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  • Can 2025 : le Maroc en quête d’un sacre historique à domicile

    Can 2025 : le Maroc en quête d’un sacre historique à domicile

    CAN 2025 : le Maroc en quête d’un sacre historique à domicile

    Alors que la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 se profile à l’horizon, le Maroc affiche une ambition claire : remporter le trophée continental pour la première fois depuis 1976. Avec une organisation historique sur son sol, les Lions de l’Atlas entendent bien écrire une nouvelle page dorée de leur histoire footballistique, sous le regard passionné de supporters comme Ibrahim, jeune fan de 20 ans.

    Un rêve de demi-siècle à concrétiser

    Depuis près de 50 ans, le Maroc attend son heure de gloire en Coupe d’Afrique des nations. Malgré une génération talentueuse et une demi-finale historique à la Coupe du monde 2022 au Qatar, le titre continental reste insaisissable. Ibrahim, étudiant en management sportif et exilé à Ottawa pour ses études, incarne cette impatience collective : « Ce n’est pas acceptable qu’un pays de notre envergure n’ait remporté la CAN qu’une seule fois, et encore, il y a près de cinq décennies. Après les exploits de 2022, une élimination précoce en 2024 serait un nouveau revers inacceptable. »

    Une équipe renforcée pour relever le défi

    Malgré les craintes suscitées par la grave blessure d’Achraf Hakimi, victime d’un tacle violent en Ligue des champions, Ibrahim reste confiant. Le jeune supporter souligne la profondeur de l’effectif marocain : « Oui, Hakimi est un joueur clé, mais son absence ne doit pas être une fatalité. Nous avons des jeunes prometteurs comme Zakaria El Ouahdi et des cadres expérimentés pour compenser. L’équipe est plus solide que jamais. »

    Le Ballon d’or africain 2025 en poche, le Maroc aborde cette CAN avec la ferme intention de briller. Ibrahim espère même assister à l’ouverture de la compétition, prévue le 21 décembre à Rabat, aux côtés de milliers de supporters en liesse.

    Une mobilisation populaire sans précédent

    L’engouement autour de la CAN 2025 est palpable au Maroc. Après 37 ans d’attente, les supporters ont enfin l’opportunité d’assister à une compétition majeure dans leur pays. Malgré un bug technique sur la billetterie en ligne, près de 140 000 tickets se sont écoulés en 24 heures. Ibrahim fait partie des heureux élus : « C’est un privilège de vivre cette expérience sur place. Voir le Sénégal affronter la République démocratique du Congo le 27 décembre à Tanger sera un moment inoubliable. »

    Alors que l’enthousiasme gagne tout le pays, les Lions de l’Atlas n’ont plus qu’un objectif : ramener le trophée à la maison. Pour Ibrahim et des millions de supporters, un autre résultat qu’une victoire serait un échec cuisant.

  • Mali : semaine nationale anti-corruption 2025, l’engagement de la jeunesse et des institutions

    Mali : semaine nationale anti-corruption 2025, l’engagement de la jeunesse et des institutions

    Mali semaine nationale anti-corruption 2025 engagement jeunesse institutions

    Le Mali célèbre cette année la Semaine Nationale de Lutte contre la Corruption, édition 2025, lancée officiellement le 9 décembre à Bamako. Cette initiative, portée par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Mamoudou Kassogué, s’articule autour du thème : « S’unir avec la jeunesse contre la corruption : former l’intégrité de demain ». L’événement vise à sensibiliser l’opinion publique et à mobiliser l’ensemble des acteurs sociaux contre ce fléau.

    Une mobilisation politique sans précédent

    Cette édition de la Semaine Anti-Corruption s’inscrit dans une démarche de refondation de l’État et de changement de paradigmes dans la gestion des affaires publiques. Le Général d’armée Assimi Goïta, chef de l’État, affiche une volonté politique claire pour une lutte « implacable et irréversible » contre la corruption. L’annonce de cette semaine nationale reflète l’engagement des plus Hautes Autorités de la Transition pour éradiquer ce phénomène aux conséquences « incommensurables », comme l’a rappelé le ministre Kassogué en citant Kofi Annan : « La corruption est un mal insidieux qui menace la démocratie et l’État de droit ».

    La jeunesse malienne, acteur clé du changement

    Le thème de cette année met en avant le rôle central de la jeunesse dans la lutte contre la corruption. Le ministre s’est félicité de la mobilisation marquée des mouvements de jeunesse, soulignant leur devoir de génération. En effet, les jeunes sont appelés à devenir le « fer de lance » du changement, porteurs de valeurs d’intégrité et de patriotisme pour construire un Mali plus transparent.

    Renforcement de la réponse judiciaire et des réformes

    Le Ministère de la Justice a réaffirmé sa détermination à accélérer les réformes judiciaires pour renforcer l’efficacité de la lutte contre la délinquance économique et financière. Plusieurs dispositifs innovants ont été mis en place :

    • Pôle National Économique et Financier (PNEF) : Ce pôle utilise des méthodes modernes pour traquer et poursuivre les auteurs de délits financiers, garantissant une justice plus rapide et plus efficace.

    • Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs Saisis ou Confisqués (ARGASC) : Cette agence se concentre sur le recouvrement des avoirs illégalement détournés, privant ainsi les délinquants des profits issus de leurs actes.

    Effet dissuasif accru : « L’action combinée du PNEF et de l’ARGASC renforce significativement l’effet dissuasif de la lutte contre la corruption et la délinquance économique. Les produits du crime ne pourront plus bénéficier à leurs auteurs. »

    Nouvelles mesures dans le Code pénal

    Le nouveau Code pénal introduit des dispositions révolutionnaires pour intensifier la répression :

    • Imprescriptibilité des infractions criminelles liées aux détournements de biens publics.

    • Suppression des privilèges accordés aux parlementaires dans les affaires de corruption.

    • Protection renforcée pour les lanceurs d’alerte, témoins, experts et victimes.

    Outils technologiques et numériques pour une justice plus transparente

    Plusieurs outils sont déployés pour moderniser les procédures judiciaires :

    • La ligne verte « Binkani Kunafoni » (3611), gratuite et accessible à tous, permet de signaler anonymement les actes de corruption.

    • La plateforme informatique de la justice, bientôt opérationnelle après une phase de test réussie, facilitera la dématérialisation des dossiers et réduira les risques de corruption dans les procédures.

    Coordination renforcée entre institutions

    Le ministre Mamoudou Kassogué a insisté sur la nécessité d’une collaboration accrue entre les différentes institutions engagées dans la lutte contre la corruption, telles que :

    • Office central de Lutte contre l’Enrichissement illicite (OCLEI).

    • Bureau du Vérificateur général (BVG).

    • Cour des comptes, issue de la réorganisation institutionnelle de 2023.

    Un cadre de concertation et de coordination sera mis en place dans les meilleurs délais pour optimiser l’efficacité de la lutte contre la corruption au Mali.

  • Vaccination au Burkina Faso : un bouclier contre les maladies infantiles

    Vaccination au Burkina Faso : un bouclier contre les maladies infantiles

    Pourquoi la vaccination au Burkina Faso sauve des vies chaque jour

    À Fada N’Gourma, au Burkina Faso, des milliers de mères comme Nadège Thiombiano font de la vaccination une priorité absolue pour leurs enfants. Leur conviction est simple : protéger aujourd’hui, c’est garantir une vie saine demain. Découvrez comment cette mobilisation collective transforme la santé infantile dans le pays.

    Une mère engagée : Nadège et sa fille Mouzaratou

    Nadège, mère de famille résidant dans l’aire de responsabilité du Centre de santé et de Promotion sociale (CSPS) du secteur 9, incarne l’engagement des parents burkinabè envers la vaccination. Dès l’annonce d’une campagne contre la poliomyélite, elle a veillé à ce que sa fille Mouzaratou, âgée de 13 mois, reçoive son vaccin. Pour elle, c’est un acte de responsabilité parentale et de prévention inconditionnelle. « Je ne laisserai jamais mon enfant sans protection. La vaccination, c’est une question de vie ou de mort », déclare-t-elle avec détermination.

    Son expérience personnelle a renforcé cette conviction : elle a vu les conséquences dévastatrices de la poliomyélite, une maladie évitable par la vaccination. Aujourd’hui, Mouzaratou est à jour dans son calendrier vaccinal, symbole d’une génération protégée.

    Des campagnes qui dépassent les attentes

    Du 7 au 10 novembre 2025, le CSPS du secteur 09 a organisé une campagne ciblant les enfants de 0 à 59 mois. Résultat ? 5 290 enfants vaccinés, soit un taux de couverture de plus de 104 %, dépassant l’objectif initial de 5 060. Ce succès illustre l’efficacité des stratégies mises en place.

    Les clés de la réussite : mobilisation et coordination

    André Yonli, infirmier chef du CSPS, explique que ces chiffres reflètent une synergie parfaite entre parents, vaccinateurs et mobilisateurs sociaux. « L’implication des communautés et la planification rigoureuse ont permis d’atteindre même les zones les plus reculées, y compris les quartiers non lotis et les sites de personnes déplacées », précise-t-il. Les équipes mobiles ont sillonné les villages pour vacciner les enfants dans les zones difficiles d’accès.

    Une communication ciblée pour convaincre

    Pour lever les réticences, des séances de sensibilisation ont été organisées avec les leaders religieux, coutumiers et les associations féminines. Talato Lompo, mère de quatre enfants, témoigne : « Avant, je craignais les effets secondaires des vaccins. Grâce aux explications des agents de santé, j’ai compris leur importance. Mes enfants sont moins malades depuis qu’ils sont vaccinés. » Son parcours illustre l’impact des campagnes d’information.

    Un engagement national salué par les partenaires

    Le Médecin-chef du district de Fada N’Gourma, la Dre Sandrine Bienvenue Sam, a souligné le rôle crucial des partenaires comme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). « L’OMS a fourni un appui logistique et technique essentiel, de la logistique au transport des vaccins, en passant par la formation des équipes. Plus de 20 experts ont été déployés pour superviser les opérations et garantir leur qualité », explique-t-elle.

    Des résultats qui parlent d’eux-mêmes

    À l’échelle du district sanitaire, plus de 134 000 enfants ont été vaccinés, avec un taux de couverture de 103 %. Ces chiffres confirment la détermination du Burkina Faso à maintenir son statut de pays libéré de la poliomyélite depuis 2015 et à prévenir toute résurgence.

    Un avenir sans poliomyélite est possible

    Nadège résume cet espoir en une phrase : « Ce vaccin est un petit geste, mais il protège toute une vie. » Grâce à l’engagement des familles et au soutien des partenaires, chaque enfant burkinabè peut grandir en bonne santé, loin des menaces des maladies évitables.

    Et vous, quel rôle jouez-vous dans la protection des enfants ? Partagez cette information et encouragez les parents autour de vous à faire vacciner leurs enfants. Ensemble, faisons du Burkina Faso un modèle de santé infantile.

  • Economic warfare escalates as militants expand beyond the Sahel

    Economic warfare escalates as militants expand beyond the Sahel

    Economic warfare escalates as militants expand beyond the Sahel

    Previously distinct conflicts in the Sahel and coastal West Africa are merging into a single, interconnected one that will likely become a key arena of militant competition.

    11 December 2025


    7-minute read

    Also available in French

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    By the numbers

    From 1 January to 28 November 2025:

    • Political violence resulted in the deaths of over 10,000 people in Burkina Faso, Mali, and Niger.
    • Militants kidnapped 30 foreign nationals in Mali (22) and Niger (8).
    • ACLED records nearly 70% more fatalities in Benin compared to the first 11 months of 2024.

    In 2025, jihadist militant groups escalated their campaigns in the central Sahel, threatening the stability and security of military-led regimes in the region. Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) and the Islamic State Sahel Province (ISSP) consolidated their influence across much of Mali, Burkina Faso, and Niger, while extending operations into the Benin, Niger, and Nigeria borderlands.

    As a deliberate strategy employed by militant groups to disrupt economic functions and pressure states in the region, economic warfare became a defining feature. In Mali, JNIM imposed a sweeping fuel and transport embargo on the cities of Kayes and Nioro du Sahel as part of coordinated offensives spanning Kayes, Sikasso, Koulikoro, Segou, and Mopti. The blockade disrupted trade and transport routes linking Bamako and the surrounding regions, resulting in fuel shortages and nationwide price hikes. It was part of a deliberate effort to paralyze the economy, undermine government authority, and destabilize the military regime. As a result of JNIM’s operations and counter-offensives by the military, violence in KayesSikasso, and Segou surged to the highest monthly levels since ACLED began recording data in 1997.

    In Burkina Faso, JNIM sustained its offensives against the military and the Volunteers for the Defense of the Homeland (VDP). In May, the group briefly seized the provincial capitals of Djibo and Diapaga in rapid succession, demonstrating a step change in its military capacity. In September, the group launched a devastating ambush on a military convoy near Koubel-Alpha in Soum province, killing about 90 soldiers in one of the deadliest attacks on the country’s military forces to date. The offensives in both Mali and Burkina Faso further demonstrate JNIM’s growing military capabilities and its clear intent to destabilize these military regimes by undermining state authority and territorial control and disrupting economies and key transit routes.

    Niger has not experienced the same scale of violence as its neighbors, but it is becoming increasingly vulnerable to militant activities. Militancy has spread well beyond traditional hotspots into the southern Dosso and northern Agadez regions. Similar to JNIM, ISSP has carried out its own form of economic warfare and intensified its attacks on the Benin-Niger oil pipeline in the Dosso and Tahoua regions along the border with Nigeria. The kidnapping of a United States citizen in Niamey on 21 October illustrates the country’s growing fragility and further demonstrates that militant reach now extends into urban centers once considered secure and less affected by militancy.

    Both JNIM and ISSP launched kidnapping campaigns targeting foreigners, which drove record-high instances of kidnapping in Mali and Niger (see graph below).1 JNIM primarily targeted foreign workers as part of its economic warfare strategy. It focused on industrial production facilities, mining sites, and transit routes. ISSP adopted a different approach by targeting both Western nationals and foreign laborers. Most abductions occurred in Niger. ACLED records additional incidents in the nearby border areas of Burkina Faso and Algeria. The ISSP-sponsored operations mark a shift toward taking high-value Western nationals hostage and outsourcing abductions to criminal networks.


    Spreading conflict into coastal West Africa will challenge regional cooperation in 2026

    One of the key developments shaping the outlook for 2026 is the consolidation of a new frontline in the Benin, Niger, and Nigeria borderlands, which is now strategically important for both Sahelian and Nigerian militant groups. 

    Throughout 2025, JNIM and ISSP further entrenched their presence in this tri-border area, transforming it into a conflict hotspot with implications for both the Sahel and coastal West Africa (see map below). Northern Benin experienced its deadliest year on record as JNIM intensified cross-border operations from eastern Burkina Faso in April, culminating in the killing of over 50 soldiers in Park W. By midyear, the group had advanced further south into the Borgou department, along the border with Nigeria, marking a southward expansion of its operations beyond the northernmost regions of Atacora and Alibori.2 JNIM also claimed its first attack in Nigeria in late October.3

    Meanwhile, ISSP reinforced its foothold in southwestern Niger, moving closer to the city of Gaya, on the border with Benin, and continued operations in Nigeria’s Sokoto and Kebbi states. In the Niger-Nigeria border areas, the group attacked villages, security posts, and military patrols and sabotaged critical infrastructure. Both Sahelian groups have now established themselves in northwestern and western Nigeria. 

    The growing convergence between Sahelian and Nigerian militants represents a turning point, as the previously distinct Sahelian and Nigerian theaters gradually merge into a single, interconnected conflict environment stretching from Mali to western Nigeria. In the coming year, this subregion is likely to become a key arena of competition among militant groups. JNIM, ISSP, Ansaru, Mahmuda, Islamic State West Africa Province factions, and bandit groups increasingly overlap in these border areas. As their areas of operation expand into shared spaces, we may see increased interaction among these groups, with evolving dynamics and new patterns of violence across these borderlands.

    While this tri-border expansion reshapes the southern frontline of the Sahelian conflict, the military regimes in the central Sahel face mounting internal and external pressures. In Mali and Burkina Faso, JNIM’s sustained offensives, blockades, and sieges have weakened state control and exposed deep structural vulnerabilities. In Mali, the fuel and transport embargo continues to affect the economy and the movement of goods and people, intensifying hardship for civilians and undermining the regime’s legitimacy. Prolonged disruption risks deepening existing fractures within the armed forces and triggering unrest that the junta may struggle to contain.

    Burkina Faso faces similar challenges. Years of attrition have left the army and the VDP overstretched. JNIM’s ability to temporarily seize major towns is not only indicative of the group’s strategic and tactical evolution, but also its potential to target regional capitals like Fada N’Gourma in the east of the country, given the state’s incapacity to effectively defend and secure departmental and provincial capitals. Continued heavy military casualties and territorial losses could generate the same internal dissent and coup pressures that brought down previous governments.

    Across the central Sahel, state authority is steadily eroding, despite junta promises to restore security. JNIM and ISSP now contest sovereignty across vast rural territories, where they enforce their social order, tax the population, and condition access to livelihoods. Their influence is increasingly encroaching on major population centers once considered relatively insulated from militant activity. ISSP’s incursions into Ayorou and Tillaberi, along with operations in Niamey, underscore that no population center is beyond militant reach.

    Local self-defense groups, which are central to state counter-insurgency efforts in rural areas, are under unprecedented strain. In Mali, many Dozo militias have been disarmed or forced into agreements with JNIM, leaving entire communities dependent on militant-enforced arrangements for limited security and economic access. In Burkina Faso, the VDP — which was once central to Traoré’s mobilization strategy — has suffered heavy losses and remains largely defensive, limiting the state’s ability to hold or reclaim territory. As these groups weaken, militants are likely to expand their authority further.

    Russia’s military partnership with the Sahelian countries has achieved limited results. The replacement of the Wagner Group with Africa Corps effectively left large areas unprotected — Africa Corps has a more limited scope and has been unable to prevent military advances. However, toward the end of the year, Africa Corps’ role increasingly shifted to securing fuel convoys and key supply routes in southern Mali,4 where JNIM’s embargo began to lose momentum. The military partnership is likely to remain important in 2026, with Africa Corps providing essential logistical and aerial support to help the junta maintain control over major transit routes and urban centers, even as broader security challenges continue. 

    The combination of sustained militant pressure, weakened militias, and declining state capacity and legitimacy heightens the risk of political destabilization in the central Sahel. If either the Malian or Burkinabe military regimes succumb to internal divisions or popular unrest, a regional domino effect could occur, placing neighboring regimes in increasingly precarious positions. If current trends continue, 2026 may bring deeper political instability and territorial fragmentation in the central Sahel and along its southern borders.

    Visual produced by Christian Jaffe.


    Conflict Watchlist 2026

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  • Crise politique au Bénin : les autorités rétablissent l’ordre après une tentative de putsch

    Crise politique au Bénin : les autorités rétablissent l’ordre après une tentative de putsch

    Une tentative de coup d’État rapidement neutralisée à Cotonou

    Le président béninois Patrice Talon en 2022
    Le président béninois Patrice Talon en 2022.© LUDOVIC MARIN / AFP

    Le Bénin a vécu une journée de tension politique ce dimanche, marquée par une tentative de coup d’État contre le président Patrice Talon. Huit militaires ont diffusé un message à la télévision nationale annonçant la destitution du chef de l’État. Pourtant, dès l’après-midi, le gouvernement béninois a rassuré la population : la situation était « totalement sous contrôle ».

    Les affrontements entre les mutins et les forces loyales ont fait plusieurs victimes. Pour rétablir l’ordre, le Nigeria, voisin du Bénin, a apporté un soutien décisif. Des frappes aériennes ont visé la base militaire de Togbin, à Cotonou, où s’étaient retranchés les putschistes. Des troupes nigérianes sont également intervenues au sol, permettant la reprise de la base dans la nuit de dimanche à lundi.

    Intervention régionale et soutien international

    La CEDEAO a réagi sans délai en annonçant l’envoi de renforts militaires provenant de quatre pays membres. L’objectif était clair : « préserver l’ordre constitutionnel » dans la région. Omar Alieu Touray, président de la Commission de la CEDEAO, a qualifié la situation d’urgence, évoquant à la fois la menace jihadiste persistante et la multiplication des coups d’État.

    Du côté de la France, Emmanuel Macron a joué un rôle actif en coordonnant les échanges d’informations avec les pays de la région. Le président français s’est entretenu avec Patrice Talon, ainsi qu’avec les dirigeants du Nigeria et de la Sierra Leone, alors que ce dernier assurait la présidence tournante de la CEDEAO. « La France a apporté son plein soutien politique à la CEDEAO, qui a mené un effort très important ce week-end », a confirmé un conseiller de l’Élysée.

    Un pays sous haute tension électorale

    Alors que le calme revenait progressivement à Cotonou, capitale économique du Bénin, les autorités ont annoncé l’arrestation d’une douzaine de militaires. Parmi eux, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, chef des putschistes, reste en fuite. Deux hauts gradés de l’armée, initialement pris en otage, ont été libérés le lendemain.

    Cette crise survient à quelques mois de l’élection présidentielle d’avril, où Patrice Talon ne peut plus se représenter après avoir effectué deux mandats. Bien que salué pour le développement économique du pays, son gouvernement est critiqué pour son tournant autoritaire. L’opposition, notamment le parti des Démocrates, a été exclue du scrutin faute de parrainages suffisants. Thomas Boni Yayi, ancien président et actuel dirigeant des Démocrates, a fermement condamné la tentative de coup d’État.

    Dans un communiqué, il a dénoncé « une attaque sanglante et ignoble » et appelé à des « élections libres et transparentes ». Omar Alieu Touray a également souligné le lien entre les tensions politiques et l’érosion de l’inclusivité électorale dans plusieurs États de la CEDEAO, où les scrutins deviennent un facteur d’instabilité majeur.

    Bilan et perspectives

    Avec une douzaine d’arrestations et des mutins toujours en fuite, la stabilité au Bénin reste fragile. La reprise des activités à Cotonou marque un retour progressif à la normale, mais les défis politiques et sécuritaires persistent. La communauté internationale, notamment la CEDEAO et la France, continue de surveiller de près l’évolution de la situation dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.


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  • Urgence humanitaire en Afrique : l’ONU sollicite 5,1 milliards de dollars pour 2026

    Urgence humanitaire en Afrique : l’ONU sollicite 5,1 milliards de dollars pour 2026

    Dans le cadre d’un plan de réponse global estimé à 33 milliards de dollars pour l’année 2026, les Nations Unies et leurs partenaires humanitaires lancent un appel de 5,1 milliards de dollars. Cette somme est destinée à soutenir 24 millions de personnes parmi les plus vulnérables en Afrique de l’Ouest et du Centre.

    Les prévisions pour 2026 indiquent que plus de 42 millions d’individus nécessiteront une assistance vitale et une protection renforcée dans plusieurs pays, notamment au Burkina Faso, au Cameroun, au Mali, au Niger, au Nigéria, en République centrafricaine, en République démocratique du Congo et au Tchad.

    Charles Bernimolin, Chef du Bureau régional d’OCHA, prévient que l’absence de ressources immédiates aggravera la famine, les déplacements de populations et les risques sécuritaires pour les familles de la région. Selon l’organisme onusien, la persistance des conflits et les chocs climatiques privent des millions de personnes de leurs moyens de subsistance fondamentaux.

    Une insécurité croissante au Sahel et dans le bassin du lac Tchad

    L’instabilité qui frappe le Sahel central, particulièrement le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a des répercussions directes sur les pays voisins comme le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo et la Mauritanie. Parallèlement, les tensions dans le bassin du lac Tchad et le conflit soudanais accentuent les flux migratoires forcés. Cette situation complexe alimente le Niger actualité et les préoccupations régionales.

    La région compte actuellement 12,7 millions de déplacés internes et 3,7 millions de réfugiés. Ces populations, majoritairement composées de femmes et d’enfants, subissent des traumatismes multiples, incluant des violences basées sur le genre et des mécanismes de survie extrêmes.

    Aux crises sécuritaires s’ajoute l’impact du dérèglement climatique. En 2025, des inondations massives ont dévasté 12 pays, affectant 2 millions de personnes et détruisant infrastructures de santé, écoles et cultures. La République démocratique du Congo a été lourdement touchée avec plus de 830 000 sinistrés.

    Le manque de financements : un frein majeur à l’aide

    L’OCHA alerte sur le fossé financier qui paralyse les interventions. En 2025, seulement 24 % des fonds nécessaires ont été collectés, soit 1,8 milliard de dollars sur les 7,8 milliards requis. Ce déficit oblige les acteurs humanitaires à opérer des arbitrages douloureux, délaissant parfois des communautés entières en situation de détresse.

    Les conséquences de ces coupes budgétaires sont concrètes :

    • En République centrafricaine, l’aide monétaire directe a chuté de 75 %.
    • En RDC, 85 % des personnes nécessitant un abri d’urgence n’ont reçu aucune assistance.

    Malgré ces obstacles, les organisations humanitaires maintiennent leurs efforts. Si 19 millions de personnes auront bénéficié d’un soutien d’ici la fin 2025, les agences soulignent que des millions d’autres restent sur la touche faute de moyens. Suivre l’actu Niger et la situation au Sahel reste crucial pour comprendre l’ampleur des besoins dans une zone où la politique nigérienne et la stabilité régionale sont étroitement liées à la réponse humanitaire.

  • L’ONU et ses partenaires réclament 5,1 milliards de dollars pour l’aide d’urgence en Afrique de l’Ouest et du Centre

    L’ONU et ses partenaires réclament 5,1 milliards de dollars pour l’aide d’urgence en Afrique de l’Ouest et du Centre

    L’ONU et ses partenaires réclament 5,1 milliards de dollars pour l’aide d’urgence en Afrique de l’Ouest et du Centre

    Dans le cadre d’un appel humanitaire global de 33 milliards de dollars pour l’année 2026, l’Organisation des Nations Unies (ONU) et ses alliés sollicitent un financement de 5,1 milliards de dollars. Cet effort vise à apporter une assistance vitale à 24 millions de personnes parmi les plus vulnérables des régions d’Afrique de l’Ouest et du Centre, confrontées à une crise sans précédent.

    Pour l’année 2026, on estime que plus de 42 millions d’individus nécessiteront une aide cruciale pour leur survie et leur sécurité dans des pays comme le Burkina Faso, le Cameroun, le Mali, le Niger, le Nigéria, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo et le Tchad.

    Charles Bernimolin, qui dirige le Bureau régional d’OCHA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a lancé un avertissement sévère : « Sans une mobilisation rapide de ressources, les populations de l’Afrique de l’Ouest et du Centre seront confrontées à une aggravation de la faim, à des déplacements massifs et à des risques accrus pour leur sécurité, entraînant des souffrances indicibles. »

    Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) met en lumière une crise humanitaire qui ne cesse de s’intensifier, impactant des millions de vies. Les violences incessantes, les conflits prolongés et les catastrophes écologiques forcent de nombreuses familles à quitter leurs foyers, les privant de leur capacité à subvenir à leurs besoins fondamentaux.

    L’escalade de l’insécurité au Sahel et dans le bassin du lac Tchad

    L’instabilité croissante au cœur du Sahel, touchant particulièrement le Burkina Faso, le Mali et le Niger, provoque un débordement des violences vers des nations voisines telles que le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo et la Mauritanie. Simultanément, la dégradation de la sécurité dans le bassin du lac Tchad et le conflit au Soudan poussent un nombre encore plus grand de personnes à l’exode.

    En conséquence, des millions de personnes demeurent déplacées au sein de la région, avec 12,7 millions de déplacés internes et 3,7 millions de réfugiés ou demandeurs d’asile. Une majorité écrasante de ces individus sont des femmes et des enfants, souvent contraints à des déplacements répétés et exposés à des dangers accrus, incluant la violence basée sur le genre, l’exploitation, et des signalements alarmants de viols et de « sexe de survie ».

    Alors que l’onde de choc des violences s’étend, les effets du changement climatique exacerbent davantage cette vulnérabilité. En 2025, des épisodes de pluies torrentielles et d’inondations ont affecté plus de 2 millions d’habitants à travers 12 pays. Ces désastres ont anéanti des récoltes, endommagé des habitations et rendu l’accès aux écoles et aux centres de santé impossible. La République démocratique du Congo, en particulier, a été lourdement touchée, comptabilisant plus de 830 000 personnes affectées.

    Les conséquences dévastatrices d’un sous-financement chronique

    En République centrafricaine, le nombre de bénéficiaires d’aide monétaire a diminué de 75%

    L’OCHA souligne qu’en dépit de la générosité des donateurs en 2025, les efforts humanitaires dans la région ont été gravement entravés par un déficit de financement criant. Sur les 7,8 milliards de dollars jugés nécessaires, seulement 1,8 milliard a été perçu, représentant à peine 24 % des fonds requis.

    Ce manque de ressources a contraint les organisations humanitaires à réduire l’ampleur de leurs interventions, les forçant à des choix difficiles quant aux zones d’action et aux populations les plus vulnérables à soutenir.

    Ces restrictions budgétaires ont eu des répercussions dramatiques. Par exemple, en République centrafricaine, le nombre de personnes recevant une aide financière a chuté de 75 %, limitant drastiquement leur capacité à couvrir leurs besoins urgents. En République démocratique du Congo, où le conflit a engendré de nouveaux déplacements massifs, 85 % des individus ciblés pour une aide au logement n’ont reçu aucune forme de soutien.

    Malgré ces obstacles financiers, les partenaires humanitaires restent déterminés à adresser les besoins les plus pressants en Afrique de l’Ouest et du Centre.

    D’ici la fin de l’année 2025, les acteurs humanitaires auront fourni une assistance, sous une forme ou une autre, à quelque 19 millions de personnes dans cette vaste région. « Cependant, l’insuffisance des fonds a malheureusement empêché d’atteindre plusieurs millions d’autres individus qui en avaient désespérément besoin », ont déploré les agences d’aide humanitaire.

  • Coups d’État récents en afrique depuis 2020 : chronologie et impacts

    Coups d’État récents en afrique depuis 2020 : chronologie et impacts

    Le Bénin s’ajoute à la liste des nations africaines marquées par des tentatives de prise de pouvoir militaire depuis 2020. Cette instabilité, devenue récurrente en Afrique de l’Ouest, a connu un nouvel épisode ce dimanche, où des officiers ont brièvement annoncé le renversement du président Patrice Talon et la dissolution des institutions. Cependant, les autorités ont rapidement rassuré : le coup d’État a été déjoué.

    Le ministre de l’Intérieur béninois, Alassane Seidou, a dénoncé une « mutinerie visant à déstabiliser l’État », tout en réaffirmant l’engagement de l’armée envers la République. Cet événement illustre les tensions persistantes dans la région, où des facteurs comme les crises sécuritaires, les contestations électorales et les frustrations populaires alimentent les bouleversements politiques.

    Les coups d’État en Afrique depuis 2020 : une chronologie détaillée

    Depuis 2020, plusieurs pays africains ont été secoués par des putschs militaires, souvent liés à des crises institutionnelles ou sociales. Voici les principaux événements.

    Mali : deux tentatives de coup d’État en 2020 et 2021

    En août 2020, des soldats maliens ont renversé le président Ibrahim Keïta après des mois de manifestations anti-gouvernementales. Le colonel Assimi Goïta a ensuite orchestré un second putsch en mai 2021, écartant le gouvernement de transition. Le Burkina Faso et le Niger, dirigés par des juntes militaires, ont formé un bloc commun en opposition à la CEDEAO, rejetant un retour à l’ordre démocratique.

    Tchad : succession dynastique en 2021

    Après la mort du président Idriss Déby en avril 2021, son fils, le général Mahamat Idriss Déby, a pris le pouvoir. Bien qu’il ait promis des élections, celles-ci ont été jugées truquées par l’opposition. La répression s’est intensifiée, avec des figures comme l’ancien Premier ministre Succès Masra condamnées à de lourdes peines.

    Guinée : renversement d’Alpha Condé en 2021

    Le président Alpha Condé, au pouvoir depuis 2010, a été destitué par des militaires menés par Mamady Doumbouya. Condé avait modifié la Constitution pour briguer un troisième mandat, déclenchant des tensions. Doumbouya, désormais candidat à la présidentielle, a prolongé la durée des mandats à sept ans via un référendum controversé.

    Soudan : conflit post-coup d’État en 2021

    En octobre 2021, l’armée soudanaise, dirigée par le général Abdel-Fattah Burhan, a renversé Omar el-Béchir, au pouvoir depuis 1989. Burhan a partagé le pouvoir avec Muhammad Dangalo (Hemetti), chef des Forces de soutien rapide. Leur rivalité a dégénéré en guerre civile en 2023, selon l’ONU.

    Burkina Faso : deux putschs en 2022

    En janvier 2022, le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba a renversé le président Roch Kaboré, invoquant l’insécurité croissante. Sept mois plus tard, le capitaine Ibrahim Traoré a pris le pouvoir, dissolvant la commission électorale indépendante. Traoré reste à la tête du pays malgré les critiques internationales.

    Niger : coup d’État de 2023 et tensions régionales

    En juillet 2023, le général Abdourahamane Tchiani a destitué le président démocratiquement élu Mohamed Bazoum, provoquant une crise majeure au sein de la CEDEAO. Le Niger s’est rapproché du Burkina Faso et du Mali pour former l’Alliance des États du Sahel, en opposition aux sanctions internationales.

    Gabon : prise de pouvoir post-élection en 2023

    Après la réélection contestée du président Ali Bongo en 2023, des militaires ont annoncé le renversement du régime. Brice Oligui Nguema, cousin de Bongo, a pris les rênes du pays et a remporté l’élection présidentielle d’avril 2024.

    Madagascar : instabilité politique en 2025

    En octobre 2025, des manifestations contre les pénuries d’eau et d’électricité ont conduit à une prise de pouvoir militaire. Le président Andry Rajoelina, sous pression, a dissous son gouvernement sans céder à la rue.

    Guinée-Bissau : crise post-électorale en 2025

    En novembre 2025, des soldats ont pris le pouvoir après une élection présidentielle contestée entre le président sortant Umaro Sissoco Embaló et l’opposant Fernando Dias. Embaló a fui au Sénégal, tandis que la nouvelle junte a nommé des alliés du régime déchu.

    Bénin : tentative avortée de putsch en décembre 2025

    Quelques semaines après la Guinée-Bissau, des soldats béninois ont annoncé la destitution du président Patrice Talon via un « Comité militaire pour la refondation ». Le lieutenant-colonel Pascal Tigri a été proposé à la tête du comité, mais les forces armées ont finalement déjoué cette tentative, réaffirmant leur loyauté envers la République.

  • Coup d’état avorté au Bénin : les putschistes en fuite, otages libérés

    Coup d’état avorté au Bénin : les putschistes en fuite, otages libérés

    coup d’état avorté au Bénin : les putschistes en fuite, otages libérés

    La journée de dimanche au Bénin a été marquée par une tentative de coup d’État qui a semé le trouble dans le pays. Des militaires ont pris d’assaut la télévision nationale pour annoncer le renversement du président Patrice Talon. Pourtant, ce dernier a rapidement rassuré la population en déclarant que la situation était totalement sous contrôle dès le dimanche soir.

    Malgré cette affirmation, les putschistes à l’origine de cette action restent introuvables. Les autorités béninoises poursuivent activement leurs recherches pour les appréhender. En revanche, tous les otages retenus, dont des officiers de haut rang, ont été libérés sans délai.

    Cette tentative de coup d’État a suscité une mobilisation rapide dans la région. Plusieurs pays voisins ont proposé leur soutien, notamment une assistance militaire, pour renforcer la stabilité du Bénin et éviter toute escalade de la crise.

  • Bénin : les autorités déjouent une tentative de putsch à Cotonou

    Bénin : les autorités déjouent une tentative de putsch à Cotonou

    Dans la matinée du dimanche 7 décembre 2025, des coups de feu ont retenti dans la capitale économique du Bénin, Cotonou, plongeant momentarily la ville dans l’incertitude. Des militaires ont rapidement bloqué l’accès au palais présidentiel, où le président Patrice Talon se trouvait. Les autorités locales ont immédiatement réagi en qualifiant la situation de totalement sous contrôle, assurant que l’ordre et la sécurité étaient rétablis sur l’ensemble du territoire national.

    Une tentative de putsch avortée

    Selon les informations relayées par les médias locaux, une faction de militaires a tenté de s’emparer du pouvoir en s’introduisant à la télévision nationale. Ces derniers ont annoncé la destitution du président Talon, invoquant des motifs liés à la détérioration de la situation sécuritaire et à la remise en cause des libertés fondamentales au Bénin.

    Quelques heures plus tard, le ministre béninois de l’Intérieur, Alassane Seidou, est apparu à son tour à l’antenne pour confirmer que la tentative de coup d’État avait été déjouée. Une déclaration qui a été immédiatement reprise par le président Patrice Talon dans une adresse solennelle à la Nation. Ce dernier a réaffirmé que la sécurité et l’ordre public seraient maintenus partout dans le pays, tout en promettant que les auteurs de ce complot ne resteraient pas impunis.

    Réactions internationales et soutien régional

    La tentative de putsch au Bénin intervient dans un contexte régional particulièrement tendu. Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest — comme le Mali, le Burkina Faso, le Niger ou encore la Guinée-Bissau — ont connu des coups d’État ces dernières années, exacerbant les instabilités politiques dans la sous-région. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a rapidement réagi en annonçant le déploiement immédiat de troupes nigérianes, ivoiriennes, ghanéennes et sierra-léonaises pour soutenir le gouvernement béninois et préserver l’ordre constitutionnel.

    L’aviation nigériane a d’ailleurs mené des frappes aériennes à Cotonou en coordination avec les protocoles de la CEDEAO, bien que les cibles précises n’aient pas été dévoilées. Cette intervention s’inscrit dans le cadre des missions de la Force en attente de la CEDEAO, qui avait déjà été déployée en Gambie en 2017 pour garantir une transition pacifique après une crise post-électorale.

    Par ailleurs, l’Union africaine (UA) a condamné avec la plus grande fermeté cette tentative de déstabilisation, réaffirmant son attachement au respect des institutions démocratiques. De son côté, la France, ancienne puissance coloniale, a appelé ses ressortissants présents au Bénin à faire preuve de la plus grande prudence et à rester confinés en raison d’un contexte encore volatil.

    Un climat politique sous haute tension

    Cette tentative de coup d’État survient à un moment charnière pour le Bénin. Patrice Talon, en place depuis 2016, achève son second mandat en 2026, la Constitution limitant à deux le nombre de mandats présidentiels. Son dauphin désigné, Romuald Wadagni, actuel ministre des Finances, est largement favori pour lui succéder, notamment après l’exclusion des principaux partis d’opposition du processus électoral. Une décision qui a alimenté les tensions politiques dans le pays ces derniers mois.

    Si Patrice Talon est reconnu pour avoir impulsé un développement économique notable, il est également critiqué par ses détracteurs pour avoir adopté une dérive autoritaire, s’éloignant du modèle démocratique qui avait fait la réputation du Bénin dans les années 1990 et 2000. Cette situation a engendré une méfiance croissante parmi la population, comme en témoigne Anatole Zinsou, un informaticien de Cotonou : « Il y a une tension palpable dans le pays depuis des mois, notamment à cause des élections. L’exclusion de certains acteurs du processus électoral ne fait qu’aggraver les divisions. »*

    Témoignages de la population

    Dans les rues de Cotonou, la journée s’est déroulée dans un calme relatif, malgré les rumeurs persistantes. Michelle Eudoxie, une coiffeuse de 50 ans, a expliqué à l’AFP : « Ce soir, on va essayer de rentrer plus tôt. On ne sait pas qui est à l’origine de ce coup d’État, alors mieux vaut être prudent. »*

    Pour Nabil Sacca, un vendeur d’essence ayant travaillé près du palais présidentiel ce matin-là, la peur a dominé : « J’ai entendu les coups de feu ce matin. J’ai quitté mon quartier pour me mettre à l’abri. On ne peut pas savoir ce qui va se passer. »*

    Une histoire politique marquée par les coups d’État

    Le Bénin, malgré son passé démocratique, n’a pas été épargné par les instabilités politiques. Le dernier coup d’État remonte à 1972, lorsque Mathieu Kérékou avait pris le pouvoir. Depuis, le pays avait connu une transition démocratique exemplaire, jusqu’à l’arrivée de Patrice Talon. Remy Agblo, un commerçant, a confié : « Aujourd’hui, c’est comme si je revivais ce que nos parents ont vécu à l’époque. Heureusement que ça a été déjoué. »*

    Alors que les autorités béninoises et leurs alliés régionaux maintiennent une surveillance accrue, la situation reste sous haute tension. Les prochaines heures seront déterminantes pour comprendre les conséquences de cette tentative de putsch et son impact sur la stabilité politique et sécuritaire du Bénin.

  • Crise politique au Bénin : putsch avorté et pouvoir présidentiel maintenu

    Crise politique au Bénin : putsch avorté et pouvoir présidentiel maintenu

    Crise politique au Bénin : un groupe de militaires tente un putsch

    Des militaires se réclamant du Comité militaire pour la refondation (CMR) ont annoncé, dimanche matin, sur la télévision publique béninoise, avoir destitué le président Patrice Talon. Cependant, l’entourage de ce dernier a immédiatement démenti cette annonce en affirmant que le chef de l’État était en sécurité et que l’armée régulière reprenait le contrôle de la situation.

    Le président béninois Patrice Talon, à Paris le 9 novembre 2021

    Contexte politique et tensions au Bénin

    Patrice Talon, en poste depuis 2016, doit terminer son second mandat en 2026, conformément à la limite constitutionnelle. Le pays, connu pour sa croissance économique, fait également face à des violences jihadistes dans sa région septentrionale. Depuis le début des années 2020, plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, comme le Mali, le Burkina Faso, le Niger ou encore la Guinée, ont connu des coups d’État, renforçant l’instabilité dans la région.

    Réactions immédiates et mesures de sécurité

    Peu après l’annonce des putschistes, une source proche de Patrice Talon a confirmé à l’AFP que le président était sain et sauf et que l’armée reprenait le contrôle. Selon cette source, le groupe à l’origine de la tentative de coup d’État n’a ni investi la résidence présidentielle ni la présidence de la République à Cotonou. La situation était qualifiée de sous contrôle et les autorités assuraient que le nettoyage des derniers foyers de résistance était en cours.

    L’ambassade de France à Cotonou a signalé des coups de feu à proximité du domicile du président, invitant les ressortissants français à rester chez eux par précaution. Une source militaire a également indiqué que la ville de Cotonou et le pays dans son ensemble étaient totalement sécurisés.

    Critiques et enjeux démocratiques

    Bien que Patrice Talon soit reconnu pour ses efforts en matière de développement économique, ses détracteurs lui reprochent un virage autoritaire dans un pays autrefois salué pour son dynamisme démocratique. Par ailleurs, le principal parti d’opposition a été écarté de la prochaine élection présidentielle, prévue pour avril, opposant le parti au pouvoir à un candidat dit modéré.

    Historique des coups d’État au Bénin

    Le Bénin, comme plusieurs nations d’Afrique de l’Ouest, a une histoire politique marquée par des coups d’État ou des tentatives avortées. Cette instabilité récente dans la sous-région rappelle les défis persistants auxquels font face les gouvernements pour maintenir la stabilité institutionnelle.

    À retenir :

    • Une tentative de coup d’État a été avortée dimanche matin au Bénin.
    • Le président Patrice Talon est en sécurité et l’armée a repris le contrôle.
    • Le pays reste sous haute surveillance dans un contexte régional tendu.
    • Les autorités assurent que la situation est maîtrisée et que les derniers foyers de résistance sont neutralisés.
  • Crise politique au Bénin : putsch avorté contre patrice talon

    Crise politique au Bénin : putsch avorté contre patrice talon

    Des tirs ont retenti ce dimanche à Cotonou, la plus grande ville du Bénin, alors que des militaires ont annoncé à la télévision nationale la destitution du président Patrice Talon. Rapidement, le gouvernement béninois a qualifié cette action de tentative de coup d’État, précisant qu’elle avait été neutralisée par les forces armées.

    Le président béninois Patrice Talon lors d’une cérémonie à Cotonou, en 2022.

    Comment s’est déroulée cette tentative de coup d’État ?

    Huit militaires, identifiés comme le Comité militaire pour la refondation (CMR), ont pris le contrôle des studios de la télévision publique pour annoncer la chute du président Patrice Talon. Ils ont justifié leur action par plusieurs griefs :

    • une détérioration de la sécurité dans le nord du pays,
    • le manque de soutien envers les soldats et leurs familles,
    • des promotions jugées injustes au sein de l’armée,
    • et une atteinte aux libertés fondamentales sous le gouvernement Talon.

    Des barrages ont été installés autour du palais présidentiel et de l’hôtel Sofitel, tandis que des coups de feu ont été signalés dans la capitale économique. Malgré cette agitation, la majorité des habitants de Cotonou ont poursuivi leurs activités quotidiennes.

    Réaction des autorités et des forces de l’ordre

    Le ministre de l’Intérieur, Alassane Seidou, a affirmé que les forces armées béninoises étaient restées fidèles à leur engagement républicain. « Les militaires loyalistes ont repris le contrôle de la situation et neutralisé cette manœuvre », a-t-il déclaré à la télévision nationale. Selon ses propos, il s’agissait d’un groupuscule isolé sans réelle emprise sur l’armée régulière. « La ville et le pays sont totalement sécurisés », a-t-il ajouté.

    Les autorités ont confirmé l’arrestation d’une douzaine de militaires impliqués dans cette tentative de putsch.

    Qui est Patrice Talon et quel est son bilan ?

    Patrice Talon, en fonction depuis 2016, devrait quitter le pouvoir en avril 2026 après deux mandats présidentiels, conformément à la Constitution béninoise. Bien que son gouvernement soit salué pour ses réalisations économiques, il est critiqué pour son tour autoritaire, notamment la restriction des libertés et l’exclusion de l’opposition principale lors des prochaines élections.

    Le Bénin, malgré sa croissance économique, fait face à des menaces terroristes dans sa région septentrionale, ce qui a été évoqué par les putschistes pour justifier leur action.

    Quelle est la position de la communauté internationale ?

    La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a fermement condamné cette subversion anticonstitutionnelle, réaffirmant son soutien au gouvernement légitime et au peuple béninois.

    L’Union africaine (UA) a également dénoncé cette tentative de coup d’État, appelant les militaires à rentrer dans leurs casernes et à respecter l’ordre constitutionnel. Le président de la Commission de l’UA, Mahamoud Ali Youssouf, a exigé l’arrêt immédiat des actions illégales et le retour des soldats à leurs obligations professionnelles.

    Contexte politique : un pays habitué aux crises

    Le Bénin a une histoire politique tumultueuse, marquée par plusieurs coups d’État depuis son indépendance en 1960. Après des périodes de régime militaire dans les années 1960 et 1970, le pays a connu une alternance démocratique avant de faire face à de nouvelles tensions sous la présidence Talon.

    Cette tentative de putsch s’ajoute à deux autres complots déjoués en 2020 et en septembre 2024. Elle s’inscrit dans un contexte régional instable, avec des coups d’État récents au Mali, au Burkina Faso, au Niger et en Guinée-Bissau.