can 2025 : le Sénégal lance son appel au tas après la décision de la caf
Après un suspens de près d’un mois, la Fédération Sénégalaise de Football a enfin obtenu, juste avant le week-end, la décision motivée du jury d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF). Un document clé pour engager le processus d’appel devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) et contester la décision rendue au profit du Maroc par victoire sur tapis vert.
Ce délai d’attente a été particulièrement éprouvant pour les Sénégalais, les amateurs de football et les parties prenantes. La CAF a transmis cette décision motivée aux différentes équipes impliquées dans ce litige, dans le but de clore officiellement cette édition de la CAN 2025.

Bénin 2026 : l’effervescence démocratique et l’élan sportif en perspective
Politique : À l’approche d’un scrutin présidentiel historique
À moins d’une semaine d’une élection présidentielle d’une importance capitale, le Bénin est animé par une effervescence palpable. Loin de toute incertitude, une anticipation croissante caractérise l’état d’esprit des citoyens béninois, désireux de participer activement au processus électoral.
L’engagement citoyen est sans précédent et transcende les frontières régionales. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, en passant par le centre du pays, la campagne électorale déploie son dynamisme sur l’ensemble du territoire national. Des hauteurs de Dassa aux étendues du Grand Popo, des rives de la Pendjari aux lagunes de Porto-Novo, l’intégralité du Bénin prend part à l’avènement de cette nouvelle période.
La fin d’un cycle : La dynamique de la succession
Ce dimanche 12 avril 2026 marquera un jalon significatif pour la nation béninoise. Après une décennie caractérisée par les réformes impulsées par Patrice Talon, le chef de l’État se prépare à transmettre le pouvoir, en stricte conformité avec la limitation constitutionnelle à deux mandats.
Cette transition s’opère dans un climat de maturité politique exemplaire. Pour l’électorat, l’enjeu réside dans la réaffirmation de la robustesse du modèle démocratique béninois. La ferveur actuelle témoigne de la détermination populaire à exercer sa souveraineté. Comme le soulignent les observateurs, le Bénin confirme une fois de plus son rôle de garant de la stabilité en Afrique de l’Ouest.
Entre infrastructures et sécurité : Le pari de la modernité
Tandis que l’agitation électorale gagne les différents quartiers, le paysage des agglomérations poursuit sa transformation. Le développement urbain demeure une priorité manifeste pour l’ensemble des citoyens :
- Vidéoverbalisation : Une avancée substantielle pour la sécurité routière, destinée à protéger les usagers et à optimiser la fluidité du trafic sur les axes principaux.
- Infrastructures : La modernisation est une réalité concrète, élevant Cotonou et Porto-Novo au rang de capitales connectées et dynamiques.
Sport : Les Guépards, emblème de la cohésion nationale
Si la politique mobilise les esprits, le sport, quant à lui, renforce l’unité nationale. En parfaite adéquation avec l’élan patriotique ambiant, les Guépards du Bénin incarnent les aspirations du pays en vue de la CAN 2027 (organisée au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda).
Pour la sélection nationale, chaque rencontre est une opportunité de célébrer l’identité béninoise et de démontrer que, sur les terrains de jeu comme dans les urnes, le Bénin progresse de manière unie, avec fierté et détermination.

Pacte de sécurité transfrontalier : le bénin et le nigeria s’engagent contre le terrorisme
Une annonce capitale a marqué ce dimanche 5 avril 2026 : les états-majors du Bénin et du Nigeria ont, depuis Cotonou, officialisé la mise en place d’un mécanisme de coopération militaire renforcée. Ce partenariat stratégique représente un tournant décisif pour la stabilité régionale, visant à neutraliser les groupes armés terroristes actifs le long de leur frontière commune.
Cette initiative est accueillie comme un véritable espoir par les populations du Septentrion. Les autorités militaires des deux nations, réunies pour élaborer une riposte plus efficace face à l’insécurité transfrontalière, ont franchi une étape majeure : celle du passage d’une simple surveillance à une stratégie d’offensive conjointe.
Un rempart commun dans l’alibori et le borgou
L’axe central de cet accord repose sur le déploiement immédiat de patrouilles coordonnées dans les départements de l’Alibori et du Borgou. Ces zones sont particulièrement exposées aux incursions de groupes armés, et jusqu’à présent, les forces de défense se heurtaient à la complexité des limites territoriales, un avantage exploité par les assaillants pour se replier d’un pays à l’autre.
Désormais, ce qui était perçu comme une « zone grise » devient un espace d’intervention partagé. Des unités d’élite des deux armées mèneront des opérations synchronisées, permettant d’exercer une pression constante sur les réseaux logistiques des insurgés.
Le renseignement : pilier essentiel de la collaboration
Au-delà de la présence physique sur le terrain, cette alliance intègre une dimension technologique et humaine sans précédent :
- L’échange de renseignements en temps réel : Création d’une cellule de liaison directe pour anticiper les mouvements suspects.
- L’harmonisation des systèmes de communication : Assurer une interopérabilité complète pour une meilleure réactivité opérationnelle lors des engagements.
- La surveillance aérienne partagée : Déploiement de dispositifs de reconnaissance pour quadriller les vastes étendues forestières et broussailleuses de la frontière.
Un impact crucial pour les populations rurales
Pour les observateurs locaux, l’impact de cette décision dépasse le cadre purement militaire. Depuis plusieurs mois, la pression terroriste a lourdement pesé sur l’économie rurale, entravant les activités agricoles et le commerce transfrontalier.
« Cette alliance est le signal que l’État ne recule pas », confie un spécialiste des questions sécuritaires. « En sécurisant ces corridors, les deux nations ne font pas que réaffirmer l’autorité de l’État ; elles permettent également le retour de la sérénité nécessaire au développement local. »
Vers une pacification régionale durable
Alors que le Bénin s’apprête à vivre des échéances électorales cruciales, cette consolidation du verrou sécuritaire dans le nord témoigne d’une volonté de fer à protéger l’intégrité du territoire. En s’alliant au géant nigérian, le Bénin renforce son architecture de défense et adresse un message clair : la lutte contre l’obscurantisme se gagnera par la solidarité et l’action commune.
Cette avancée majeure pourrait bien servir de modèle de coopération bilatérale pour d’autres pays de la sous-région, confrontés à des défis asymétriques similaires.

Niger : l’intégration des civils dans la lutte antiterroriste, une stratégie à double tranchant
Face à une menace terroriste persistante et à l’asymétrie croissante des combats, le Niger a récemment officialisé l’intégration de civils dans sa stratégie de lutte contre le terrorisme. Cette décision, qui révèle les défis auxquels l’armée régulière est confrontée, soulève toutefois de nombreuses interrogations quant à ses implications sur la sécurité nationale et la stabilité à long terme.
Le défi de la formation : entre bravoure et expertise opérationnelle
L’engagement de citoyens non professionnels dans la lutte antiterroriste sans une préparation adéquate représente un risque majeur. Confondre le courage intrinsèque des populations locales avec une compétence militaire ou tactique est une erreur périlleuse. Une formation militaire et éthique rigoureuse est indispensable pour toute personne participant aux opérations de défense. Sans une compréhension approfondie du droit international humanitaire et des règles d’engagement complexes, ces groupes de défense civile risquent non seulement de devenir des cibles vulnérables face aux groupes terroristes armés, mais aussi de commettre des erreurs graves. Ces manquements peuvent malheureusement exacerber la colère des communautés et, paradoxalement, favoriser le recrutement par les mouvances extrémistes.
La question cruciale de l’armement : une fausse impression de puissance
L’équipement des civils armés soulève des préoccupations logistiques et stratégiques significatives. Offrir des armes légères à ces volontaires peut créer une illusion de supériorité de feu, alors que les groupes armés terroristes (GAT) opèrent fréquemment avec un équipement plus lourd et une expérience de combat supérieure. Pire encore, la distribution massive d’armes difficilement traçables au sein de la population représente un danger latent pour la sécurité régionale. L’exemple des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) au Burkina Faso a montré comment la prolifération des armes en dehors d’un cadre militaire strict peut éroder l’autorité étatique et déstabiliser la région sur le long terme.
L’instabilité des allégeances : un danger insidieux
Le risque le plus perfide réside dans l’instabilité des loyautés au sein de ces groupes. Dans les régions où la présence étatique est faible ou inexistante, l’allégeance des populations est souvent dictée par la nécessité de survie ou des considérations économiques. Si ces groupes de défense civile se sentent délaissés par le gouvernement central – que ce soit par des retards de paiement ou un soutien insuffisant face aux attaques – ou si les organisations terroristes leur présentent des propositions de "protection" ou des avantages financiers plus attractifs, le changement de camp devient une éventualité non négligeable. Les armes fournies par l’État pourraient alors être utilisées contre lui ou contribuer à l’escalade du grand banditisme.
L’érosion du monopole étatique sur la violence légitime
En institutionnalisant l’armement et l’implication des civils, l’État nigérien risque d’affaiblir un pilier fondamental de sa souveraineté : le monopole de la violence légitime. Lorsque la distinction entre les forces de l’ordre et les citoyens armés s’estompe, la porte est ouverte à une confusion dangereuse entre la sécurité publique et l’exercice d’une justice privée. Cette situation pourrait dégénérer en conflits intercommunautaires, masqués sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme, rendant tout effort de réconciliation nationale extrêmement complexe, même après une éventuelle accalmie des hostilités.

Ibrahim Traoré : pourquoi le Burkina Faso doit tourner le dos à la démocratie
Le chef de l’État burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré, a déclaré lors d’une intervention télévisée que la démocratie était « mortelle » et que le peuple du Burkina Faso devait « l’oublier ». Selon lui, ce système politique ne serait pas adapté aux réalités africaines.
Arrivé au pouvoir par un coup d’État il y a trois ans, le dirigeant avait initialement promis un retour à un régime démocratique pour juillet 2024. Cependant, à l’approche de cette date, la junte a annoncé une prolongation de son mandat pour une durée de cinq ans. Cette décision a été précédée en janvier par l’interdiction de tous les partis politiques, une mesure présentée comme nécessaire pour « reconstruire l’État ».

« Les gens doivent oublier la question de la démocratie. La démocratie n’est pas pour nous », a insisté le capitaine Traoré. Pour illustrer son propos, il a cité l’exemple de la Libye, un pays voisin qui, après quatre décennies de régime autocratique sous Mouammar Kadhafi, a sombré dans le chaos suite à une intervention militaire occidentale. Il a soutenu que partout où les puissances occidentales tentent d’imposer la démocratie, le résultat est un « bain de sang ».
Concernant la dissolution des partis, Ibrahim Traoré les a décrits comme des sources de division et incompatibles avec son projet révolutionnaire. « La vérité, c’est qu’en Afrique – ou du moins d’après ce que nous avons connu au Burkina –, un vrai homme politique est quelqu’un qui incarne tous les vices : un menteur, un flagorneur, un beau parleur », a-t-il déclaré.
Sans proposer un modèle de gouvernance précis, le chef de la junte a affirmé vouloir développer une approche unique pour le pays. « Nous avons notre propre approche. Nous n’essayons même pas de copier qui que ce soit », a-t-il expliqué. Il a mis en avant la construction d’un nouveau système centré sur la souveraineté, le patriotisme et une mobilisation révolutionnaire, où les chefs traditionnels et les structures locales joueraient un rôle clé. Il a également insisté sur l’autonomie économique et militaire et la nécessité de travailler davantage pour rattraper le retard de développement.
Sous sa direction, le gouvernement a réprimé la dissidence, ciblant l’opposition, les médias et la société civile. Certains critiques auraient même été enrôlés de force pour combattre les groupes islamistes. Malgré cela, sa vision panafricaniste et ses critiques de l’influence occidentale lui ont valu un soutien notable sur le continent.
Le Burkina Faso, à l’instar de ses voisins le Mali et le Niger également dirigés par des régimes militaires, a rompu sa coopération avec les partenaires occidentaux, notamment la France, dans la lutte contre l’insurrection djihadiste qui sévit dans la région depuis une décennie. Ces trois pays se sont tournés vers la Russie pour un soutien militaire, mais la violence persiste.
Un récent rapport de Human Rights Watch (HRW) a d’ailleurs révélé que plus de 1 800 civils ont été tués au Burkina Faso depuis l’arrivée au pouvoir d’Ibrahim Traoré en 2023. L’organisation attribue les deux tiers de ces décès à l’armée et à ses milices alliées, le reste étant le fait des groupes islamistes.

Chef junte Burkina Faso rejette démocratie et prolonge pouvoir
chef junte Burkina Faso rejette démocratie et prolonge pouvoir
Le capitaine Ibrahim Traoré, chef de la junte au Burkina Faso, a clairement indiqué le 2 avril lors d’un entretien télévisé que la démocratie n’était pas adaptée à son pays. « Il faut que les gens oublient la question de la démocratie, la démocratie c’est pas pour nous« , a-t-il affirmé sans détour. Il a ainsi confirmé sa volonté de maintenir le régime militaire en place.
Ibrahim Traoré a accédé au pouvoir en septembre 2022 par un coup d’État, le deuxième en seulement huit mois pour le pays. cette prise de pouvoir a marqué le début d’une transition politique initialement prévue pour s’achever en juillet 2024 avec des élections nationales.
plus d’élections en vue pour le moment
Cependant, la junte a adopté une charte lui permettant de rester au pouvoir cinq années supplémentaires à partir de juillet 2024. cette nouvelle charte autorise également Ibrahim Traoré à se présenter aux prochaines élections présidentielle, législatives et municipales, prévues après cette période prolongée.
En octobre 2025, le régime militaire a dissous la Commission électorale nationale indépendante (Céni). en février 2026, il a également suspendu l’activité de tous les partis politiques du pays, dont certains avaient déjà été interdits.
« On ne parle même pas d’élections pour l’instant (…) il faut que les gens oublient la démocratie« , a réitéré Ibrahim Traoré lors de cette intervention télévisée. « Nous ne sommes pas dans une démocratie« , avait-il déjà déclaré en 2025. Le capitaine a accordé une longue interview de plus de deux heures à des journalistes locaux et internationaux, dont des représentants de la télévision publique italienne Rai et de la chaîne britannique Sky News, ce qui reste exceptionnel.
restrictions accrues des médias internationaux
Depuis son arrivée au pouvoir, le régime militaire, connu pour son hostilité envers les pays occidentaux et notamment la France, a multiplié les interdictions et suspensions à l’encontre de plusieurs médias internationaux. certains journalistes ont également été expulsés du territoire.
Lors de cette conférence de presse, Ibrahim Traoré a également évoqué le cas de son prédécesseur, l’ex-lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba. cet officier, arrivé au pouvoir lors du premier coup d’État de janvier 2022, est actuellement poursuivi pour corruption et est suspecté d’avoir orchestré plusieurs tentatives de putsch. il a été récemment extradé vers Ouagadougou par le Togo à la demande des autorités burkinabè.
« Un juge l’a déjà rencontré (…) il est désormais entre les mains de la justice« , a indiqué Ibrahim Traoré. Le Burkina Faso fait face depuis près d’une décennie à une insurrection jihadiste responsable de milliers de victimes.
Ibrahim Traoré a également nié les accusations portées contre l’armée burkinabè et ses alliés, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), selon lesquelles ils seraient responsables de la mort de civils. « Il n’y a pas de preuves« , a-t-il déclaré. il a précisé que la Russie, principal allié du régime, fournissait du matériel militaire mais que « personne ne forme l’armée burkinabè ». « Sur le terrain, ce sont les soldats burkinabè qui se battent« , a-t-il ajouté.









