellent la population à signaler tout cas suspect, à respecter les gestes barrières et à éviter toute manipulation des dépouilles.

    Les partenaires internationaux restent engagés. Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), a confirmé que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), ainsi que les autorités congolaises et françaises mènent une réponse coordonnée pour endiguer l’épidémie.

    De son côté, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a estimé que le conflit armé complique fortement les opérations sanitaires, en limitant l’accès aux zones touchées, en dispersant les contacts et en accroissant la méfiance des populations.

    Dans ce contexte, l’Africa CDC a annoncé le lancement, en partenariat avec le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique et le gouvernement ougandais, d’une Équipe continentale conjointe d’appui à la gestion des incidents (IMST). Basée à l’Université de Makerere, en Ouganda, cette plateforme vise à renforcer la coordination des interventions, l’assistance technique et la coopération transfrontalière au profit de la RDC, de l’Ouganda et des pays voisins exposés.

    D’après l’Africa CDC, cette initiative reflète la volonté du continent de renforcer ses capacités de préparation et de réponse aux urgences sanitaires grâce à une action coordonnée et pilotée par les États africains.

  • L’ONU au Togo renforce ses agents de sécurité sur l’inclusivité et la protection contre les abus

    L’ONU au Togo renforce ses agents de sécurité sur l’inclusivité et la protection contre les abus

    À Lomé, 95 agents de la société Intercon Security, qui assure la sécurité des installations onusiennes au Togo, ont participé à une formation intensive sur la lutte contre les abus sexuels et l’inclusion des personnes handicapées. Une démarche essentielle pour concilier sécurité et valeurs éthiques fondamentales.

    LOMÉ, 29 juin 2026 – Garantir la sécurité physique des locaux diplomatiques ne suffit pas ; encore faut-il incarner les principes de respect et de dignité humaine. C’est dans cette optique que le Bureau de la Coordonnatrice résidente des Nations Unies au Togo, en partenariat avec l’UNFPA-Togo, a mis sur pied une session de formation d’envergure les 25 et 27 juin 2026 à Lomé.

    Au total, 95 agents d’Intercon Security – acteur clé de la sécurité quotidienne des agences onusiennes – ont été formés aux standards internationaux en matière de droits humains et d’éthique professionnelle.

    Nations Unies Togo

    Des sentinelles face aux dérives : les enjeux de la PSEA

    Sur le terrain, les agents de sécurité représentent bien plus que des vigiles : ils constituent le premier contact avec le public, les partenaires et les personnels vulnérables. Face aux risques, les Nations Unies appliquent une politique de tolérance zéro.

    Le cœur du programme a donc porté sur la Protection contre l’Exploitation et les Abus Sexuels (PSEA) et la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG). Les sessions ont alterné cas pratiques et rappels juridiques autour de quatre axes :

    • Assimilation des règles fondamentales : comprendre le cadre éthique strict de l’ONU régissant chaque interaction professionnelle.
    • Adoption de bonnes pratiques : transformer les concepts théoriques en réflexes professionnels irréprochables.
    • Identification des comportements prohibés : repérer avec rigueur les signaux faibles et les dérives (harcèlement, abus de pouvoir, discriminations).
    • Maîtrise des canaux de signalement : connaître et utiliser les mécanismes internes de dénonciation, en garantissant anonymat et protection des victimes.

    « Le respect des droits et de la dignité de tous, en particulier des personnes les plus vulnérables sur le lieu de travail, n’est pas une option. C’est l’affaire de tous, à commencer par ceux qui protègent nos espaces. » — Note d’orientation des organisateurs

    Nations Unies Togo

    Changer de regard sur le handicap

    Les agents ont également été sensibilisés aux protocoles d’accueil et d’accompagnement bienveillant des personnes en situation de handicap, afin de faire des locaux onusiens des espaces universellement accessibles, inclusifs et protecteurs.

    En investissant dans la formation de ses prestataires de première ligne, le Système des Nations Unies au Togo envoie un signal fort : la sécurité ne se mesure pas seulement à la solidité des infrastructures, mais aussi à l’intégrité, au professionnalisme et à l’inclusivité des femmes et des hommes qui les incarnent.

    Nations Unies Togo