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  • Attaque meurtrière au Niger : un capitaine de gendarmerie perd la vie dans une embuscade du JNIM sur le fleuve à Say

    Attaque meurtrière au Niger : un capitaine de gendarmerie perd la vie dans une embuscade du JNIM sur le fleuve à Say

    Une tragédie a frappé la région de Say au Niger le mercredi 8 avril, où le capitaine Maman Ada Sahabi, commandant du groupement de gendarmerie local, a trouvé la mort. Il a été victime d’une embuscade orchestrée par des combattants du Jama’at Nasr al-Islam wal-Muslimin (JNIM) sur les eaux du fleuve Niger, emportant avec lui au moins deux de ses hommes. Plus d’une journée après ce drame, l’embarcation transportant la dépouille de cet officier supérieur continue de dériver, les tentatives de récupération par les autorités restant infructueuses.

    L’officier Sahabi, accompagné de quatre gendarmes, était en mission de reconnaissance à bord d’une vedette, une opération qui coïncidait avec l’animation du marché hebdomadaire de Say. Aux alentours de 17h, leur embarcation a été la cible de tirs intenses provenant des berges du fleuve. Cette attaque s’est déroulée dans un secteur particulièrement volatil, situé entre les régions de Tillabéri et Dosso, zones connues pour leur forte activité terroriste.

    L’assaut a été d’une violence extrême, entraînant la mort immédiate d’au moins trois gendarmes, dont le capitaine. Si la dépouille du capitaine est restée à bord de l’embarcation, les corps de deux autres militaires ont malheureusement été emportés par les flots du fleuve. L’embarcation demeure à la dérive, les équipes de sécurité sur place étant confrontées à la crainte d’engins explosifs improvisés (IED) ou d’une potentielle seconde embuscade, compliquant toute intervention.

    Un officier expérimenté et un symbole local

    Le capitaine Maman Ada Sahabi, un homme d’une quarantaine d’années, était à la tête du groupement de gendarmerie de Say depuis plus de cinq ans. Il représentait un pilier fondamental de la sécurité dans cette région frontalière cruciale, ayant dédié sa carrière à la lutte acharnée contre les groupes armés terroristes (GAT) sévissant dans le Liptako-Gourma. Son décès survient alors que les incursions contre les patrouilles, qu’elles soient fluviales ou terrestres, s’intensifient dans la région de Tillabéri, un épicentre historique pour des groupes comme le JNIM et l’État islamique au Sahel (EIGS).

    L’onde de choc de la non-récupération des corps

    Au-delà de la violence de l’attaque, c’est l’apparente négligence entourant la dépouille de cet officier supérieur, abandonnée pendant plus de 24 heures, qui suscite une profonde indignation. L’absence d’ordres clairs de la part de la hiérarchie a empêché toute manœuvre de récupération, une situation incompréhensible tant pour les militaires sur le terrain que pour les habitants de Say.

    « Laisser le corps de notre commandant dériver ainsi sur le fleuve est un affront inacceptable envers ceux qui donnent leur vie pour le pays », a exprimé un membre des forces de sécurité. Cet événement est perçu par beaucoup comme la marque d’un commandement indécis, peinant à rendre un hommage digne à ses soldats tombés au combat – une tendance qui, d’après certaines critiques, se serait accentuée depuis le coup d’État du 26 juillet 2023.

    La valeur des sacrifices militaires au cœur des interrogations au Niger

    Cette tragédie ravive le débat fondamental sur la reconnaissance des sacrifices consentis par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans le cadre de la lutte antiterroriste, sous l’égide du régime militaire actuel mené par le général Abdourahamane Tiani. Bien que les communiqués officiels fassent régulièrement état de succès et de « terroristes neutralisés », les zones considérées comme « rouges » – notamment Tillabéri, Tahoua et Dosso – continuent de déplorer des pertes humaines régulières.

    La récurrence des embuscades, particulièrement sur le fleuve Niger, souligne l’agilité des groupes jihadistes à s’adapter, tirant parti de la perméabilité des frontières et de la facilité de mouvement offerte par le réseau fluvial. Une frustration grandissante s’installe parmi les familles des soldats disparus, les survivants et les communautés les plus exposées. Elle oppose un discours souverainiste officiel à une réalité de terrain marquée par une insécurité persistante et une gestion opérationnelle parfois décousue.

  • Bénin : l’heure de vérité pour Paul Hounkpè à lobogo avant l’élection présidentielle

    Bénin : l’heure de vérité pour Paul Hounkpè à lobogo avant l’élection présidentielle

    À deux jours seulement de la fin de la campagne électorale officielle, le village de Lobogo, situé dans la commune de Bopa, s’agite comme jamais. Ce bastion historique de Paul Hounkpè, candidat des Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), se retrouve au cœur des enjeux de ce scrutin présidentiel prévu dimanche 12 avril. Entre l’enthousiasme des militants et les remises en question de l’opposition, l’ancien maire doit défendre sa légitimité dans un territoire qu’il connaît intimement.

    Un village sous les couleurs de la « Cauris »

    La poussière soulevée par les pas des nombreux partisans se mêle aux slogans politiques dans les ruelles de Lobogo. Ici, chaque mur semble arborer les teintes de la campagne FCBE, symbole d’un ancrage local indéniable. À l’approche du vendredi 11 avril, dernier jour de mobilisation avant le silence électoral à minuit, les rassemblements se multiplient pour tenter de galvaniser les électeurs avant le scrutin décisif.

    Paul Hounkpè, « l’enfant du pays » face à ses détracteurs

    Pour les habitants, Paul Hounkpè n’est pas qu’un candidat : c’est une figure locale, un enfant du village devenu maire de Bopa. Son parcours et son implication passée dans la gestion des problèmes locaux lui valent une reconnaissance sans équivoque. « Il a toujours été à nos côtés, il comprend nos difficultés », assure un militant, foulard vert au cou, lors d’un échange animé sous un manguier.

    Pourtant, cette élection s’annonce plus complexe que prévu. Les FCBE affrontent une opposition divisée, notamment après le rejet de la candidature du parti Les Démocrates. Dans ce contexte, Paul Hounkpè doit prouver qu’il incarne une alternative crédible face à Romuald Wadagni, le candidat du pouvoir en place, dont la campagne s’appuie sur un bilan décennal et une logistique imposante.

    L’abstention, un risque majeur pour l’opposition

    Le débat sur l’abstention résonne fortement à Lobogo. Si les militants FCBE s’activent pour mobiliser, une partie de la population reste sceptique. « Nous voterons pour Paul, car il est des nôtres, mais l’absence de certaines figures de l’opposition radicale nous pèse », confie un sage du village, assis sous l’ombre d’un iroko centenaire. Pour Hounkpè, l’enjeu est double : transformer son ancrage local en une dynamique nationale de rejet du pouvoir tout en contrant l’apathie d’une frange de l’électorat.

    Une course contre la montre et contre l’adversité

    Pendant que le camp de Romuald Wadagni sillonne le pays avec des moyens colossaux, Paul Hounkpè mise sur une stratégie de proximité, privilégiant les rencontres de terrain et les échanges directs avec les électeurs. À Lobogo, les réunions s’enchaînent sans relâche, jusqu’à des heures avancées de la nuit. Vendredi, à minuit pile, les haut-parleurs se tairont, marquant la fin officielle de la campagne.

    Pour le candidat FCBE, le résultat à Lobogo sera déterminant. Un score écrasant dans son fief lui permettrait non seulement de rivaliser avec Wadagni, mais aussi de démontrer que les FCBE restent un pilier incontournable de l’opposition béninoise, malgré les divisions internes.

    Dimanche matin, les bureaux de vote ouvriront à 7 heures. Lobogo, sous le regard des observateurs, deviendra alors le thermomètre d’une opposition en quête de survie dans les urnes.

    Paul Hounkpè lors d'un meeting à Lobogo
  • Crise des réfugiés au Tchad : des milliers de vies en danger faute d’aides

    Crise des réfugiés au Tchad : des milliers de vies en danger faute d’aides

    crise des réfugiés au Tchad : des milliers de vies en danger faute d’aides

    Plus d’un million de réfugiés soudanais au Tchad risquent de subir des coupes drastiques dans leur aide vitale, selon les dernières alertes des agences onusiennes. Depuis le début du conflit au Soudan, qui entre dans sa quatrième année, la situation humanitaire se dégrade rapidement, avec un risque mortel pour les populations déjà vulnérables.

    des réductions mortelles de l’aide humanitaire au Tchad

    Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM) tirent la sonnette d’alarme : leurs ressources actuelles ne couvrent même pas la moitié des besoins essentiels. Un déficit de 428 millions de dollars, dont 289 millions pour le HCR et 139 millions pour le PAM, menace directement l’accès des réfugiés à l’alimentation, à l’eau, aux abris, aux soins et à la protection.

    « Sans un financement urgent, les réductions d’aide seront inévitables et pourraient avoir des conséquences dramatiques », ont averti les deux agences.

    le Tchad en première ligne face à la crise soudanaise

    Le Tchad accueille aujourd’hui 1,3 million de réfugiés soudanais, dont plus de 900 000 arrivés depuis 2023. Dans certaines régions de l’est du pays, une personne sur trois est désormais un réfugié, mettant une pression sans précédent sur les infrastructures locales et les ressources disponibles.

    Malgré cette situation critique, les autorités tchadiennes maintiennent leurs frontières ouvertes et continuent d’accueillir des nouveaux arrivants. Depuis janvier 2026, près de 15 000 personnes supplémentaires ont franchi la frontière, aggravant encore la crise.

    Des réfugiés recevant une aide alimentaire du PAM à Adre, au Tchad, en mars 2026.

    seulement 40 % des réfugiés bénéficient d’une aide de base

    Sur le terrain, les conséquences des coupes budgétaires se font déjà sentir. Le HCR ne peut fournir une assistance de base qu’à 40 % des réfugiés, laissant des centaines de milliers de personnes sans accès suffisant à l’eau, aux abris ou aux soins médicaux.

    « Les insuffisances de financement ont un coût humain inacceptable », déclare Patrice Ahouansou, représentant du HCR au Tchad. Environ 80 000 familles vivent sans abri, et dans certaines zones, les réfugiés survivent avec moins de la moitié de la quantité minimale d’eau quotidienne requise.

    Les centres de santé sont saturés, les services de protection pour les victimes de violences sexuelles sont réduits à leur minimum, et les écoles comptent parfois plus de 100 élèves par enseignant. Par ailleurs, 243 000 personnes restent bloquées dans les zones frontalières de l’est, faute de moyens pour les relocaliser vers des sites plus sûrs.

    Un jeune enfant africain nommé Naba est montré en train de consommer des compléments alimentaires nutritionnels à Adré, Ouaddai, Tchad.

    le pam réduit de moitié les rations alimentaires

    Le Programme alimentaire mondial soutient plus d’un million de personnes au Tchad, mais ses ressources ne couvrent même pas la moitié de ses besoins. Résultat : les rations alimentaires ont déjà été réduites de moitié pour la majorité des réfugiés.

    « Les femmes et les jeunes enfants sont les premières victimes de cette situation », explique le PAM. Malgré les efforts pour trouver des solutions durables comme la résilience ou l’inclusion sociale, l’assistance d’urgence reste indispensable.

    « Avec moins de la moitié des fonds nécessaires, nous ne pouvons pas fournir une aide alimentaire suffisante. Les familles seront contraintes de recourir à des stratégies de survie dangereuses, mettant en péril des vies », alerte Sarah Gordon-Gibson, directrice et représentante du PAM au Tchad.

    Un membre du personnel du PAM verse du sorgho dans un bol lors d'une distribution d'aide alimentaire à Adré, au Tchad.

    appel urgent à la solidarité internationale

    Les agences onusiennes appellent à une mobilisation immédiate pour éviter une détérioration rapide de la situation. « Nous avons terminé 2025 avec seulement un tiers des ressources nécessaires. Sans un soutien urgent des donateurs, les coupes budgétaires s’aggraveront et les conditions de vie des familles déjà éprouvées se détérioreront encore davantage », préviennent le HCR et le PAM.

    Ils soulignent également l’importance d’un partage équitable des responsabilités internationales pour soutenir le Tchad, dont les frontières restent ouvertes malgré les défis immenses.

    « L’aide humanitaire doit être maintenue sans délai pour éviter une catastrophe encore plus grande. La solidarité est plus que jamais nécessaire. »

  • Influence de la Russie au Sahel : affaiblissement stratégique des États-Unis en afrique de l’ouest

    Influence de la Russie au Sahel : affaiblissement stratégique des États-Unis en afrique de l’ouest

    Les régimes militaires du SahelMali, Burkina Faso et Niger — renforcent leur alliance sécuritaire et politique tout en s’éloignant de leurs partenaires occidentaux. La Russie joue un rôle central dans cette dynamique, comblant le vide d’influence laissé par le retrait progressif des États-Unis et de leurs alliés dans la région.

    Grâce à des accords de coopération militaire, des livraisons d’armes et le recours à des structures privées, Moscou étend son emprise sur les gouvernements locaux. Cette présence accrue représente une menace directe pour les intérêts américains, car elle mine la stratégie de lutte antiterroriste de Washington. La perte d’accès aux bases militaires et aux infrastructures de renseignement limite la capacité des États-Unis à surveiller les mouvements jihadistes, tandis que la Russie gagne en influence politique et en contrôle sur des ressources stratégiques dans des États fragiles.

    Ce recul américain s’inscrit dans un contexte plus large en Afrique, où de nouvelles alliances régionales se forment sans participation occidentale. Les régimes du Sahel renforcent également leur rhétorique anti-occidentale, soutenue par des campagnes d’information russes, rendant un retour des États-Unis dans la région encore plus complexe. L’émergence de ces blocs alternatifs réduit l’efficacité de la coordination internationale et crée un risque de marginalisation à long terme pour Washington.

    La stratégie russe dans le Sahel repose sur une combinaison d’outils militaires, politiques et informationnels, exploitant les faiblesses institutionnelles et l’instabilité chronique de la région. Après une série de coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les nouvelles autorités ont revu leurs alliances internationales, accusant les pays occidentaux de ne pas avoir combattu efficacement le terrorisme et de s’ingérer dans les affaires intérieures.

    Ces critiques ont ouvert la voie à une collaboration renforcée avec la Russie, qui se présente comme un partenaire sans conditions politiques. Parallèlement, les défis socio-économiques — pauvreté, stress climatique — exacerbent l’instabilité, offrant un terrain propice aux interférences extérieures. En profitant du retrait occidental, Moscou consolide rapidement son influence avec des moyens limités, posant les bases d’un déséquilibre stratégique durable en Afrique.

    conséquences majeures de cette évolution

    1. affaiblissement des capacités de lutte antiterroriste des États-Unis

    L’absence de bases militaires et de moyens de renseignement dans la région prive les États-Unis de leurs capacités opérationnelles. Cela pourrait permettre aux groupes extrémistes de gagner en puissance, non seulement au Sahel, mais aussi au-delà, avec des répercussions potentielles sur le territoire américain.

    2. affaiblissement de la coordination internationale en matière de sécurité

    Les nouvelles alliances régionales, excluant les pays occidentaux, réduisent l’efficacité des opérations conjointes contre le terrorisme et compliquent l’élaboration d’une stratégie sécuritaire unifiée.

    3. amplification des discours anti-occidentaux grâce à la propagande russe

    Les campagnes d’information russes renforcent les narratifs anti-américains auprès des populations et des élites locales, rendant un retour des États-Unis politiquement plus difficile.

    4. le contrôle des ressources naturelles devient un enjeu stratégique

    Les ressources minières et naturelles du Sahel — uranium, or, lithium — revêtent une importance économique et géopolitique majeure pour la Russie. Une influence russe accrue pourrait perturber les marchés mondiaux des matières premières et marginaliser les États-Unis dans ces secteurs clés.

    pourquoi les juntes du Sahel privilégient-elles la Russie ?

    Les gouvernements militaires du Sahel voient en la Russie un partenaire plus adapté à leurs besoins pour cinq raisons principales :

    • absence de conditions liées à la gouvernance ou à la démocratie pour l’octroi d’aide ;
    • livraison rapide d’armes et de matériel militaire ;
    • soutien sécuritaire axé sur la préservation des régimes ;
    • soutien diplomatique face aux sanctions occidentales ;
    • campagnes d’information renforçant leur légitimité anti-occidentale.

    Ce modèle transactionnel favorise la pérennité des régimes autoritaires tout en réduisant les incitations à une transition démocratique.

    les outils d’influence de la Russie au Sahel

    instruments militaires

    • ventes d’armes et approvisionnement en munitions ;
    • déploiement d’advisers et de formateurs militaires russes ;
    • recours à des contractors privés pour sécuriser les intérêts du régime ;
    • partage de renseignements.

    instruments politiques

    • soutien diplomatique dans les instances internationales ;
    • reconnaissance et légitimation des gouvernements issus de coups d’État ;
    • accords bilatéraux évitant les contrôles multilatéraux.

    instruments informationnels

    • propagande anti-occidentale via des médias liés à l’État russe ;
    • campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux ciblant la France et les États-Unis ;
    • amplification de récits présentant la Russie comme un libérateur anti-colonial.

    Cette approche multidimensionnelle permet à Moscou de gagner en profondeur stratégique à moindre coût.

    impacts stratégiques pour les États-Unis

    perte de capacité de surveillance et de réponse aux crises

    La fermeture des bases aériennes et des hubs logistiques au Niger et dans les pays voisins réduit considérablement la capacité des États-Unis à détecter précocement les mouvements extrémistes et à réagir rapidement en cas de crise.

    affaiblissement de la crédibilité américaine en Afrique

    Le retrait américain pourrait être interprété comme un désengagement stratégique, incitant d’autres gouvernements africains à se tourner vers Moscou ou Pékin.

    expansion des zones de repli pour les groupes jihadistes

    Les régimes soutenus par la Russie priorisent la sécurité du pouvoir en place plutôt que les réformes structurelles, laissant persister les causes profondes de l’extrémisme et risquant d’aggraver l’expansion des insurgés.

    risques pour la stabilité régionale

    L’alliance russe au Sahel pourrait apporter une stabilité à court terme, mais elle comporte des risques majeurs à long terme :

    1. militarisation de la gouvernance sans renforcement institutionnel ;
    2. augmentation de la répression, alimentant les griefs locaux ;
    3. fragmentation de la coopération antiterroriste régionale ;
    4. exploitation des ressources naturelles au profit de la corruption ;
    5. vulnérabilité accrue aux conflits par procuration entre puissances extérieures.

    L’absence de mécanismes de gouvernance transparents rend ces alliances fragiles et sujettes aux crises.

    perspectives à long terme (2026-2030)

    Si les tendances actuelles se poursuivent, trois scénarios principaux pourraient se dessiner :

    scénario a : consolidation de la sphère d’influence russe (haute probabilité)

    Moscou s’impose comme l’acteur sécuritaire dominant au Sahel, rendant tout retour occidental politiquement improbable.

    scénario b : compétition multipolaire (probabilité modérée)

    Les États-Unis, la Chine, la Turquie et les pays du Golfe pourraient se livrer une concurrence pour l’influence, aboutissant à des alliances fragmentées.

    scénario c : effondrement des régimes et vide stratégique (risque modéré)

    En cas d’échec des juntes à contenir les insurrections ou à redresser l’économie, l’effondrement des États pourrait créer des zones de conflit incontrôlables, au-delà de la capacité de stabilisation de la Russie.

    recommandations pour Washington

    Pour contrer cette perte d’influence, les États-Unis pourraient envisager les mesures suivantes :

    • renforcer leur présence par des partenariats civils et économiques plutôt que militaires ;
    • élargir la coopération avec les États côtiers d’Afrique de l’Ouest pour limiter les débordements ;
    • renforcer les alternatives offertes par l’Union africaine et la CEDEAO ;
    • combattre la désinformation russe via des initiatives médiatiques en langues locales ;
    • cibler les réseaux d’extraction liés à la Russie par des sanctions adaptées.

    Une réponse purement militaire serait insuffisante sans une approche politique et économique complémentaire.

    Le Sahel n’est plus seulement un théâtre de lutte antiterroriste : il devient un terrain d’expérimentation pour la stratégie russe visant à marginaliser l’influence occidentale en Afrique. En s’alliant aux juntes militaires, Moscou construit un corridor anti-occidental durable, combinant protection des régimes, accès aux ressources et levier géopolitique. Si cette dynamique n’est pas contrée, la Russie pourrait établir un modèle reproductible dans d’autres régions fragiles du continent africain.

  • Visite officielle d’une délégation marocaine en Mauritanie pour renforcer les liens militaires

    Visite officielle d’une délégation marocaine en Mauritanie pour renforcer les liens militaires

    Rencontre au sommet entre les plus hautes autorités militaires marocaines et mauritaniennes

    Lors de cette visite officielle d’envergure, le général de corps d’armée Mohammed Berrid, inspecteur général des Forces armées royales (FAR) et commandant de la zone Sud du Maroc, a été chaleureusement accueilli, mardi à Nouakchott, par le président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghezouani. Cette audience s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc en Mauritanie, Hamid Chabar.

    Cérémonie de remise d’une distinction honorifique

    Dans la foulée de cette rencontre, le général Mohammed Berrid s’est rendu au ministère de la Défense mauritanien, où il a été reçu par le ministre de la Défense, Hanana Ould Sidi. À cette occasion, ce dernier a remis, au nom du chef de l’État mauritanien, la médaille de l’Ordre national du mérite au grade de Commandeur au haut gradé marocain.

    Renforcement de la coopération militaire bilatérale

    L’après-midi, le général Mohammed Berrid, toujours accompagné de ses homologues mauritaniens, a présidé conjointement avec le chef d’État-major des armées de Mauritanie les travaux de la sixième session de la Commission militaire mixte. Les échanges ont porté sur l’évaluation des avancées enregistrées dans le cadre de la collaboration militaire entre les deux pays.

    Les participants ont souligné, avec satisfaction, les progrès significatifs réalisés dans ce domaine. Ils ont également salué la qualité des résultats obtenus, qualifiant cette coopération de modèle de partenariat stratégique dans la région.

  • Une délégation conduite par l’inspecteur général des FAR effectue une visite de travail en Mauritanie

    Une délégation conduite par l’inspecteur général des FAR effectue une visite de travail en Mauritanie

    À cette occasion, le général de corps d’armée Mohammed Berrid, inspecteur général des Forces armées royales et commandant la zone Sud, a été reçu, mardi à Nouakchott, par le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghezouani, en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc à Nouakchott, Hamid Chabar, indique un communiqué de l’État-major général des Forces armées royales (FAR).

    Dans la même journée, le général de corps d’armée, inspecteur général des FAR s’est rendu au siège du ministère de la Défense où il a eu des entretiens avec le ministre de la Défense Hanana Ould Sidi qui lui a remis au nom du président de la République la médaille de l’Ordre national du mérite de grade de Commandeur.

    Par la suite, l’inspecteur général des FAR et commandant la Zone Sud et le chef d’État major des armées mauritanien ont co-présidé les travaux de la 6ème Commission militaire mixte.

    Les responsables militaires ont exprimé leur satisfaction quant au bilan positif de coopération caractérisant les relations militaires entre le Maroc et la Mauritanie, précise la même source, ajoutant qu’ils ont salué les résultats concrets issus de cette coopération fructueuse, qui représente un modèle de partenariat stratégique.

    Par Le360 (avec MAP)
    Le 08/04/2026 à 15h00
  • Visite officielle des forces armées marocaines en Mauritanie

    Visite officielle des forces armées marocaines en Mauritanie

    Rencontre historique entre les dirigeants militaires marocains et mauritaniens

    Le général Mohammed Berrid, inspecteur général des Forces armées royales (FAR) et commandant de la zone Sud, a été reçu en audience officielle, mardi à Nouakchott, par le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghezouani. Cette rencontre s’est tenue en présence de l’ambassadeur du Maroc à Nouakchott, Hamid Chabar, marquant un moment fort des relations bilatérales entre les deux pays.

    Quelques heures plus tard, le haut responsable militaire marocain s’est rendu au ministère mauritanien de la Défense pour un échange approfondi avec le ministre Hanana Ould Sidi. À l’issue de cet entretien, ce dernier a décerné, au nom du chef de l’État mauritanien, la médaille de l’Ordre national du mérite de grade de Commandeur au général Berrid.

    Renforcement des liens stratégiques entre le Maroc et la Mauritanie

    La journée s’est poursuivie avec la présidence conjointe, par le général Berrid et le chef d’État-major mauritanien, des travaux de la 6ème Commission militaire mixte. Cet événement a permis aux deux parties de dresser un bilan positif des collaborations militaires en cours entre les deux nations.

    Les échanges ont mis en lumière les résultats concrets issus de cette coopération, salués par les responsables présents. Ce partenariat est désormais considéré comme un modèle d’alliance stratégique dans la région, renforçant la stabilité et la sécurité mutuelles.

  • Rencontre stratégique entre hauts gradés marocains et mauritaniens à Nouakchott

    Rencontre stratégique entre hauts gradés marocains et mauritaniens à Nouakchott

    Une délégation de haut niveau des Forces armées royales (FAR) du Maroc a mené une visite officielle en Mauritanie. À sa tête, le général de corps d’armée Mohammed Berrid, inspecteur général des FAR et commandant la zone Sud, a été reçu par le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghezouani. Cette rencontre s’est déroulée à Nouakchott en présence de l’ambassadeur du Maroc, Hamid Chabar.

    Lors de cette journée, le général Mohammed Berrid s’est également rendu au ministère mauritanien de la Défense. Il y a eu des échanges approfondis avec le ministre Hanana Ould Sidi. Ce dernier a remis, au nom du chef de l’État mauritanien, la médaille de l’Ordre national du mérite, grade Commandeur, au général marocain.

    Par la suite, le général Mohammed Berrid et le chef d’État-major des armées mauritaniennes ont présidé ensemble les travaux de la 6ᵉ Commission militaire mixte. Les deux parties ont souligné l’excellence des relations militaires entre le Maroc et la Mauritanie. Elles ont salué les avancées concrètes issues de cette collaboration, qualifiée de modèle de partenariat stratégique.

  • Sénégal-Maroc : rebondissement majeur dans l’affaire can 2025

    Sénégal-Maroc : rebondissement majeur dans l’affaire can 2025

    L’affaire concernant la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc prend une nouvelle tournure. Depuis que la CAF a décidé d’accorder le titre de champion d’Afrique au Maroc par décision administrative, deux mois après la finale, le Sénégal a saisi le Tribunal arbitral du sport. Une révélation récente d’un membre clé du jury d’appel de la CAF vient renforcer la polémique.

    Lors d’un entretien exclusif, Faustino Varela Monteiro, vice-président de la commission, a vivement critiqué la sanction prononcée. « Je ne partage absolument pas cette décision », déclare-t-il, révélant avoir été le seul à voter contre ce verdict qui pénalise les Lions de la Teranga.

    « Je ne peux accepter l’interprétation retenue par l’instance. Quand l’arbitre autorise la fin du match, cela signifie qu’aucun abandon n’a été constaté. Imposer une sanction en contradiction avec cette observation revient à trahir l’éthique sportive. »

    Une décision contestée au sein même de la CAF

    « Si une décision prise sur le terrain peut être remise en cause arbitrairement, alors quid de la crédibilité des instances disciplinaires ? », s’interroge-t-il avant de préciser que « le TAS n’interviendra que si des preuves flagrantes de partialité ou de malveillance sont apportées. »

    Le match en question, disputé à Rabat le 18 janvier, avait vu le Sénégal s’imposer 1-0 en prolongation grâce à un but de Pape Gueye. Pourtant, l’affrontement avait été marqué par une interruption de près de 15 minutes, les joueurs sénégalais ayant quitté le terrain en protestation contre un penalty accordé au Maroc dans les arrêts de jeu. Brahim Diaz avait finalement échoué à transformer cette occasion.

  • Visite du président de la caf à Dakar : motsepe tente d’apaiser la crise après la can 2025

    Visite du président de la caf à Dakar : motsepe tente d’apaiser la crise après la can 2025

    visite du président de la caf à Dakar : motsepe tente d’apaiser la crise après la can 2025

    Patrice Motsepe, président de la CAF depuis 2021.
    Football CAN 2025

    Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), est en visite officielle à Dakar ce mercredi. Cette démarche survient moins d’un mois après le retrait du titre de champion d’Afrique 2025 au profit du Maroc, une décision qui a suscité une vive émotion au Sénégal.

    Accueilli par le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Fall, il doit s’entretenir avec le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye avant de tenir une conférence de presse à 17h30. Une occasion pour lui de s’exprimer sur les tensions actuelles, notamment l’attribution controversée du trophée à l’équipe marocaine.

    Une mission diplomatique sous haute tension

    Dans un communiqué officiel, la CAF a indiqué que Motsepe effectuerait d’abord une visite symbolique sur l’île de Gorée avant d’être reçu par le président sénégalais. Cette initiative s’inscrit dans une volonté affichée de « travailler ensemble pour développer le football africain », comme l’a annoncé le dirigeant à la fin du mois de mars.

    Cette visite intervient dans un contexte particulièrement tendu. Le 18 mars dernier, le gouvernement sénégalais avait exigé l’ouverture d’une enquête internationale pour « soupçons de corruption » au sein des instances dirigeantes de la CAF. Une accusation que Motsepe a immédiatement rejetée, affirmant que « aucun pays africain n’est traité de manière privilégiée » et soulignant l’indépendance des procédures disciplinaires de l’institution.

    la caf sous le feu des critiques

    La décision de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique, initialement remporté sur le terrain, a provoqué une vague d’indignation dans le pays. La Fédération sénégalaise de football (FSF) a porté l’affaire devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui rendra sa décision dans plusieurs mois.

    Cette polémique s’ajoute aux nombreuses critiques envers la CAF, dont les instances sont désormais suspectées d’opacité. Les tensions entre le Sénégal et le Maroc, pays désormais déclaré vainqueur par forfait, alimentent les débats sur la gouvernance du football continental.

    que peut-on attendre de cette visite ?

    Alors que les appels à la transparence se multiplient, la venue de Patrice Motsepe à Dakar pourrait être perçue comme une tentative de désamorcer la crise. Son objectif affiché : rassurer sur l’intégrité de la CAF et présenter des garanties sur la gestion des prochains tournois africains.

    Les observateurs s’interrogent : cette visite suffira-t-elle à apaiser les tensions, ou ne fera-t-elle qu’ajouter des tensions diplomatiques à une situation déjà explosive ? Une chose est sûre : le football africain traverse une période de profonde remise en question.

  • Président de la caf en visite au Sénégal après le retrait de la victoire en can 2025

    Président de la caf en visite au Sénégal après le retrait de la victoire en can 2025

    La CAF en visite officielle au Sénégal après la polémique sur la victoire du Maroc en can 2025

    Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), est en visite à Dakar ce mercredi, près d’un mois après la décision controversée de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique en faveur du Maroc. Cette annulation, basée sur un forfait présumé, a provoqué une vague d’indignation dans le pays hôte de la finale.

    Une rencontre sous haute tension est attendue entre le dirigeant de la CAF et les autorités sénégalaises, alors que la polémique gagne en intensité. Patrice Motsepe, qui s’est exprimé fin mars sur la nécessité de « renforcer la collaboration pour un football africain solidaire », a atterri dans la nuit du mardi au mercredi à l’aéroport international Blaise Diagne. Il a été accueilli par Abdoulaye Fall, président de la Fédération sénégalaise de football (FSF).

    Un programme chargé pour le président de la CAF à Dakar

    Selon le communiqué officiel de la CAF, la visite de Patrice Motsepe débutera par une étape symbolique : l’île de Gorée, lieu historique et mémoriel de la traite négrière, située face à Dakar. Puis, il sera reçu par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye au palais présidentiel. Enfin, une conférence de presse est prévue à 17h30 (heure locale et GMT), soit 19h30 en France, dans un hôtel de la capitale.

    Une décision de la CAF qui divise le Sénégal

    Le 17 mars, le jury d’appel de la CAF a déclaré le Sénégal « forfait lors de la finale » de la CAN 2025, attribuant ainsi la victoire au Maroc par 3-0 sur tapis vert. Cette décision fait suite à la finale chaotique de janvier à Rabat, où les Lions de la Teranga avaient remporté le match 1-0 sur le terrain, mais où plusieurs incidents avaient émaillé la rencontre. Notamment, des joueurs sénégalais avaient quitté le terrain pendant un quart d’heure, contestant une décision arbitrale controversée.

    Le gouvernement sénégalais, dans un communiqué daté du 18 mars, a réclamé l’ouverture d’une enquête internationale pour « soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes » de la CAF. Patrice Motsepe a alors réaffirmé que « aucun pays n’était traité de manière préférentielle » et a salué « l’indépendance » des procédures disciplinaires de l’institution.

    La Fédération sénégalaise de football a fait appel de la décision devant le Tribunal administratif du sport (TAS), dont l’audience reste à ce jour indéterminée. Cette affaire a suscité de vives réactions au Sénégal, où la polémique prend une dimension politique et sociale.

    Contexte de la finale de la CAN 2025

    • Finale disputée en janvier 2026 à Rabat entre le Sénégal et le Maroc.
    • Victoire initiale du Sénégal 1-0 en prolongation, malgré des incidents en fin de match.
    • Retrait du titre par la CAF le 17 mars, invoquant un forfait du Sénégal.
    • Le Maroc est déclaré vainqueur 3-0 sur tapis vert.
    • Le Sénégal fait appel devant le TAS, sans date de jugement fixée.
  • La disparition de l’imam Mahmoud Barro : un silence préoccupant à Bobo-Dioulasso

    La disparition de l’imam Mahmoud Barro : un silence préoccupant à Bobo-Dioulasso

    Depuis une semaine, une profonde incertitude entoure le sort de l’imam Mahmoud Barro, figure religieuse marquante de Bobo-Dioulasso, la deuxième agglomération du Burkina Faso. Son absence, signalée depuis le 31 mars dernier, génère une vive émotion au sein de la communauté musulmane et de la société civile burkinabè, alimentée par des rumeurs d’enlèvement et l’absence de communication officielle. Cette situation délicate soulève de nombreuses interrogations dans le pays.

    Un calme inhabituel règne dans le quartier de l’imam Barro à Bobo-Dioulasso. Ses proches n’ont eu aucune nouvelle de lui depuis sept jours. Des témoignages concordants émanant de son cercle familial indiquent que le dignitaire religieux aurait été « enlevé » par des individus non identifiés. L’absence de revendication, combinée au calendrier de cette disparition, renforce l’opacité de l’affaire.

    Une vidéo critique comme catalyseur ?

    Jusqu’à récemment, Mahmoud Barro était considéré comme un soutien important des autorités de la Transition. Ses prises de position antérieures en faveur de la junte militaire au pouvoir à Ouagadougou en faisaient un allié stratégique au sein du paysage religieux national.

    Toutefois, cette période de collaboration semble avoir pris fin abruptement suite à la diffusion récente d’une vidéo sur les plateformes numériques. Dans ce document, l’imam s’exprimait avec une fermeté inattendue contre l’avant-projet de loi gouvernemental visant à réguler les pratiques religieuses au Burkina Faso.

    « Il a formulé des inquiétudes légitimes concernant la liberté de culte, mais son discours était particulièrement direct, » a confié une source locale anonyme. « Pour beaucoup, cette intervention a été perçue comme un dépassement des limites par ceux qui ne tolèrent aucune forme de désaccord. »

    Un climat de tension pour les voix critiques au Burkina Faso

    Cette mystérieuse disparition s’inscrit dans un contexte politique et sécuritaire tendu, marqué par une multiplication des signalements d’interpellations arbitraires ou de disparitions forcées à travers le territoire. Le cas de l’imam Barro est d’autant plus frappant qu’il concerne une personnalité qui, jusqu’alors, affichait une certaine conformité avec la ligne officielle.

    Pour le moment, les forces de sécurité n’ont émis aucune déclaration officielle concernant cette affaire. À Bobo-Dioulasso, l’attente se transforme progressivement en une frustration palpable. Les fidèles et diverses organisations de défense des droits humains réclament instamment la transparence et la libération immédiate du religieux, si son éventuelle détention par des services de l’État venait à être confirmée.

    Le Burkina Faso, engagé dans une lutte complexe contre le terrorisme, voit ses équilibres internes fragilisés par ces frictions entre le pouvoir central et certaines figures morales, dès lors que la critique s’invite dans l’espace public. L’affaire Mahmoud Barro pourrait ainsi constituer un enjeu majeur pour la stabilité sociale dans la région des Hauts-Bassins.