Blog

  • Can 2025 : le Sénégal conteste la perte de son titre face au Maroc devant le tas

    Can 2025 : le Sénégal conteste la perte de son titre face au Maroc devant le tas

    Pourquoi la CAF a-t-elle modifié le résultat final de la can 2025 ?

    En janvier 2026, le Sénégal s’imposait face au Maroc lors d’une finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) jugée controversée. Derrière ce succès sur le terrain se cachait un climat de tensions marqué par des suspicions envers l’arbitrage et la gouvernance de la Confédération africaine de football (CAF). Des accusations de partialité en faveur du pays hôte ont poussé l’instance à réaffirmer son engagement en faveur de l’équité et de la transparence.

    La rencontre, ponctuée d’incidents majeurs, a basculé dans la polémique. Un but du Sénégal a été refusé en fin de match pour une raison jugée irrégulière, tandis qu’un pénalty a été accordé au Maroc dans les dernières minutes. Face à cette décision arbitrale contestée, l’équipe sénégalaise a quitté le terrain en signe de protestation, provoquant une interruption de près de quinze minutes. Malgré ces événements, le Sénégal a finalement remporté la finale en prolongations. Cependant, cette réaction a été jugée non conforme aux Règlements de la CAN.

    Selon les articles 82 et 84 de ces règlements, toute équipe refusant de jouer ou quittant prématurément le terrain sans l’autorisation de l’arbitre est considérée perdante et voit le match perdu sur le score de 3-0. C’est sur cette base que la Fédération royale marocaine de football a saisi le Jury disciplinaire de la CAF, qui a d’abord rejeté la réclamation. Un recours a ensuite été porté devant le Jury d’Appel de la CAF, qui a finalement statué le 17 mars 2026 : le Sénégal a été déclaré forfait et le titre attribué au Maroc.

    Quels sont les arguments juridiques du recours sénégalais devant le TAS ?

    Le Sénégal a décidé de contester cette décision en saisissant le Tribunal arbitral du Sport (TAS), qui devra examiner le litige à la lumière des statuts de la CAF et du Code de l’arbitrage en matière de sport. Conformément à l’article 48.2 des Statuts de la CAF, le TAS s’appuiera en priorité sur les règles édictées par la CAF et la FIFA, avec subsidiarité au droit suisse. Cette approche a déjà été appliquée dans des affaires similaires, comme celle opposant la Fédération sud-africaine de football à la CAF en 2020.

    Le recours sénégalais pourrait s’articuler autour de deux axes principaux. D’abord, la qualification des faits : le TAS devra déterminer si le retrait temporaire de l’équipe sénégalaise peut être assimilé à un « refus de jouer » ou à un abandon définitif, comme le suggère l’article 82. Ensuite, l’articulation entre l’autorité de l’arbitre, dont les décisions sont normalement définitives, et le pouvoir disciplinaire des instances de la CAF. Le Sénégal pourrait invoquer les principes du droit de la FIFA pour souligner que la gestion de l’incident relevait de la compétence exclusive de l’arbitre en temps réel.

    Le TAS a d’ailleurs confirmé sa capacité à trancher ce type de litiges, comme en témoigne son communiqué du 25 mars 2026. La décision finale dépendra de l’appréciation des arbitres spécialisés et indépendants, qui pourraient s’appuyer sur d’autres dispositions, comme les articles 9 et 16 du Code disciplinaire de la FIFA ou la Loi 5 des Lois du Jeu, relatives aux conséquences du comportement d’une équipe sur l’arrêt d’un match.

    Quelles sont les prochaines étapes pour le Sénégal et la CAF ?

    Conformément à l’article 48.7 des Statuts de la CAF, le recours introduit devant le TAS n’a pas d’effet suspensif. La décision du Jury d’Appel reste donc exécutoire jusqu’à ce que le TAS rende son verdict. Le Sénégal a déjà soulevé des questions de procédure, notamment en demandant la suspension du délai pour déposer son mémoire d’appel en attendant la notification de la décision motivée de la CAF. Cette phase préliminaire du contentieux est en cours.

    Sur le fond, le recours sénégalais pourrait tenter de démontrer que l’interprétation des articles 82 et 84 par le Jury d’Appel a été excessive, en assimilant une interruption contestataire à un abandon définitif. Par ailleurs, il pourrait plaider que la requalification en forfait par la CAF porte atteinte à la logique de régulation immédiate du jeu et à la sécurité juridique de la compétition. Cependant, le dénouement de ce litige reste incertain, car le TAS dispose d’un pouvoir discrétionnaire total. Dans des affaires comparables, il a déjà eu l’occasion d’annuler ou de confirmer des décisions, comme en témoignent les références jurisprudentielles CAS 2019/A/6483 et CAS 2020/A/6907.

  • Attaque djihadiste au Niger : seize civils tués dans la région de Tillabéri

    Attaque djihadiste au Niger : seize civils tués dans la région de Tillabéri

    Une attaque djihadiste a endeuillé le département de Banibangou, situé dans la région de Tillabéri au Niger, vendredi dernier. Seize civils ont été abattus par des hommes armés, mettant fin à plusieurs mois de calme relatif dans cette zone frontalière avec le Mali.

    Cette région de l’ouest du Niger, réputée pour sa proximité avec des zones sous influence djihadiste, a été le théâtre d’une violence meurtrière. Les groupes armés actifs dans cette zone incluent l’État islamique au Sahel ainsi que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda.

  • CAN 2025-2026 : qui est le vainqueur finalement ?

    CAN 2025-2026 : qui est le vainqueur finalement ?

    CAN 2025-2026 : qui est le vainqueur finalement ?

    À suivre aussi sur Radio Sports Direct, replays, podcasts et univers liés à l’actualité sportive.

    🚨mise à jour 29 mars

    Flash Info : La CAF lance des réformes majeures après le litige Maroc-Sénégal

    Face à l’imbroglio juridique de la CAN 2025 actuellement examiné par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), le Président de la CAF, Patrice Motsepe, a annoncé une refonte profonde des statuts et règlements de l’instance. Cette initiative vise à restaurer la crédibilité de l’arbitrage africain et de la VAR, tout en garantissant l’indépendance totale des organes juridictionnels (Jury Disciplinaire et Commission d’Appel). En prônant une politique de tolérance zéro contre la corruption et en rejetant tout traitement préférentiel entre les nations, la CAF cherche à tourner la page des incidents de la finale entre le Maroc et le Sénégal. Alors que le titre continental reste suspendu à la décision de Lausanne, ces réformes structurelles marquent un tournant pour l’intégrité du football africain avant la Coupe du Monde de la FIFA 2026.

    À ce stade, aucune décision officielle pour le vainqueur de la CAN2025 n’a toujours pas été confirmée, et cette échéance apparaît comme un moment clé pour rétablir une lecture claire de la situation et préciser les orientations à venir pour la compétition.
    Le TAS pourrait prendre plusieurs mois avant de rendre son verdict. Une procédure arbitrale classique dans ce type de contentieux dure généralement entre neuf et douze mois. Si toutes les parties acceptaient une procédure accélérée, la décision pourrait intervenir dans un délai d’environ deux mois.

    Rappel en date du 23 mars

    Le litige autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 connaît un nouveau tournant majeur. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a en effet décidé de suspendre provisoirement l’attribution du titre au Maroc, initialement désigné vainqueur par la Confédération africaine de football (CAF). Cette mesure conservatoire intervient à la suite d’un recours introduit par le Sénégal, contestant la décision des instances disciplinaires africaines.

    Rappel en date du 17 mars :

    La Confédération africaine de football a indiqué ce mardi 17 mars 2026, dans un communiqué, que le Maroc était finalement le vainqueur de la CAN 2025 après les incidents de la finale.

    Le Sénégal, privé de sa victoire sur le terrain, est déclaré « forfait » et perdant 3-0.

    Le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a décidé, en application de l’article 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), de déclarer l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 (« le Match »), le résultat étant homologué sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF).

    Décisions du Jury d’Appel de la CAF :

    •           L’appel introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) est déclaré recevable en la forme et fondé.

    •           La décision du Jury Disciplinaire de la CAF est annulée.

    •           Le Jury d’Appel de la CAF considère que le comportement de l’équipe du Sénégal relève du champ d’application des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations.

    •           La réserve introduite par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) est déclarée fondée.

    •           Il est établi que la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), à travers le comportement de son équipe, a enfreint l’article 82 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations.

    •           En application de l’article 84 du Règlement, l’équipe du Sénégal est déclarée forfait pour ce match, dont le résultat est enregistré sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF).

    •           Toutes les autres demandes ou conclusions sont rejetées.

    Le Jury d’Appel de la CAF a également statué comme suit :

    •           L’appel introduit concernant M. Ismaël Saibari (joueur n°11 de l’équipe nationale du Maroc) est partiellement accepté.

    •           Le Jury d’Appel confirme que M. Ismaël Saibari s’est rendu coupable d’un comportement fautif en violation des articles 82 et 83(1) du Code disciplinaire de la CAF.

    •           La sanction prononcée à l’encontre de M. Ismaël Saibari est révisée à une suspension de deux (2) matches officiels de la CAF, dont un (1) match avec sursis.

    •           L’amende de 100 000 USD infligée à M. Ismaël Saibari est annulée.

    •           L’appel relatif à l’incident impliquant les ramasseurs de balles est partiellement accepté.

    •           Le Jury d’Appel confirme la responsabilité de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) concernant le comportement des ramasseurs de balles lors de ce match.

    •           L’amende infligée à la FRMF pour cet incident est réduite à 50 000 USD.

    •           L’appel concernant les interférences autour de la zone de révision OFR/VAR est rejeté.

    •           L’amende de 100 000 USD infligée à la FRMF pour cet incident est confirmée.

    •           L’appel relatif à l’incident du laser est partiellement accepté.

    •           L’amende infligée à la FRMF pour cet incident est réduite à 10 000 USD.

    •           Toutes les autres demandes sont rejetées.

    https://www.cafonline.com/fr/infos/declaration-aux-medias-du-jury-d-appel-de-la-caf

    Et maintenant, qui sera le vainqueur de la CAN 2025/2026 ?

    C’est un dossier brûlant qui plonge le football africain dans un imbroglio juridique inédit. Suite à la décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de suspendre provisoirement le titre du Maroc, la question du timing est désormais centrale.

    D’après les procédures habituelles du TAS et les premières analyses juridiques liées à cette affaire spécifique, voici ce qu’il faut savoir sur les délais :

    1. Le délai standard : Une attente de 6 à 12 mois

    En règle générale, une procédure d’appel devant le TAS (basé à Lausanne) est un processus long. Elle comprend plusieurs phases : l’échange de mémoires écrits, la nomination des arbitres, l’audience, puis le délibéré.

    Instruction : 6 à 9 mois.

    Prononcé de la sentence : Jusqu’à 3 ou 4 mois supplémentaires après l’audience.

    Verdict final probable : Pas avant la fin de l’année 2026, voire début 2027.

    2. L’option de la procédure accélérée

    Le Sénégal et la CAF pourraient s’entendre pour demander une procédure accélérée. Si les deux parties acceptent, le calendrier est resserré pour obtenir une décision en quelques mois. Toutefois, vu l’enjeu politique et sportif immense, il est rare que toutes les parties s’accordent sur un calendrier ultra-rapide.

    3. Les conséquences de la mesure conservatoire

    La suspension provisoire décidée par le TAS signifie que :

    • Le Maroc ne peut pas être officiellement considéré comme le vainqueur dans les registres.

    • Les primes de victoire (environ 10 millions de dollars) et le trophée physique restent « gelés » ou dans une zone grise juridique.

    • Le palmarès de la CAN 2025 reste officiellement vacant jusqu’à la sentence finale.

    Pourquoi un tel délai ?

    Le litige est complexe car il oppose deux principes :

    1. La souveraineté de l’arbitre : Le Sénégal soutient que le match a repris et s’est terminé sur le terrain (victoire 1-0).

    2. Le règlement sur l’abandon : Le Maroc (soutenu par la décision d’appel de la CAF) invoque l’article 84, affirmant que la sortie momentanée des joueurs sénégalais de la pelouse valait forfait définitif (victoire 3-0 sur tapis vert).

    Note importante : Le TAS juge « de novo », ce qui signifie qu’il va reprendre l’intégralité du dossier sans se limiter aux conclusions de la CAF. Sa décision sera définitive et sans appel.


    Suivez la Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026 sur RadioSports.fr : découvrez la composition complète des groupes, consultez le calendrier officiel des matchs et accédez aux résultats mis à jour en temps réel tout au long du tournoi. Retrouvez ici toutes les informations essentielles pour vivre la CAN 2025-2026, tirage au sort, match après match, du premier coup d’envoi le 21 décembre jusqu’à la finale, le 18 janvier 2026.


    👉 REVOIR les scores des matchs de la CAN2025

    👉 Coupe d’Afrique des Nations 2027

    👉 suivre la CAF Champions League

    👉 Suivre la CAN2026 Féminine

    🚨 Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026 : Le Sénégal, vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations


    Retrouvez les derniers highlights de la CAN 2025-2026 sur Radio Sports

    🔔 Suivez la CAN au quotidien sur Radio Sports


    ✅Les Équipes qualifiées pour la CAN

    Les 24 nations qualifiées pour cette 35ᵉ édition :

    • Afrique du Nord : Maroc (hôte), Algérie, Égypte, Tunisie
    • Afrique de l’Ouest : Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mali, Nigeria, Bénin, Guinée équatoriale
    • Afrique centrale : Cameroun, RD Congo, Gabon
    • Afrique australe : Afrique du Sud, Zambie, Zimbabwe, Mozambique
    • Afrique de l’Est : Ouganda, Tanzanie, Comores
    • Afrique centrale et orientale : Angola, Botswana, Soudan

    👉 lire aussi : Agenda des événements sports de l’année 2026


    🇲🇦 Coupe d’Afrique des Nations 2026 : le tableau des 16 équipes qualifiées pour les 8e de finale

    • Sénégal-Soudan
    • Mali-Tunisie
    • Maroc-Tanzanie 
    • Afrique du Sud-Cameroun
    • Egypte-Bénin
    • Nigeria-Mozambique
    • Algérie-RD Congo
    • Côte d’Ivoire-Burkina Faso


    Suivre les scores des matchs en temps réel



    CAN 2025 au Maroc – stades, villes hôtes et calendrier de la Coupe d’Afrique des Nations

    #CAN2025 #CoupeDAfriqueDesNations #Maroc2025 #FootballAfricain #RadioSports


    👉 Retour sur les qualifications africaines pour la Coupe du Monde Fifa 2026, c’est ici !


    Le programme de la phase finale

    • Huitièmes de finale : du samedi 3 janvier au mardi 6 janvier
    • Quarts de finale : vendredi 9 et samedi 10 janvier
    • Demi-finales : mercredi 14 janvier
    • Match pour la troisième place : samedi 17 janvier
    • Finale : dimanche 18 janvier


    👉 Toutes les infos du Samedi 3 janvier

    CAN 2025 – Huitièmes de finale : Sénégal vs Soudan à Tanger et Mali vs Tunisie à Casablanca, le 3 janvier 2026

    Sénégal-Soudan : 3-1

    Mali-Tunisie : 1-1 (3 tab 2)

    Retour au Menu ⏮️


    👉 Toutes les infos du Dimanche 4 janvier

    CAN 2025 – Huitièmes de finale : Maroc vs Tanzanie à Rabat et Afrique du Sud vs Cameroun, le 4 janvier 2026

    Maroc 1-0 Tanzanie (H3)


    Afrique du Sud 1-2 Cameroun (H4)

    Retour au Menu ⏮️


    👉 Toutes les infos du Lundi 5 janvier

    CAN 2025 – Huitièmes de finale : Égypte vs Bénin à Agadir et Nigeria vs Mozambique à Fès, le 5 janvier 2026

    Egypte 3-1 Benin (H5)

    Nigeria 4-0 Mozambique (H6)

    Retour au Menu ⏮️


    👉 Toutes les infos du Mardi 6 janvier

    CAN 2025 – Huitièmes de finale : Algérie vs RD Congo à Rabat et Côte d’Ivoire vs Burkina Faso à Marrakech, le 6 janvier 2026

    Algérie 1-0 RD Congo (H7)

    Côte d’Ivoire 2-0 Burkina Faso (H8)

    Retour au Menu ⏮️


    Revoir les buts des 16e de finale de la Coupe d’Afrique des Nations


    Les affiches et les horaires des quarts de la CAN 2025

    Vignette quarts de finale CAN 2025 du 9 janvier 2026, affichant les rencontres Mali–Sénégal et Cameroun–Maroc avec les lieux et horaires des matchs.
    • Mali 0-1 Sénégal 

    • Cameroun 0-2 Maroc

    Vignette du 10 janvier 2026 pour les quarts de finale de la CAN 2025, avec les affiches Algérie vs Nigeria et Égypte vs Côte d’Ivoire.
    • Algérie 0-2 Nigeria 

    • Égypte 3-2 Côte d’Ivoire

    Retour au Menu ⏮️


    Revoir les buts des quarts de finales de la Can 2025-2026


    Les affiches et horaires des Demi-finales

    14 janvier 2026

    • Senegal* 1-0 Egypte, grand stade de Tanger

    🇸🇳 Sénégal – Égypte (1-0) : Sadio Mané propulse les Lions en finale

    Le Sénégal s’est imposé 1-0 face à l’Égypte ce mercredi en demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026, disputée au Grand Stade de Tanger au Maroc, et se qualifie pour la finale du 18 janvier 2026.

    Dans une rencontre équilibrée et tactique, les Lions de la Téranga ont dominé les débats sans forcément trouver l’ouverture rapidement face à une équipe égyptienne bien regroupée. C’est finalement Sadio Mané, capitaine et figure emblématique du Sénégal, qui a fait la différence à la 78ᵉ minute, profitant d’une frappe déviée qui a surpris le gardien égyptien pour inscrire l’unique but de la partie.

    Ce succès permet au Sénégal de revenir en finale de la CAN pour la quatrième fois de son histoire, et pour la troisième en quatre éditions, confirmant ainsi sa constance au plus haut niveau continental.

    Malgré une belle opposition des Pharaons menés par Mohamed Salah, l’Égypte n’a pas réussi à inverser la tendance dans les dernières minutes. Le Sénégal, lui, disputera la finale après une campagne marquée par une maîtrise collective, un jeu solide et une efficacité dans les moments clés.

    • Nigeria 0-0 Maroc* , (Tab 2 – 4) stade Moulay Abdellah à Rabat 

    🇲🇦 Maroc – 🇳🇬 Nigeria (0-0 puis 4 tirs au but à 2) : les Lions de l’Atlas rejoignent la finale

    Le Maroc, pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026, a validé son billet pour la finale dimanche 18 janvier 2026 en battant le Nigeria après une demi-finale extrêmement équilibrée au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat.

    Dans un match où les deux équipes n’ont pas réussi à se départager en temps réglementaire et en prolongation, les Lions de l’Atlas ont finalement triomphé lors de la séance de tirs au but (4-3), offrant au public marocain une qualification historique pour la finale.

    Pendant les 120 minutes de jeu, le score est resté scellé à 0-0, malgré les occasions des deux camps dans une atmosphère intense au cœur de Rabat. Le gardien marocain Yassine Bounou s’est distingué lors de la séance de tirs au but en arrêtant deux tentatives, permettant au Maroc de décrocher sa première finale de CAN depuis 22 ans.

    L’avant-match avait vu s’opposer les meilleures attaques et défenses du tournoi, avec des formations invaincues depuis le début de la compétition. Le Maroc, fort de son statut de pays hôte et d’un collectif solide, a su tenir tête à un Nigeria redoutable techniquement, qui restait également sans défaite avant cette demi-finale.

    Cette victoire permet au Maroc de retrouver la finale sur sa terre, une première depuis l’édition de 2004, et de rêver d’un premier titre continental depuis 1976 devant son public.

    Retour au Menu ⏮️


    Petite finale

    17 janvier 2026

    EGYPTE 0-0 NIGERIA* , (Tab 2-4) stade Mohammed V de Casablanca

    Retour au Menu ⏮️


    Finale

    18 janvier 2026

    SENEGAL 1-0 MAROC (après prolongations ) stade Moulay Abdellah à Rabat 

    Dans une finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 riche en tension et en émotions, le Sénégal s’est imposé **1-0 face au Maroc, pays hôte, au terme d’un match spectaculaire joué au Stade Prince Moulay Abdellah à Rabat. Après une première période équilibrée et de nombreuses actions sans frayeur majeure, la rencontre a basculé en prolongation grâce à un but magnifique de Pape Gueye, qui a trouvé la lucarne pour donner l’avantage aux Lions de la Teranga.
    Avant cela, la finale avait connu des scènes de controverse arbitrale avec un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel, intensifiant les protestations sénégalaises et provoquant un climat explosif sur la pelouse. Malgré cette forte pression et plusieurs occasions franches, le score n’évoluera plus, offrant au Sénégal sa deuxième étoile continentale dans une affiche qui restera dans les mémoires pour son intensité et ses rebondissements.

    👉 les infos du matchs

    Retour au Menu ⏮️



    👉 Lire aussi : Tout savoir sur la Coupe du Monde FIFA 2026



    Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026 : les équipes qualifiées* pour la finale

    🇸🇳 Sénégal** est la première équipe qualifié pour la finale de la CAN2025-2026

    • Sélectionneur : Pape Thiaw
    • Gardiens : Édouard Mendy (Al-Ahli), Mory Diaw (Le Havre), Yehvann Diouf (OGC Nice)
    • Défenseurs : Kalidou Koulibaly (Al-Hilal), Moussa Niakhaté (OL), Krépin Diatta (AS Monaco), Antoine Mendy (OGC Nice), Mamadou Sarr (Strasbourg), Ilay Camara (Anderlecht), Abdoulaye Seck (Maccabi Haïfa FC), Ismail Jakobs (Galatasaray), El Hadji Malick Diouf (West Ham)
    • Milieux de terrain : Lamine Camara (AS Monaco), Habib Diarra (Sunderland), Pape Gueye (Villarreal), Pape Matar Sarr (Tottenham), Idrissa Gueye (Everton), Pathé Ciss (Rayo Vallecano)
    • Attaquants : Habib Diallo (FC Metz), Ibrahim Mbaye (PSG), Cheik Sabaly (FC Metz), Assane Diao (Côme), Iliman Ndiaye (Everton), Cherif Ndiaye (Samsunspor), Boulaye Dia (Lazio Rome), Ismaïla Sarr (Crystal Palace), Nicolas Jackson (Bayern Munich), Sadio Mané (Al-Nassr)


    🇲🇦 Maroc** rejoint la finale de la Coupe d’Afrique des Nations

    • Sélectionneur : Walid Regragui
    • ✅ Gardiens : Yassine Bounou (Al-Hilal), Munir El Kajoui (RS Berkane), El Mehdi Al Harrar (Raja CA).
    • ✅ Défenseurs : Achraf Hakimi (PSG), Mohamed Chibi (Pyramids), Jawad El Yamiq (Al-Najma), Romain Saïss (Al-Sadd), Abdelhamid Aït Boudlal (Rennes), Nayef Aguerd (Marseille), Adam Masina (Torino), Noussair Mazraoui (Manchester United), Anass Salah-Eddine (PSV Eindhoven).
    • ✅ Milieux : Oussama Targhalline (Feyenoord), Sofyan Amrabat (Real Betis), Ismael Saibari (PSV Eindhoven), Neil El Aynaoui (AS Rome), Bilal El Khannouss (Stuttgart), Azzedine Ounahi (Girona).
    • ✅ Attaquants : Brahim Diaz (Real Madrid), Ilias Akhomach (Villarreal), Chemsdine Talbi (Sunderland), Youssef En-Nesyri (Fenerbahçe), Soufiane Rahimi (Al-Aïn), Abdessamad Ezzalzouli (Real Betis), Eliesse Ben Seghir (Bayer Leverkusen).
    • Réservistes : Hamza Igamane (Lille), Youssef Belammari (Raja CA).


    Parallèlement à la Coupe d’Afrique des Nations, le calendrier international comprend également l’Euro Futsal 2026, compétition majeure du futsal européen, avec la participation de l’équipe de France.



    📅 Calendrier et Stades de la CAN 2025

    • Dates : du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026
    • Match d’ouverture : Maroc vs Comores, le 21 décembre à Rabat
    • Finale : prévue le 18 janvier 2026 au Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah (69 500 places) 

    Les neuf stades répartis dans six villes marocaines sont prêts à accueillir les rencontres :

    • Rabat : Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah
    • Casablanca : Stade Mohammed V
    • Marrakech : Grand Stade de Marrakech
    • Agadir : Stade Adrar
    • Fès : Stade de Fès
    • Tanger : Stade Ibn Batouta


    🌍 Qualifications africaines pour la Coupe du Monde 2026

    Les éliminatoires africaines pour la Coupe du Monde 2026 sont en cours.

    • Neuf équipes africaines se qualifieront pour le tournoi final au Canada, au Mexique et aux États-Unis, une ira aux barrages

    • Maroc
    • Tunisie
    • Égypte
    • Algérie
    • Ghana
    • Cap-Vert
    • Afrique du Sud
    • Sénégal
    • Côte d’Ivoire

    👉 Retrouvez le tirage des groupes de la Coupe du monde FIFA 2026 pour les nations africaines

    voir toutes les infos sur les qualifications africaines pour la Coupe du Monde FIFA 2026 ici !

    👉 Tout savoir sur la Coupe du Monde FIFA 2026




    Calendrier des matchs CAN 2025-2026 par date

    Retour au Menu ⏮️


    Le foot suivi par Radio Sports

    Radio Sports propose un suivi éditorial indépendant de la Coupe d’Afrique des Nations. Calendrier, résultats, repères essentiels et articles de contexte : l’essentiel pour comprendre la CAN, au fil de la compétition.

    👉 Suivre la CAF Champions League

    CAN – calendrier, groupes et résultats

    🗓️ Calendrier sportif international


    ❓ FAQ – CAN 2025-2026 : le Sénégal sacré champion d’Afrique ?

    🔹 Qui a remporté la Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026 ?

    Le Sénégal a remporté la Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026, en s’imposant en finale face au Maroc. Les Lions de la Teranga décrochent ainsi un nouveau titre continental au terme d’une compétition disputée au Maroc.

    La commission de la CAN a désigné en mars le Maroc vainqueur et le Tas a mis en suspend cette décision.. Rien n’est fait encore !

    🔹 Sur quel score le Sénégal a-t-il gagné la finale de la CAN ?

    La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026 s’est conclue par une victoire 1-0 du Sénégal, au terme d’un match très engagé, marqué par une forte intensité et plusieurs situations décisives.

    🔹 Où s’est jouée la finale de la CAN 2025-2026 ?

    La finale s’est disputée à Rabat, au Stade Prince Moulay Abdellah, devant un public nombreux et dans une atmosphère électrique, le Maroc évoluant à domicile.

    🔹 Comment s’est déroulée la finale Sénégal – Maroc ?

    La rencontre a été équilibrée et tendue, avec peu d’espaces laissés par les deux équipes. Le Sénégal a su faire la différence dans les moments clés, en faisant preuve de solidité défensive et de réalisme offensif pour s’imposer dans une finale longtemps indécise.

    🔹 Ce titre confirme-t-il le Sénégal comme une grande nation africaine ?

    Oui. Cette victoire confirme le statut du Sénégal parmi les références du football africain, avec une régularité au plus haut niveau, une organisation collective solide et une capacité à répondre présent lors des grands rendez-vous continentaux.

    🔹 Quel bilan pour le Maroc, pays hôte de la CAN ?

    Finaliste malheureux, le Maroc termine la compétition avec un parcours solide et cohérent, marqué par un fort soutien populaire. Cette finale perdue n’efface pas la qualité du jeu proposé ni la constance affichée tout au long du tournoi.

    🔹 Où retrouver les résultats complets et le parcours des équipes ?

    L’ensemble des résultats, classements, parcours par groupe et tableaux finaux de la CAN 2025-2026 est disponible sur cette page RadioSports.fr, régulièrement mise à jour jusqu’à la conclusion de la compétition.


    Coupe d’Afrique des Nation 2027

    La 36e édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2027) sera organisée par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie du 19 juin 2027 au 18 juillet 2027.

    48 nations prendront part aux qualifications, dont notamment le champion en titre, le Sénégal.

    En plus des 42 sélections qualifiées directement pour la phase de groupes, 12 autres sélections se disputeront les six autres tickets, à l’occasion du tour préliminaire.

    Le calendrier du tour préliminaire CAN2027

    • Djibouti – Soudan du Sud : (match aller) – 31 mars (match retour)
    • Tchad – Burundi : (match aller) – 31 mars (match retour)
    • Somalie – Maurice : (match aller) – 31 mars (match retour)
    • Seychelles – Lesotho : (match aller) – 31 mars (match retour)
    • Érythrée – Eswatini : (match aller) – 31 mars (match retour)
    • São Tomé-et-Principe – Éthiopie : (match aller) – 31 mars (match retour)
    Tirage au sort du tour préliminaire des qualifications de la CAN 2027 avec les affiches Djibouti–Soudan du Sud, Tchad–Burundi, Somalie–Maurice, Seychelles–Lesotho, Érythrée–Eswatini et São Tomé-et-Principe–Éthiopie

    Le calendrier de la phase de poules CAN2027

    • Journée 1 (21 septembre – 6 octobre 2026)
    • Journée 2 (21 septembre – 6 octobre 2026)
    • Journée 3 (21 septembre – 6 octobre 2026)
    • Journée 4 (21 septembre – 6 octobre 2026)
    • Journée 5 (9 – 17 novembre 2026)
    • Journée 6 (9 – 17 novembre 2026)
    Nouveau sur Radio Sports ?

    Continuez avec nos univers, nos émissions et le direct.

    Retrouvez nos replays, nos formats audio et les grands dossiers sportifs suivis par la rédaction.

    Podcasts audio

    Radio Sports est aussi sur vos plateformes d’écoute.

    Abonnez-vous pour retrouver les épisodes et les formats audio dès leur publication.

  • Nouakchott réagit : graves incidents meurtriers aux abords de la frontière malienne

    Nouakchott réagit : graves incidents meurtriers aux abords de la frontière malienne

    Le gouvernement de Mauritanie a récemment manifesté une profonde inquiétude et une ferme désapprobation suite à des événements sécuritaires particulièrement graves. Selon les déclarations de Nouakchott, ces épisodes tragiques se seraient déroulés tout récemment sur le sol malien, à proximité immédiate de la frontière mauritanienne.

    Ces incidents, qualifiés par les autorités mauritaniennes de meurtriers, ont provoqué une forte indignation. La capitale mauritanienne dénonce des faits porteurs de tensions qui menacent la sérénité des zones limitrophes et la sécurité des populations. Cet appel intervient dans un climat de surveillance accrue et de défis sécuritaires persistants qui caractérisent la bande sahélienne.

    La situation soulève des interrogations cruciales quant à la protection des civils et la nécessité d’une coordination transfrontalière efficace pour juguler ces menaces.

  • Affaire Kemi Seba : des enregistrements chocs dévoilent des complots de déstabilisation au bénin

    Affaire Kemi Seba : des enregistrements chocs dévoilent des complots de déstabilisation au bénin

    Kemi Seba, proche du pouvoir nigérien et figure controversée du panafricanisme, éclaboussé par des fuites audio explosives au Bénin

    L’affaire secoue le clan Kémi Séba et risque de faire des vagues jusqu’à Niamey. Kemi Seba, Conseiller Spécial du Général Abdourahamane Tiani, Président de la transition au Niger, et président de l’ONG Urgences Panafricanistes, se retrouve au cœur d’une polémique d’une gravité inédite. Des échanges audio fuités sur internet révèlent ses conversations avec un individu présenté comme son « homme de main », un criminel notoire béninois surnommé Agbaza. Ces enregistrements, rendus publics ces derniers jours, l’accusent d’avoir orchestré des actes de vandalisme et, plus grave encore, d’avoir évoqué des projets de déstabilisation violente du Bénin, allant jusqu’à des actes terroristes et un éventuel second coup d’État.

    Tout commence avec les événements du 21 octobre 2025. Ce jour-là, des actes de vandalisme, incendies de pneus, de véhicules et de motos, jets de pierres et déploiement de banderoles provocatrices, avaient secoué plusieurs villes béninoises. Kemi Seba, depuis le Niger, avait alors salué ces troubles comme l’expression légitime du « mécontentement de la jeunesse béninoise » et de la « Génération Z » en révolte contre le pouvoir de Patrice Talon. Ce qu’il présentait comme un mouvement populaire spontané s’avère, selon les enquêteurs de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), avoir été minutieusement organisé.

    L’arrestation d’Agbaza, le 24 mars 2026 à Cotonou, a tout fait basculer. Présenté au procureur spécial Mario Mètonou ce même jour, cet individu au lourd passé judiciaire , qualifié de « bandit de grand chemin » et de cybercriminel par les autorités, aurait agi sur instructions directes de Kemi Seba. Son téléphone portable, saisi par les enquêteurs, aurait livré des notes vocales compromettantes. Dans ces échanges, l’activiste panafricain et son interlocuteur discutent sans détour d’opérations de terrain : recrutement de jeunes pour semer le chaos, financement d’actions destructrices et coordination logistique.

    Les enregistrements font état d’actes bien plus graves que de simples dégradations. Selon des sources proches du dossier, les deux hommes évoquent des « éliminations physiques » de personnalités politiques, des attaques ciblées contre des commissariats et des projets d’incendies de bâtiments publics visant à créer un climat d’insécurité généralisé. Des termes comme « terroristes » ou « kamikaze » reviennent dans les descriptions de la mission confiée à Agbaza. Ces révélations jettent une lumière crue sur une stratégie supposée de déstabilisation de l’État béninois, orchestrée depuis l’étranger.

    Plus inquiétant encore : les audios font allusion aux « contours » d’un deuxième projet de coup d’État. Kemi Seba y aurait échangé des informations précises provenant de militaires putschistes réfugiés au Niger, proches des cercles du pouvoir nigérien. Ces échanges détailleraient des plans de coordination entre éléments internes au Bénin et soutiens extérieurs, dans la continuité de la tentative avortée du 7 décembre 2025, celle-là même que Kemi Seba avait publiquement qualifiée de « jour de la libération » avant d’être visé par un mandat d’arrêt international pour apologie de crime contre la sûreté de l’État.

    Face à ces fuites, la défense habituelle de l’activiste, qui a déjà réagi dans des vidéos en dénonçant des « manipulations » et des « calomnies » du gouvernement Talon, risque d’être mise à rude épreuve. Ses partisans parlent de montages ou de piège judiciaire. Mais les faits sont là : Agbaza, présenté comme son bras armé, est désormais entre les mains de la justice béninoise. Les enquêteurs parlent de « projets funestes » et d’une bande criminelle agissant sous la houlette d’un « dieu » ou « idole » désigné comme Kemi Seba.

    Quelle que soit la ligne de défense qu’adoptera l’intéressé, comme il en a l’habitude dans ses prises de parole virulentes, une chose apparaît désormais claire aux yeux de nombreux Béninois : l’homme qui se réclame du panafricanisme et qui prétend aimer son pays semble prêt à y mettre le feu et à faire couler le sang pour servir ses intérêts personnels et idéologiques. Des voix de plus en plus nombreuses, y compris parmi d’anciens sympathisants, expriment un rejet total. Sur les réseaux sociaux et dans les rues de Cotonou, Porto-Novo ou Parakou, le mot d’ordre est le même : « Kemi Seba n’est plus le bienvenu au Bénin.»

    Reste la question qui brûle les lèvres de l’opinion publique régionale : le Général Abdourahamane Tiani, chef de l’État nigérien, approuve-t-il les pratiques et les fréquentations de son Conseiller Spécial ? Kemi Seba, qui bénéficie d’un passeport diplomatique nigérien, incarne-t-il la ligne officielle de Niamey ou agit-il en franc-tireur ? Le silence du pouvoir nigérien, pour l’heure, alimente les spéculations. Dans un contexte de tensions sous-régionales déjà vives, cette affaire pourrait bien devenir le nouvel épicentre d’une crise diplomatique et politique majeure.

    L’enquête de la CRIET suit son cours. Agbaza continue de livrer ses aveux, et d’autres interpellations sont attendues. Pour Kemi Seba, l’heure est à la tourmente. Pour le Bénin, c’est un avertissement : derrière les beaux discours panafricains, certains jeux de pouvoir cachent parfois les plus sombres desseins.
    Il convient de rappeler qu’il y a quelques jours, l’opinion publique a été secouée par une vague de plaintes de femmes accusant l’activiste de dérives et d’abus sexuels.La justice dira le reste.

  • Relations algéro-nigériennes : un nouveau souffle pour la santé en Afrique

    Relations algéro-nigériennes : un nouveau souffle pour la santé en Afrique

    Renforcer les liens médicaux entre l’Algérie et le Niger pour un impact régional

    Signature d'un partenariat renforcé en matière de santé entre l'Algérie et le Niger

    Lors de la deuxième session de la Grande Commission mixte algéro-nigérienne, organisée cette semaine à Niamey, les ministres de la Santé des deux pays ont réaffirmé leur engagement à consolider la coopération bilatérale en santé. Cette rencontre, marquée par des échanges approfondis, s’inscrit dans une dynamique visant à élargir et approfondir les collaborations médicales entre les deux nations, comme l’a confirmé un communiqué officiel du ministère algérien de la Santé.

    Des discussions stratégiques pour un partenariat médical durable

    Le ministre algérien de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, et son homologue nigérien, Garba Hakimi, ont souligné l’importance de renforcer la coopération sanitaire dans le cadre d’une vision commune. Les discussions ont porté sur plusieurs axes prioritaires :

    • Le développement des échanges médicaux et paramédicaux : formation des professionnels, partage d’expertises et harmonisation des pratiques ;
    • L’introduction de technologies avancées : notamment dans les domaines de la transplantation rénale et de la télémédecine ;
    • L’amélioration de la prise en charge des patients grâce à des infrastructures médicales modernisées et une meilleure coordination entre les services.

    Ces entretiens ont également permis d’évaluer les perspectives de développement du partenariat existant, en mettant l’accent sur les besoins concrets des populations des deux pays.

    Un jumelage hospitalier et une lutte renforcée contre les maladies

    Parmi les décisions phares issues de cette rencontre, les deux parties ont acté la promotion de projets de jumelage entre hôpitaux algériens et nigériens. Cette initiative vise à :

    • Favoriser le partage de bonnes pratiques et l’apprentissage mutuel entre établissements ;
    • Développer les infrastructures sanitaires via des investissements ciblés ;
    • Renforcer la surveillance des maladies, en particulier celles à diffusion régionale, avec la création d’un centre de suivi des maladies tropicales dans la wilaya de Tamanrasset.

    La révolution numérique au service de la santé

    Un autre volet clé de ces discussions a concerné l’intégration des solutions numériques dans la gestion des systèmes de santé. Les ministres ont insisté sur la nécessité de :

    • Moderniser les systèmes d’information sanitaire pour une meilleure gouvernance ;
    • Optimiser l’efficacité des services médicaux grâce à des outils technologiques innovants ;
    • Faciliter l’accès aux données de santé pour une prise de décision éclairée.

    Cette approche numérique s’inscrit dans une logique d’amélioration continue de la qualité des soins et de réduction des disparités régionales dans l’accès aux services médicaux.

    Conclusion : une alliance médicale africaine en marche

    Cette deuxième session de la Grande Commission mixte algéro-nigérienne marque une étape importante dans la construction d’un partenariat sanitaire solide et pérenne. En combinant coopération technique, innovation et solidarité, l’Algérie et le Niger montrent l’exemple d’une alliance médicale stratégique au service du bien-être des populations africaines.

    Les prochaines étapes consisteront à concrétiser les projets discutés, notamment via des accords bilatéraux et des programmes concrets, afin de traduire ces ambitions en réalisations tangibles.

  • Cinquante ans d’excellence : la coopération médicale Chine-Niger au service de la santé nigérienne

    Cinquante ans d’excellence : la coopération médicale Chine-Niger au service de la santé nigérienne

    Le mercredi 25 mars 2026, l’Hôpital Général de Référence de Niamey a été le théâtre d’une célébration marquante : le cinquantième anniversaire de la mission médicale chinoise au Niger. Le Médecin Colonel-major Garba Hakimi, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, a présidé cet événement, rendant hommage à un demi-siècle de présence ininterrompue d’équipes médicales chinoises qui ont mis leur expertise, leur dévouement et leurs compétences au service des populations nigériennes.

    Au cours de la cérémonie, le Médecin Colonel-major Garba Hakimi a vivement salué le professionnalisme, l’engagement et la discipline exemplaires des membres de la mission médicale chinoise. Leur action conjointe avec les professionnels de santé nigériens a significativement consolidé les capacités des infrastructures sanitaires et amélioré l’accès aux soins pour les citoyens du Niger. Un soutien tangible du gouvernement chinois, sous forme de médicaments et de consommables médicaux d’une valeur avoisinant 99 244 000 francs, a été officiellement réceptionné par l’Hôpital Général de Référence. Pour le ministre, la constance des missions médicales chinoises au Niger est une preuve éloquente de la volonté partagée des deux nations d’élever le niveau de vie de leurs populations et de cultiver des liens d’amitié et de solidarité profonds.

    Le Médecin Colonel-major Garba Hakimi a insisté sur l’impact multidimensionnel de cette coopération sanitaire. Ses bienfaits sont manifestes dans la prise en charge des patients, la formation continue du personnel de santé local, le transfert de savoir-faire essentiels et l’intégration de techniques médicales novatrices. Des milliers de patients ont ainsi bénéficié de traitements de haute qualité. Le ministre de la Santé a également rendu un hommage appuyé à la République populaire de Chine, qu’il a qualifiée de partenaire historique et stratégique, toujours présente pour appuyer le Niger dans ses défis de développement sanitaire. « Notre aspiration est que cette collaboration continue de s’épanouir et de générer des résultats encore plus significatifs pour le bien-être de nos populations dans les années à venir », a-t-il affirmé.

    Précédemment, S.E. Lyu Guinjun, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Niger, avait rappelé que, depuis cinquante ans, la région autonome du Guangxi a sélectionné et envoyé près de 800 médecins et infirmiers hautement qualifiés de ses grands hôpitaux au Niger. Œuvrant en synergie avec leurs homologues nigériens, ces professionnels ont prodigué des soins à près de 1,8 million de patients locaux, incarnant ainsi de véritables ambassadeurs de l’amitié sino-nigérienne en blouse blanche. Le diplomate chinois a en outre mentionné que la vision d’une communauté de santé pour l’humanité, initiée par le Président Xi Jinping, a reçu un accueil et un soutien favorables de la part de la communauté internationale. Il a souligné que le quinzième plan quinquennal, récemment adopté par l’Assemblée populaire nationale de Chine, promet d’ouvrir de nouvelles avenues pour intensifier la coordination sanitaire entre la Chine et le Niger.

    M. Du Zhenzong, chef de la délégation de la Commission de la santé de la région autonome du Guangxi, a pour sa part mis en évidence que l’expérience historique démontre que les équipes médicales chinoises sont bien plus que des soignants ; elles sont des vecteurs de l’amitié sino-africaine. Au cours de ces cinq décennies de coopération sanitaire entre la Chine et le Niger, elles ont offert des services médicaux à plus de 2,3 millions d’individus, formé et supervisé plus de 45 000 professionnels de santé. Elles ont également bâti des liens d’amitié profonds avec le peuple nigérien et laissé un héritage durable, contribuant activement au progrès du système de santé nigérien et à l’amélioration du bien-être sanitaire de sa population.

    Le directeur général de l’Hôpital Général de Référence de Niamey, M. Daou Mamane, a exprimé sa gratitude dans son discours de bienvenue, louant les contributions remarquables des équipes médicales chinoises qui, depuis un demi-siècle, accompagnent le Niger dans l’amélioration de ses conditions de vie. Il a également souligné que ce don de médicaments représente un appui substantiel pour son établissement et, plus largement, pour l’ensemble du système de santé national. M. Mamane a assuré les donateurs que ces produits seraient distribués et utilisés au bénéfice des populations, en stricte conformité avec les normes et procédures en vigueur.

    La cérémonie s’est achevée par une remise symbolique de présents par le ministre de la Santé, le Médecin Colonel-major Garba Hakimi, à l’équipe chinoise, suivie de la signature officielle d’une convention de partenariat entre le Niger et la Chine.

  • Santé : Le Niger se dote de plusieurs établissements publics dans le domaine sanitaire – Agence Nigérienne de Presse

    Santé : Le Niger se dote de plusieurs établissements publics dans le domaine sanitaire – Agence Nigérienne de Presse

    Le traitement chinois du tarif douanier zéro « arrive à point nommé » pour les pays africains en quête d’équité commerciale, selon un expert nigérien à la Chambre de commerce (interview)
  • Décision controversée de la caf sur la can 2025 : le Maroc sacré champion à la place du Sénégal

    Décision controversée de la caf sur la can 2025 : le Maroc sacré champion à la place du Sénégal

    Le football africain a été secoué par un revirement historique lors de la finale de la CAN 2025, où le Maroc a été déclaré vainqueur par forfait sur tapis vert (3-0), privant ainsi le Sénégal du titre continental qu’il avait remporté sur le terrain avec un score de 1-0. La décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) s’appuie sur les articles 82 et 84 du règlement de la compétition, invoquant un retrait présumé de l’équipe sénégalaise pendant une dizaine de minutes.

    Cette sentence, qui contredit la reprise et la conclusion du match par l’arbitre, soulève des questions fondamentales sur l’application des règles sportives. Pourquoi le Jury d’appel a-t-il choisi d’ignorer la décision de l’arbitre, qui avait poursuivi la rencontre jusqu’à son terme ? Quels sont les impacts juridiques et sportifs de cette décision ? Dans cette analyse, un expert en droit du sport, Abdoulaye Sakho, éclaire les zones d’ombre de cette affaire.


    Les bases légales de la disqualification du Sénégal : que dit le règlement de la CAN ?

    La décision du Jury d’appel de la CAF repose sur le chapitre 35 du règlement de la CAN, consacré aux retraits d’équipes, et plus précisément sur les articles 82 et 84. Ces textes encadrent les situations où une équipe quitte le terrain avant la fin du match, qualifiant cette action de retrait plutôt que d’abandon.

    En vertu de l’article 84, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a été déclarée victorieuse par forfait, avec un score homologué de 3-0, malgré la victoire du Sénégal sur le terrain.

    Cette qualification juridique est cruciale, car elle détermine le régime applicable. Une erreur de qualification peut entraîner des conséquences imprévues, comme le démontre cette affaire. Le droit du sport, comme la médecine, exige un diagnostic précis pour appliquer le bon traitement.

    Pourquoi le Jury d’appel a-t-il contredit l’arbitre ? Analyse des motifs

    Les motivations exactes du Jury d’appel restent floues, mais celui-ci a agi en toute indépendance, en tant qu’organe souverain de la CAF. L’arbitre, lui, avait choisi de suspendre temporairement le match après le retrait de certains joueurs sénégalais, puis de le reprendre sous son contrôle. Pourquoi le Jury a-t-il ignoré cette approche, pourtant conforme à la loi 5 de l’IFAB ?

    Cette loi accorde à l’arbitre un pouvoir discrétionnaire étendu :

    « L’arbitre dispose de l’autorité nécessaire pour faire respecter les Lois du jeu, suspendre ou arrêter définitivement le match en cas d’infraction ou d’interférences extérieures. »

    Aucun délai n’est imposé pour considérer un match comme abandonné. L’arbitre est le seul maître du jeu, et ses décisions, y compris le résultat final, s’imposent à tous (erga omnes). Pourtant, dans cette affaire, le Jury d’appel a choisi de privilégier une interprétation stricte du règlement plutôt que l’autorité de l’arbitre.

    Un précédent historique pour le football africain

    Cette situation est sans précédent dans une finale de CAN. Le football africain a connu des matchs interrompus ou rejoués, mais jamais un revirement aussi radical après une conclusion sur le terrain. Un cas similaire remonte aux éliminatoires de la Coupe du monde 2018, où l’Afrique du Sud et le Sénégal avaient dû rejouer un match en raison d’une erreur arbitrale avérée.

    D’autres exemples marquants incluent la finale de la Ligue des champions africaine 2019, où le Wydad Casablanca avait refusé de reprendre le jeu après un litige sur la VAR. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) avait alors retenu l’abandon de l’équipe marocaine, annulant le match. Cependant, la différence majeure avec la CAN 2025 réside dans le fait que le Sénégal avait repris et terminé le match, tandis que le Wydad ne l’avait jamais fait.

    Quelles sont les options du Sénégal après cette décision ?

    Le Sénégal a déjà fait appel de la décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), une procédure classique en droit du sport. Le dépôt d’un appel coûte 1 000 francs suisses (environ 1 279 dollars américains) et ouvre une phase d’échange de mémoires, suivie d’une plaidoirie. La Fédération sénégalaise de football (FSF) a également demandé une suspension de la décision de la CAF, lui permettant de conserver son titre jusqu’à la sentence finale du TAS, attendue dans les mois à venir.

    Cette affaire illustre des enjeux complexes du droit du sport : l’interprétation des règlements, les pouvoirs de l’arbitre, la composition des organes juridictionnels, et surtout, la notion d’estoppel, qui impose une cohérence dans les décisions judiciaires. Un cas d’école pour les juristes et les passionnés de football.

  • Projet clé de la Banque mondiale pour la santé et l’éducation au Mali

    Projet clé de la Banque mondiale pour la santé et l’éducation au Mali

    Un soutien majeur de la Banque mondiale pour préserver l’éducation et la santé au Mali

    Le Mali bénéficie d’un appui financier exceptionnel de la Banque mondiale pour maintenir l’accès aux services de santé et d’éducation, essentiels au développement du pays. Une enveloppe de 150 millions de dollars, octroyée par l’Association Internationale de Développement (IDA), a été spécialement conçue pour surmonter les défis actuels liés au climat, à la sécurité et à l’économie.

    Un financement dédié à la continuité des services essentiels

    Le Projet d’accès d’urgence aux services essentiels au Mali se concentre sur deux secteurs prioritaires : la santé et l’éducation. Son objectif ? Garantir le fonctionnement ininterrompu des infrastructures sanitaires et éducatives à travers le pays.

    Renforcer le système de santé malien

    Dans le domaine médical, ce projet finance les coûts opérationnels des centres de santé, l’approvisionnement en vaccins et médicaments, ainsi que la prise en charge gratuite des soins pour les femmes en âge de procréer et les enfants de moins de cinq ans. Par ailleurs, il améliore les compétences des professionnels de santé pour mieux répondre aux risques sanitaires liés au changement climatique.

    Soutenir l’éducation et la scolarisation

    Côté éducation, le projet couvre l’ensemble du parcours scolaire. Il permet l’achat de matériels pédagogiques, l’attribution de bourses scolaires aux élèves les plus démunis et l’organisation des examens nationaux dans des conditions optimales. Ces mesures visent à maintenir la continuité éducative et à favoriser l’épanouissement des jeunes Maliens.

    Un impact humain et économique significatif

    Ce financement ciblé touche directement 2,3 millions de personnes, dont 1,4 million de femmes et 391 395 enfants de moins de cinq ans. Dans le secteur éducatif, 1,1 million d’élèves bénéficieront d’un accompagnement adapté pour assurer leur réussite scolaire.

    Clara de Sousa, directrice de division du Groupe Banque mondiale pour le Mali, souligne l’importance de cette initiative : « Préserver l’accès aux services de santé et d’éducation dans un contexte de contraintes budgétaires renforce le capital humain et la productivité future. Des enfants en bonne santé et des mères éduquées forment la base d’une main-d’œuvre durable et compétitive. »

    Une collaboration renforcée pour des résultats durables

    Ce projet s’inscrit dans la stratégie globale du Groupe de la Banque mondiale pour l’emploi et le développement du capital humain. Il complète les efforts des partenaires internationaux et s’appuie sur des consultations approfondies et des mécanismes de coordination pour une mise en œuvre fluide et efficace.

  • Liberté de la presse au Sahel : la crise sécuritaire étouffe l’information indépendante

    Liberté de la presse au Sahel : la crise sécuritaire étouffe l’information indépendante

    La liberté de la presse au Sahel en danger : un constat alarmant

    Depuis les récents coups d’État au Burkina Faso, au Mali et au Niger, la liberté de la presse dans ces trois pays du Sahel s’est fortement dégradée. Le journalisme indépendant fait face à des menaces croissantes, émanant à la fois des autorités militaires et des groupes terroristes qui exploitent l’instabilité régionale. Sous prétexte de lutter contre le terrorisme et de préserver la souveraineté nationale, les régimes en place multiplient les arrestations arbitraires de journalistes, la suspension ou le blocage de médias, et même le recrutement forcé de critiques et dissidents dans leurs rangs. Les professionnels des médias qui osent couvrir de manière critique la situation sécuritaire — incluant les violations des droits humains et l’incapacité des juntes à rétablir la sécurité — sont particulièrement ciblés. Cette répression généralisée pousse les médias à l’autocensure et crée un vide informationnel sur les enjeux sécuritaires et humanitaires, comblé par une propagande d’État.

    Un recul démocratique aux conséquences régionales et globales

    Les coups d’État militaires ayant renversé les gouvernements au Sahel ont inversé des années de progrès démocratiques, avec des répercussions majeures pour la stabilité en Afrique et dans le monde. Les groupes extrémistes violents ont profité de l’incertitude politique et de la gouvernance affaiblie qui a suivi les putschs au Mali, au Burkina Faso et au Niger pour étendre leur influence.

    Les bouleversements géopolitiques et les realignements stratégiques ont également aggravé l’insécurité régionale. Les nouveaux dirigeants militaires de la région ont rompu les accords de défense avec les États-Unis et leurs partenaires européens, se retirant des forums de coopération comme la CEDEAO et le G5 Sahel au profit d’une nouvelle alliance régionale, l’Alliance des États du Sahel (AES).

    Dans ce contexte de désengagement international, le groupe Wagner, une organisation paramilitaire russe, a renforcé sa présence dans la région, servant les intérêts du Kremlin. Les juntes militaires justifient leur autoritarisme croissant par la souveraineté et la lutte antiterroriste, au mépris flagrant de la liberté de la presse. Les journalistes qui rapportent de manière critique la situation sécuritaire — incluant les violations des droits humains et l’échec des régimes à rétablir la sécurité — subissent des attaques répressives de la part d’acteurs étatiques et non étatiques.

    Des lois répressives : l’arme du cybercrime contre les médias

    Selon les observations de l’IPI, les acteurs étatiques sont les principaux responsables des violations de la liberté de la presse. Ils instrumentalisent les lois sur le cybercrime et la sécurité nationale pour arrêter, harceler et emprisonner les journalistes couvrant des sujets politiquement sensibles. L’IPI a également recensé des cas de groupes terroristes enlevant et, dans certains cas, tuant des journalistes.

    Les journalistes étrangers sont de plus en plus menacés en raison de la montée de l’anti-occidentalisme dans la région et des liens croissants avec la Russie et la Chine, qui alimentent un rejet des reportages internationaux. Des journalistes affiliés à des médias occidentaux ayant critiqué les régimes militaires du Sahel ont été soudainement expulsés, tandis que des organes de presse entiers ont été suspendus par les autorités de régulation des médias. Les médias locaux et les associations de journalistes subissent également des répressions, avec de nombreux arrêts d’activité.

    Face à la réduction de l’espace pour un journalisme indépendant, de nombreux journalistes interrogés par l’IPI pour ce rapport ont adopté l’autocensure pour éviter des représailles. Certains ont choisi de vivre et travailler en exil pour leur sécurité, tandis que d’autres sont réduits au silence, évitant soigneusement les sujets sensibles — y compris les affirmations des régimes sur la situation sécuritaire et la lutte antiterroriste — pour échapper à l’emprisonnement et au harcèlement. Comme l’a confié un journaliste malien à l’IPI : « Nous vivons dans un État policier où les gens se méfient des étrangers et craignent d’exprimer ouvertement leurs opinions ».

    Un vide informationnel exploité par la propagande d’État et les groupes extrémistes

    Cette atmosphère de peur généralisée crée un effet paralysant, conduisant à une dangereuse lacune informationnelle au Sahel, aux conséquences à la fois régionales et mondiales. À mesure que le flux d’informations critiques ralentit, un black-out se forme, permettant aux acteurs étatiques et aux groupes extrémistes violents de perpétrer des répressions sans conséquences. Cette censure entrave également l’évaluation objective de la situation sécuritaire, les juntes ciblant systématiquement les journalistes qui rapportent des attaques terroristes ou questionnent les versions officielles.

    Les civils se retrouvent de plus en plus isolés et vulnérables, privés de canaux pour accéder à des informations vitales, tandis que les observateurs locaux et internationaux peinent à documenter les violations des droits humains et à tenir les responsables pour responsables. Des acteurs extérieurs, principalement la Russie et la Chine, tirent déjà parti de ce vide informationnel — ainsi que de la montée de l’anti-occidentalisme — pour servir leurs propres intérêts dans la région via la désinformation et la propagande.

    À travers ce rapport, l’IPI souhaite alerter la communauté internationale sur les conditions de plus en plus critiques du journalisme indépendant au Sahel. Sans une action urgente pour remédier à la situation de la liberté de la presse dans la région, la perte de reportages indépendants risque d’entraîner le Sahel dans une insécurité plus profonde, un autoritarisme accru et une répression incontrôlée, privant des millions de personnes d’un accès à une information de qualité et indépendante.

    Arrestations et emprisonnements : les lois sur le cybercrime détournées à des fins politiques

    Les juntes militaires du Sahel utilisent la loi comme une arme pour arrêter, harceler et emprisonner les journalistes couvrant des sujets politiquement sensibles. Les lois sur le cybercrime, en particulier, sont devenues un outil puissant de censure, reflétant une tendance mondiale. Les recherches de l’IPI ont montré que les gouvernements du monde entier abusent de ces lois — souvent présentées comme des mesures de protection de la sécurité nationale ou de lutte contre la désinformation — pour cibler et censurer la presse.

    Parmi les pays du Sahel, le Niger s’est distingué comme le principal emprisonneur de journalistes ces derniers temps. Les autorités nigériennes invoquent fréquemment la loi sur la cybersécurité pour harceler et emprisonner les journalistes, en particulier ceux qui traitent de sujets liés à la sécurité. Avant le coup d’État, le gouvernement du président Mohamed Bazoum avait amendé cette loi pour supprimer les peines de prison pour des infractions comme la diffamation. Cependant, sous le régime militaire, ces avancées fragiles ont été balayées et remplacées par des sanctions plus sévères.

    Quelques exemples marquants :

    • En janvier 2026, le journaliste de la Deutsche Welle Gazali Abdou a été arrêté et inculpé de « diffusion de rapports pouvant troubler l’ordre public » en vertu de la loi nigérienne sur le cybercrime. Son arrestation fait suite à son reportage sur les conditions de vie déplorables des réfugiés nigérians dans la capitale, Niamey.
    • Les journalistes Ibro Chaibou, Youssouf Seriba et Oumarou Abou Kané sont incarcérés depuis novembre 2025 sous l’accusation de « tentative de trouble à l’ordre public » selon la loi nigérienne sur le cybercrime.
    • En mai 2025, Hamid Mahmoud, Massaouda Jaharou et Mahaman Sani, journalistes de Sahara FM à Agadez, ont été arrêtés pour avoir diffusé un article sur la fin de la coopération entre le groupe paramilitaire russe Wagner et les autorités nigériennes. Massaouda Jaharou a été libérée, mais les deux autres ont été inculpés de « atteinte à la défense nationale » et de « complot contre l’autorité de l’État ».

    Cette tendance s’étend au reste de la région. Au Mali, la loi sur le cybercrime est fréquemment utilisée pour cibler les journalistes et les critiques, sous des accusations d’atteinte à la crédibilité de l’État, de diffamation ou de diffusion de fausses informations. Les personnes visées risquent jusqu’à 10 ans de prison.

    L’unité malienne de lutte contre la cybercriminalité a ciblé des journalistes comme Alfousseni Togo, Issiaka Tamboura, Youssou Traoré et Kassim Traoré pour leurs publications en ligne critiquant le système judiciaire malien. Togo a été condamné à une amende et à huit mois de prison avec sursis pour diffamation, insulte et atteinte à la réputation de l’État. En juillet 2025, Tamboura, Traoré et Kassim ont été inculpés de diffamation en ligne après une plainte déposée par un magistrat local.

    Au Burkina Faso, plusieurs journalistes ont été détenus et interrogés en 2025 par les forces de sécurité après la fuite d’une interview du leader militaire Ibrahim Traoré, commémorant le troisième anniversaire du coup d’État.

    Blocus médiatique : suspension et blocage des médias nationaux et internationaux

    Depuis les prises de pouvoir militaires, les autorités des trois pays ont fortement réduit l’indépendance des organes de régulation des médias, qui servent désormais à museler les médias critiques, en particulier sur les questions de sécurité et de violations des droits humains.

    Au Burkina Faso, les autorités ont modifié la loi pour permettre au chef de l’État de nommer directement le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), mettant fin à un système où le président était élu par ses pairs. Cette réforme a mis fin à une période d’indépendance relative du CSC. En janvier 2026, les autorités ont fusionné le CSC avec l’Autorité de protection des données (FIL), préparant le terrain pour un contrôle accru sur cette nouvelle institution.

    Au Niger, les autorités ont créé en septembre 2023 l’Observatoire national de la communication (ONC), un organe de régulation des médias contrôlé par l’État, remplaçant le Conseil supérieur de la communication (CSC), un organe indépendant.

    Au Mali, en février 2025, les autorités ont adopté deux décrets augmentant de 900 % les frais de licence pour les médias, une mesure perçue comme une tentative de coercition pour aligner les médias locaux sur les narratives contrôlées par l’État.

    Parallèlement, les autorités des trois pays ont suspendu des médias locaux et étrangers, en particulier français et occidentaux, souvent pour des reportages critiques sur les juntes militaires, les défis sécuritaires ou les allégations de violations des droits humains.

    Cas emblématiques au Mali :

    • RFI et France 24 ont été suspendus en 2022 pour avoir rapporté des allégations de meurtres de civils par les forces armées.
    • LCI (La Chaîne Info) a subi plusieurs suspensions, dont une de deux mois en 2024 pour avoir diffusé de « fausses accusations » d’atrocités commises par les forces armées maliennes et leurs partenaires russes. La chaîne reste bloquée.
    • France 2 a été banni pour quatre mois en 2024 pour son reportage sur la situation sécuritaire, accusé de « glorifier le terrorisme » en comparant la force des groupes armés terroristes à celle des forces armées maliennes.
    • TV5Monde a été suspendu à plusieurs reprises, notamment en septembre 2024 pour un reportage sur des décès de civils dans des frappes de drones dans le nord-est du Mali, et en mai 2025 pour « manipulation flagrante de l’opinion publique » après une couverture d’une manifestation d’un parti politique.
    • En janvier 2026, la vente et la distribution du magazine panafricain Jeune Afrique ont été interdites pour son reportage sur l’activité jihadiste et la crise du carburant.
    • La chaîne locale Joliba TV a été suspendue pour six mois en 2024 suite à une plainte déposée par le Burkina Faso contre des commentaires jugés déstabilisateurs pour ce pays.

    Cas emblématiques au Burkina Faso :

    • RFI a été suspendu depuis décembre 2022 pour son reportage sur l’activité terroriste dans le pays, accusé d’être un « porte-voix » des groupes terroristes. France 24 a été suspendu en mars 2023 pour un interview avec le chef d’une branche locale d’Al-Qaïda, et LCI en juillet 2023 pour avoir diffusé de « fausses informations » sur la situation sécuritaire. Les trois médias restent inaccessibles.
    • Jeune Afrique a été bloqué en 2023 pour avoir tenté de discréditer les forces armées après un reportage sur les tensions au sein de l’armée.
    • En avril 2024, plusieurs médias internationaux, dont la BBC, Voice of America, Deutsche Welle, The Guardian et Le Monde, ont été bloqués indéfiniment après avoir relayé un rapport d’Human Rights Watch accusant les forces armées du pays de massacres de civils. Beaucoup de ces médias restent inaccessibles.
    • La radio locale Omega FM a été suspendue à deux reprises : en août 2023 pour avoir reçu un critique du coup d’État au Niger, et en août 2025 pour une publication Facebook jugée « malveillante et discourtoise » envers les autorités burkinabè.

    Cas emblématiques au Niger :

    • RFI et France 24 ont été bloqués après le coup d’État de 2023.
    • La BBC a été suspendue pour trois mois en décembre 2024 pour « diffusion de fausses nouvelles » après avoir rapporté des attaques de groupes jihadistes ayant tué des soldats et des civils.

    En plus des blocages, les autorités ont expulsé des journalistes étrangers. Au Burkina Faso, Sophie Douce (Le Monde) et Agnès Faivre (Libération) ont été expulsées pour leur enquête sur une vidéo montrant la mort d’enfants dans une caserne militaire. Au Mali, Benjamin Roger, journaliste de Jeune Afrique, a été expulsé en février 2022, moins de 24 heures après son arrivée à Bamako, sous prétexte de manque d’accréditation.

    Répression transfrontalière : les journalistes visés pour leurs critiques

    Une particularité du Sahel est la répression transfrontalière, où les journalistes sont ciblés pour leurs reportages ou commentaires sur les régimes militaires voisins. Des cas incluent :

    • En mars 2026, le journaliste malien Youssouf Sissoko, du journal L’Alternance, a été condamné à deux ans de prison et à une amende pour avoir critiqué le leader militaire nigérien, le général Abdourahamane Tiani.
    • En mai 2025, le journaliste malien Seydou Oumar Traoré a été condamné à un an de prison pour avoir critiqué le leader militaire guinéen Mamadou Doumbouya.

    Sécurité des journalistes menacée : enlèvements et conscription forcée

    La menace contre la sécurité des journalistes au Sahel, émanant principalement des groupes jihadistes opérant dans la région, s’est aggravée après les coups d’État.

    Les enlèvements de journalistes restent une préoccupation majeure, en particulier au Mali. En 2013, les journalistes français Ghislain Dupont et Claude Verlon de RFI ont été enlevés et tués dans le nord du Mali. En novembre 2023, le groupe État islamique au Sahel a enlevé deux journalistes de Radio Coton d’Ansongo, Saleck Ag Jiddou et Moustaph Koné, tandis qu’un troisième, Abdoul Aziz Djibrilla, a été tué. En octobre 2025, un groupe jihadiste lié à Al-Qaïda a enlevé deux journalistes de la télévision publique malienne ORTM, Daouda Koné et Salif Sangaré, libérés fin décembre après trois mois de captivité. Dans un autre cas, le journaliste El Bachir Thiam a été enlevé en mai et libéré en septembre, les forces de sécurité de l’État étant suspectées d’être responsables de sa disparition forcée.

    Au Burkina Faso, les journalistes ont également été victimes de conscription militaire forcée. En 2023, le régime militaire a promulgué un décret permettant l’enrôlement forcé de civils pour répondre aux attaques terroristes croissantes. Les autorités ont utilisé ce décret pour cibler des journalistes et des critiques du gouvernement militaire. Au moins sept journalistes ont été enrôlés de force et envoyés au front pour combattre les groupes terroristes. En juillet 2025, plusieurs journalistes, dont le président de l’Association des journalistes du Burkina Faso, ont été libérés après des mois de détention. Le sort de deux journalistes, Serge Oulon et Moussa Serab, reste inconnu.

    Pression sur la société civile : la fermeture des associations de presse

    Les autorités militaires des trois pays intensifient la pression sur les groupes de la société civile qui défendent la liberté de la presse et d’expression.

    Au Niger, les autorités ont suspendu la Maison de la Presse, une association de presse locale représentant plus de 30 organes médiatiques, de toute activité.

    Au Burkina Faso, les autorités ont dissous l’Association des journalistes du Burkina Faso en mars 2025, l’accusant de ne pas respecter la loi de 2015 sur les associations. Début 2025, le Burkina Faso a également dissous tous les partis politiques.

    Au Mali, la Maison de la Presse a subi une forte pression gouvernementale après avoir critiqué une directive interdisant aux médias de rapporter les activités des partis politiques. Bien que la Maison de la Presse reste opérationnelle, sa capacité à agir en tant que gardien de la liberté de la presse a été severely affaiblie.

    Appel à l’action : protéger la liberté de la presse au Sahel

    Face à cette situation alarmante, une pression internationale urgente est nécessaire pour inciter les autorités du Niger, du Mali et du Burkina Faso à respecter la liberté des médias et à protéger la sécurité des journalistes.

    Les mesures urgentes incluent :

    • Mettre fin à tout harcèlement des journalistes en réponse à leurs reportages.
    • Réformer les législations, en particulier les lois sur le cybercrime, pour empêcher les abus.
    • Autoriser les médias locaux et internationaux à couvrir librement les sujets d’intérêt public et international sans crainte de représailles.
    • Lever les interdictions imposées aux médias et journalistes locaux et étrangers.
    • Rétablir l’indépendance des organes de régulation des médias.
    • Enquêter sur toutes les attaques contre les journalistes et traduire les responsables en justice.
    • Permettre aux organisations de la société civile, y compris celles travaillant à la protection de la presse, de fonctionner librement.
  • Forum financement santé Burkina Faso 2024 : enjeux et souveraineté sanitaire

    Forum financement santé Burkina Faso 2024 : enjeux et souveraineté sanitaire

    Forum national sur le financement de la santé au Burkina Faso : les clés d’une souveraineté sanitaire renforcée

    Inauguré le 25 mars à Ouagadougou par le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le premier Forum national sur le financement de la santé (FONAFIS) s’est conclu avec des échanges stratégiques sur la pérennité du système de santé publique en Afrique.

    Un rassemblement d’experts pour des solutions durables

    Ce sommet de haut niveau a réuni des décideurs politiques, des spécialistes (nationaux et internationaux) ainsi que des Partenaires techniques et financiers (PTF). L’objectif ? Trouver des pistes concrètes pour mobiliser davantage de ressources locales et réduire la dépendance aux financements extérieurs dans le domaine de la santé. La résilience des systèmes sanitaires face aux crises sanitaires et économiques a également été au cœur des débats.

    Les défis du financement de la santé en Afrique

    Lors de son intervention, Mohamed Janabi, Directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, a dressé un constat préoccupant : « Un quart des dépenses de santé en Afrique subsaharienne provient de financements extérieurs ». Cette dépendance expose les pays à des risques majeurs en cas de crise économique ou géopolitique. Les participants ont donc souligné l’urgence de renforcer l’autonomie financière des systèmes de santé africains.

    Le Burkina Faso en marche vers la souveraineté sanitaire

    Dans son allocution, le Premier ministre burkinabè a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à faire de la souveraineté sanitaire un pilier central de la Révolution progressiste populaire (RPP), lancée en septembre 2022. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a insisté sur la nécessité pour le Burkina Faso de « financer son système de santé par ses propres moyens », marquant ainsi une volonté politique forte de transformer durablement le secteur.

    Ce forum a ainsi posé les bases d’une stratégie africaine plus autonome, où chaque pays pourrait compter sur ses propres ressources pour garantir un accès universel à des soins de qualité.