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  • Georges Dougueli répond à Owona Nguini : la spéculation sur la santé des chefs d’État est inhérente au journalisme

    Georges Dougueli répond à Owona Nguini : la spéculation sur la santé des chefs d’État est inhérente au journalisme

    Dans une tribune publiée ce week-end, le journaliste Georges Dougueli réplique au vice-recteur de l’université de Yaoundé II, qui l’avait accusé en direct de « spéculer sur la mort du président Biya ». Dougueli défend une pratique qu’il juge consubstantielle au métier de journaliste politique.

    « Spéculer fait partie de mon métier »

    « De toutes les outrances débitées le 26 juin dernier par Monsieur Owona Nguini sur une chaîne de télévision, celle-ci a saturé ma boîte de réception », écrit Dougueli. Et d’ajouter : « Spéculer sur la mort des chefs d’Etat fait partie de mon métier. Pour nous, vrais journalistes, rien n’est sacré. Il arrive même qu’une rédaction écrive la nécrologie de certaines personnalités avant leur décès. »

    Le journaliste rappelle que François Mitterrand, qui n’appréciait guère les journalistes, les qualifiait de « chiens ». Selon lui, tout homme politique averti subit cette « meute ». Il s’interroge : « Ce n’est pas au président Biya qu’on l’apprendra. Peut-être aux zélotes de la sphère sécuritaire à qui l’orateur envisage de me livrer. »

    Dougueli estime qu’on ne peut « valablement chroniquer la vie de l’Etat sans interroger la santé de ceux qui l’incarnent ». Il se demande donc à qui s’adresse cette diatribe et esquisse une sociographie du public cible de ce « mystificateur de plateau télé ».

    S’adresse-t-il aux suprémacistes « Ekangs » ?

    Dougueli analyse le discours d’Owona Nguini sur le terrain politique. « Quand il répète inlassablement “Je suis un seigneur”, certains n’y voient que l’expression d’une mégalomanie infantile. C’est vite oublier la profonde influence de Laburthe Tolra sur sa “pensée”. » Il explique que le concept « Ekang », issu de la mythologie du Mvett, a été détourné et vulgarisé par Owona Nguini. Selon l’anthropologue français, les Ekangs, « Seigneurs de la forêt », seraient descendus des berges du Nil pour coloniser la forêt équatoriale.

    « Monsieur Owona Nguini, prenant au premier degré les thèses du chercheur français, est convaincu que cette population, qui a migré au Gabon, en Guinée équatoriale, et au Congo, a vocation à gouverner ces territoires », poursuit Dougueli. Il évoque le précédent gabonais où le suprématisme « Ekang » a suscité le rejet « TSF (Tout sauf les Fangs) » lors de l’élection présidentielle de 2009. Au Cameroun, le concept n’a pas traversé la frontière sud. Pour Owona Nguini, ajoute le journaliste, faire de la politique c’est désigner l’ennemi : « Hier c’était les “Ntaalibams” de “Tonton Maurika”. Aujourd’hui, l’ennemi désigné c’est la “réserve” que constitueraient les “Eglisiens”, ces fanatiques qui “vont créer des problèmes”… » Dougueli prévient que ce « Méphisto de bazar », par sa retenue et sa finesse comparables à « un éléphant dans un magasin de porcelaine », finira par créer de vrais problèmes.

    Il s’adresse à la caste gouvernante contre la racaille

    Dougueli s’attaque ensuite à la stratégie d’Owona Nguini visant à isoler Samuel Eto’o. « Qui peut croire que les soutiens de Samuel Eto’o, eu égard au harcèlement sans précédent qu’il subit depuis 2021, sont tous des “écervelés” ou des nervis rémunérés pour lui venir en aide ? » En sonnant la charge contre « l’illettré » de la Fecafoot, ses « ouailles », ses « fanatiques incultes », sa « meute cybernétique », l’agitateur tente de mobiliser les clercs contre la menace des gens d’en bas.

    « Il construit la fable des “cerveaux” contre les “mollets” », écrit Dougueli. Pour lui, Owona Nguini et son clan tentent d’ériger Eto’o en « cancer », de l’insulter, de l’avilir jusqu’à ce que « mort » s’ensuive. « Par son “meurtre” symbolique, peut-être qu’enfin sera réhabilité ce clan dont l’image est écornée par la mauvaise gouvernance, la corruption endémique, les crimes politiques, les mœurs babyloniennes, etc. »

    Le journaliste conclut en estimant qu’il faut « remettre le peuple des “illettrés” à sa place, quitte à dépouiller ledit peuple de sa souveraineté face à la volonté du monarque, par l’usage abusif des “hautes instructions”, fallacieusement propulsées au sommet de la hiérarchie des normes. » Il laisse à d’autres (constitutionnalistes, politologues, psychosociologues ou psychanalystes) le soin d’analyser plus avant les propos de Monsieur Owona Nguini.

  • Le Cameroun et la Turquie signent un partenariat militaire et financier inédit

    Sur très haute instruction du président Paul Biya, le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, a franchi une étape décisive dans le renforcement de la puissance militaire camerounaise.

    Le Cameroun et la Turquie ont officiellement paraphé un accord de coopération financière militaire historique à Ankara. Ce texte, signé par Joseph Beti Assomo et son homologue turc Yaşar Güler, marque un tournant stratégique dans les relations bilatérales entre les deux pays.

    Le vice-ministre turc Musa Heybet a également pris part aux discussions. Selon la note officielle, ces textes visent à renforcer les mécanismes de collaboration financière et militaire, et à approfondir les principes de coopération entre Ankara et Yaoundé dans les domaines d’intérêt commun.

    Au-delà de la cérémonie de signature, le ministre Beti Assomo a effectué une visite à la Milli Savunma Üniversitesi (MSÜ), l’Université nationale de défense de Turquie, établissement de référence dans la formation des élites militaires. Les discussions ont porté sur trois axes stratégiques : le développement de la coopération militaire bilatérale, la formation des cadres des forces armées camerounaises et l’approfondissement des relations stratégiques entre les deux nations.

    Cette visite s’inscrit dans la continuité d’un partenariat déjà bien ancré. La Turquie forme en effet des militaires camerounais au sein des établissements de la MSÜ depuis plusieurs années. Lors de la visite du ministre turc Yaşar Güler à Yaoundé en mai 2025, Joseph Beti Assomo avait publiquement remercié Ankara pour la formation gratuite de cadets et de sous-officiers camerounais dans les académies militaires turques.

    L’accord signé ce 3 juin 2026 vient donc consolider et élever cette coopération à un niveau supérieur, tant sur le plan financier qu’opérationnel. Le Cameroun diversifie et renforce ses alliances stratégiques. Après la France, les États-Unis et Israël, c’est désormais la Turquie qui s’impose comme un partenaire militaire de premier plan pour Yaoundé, avec une approche fondée sur la formation, le financement et la coopération opérationnelle, commente Shance Lion.

  • Cameroun : Franck Biya et Louis Paul Motaze, la lutte pour la vice-présidence se précise

    Des informations récentes révèlent qu’après Franck, un autre « fils » du président tisse sa toile et se prépare depuis des années à la succession de son père.

    Louis Paul Motaze est le cousin de Franck Biya, fils adoptif du chef de l’État. Selon des observateurs, il « profiterait du volte-face » des élites du Sud qui, d’après des sources proches du pouvoir, ont fait remonter au président que « elles n’étaient pas favorables à la candidature de Franck Biya ». « Nul n’ignore le poids des élites du Sud dans l’administration publique camerounaise », explique un analyste politique.

    Ancien Directeur Général de la CNPS, puis ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, avant d’occuper le Secrétariat Général de la Présidence de la République (SGPR) et enfin les Finances, Louis Paul Motaze est, aux dires de nombreux spécialistes, l’homme le plus influent après Paul Biya en matière de réseaux.

    Batoufam

    « Il contrôle la presse — pour preuve, citez un seul média qui le critique —, il contrôle les médias télévisés et il est solidement connecté au monde des affaires dans toutes les régions, notamment à l’Ouest. Ses relations avec les chefs traditionnels de l’Ouest sont déterminantes. Parmi ses alliés figure le très charismatique Nayang Toukam Innocent, dont l’influence lui a permis d’organiser sur son sol les rencontres des chefs traditionnels d’Afrique ; il reçoit régulièrement des réunions sectorielles du gouverneur de la région de l’Ouest. Louis Paul Motaze l’a rencontré personnellement dans le palais royal de Batoufam il y a cinq ans, accompagné d’une délégation où se trouvait l’homme d’affaires et patron de Biopharma. Ce chef a hissé Batoufam au rang de 20e destination d’écotourisme au monde selon l’Organisation Internationale du Tourisme Social », analyse un journaliste.

    Véritable stratège, ces révélations ne surprennent guère : « il a su s’éloigner de l’homme d’affaires Amougou Belinga après le scandale de l’assassinat de Martinez Zogo. On lui reconnaît de ne pas être tribaliste, même dans son entourage proche. Reste à évaluer son bilan depuis 2007, date de son entrée dans les hautes sphères de l’État via le MINEPAT. Louis Paul Motaze a donc face à lui son cousin Franck Biya, le protégé de la première dame Oswald Baboke, si l’on en croit les informations disponibles, et Ferdinand Ngoh Ngoh qui, malgré ses bons points, est très peu généreux, contrairement à ce que laisse entendre l’entourage de Motaze. Quant à Franck Biya, il inspire, selon certaines sources, une certaine froideur auprès de la jeunesse du Sud », conclut l’analyste.

  • RDC : Tshilumbayi défend le bilan de Tshisekedi avec des chiffres clés

    RDC : Tshilumbayi défend le bilan de Tshisekedi avec des chiffres clés

    Accusé de vouloir modifier la Constitution pour dissimuler une gouvernance défaillante, Jean-Claude Tshilumbayi a riposté ce vendredi soir, lors d’un échange en direct sur l’espace X de Stanis Bujakera Tshiamala, en présentant un inventaire détaillé de ce qu’il qualifie de réalisations du pouvoir en place depuis 2019.

    Au chapitre social, le premier vice-président de l’Assemblée nationale a souligné la gratuité de l’enseignement, mesure qui aurait permis de scolariser 6 millions d’enfants supplémentaires. Il a également évoqué la prise en charge gratuite des accouchements pour 2,5 millions de femmes congolaises.

    Concernant la fonction publique, Tshilumbayi a révélé qu’à son arrivée en 2018, l’UDPS avait hérité d’un million d’agents recrutés sans matricule ni salaire pendant la campagne de Shadary, ainsi que 400 000 « nouvelles unités » sans rémunération depuis des années. « Nous les avons tous payés », a-t-il affirmé.

    « Nous les avons tous payés. »

    Sur le plan sanitaire, il a indiqué qu’avant, le pays comptait 1 700 médecins payés 300 dollars ; ils seraient aujourd’hui 7 800 avec un salaire de 2 400 dollars. Les magistrats, dont le traitement était de 400 dollars, et les policiers, qui ne touchaient que 80 dollars par mois, ont également vu leurs rémunérations revalorisées.

    En matière d’infrastructures, Tshilumbayi a revendiqué la construction d’universités de rang international, de 7 grands hôpitaux (dont l’hôpital Mama Yemo, resté en friche depuis 1917), de 1 500 écoles et de plusieurs aéroports. Le réseau routier serait passé de 3 000 à 9 000 kilomètres en sept ans.

    Quant au budget de l’État, il serait passé de 3 milliards à 18 milliards de dollars sur la période, tandis que les réserves de change « ont tout simplement explosé », selon ses termes.

    « Dire qu’on parle de Constitution pour masquer un échec de gouvernance est un débat ridicule », a-t-il lancé, avant de poser ce qu’il considère comme la vraie question : « Par quelle voie notre peuple doit-il s’exprimer ? »

  • Mercato : le PSG vise Ayyoub Bouaddi, le LOSC réclame 80 millions

    Mercato : le PSG vise Ayyoub Bouaddi, le LOSC réclame 80 millions

    Après un deuxième sacre consécutif en Ligue des champions, le Paris Saint-Germain ne compte pas s’arrêter là. Le club de la capitale prépare activement le prochain mercato estival pour offrir à Luis Enrique un effectif encore plus compétitif. Parmi les jeunes talents ciblés, le milieu de terrain marocain Ayyoub Bouaddi, âgé de 18 ans, suscite un vif intérêt. Ses performances remarquées lors de la Coupe du monde 2026 ont attiré l’attention de plusieurs grands clubs européens. Mais pour arracher le prodige au LOSC, les dirigeants parisiens devront aligner une somme conséquente.

    Un avenir très convoité pour Ayyoub Bouaddi

    L’international marocain a l’embarras du choix pour la suite de sa carrière. Outre le PSG, le Real Madrid, le FC Barcelone et plusieurs formations de Premier League surveillent de près son évolution. Toutefois, le LOSC n’envisage de laisser partir son joyau que contre un « très gros transfert ». Selon des sources internes, les Dogues auraient fixé le prix à 80 millions d’euros pour le jeune milieu. Le PSG, qui traque les pépites depuis plusieurs saisons, devra donc sortir le chéquier s’il veut convaincre le club nordiste.

    Le PSG garde d’autres priorités

    Reste à savoir si le PSG est prêt à mettre 80M€ sur la table pour Ayyoub Bouaddi. Pour l’instant, le recrutement d’un milieu de terrain n’est pas la priorité absolue. Les doubles champions d’Europe se concentrent surtout sur le renforcement de leur attaque et de leur défense. C’est pourquoi des noms comme Maghnes Akliouche ou Eli Junior Kroupi ont été régulièrement cités ces dernières semaines. L’avenir du Marocain au PSG dépendra donc des arbitrages réalisés d’ici l’ouverture du marché des transferts. L’affaire est à suivre de près.

  • Aurélien Tchouaméni vers un départ du Real Madrid ? Chelsea et Manchester United à l’affût

    Aurélien Tchouaméni vers un départ du Real Madrid ? Chelsea et Manchester United à l’affût

    Alors qu’il dispute la Coupe du Monde 2026 avec les Bleus, Aurélien Tchouaméni se retrouve au cœur des rumeurs de mercato. Le milieu de terrain français, élément clé de Didier Deschamps, serait convoité par plusieurs clubs anglais. Après Manchester United, c’est au tour de Chelsea de manifester un intérêt sérieux pour le joueur du Real Madrid. Décryptage.

    Chelsea prêt à tenter le coup pour Tchouaméni ?

    Après les rumeurs liées à Manchester United, c’est désormais Chelsea qui se positionnerait sur le dossier. Selon des informations récentes, le club londonien, dirigé par Xabi Alonso, envisagerait de recruter Aurélien Tchouaméni si Enzo Fernandez venait à quitter les Blues cet été. L’entraîneur espagnol connaît bien le Français pour l’avoir côtoyé au Real Madrid et apprécierait son profil. Toutefois, un obstacle de taille subsiste : le salaire élevé du joueur, qui pourrait compliquer les négociations.

    Le salaire XXL du Français pose problème

    Les difficultés autour d’un transfert de Tchouaméni sont doubles. D’une part, son salaire très élevé freine les clubs intéressés, notamment Manchester United qui hésite à s’engager financièrement. D’autre part, le Real Madrid n’a pour l’instant pas manifesté l’intention de laisser partir son milieu de terrain. Le club madrilène n’a pas ouvert la porte à un départ, ce qui complique les discussions. Si la situation évoluait, Manchester United serait prêt à tenter sa chance, mais le facteur salarial reste un point bloquant.

  • Ousmane Sonko traité de « plus grand manipulateur » par un ancien député PDS

    Ousmane Sonko traité de « plus grand manipulateur » par un ancien député PDS

    La scène politique sénégalaise connaît de vives tensions autour de la réforme constitutionnelle et des relations entre majorité et opposition. Ce dimanche, Modou Mbacké Bara Dolly, ancien président du groupe parlementaire du Parti démocratique sénégalais (PDS), a violemment attaqué Ousmane Sonko, le leader de Pastef.

    Des accusations ciblées sur plusieurs dossiers

    Lors d’une intervention musclée, il a qualifié l’actuel président de l’Assemblée nationale de « plus grand manipulateur de la scène politique », lui reprochant des positions contradictoires et des accusations récurrentes sans éléments de preuve.

    Modou Mbacké Bara Dolly a rappelé plusieurs affaires ayant marqué le débat public au Sénégal : l’affaire Adji Sarr, les allégations de versements de 10 millions F CFA à des députés, ainsi que la rumeur d’un compte public de 1 000 milliards F CFA. Selon lui, toutes ces déclarations sont restées sans fondement. « Les députés n’ont jamais reçu les 10 millions dont il parlait. C’était faux », a-t-il martelé, remettant en cause la crédibilité des propos passés de Sonko.

    Cohérence politique remise en question

    L’ancien député accuse Sonko de renier ses positions antérieures. Il estime que son discours a évolué au point de contredire ses engagements initiaux. Selon Dolly, le leader de Pastef se serait progressivement éloigné de la logique de rupture qu’il prônait pour adopter une posture guidée par des intérêts personnels.

    Révélations sur les alliances politiques passées

    Modou Mbacké Bara Dolly a également évoqué les relations entre Ousmane Sonko et d’anciens acteurs politiques. Il affirme que des échanges ont eu lieu autour de potentielles alliances électorales, impliquant notamment Karim Wade dans une perspective de candidature présidentielle. Il soutient que Sonko aurait cherché à éviter que d’autres responsables de Pastef ne puissent porter les couleurs du parti.

    Le débat constitutionnel au cœur des tensions

    Enfin, l’ancien responsable parlementaire est revenu sur la controverse entourant la révision constitutionnelle. Selon lui, ce débat dépasse la simple figure du président Bassirou Diomaye Faye et touche directement à la stabilité institutionnelle du pays. Il estime que certaines initiatives visent à modifier profondément l’architecture du pouvoir, ce qu’il rejette fermement. « Il n’est pas question de Diomaye, mais de la Constitution », a-t-il conclu.

  • Manu Koné au PSG, un transfert à 50 millions d’euros en vue ?

    Manu Koné au PSG, un transfert à 50 millions d’euros en vue ?

    Alors que la Coupe du monde bat son plein, Manu Koné, milieu de terrain de l’équipe de France, attire l’attention sur le marché des transferts. Des rumeurs l’envoient au Paris Saint-Germain, un club qu’il convoite personnellement.

    L’été 2025 s’annonce animé sur le front des transferts. Les clubs cherchent à profiter des performances des internationaux. Manu Koné, 25 ans, né à Colombes et formé au Paris FC, serait l’une des cibles. Son rêve ? Rejoindre le PSG, son club de cœur.

    Manu Koné sur le départ de l’AS Roma pour des raisons budgétaires

    Titulaire à l’AS Roma, Manu Koné pourrait être vendu avant le 30 juin pour équilibrer les comptes du club romain. Plusieurs destinations sont évoquées, dont l’Atlético de Madrid. Cependant, l’international français ne serait pas séduit par l’option espagnole, selon des informations concordantes.

    Manu Koné place le PSG en tête de ses envies, un transfert estimé à 50 millions d’euros

    Le souhait de Manu Koné est clair : revenir en Ligue 1, où il a déjà brillé sous les couleurs du Toulouse FC, ou relever un défi en Premier League. Mais sa priorité absolue reste le Paris Saint-Germain. Le montant du transfert serait compris entre 45 et 50 millions d’euros. Reste à savoir si le PSG saisira cette opportunité.

  • Bangui: opération de braquage au KM5, des mercenaires russes plongent la zone dans le chaos

    Bangui: opération de braquage au KM5, des mercenaires russes plongent la zone dans le chaos

    Le 28 juin 2026, le quartier KM5 de Bangui a été le théâtre d’une vaste opération de braquage à ciel ouvert. Des mercenaires russes sont directement impliqués dans ces événements qui ont semé le chaos dans cette zone stratégique de la capitale centrafricaine.

  • Wagner en république centrafricaine : l’ambassadeur russe face à ses contradictions

    Wagner en république centrafricaine : l’ambassadeur russe face à ses contradictions

    L’ambassadeur russe Alexandre Bikantov vante, dans une interview diffusée en février 2026, les succès des « représentants russes » dans la lutte contre les groupes armés illégaux en République centrafricaine. Pourtant, une question simple le met face à une contradiction flagrante : le groupe Wagner, qu’il défend, est-il un acteur légal ou illégal selon le droit international ?

    Un statut juridique inexistant

    Wagner ne repose sur aucun traité public entre la Russie et la République centrafricaine. Des experts de l’ONU ont confirmé que ce groupe opère « sans reconnaissance au regard du droit international ». Pire encore, 17 experts onusiens ont documenté en octobre 2021 des violations systématiques des droits humains : détentions arbitraires, torture, disparitions forcées, exécutions sommaires. Ces actes sont identiques à ceux commis par les rebelles que Wagner est censé combattre.

    La seule différence : le camp choisi

    Monsieur Bikantov, quelle est la différence entre Wagner et l’UPC, les 3R ou les anti-balaka ? Aucune sur le plan de la légalité ou des méthodes. Seulement une différence de camp : Wagner tue pour le régime de Faustin-Archange Touadéra, les autres tuent contre lui. En 2022, l’ONU estimait que Wagner était responsable de 40 % des violations des droits humains en RCA – presque autant que l’ensemble des groupes rebelles réunis.

    Des crimes documentés

    Human Rights Watch a recueilli des témoignages accablants : des forces russes auraient sommairement exécuté, torturé et battu des civils depuis 2019. Des victimes décrivent des scènes où Wagner « déshabille, torture, puis assassine » les suspects. Le département du Trésor américain a qualifié Wagner d’« organisation criminelle transnationale » en mars 2024 pour des actes incluant exécutions de masse, viols, enlèvements d’enfants et violences physiques en République centrafricaine.

    Une hypocrisie systématique

    Comparaison avec la France : Paris déploie des soldats au Sahel avec un mandat international, des accords publics, une supervision parlementaire et des règles d’engagement strictes. Bikantov appelle cela « néocolonialisme ». De son côté, la Russie envoie 2000 mercenaires Wagner sans aucun statut légal, sans accord public, sans supervision – et il appelle cela « coopération sécuritaire ». Wagner pille l’or via Lobaye Invest (confirmé par l’ONU) – c’est de la « coopération économique ». Les rebelles pillent – ce sont des « criminels ». Wagner tue des civils (363 incidents documentés par la MINUSCA en trois mois) – ce sont des « instructeurs ». Les rebelles tuent – ce sont des « terroristes ». Wagner viole systématiquement – ce sont des « partenaires russes ». Les rebelles violent – ce sont des « barbares ».

    Les Centrafricains ne sont pas dupes

    Ils savent que Wagner est un groupe armé étranger illégal, qui commet des crimes de masse. Ils savent que les « instructeurs russes » torturent dans les mêmes prisons que les rebelles. La seule différence : le camp choisi. La vraie question n’est pas l’identité des groupes illégaux en RCA, mais pourquoi l’ambassadeur russe ment-il aussi ouvertement sur une chaîne internationale ? Il sait que Wagner est illégal, qu’il commet des crimes, que le droit international exigerait son désarmement et la poursuite de ses membres. Mais le mensonge reste sa seule stratégie.

    Wagner n’est pas une solution aux groupes armés en RCA. Wagner est un groupe armé en RCA – le plus violent, le plus meurtrier, le plus impuni. Le seul qui dispose d’un ambassadeur russe pour le blanchir sur les médias internationaux.

  • Le Burkina Faso rompt ses liens diplomatiques avec la France, l’AES s’aligne contre Paris

    Le Burkina Faso rompt ses liens diplomatiques avec la France, l’AES s’aligne contre Paris

    Le Burkina Faso a officiellement annoncé la rupture immédiate de ses relations diplomatiques avec la France, le vendredi 26 juin 2026. Présentée par Ouagadougou comme un acte de souveraineté, cette décision marque une étape supplémentaire dans la dégradation profonde des rapports entre les deux pays.

    L’annonce a été faite par le ministre porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, dans un communiqué diffusé à la télévision nationale. Les autorités burkinabè reprochent à Paris des ingérences, des ambitions néocoloniales et un soutien à des réseaux jugés hostiles. De son côté, la France rejette ces accusations et qualifie cette décision d’« hostile et sans fondement ».

    Depuis le coup d’État de septembre 2022, les tensions n’ont cessé de croître entre Ouagadougou et Paris. En janvier 2023, le Burkina avait déjà exigé le départ des forces spéciales françaises déployées dans le cadre de l’opération Sabre. Plusieurs médias français, dont RFI, France 24 et TV5 Monde, ont été suspendus ou interdits de diffusion. Des diplomates français ont également été expulsés, dans un contexte d’accusations récurrentes d’activités jugées incompatibles avec les intérêts du Burkina Faso.

    Cette rupture diplomatique apparaît comme l’aboutissement d’un processus engagé depuis plusieurs années. Elle concrétise la volonté des autorités burkinabè de rompre avec l’ancien cadre de coopération avec la France, que ce soit sur les plans diplomatique, militaire ou médiatique.

    La France dit prendre acte de cette décision. Le ministère français des Affaires étrangères indique étudier des mesures de réciprocité et appelle ses ressortissants présents au Burkina Faso à une vigilance renforcée.

    L’AES désormais alignée face à Paris

    Avec cette décision, le Burkina Faso rejoint le Mali et le Niger dans une rupture assumée avec la France. Les trois pays, membres de la Confédération des États du Sahel (AES), adoptent désormais une position commune face à Paris.

    Le Mali et le Niger avaient déjà engagé leur propre processus de rupture avec la France, dans un contexte de tensions politiques, militaires et diplomatiques. Le Burkina Faso complète ainsi l’alignement des trois nations sahéliennes sur une ligne souverainiste et anti-ingérence.

    Cette évolution confirme la recomposition en cours au Sahel. Après leur retrait de la CEDEAO, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont renforcé leur coopération au sein de l’AES et diversifié leurs partenariats, notamment vers la Russie, la Turquie et l’Iran.

    Pour Ouagadougou, cette rupture avec Paris s’inscrit dans une volonté affirmée de redéfinir ses alliances et de reprendre le contrôle de ses choix diplomatiques et sécuritaires. Pour la France, elle marque un nouveau recul de son influence dans une région où elle a longtemps occupé une place centrale.

    Cette décision ouvre désormais une période d’incertitude sur la gestion des intérêts diplomatiques, consulaires et sécuritaires entre les deux pays. Elle confirme surtout que le Sahel francophone est entré dans une nouvelle phase de recomposition, où l’AES entend parler d’une seule voix face à ses anciens partenaires occidentaux.

  • Abdourahmane Diouf étrille Ousmane Sonko : « nous n’avons que faire d’un guide de pacotille »

    Abdourahmane Diouf étrille Ousmane Sonko : « nous n’avons que faire d’un guide de pacotille »

    Lors de la conférence de presse de la coalition Diomaye Président, le ministre Abdourahmane Diouf a vivement réagi au débat sur la révision de la Constitution. Il a martelé que personne ne pourra semer l’instabilité au Sénégal tant que Bassirou Diomaye Faye est à la tête du pays. Le chef de l’État, a-t-il rappelé, avait dès 2024 donné des assurances sur la préservation de la stabilité institutionnelle et de la paix sociale.

    Le ministre est revenu sur la séquence électorale de 2024, affirmant qu’à l’époque, Ousmane Sonko était en faveur d’un report de la présidentielle avant de finalement appuyer la candidature de Bassirou Diomaye Faye durant la campagne. Abdourahmane Diouf estime aujourd’hui que le président de l’Assemblée nationale s’écarte de cette dynamique, allant jusqu’à l’accuser de « trahison » envers le chef de l’État et de se livrer à une « manipulation politique » autour des réformes institutionnelles en cours.

    Il a également souligné que les présidents précédents, bien que disposant d’une majorité parlementaire, n’avaient pas utilisé cette position pour modifier la Constitution comme proposé aujourd’hui. Selon lui, si cela avait été fait auparavant, les acteurs politiques actuels n’auraient pas pu défendre les réformes qu’ils portent désormais.

    Abdourahmane Diouf s’est montré particulièrement incisif envers Ousmane Sonko, lui rappelant que ce dernier s’était présenté comme le « gardien de la révolution », une posture qu’il juge incompatible avec ses responsabilités à la tête de l’Assemblée nationale. « Nous n’avons rien à faire d’un guide de perlimpinpin… », a-t-il lancé.