Paris en liesse et tensions policières après le doublé du psg en ligue des champions

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Paris sous le feu des projecteurs : entre célébrations et tensions après le sacre du PSG

Une soirée électrique sur les Grands Boulevards et les Champs-Élysées

Entre hurlements de joie, explosions de pétards et interventions musclées des forces de l’ordre, la capitale a vibré samedi soir après la victoire du Paris Saint-Germain face à Arsenal en finale de Ligue des champions (1-1, 4-3 aux tirs au but). Les Grands Boulevards et les Champs-Élysées ont été le théâtre d’une ambiance survoltée, mêlant ferveur populaire et débordements contrôlés.

Des scènes de liesse inoubliables

Dès les premiers tirs au but réussis, notamment celui de Gonçalo Ramos, les fumigènes ont envahi le ciel parisien. Les supporters, massés devant les écrans géants des bars bondés, scandaient à tue-tête les chants emblématiques comme « Sa-fo-nov », transformant les artères de la capitale en une marée bleue et rouge. Seuls quelques privilégiés, souvent de grande taille, ont pu assister en direct à la séance depuis l’extérieur des établissements, les autres ne réagissant qu’aux bruits des penalties.

Interpellations et tensions en hausse

Le scénario, bien que moins chaotique qu’en 2025, n’a pas été sans heurt. Après le raté du Brésilien, l’explosion de liesse a rapidement laissé place à la confusion lorsque les CRS ont riposté avec des gaz lacrymogènes, forçant la foule à se disperser en urgence. Les interpellations, au nombre de 131, restent bien en deçà des 559 enregistrées un an plus tôt, mais la tension était palpable. Un policier a été blessé en début de soirée, rappellent les autorités.

Des feux d'artifice éclatent devant les CRS, samedi soir à Paris.

Une capitale transformée en terrain de fête

Paris n’avait pas connu une telle effervescence depuis la Coupe du monde 2018. Dès le milieu de journée, les rues surchauffées se remplissaient de supporters arborant fièrement les couleurs du PSG. Les conversations, des trottoirs d’Ivry aux terrasses des cafés, ne tournaient qu’autour du match. Certains, comme ces anciens évoquant les célébrations à venir, avouaient déjà leur prudence : « Je vais regarder le match à la maison, pas envie de finir en garde à vue pour rien ! »

Feux d’artifice et musique jusqu’au bout de la nuit

Les pétards et mortiers, disponibles jusqu’à la dernière minute sur les réseaux sociaux, ont ajouté une dimension explosive à la soirée. Sur les Champs-Élysées, où les accès étaient strictement contrôlés, des groupes de supporters continuaient à chanter les nouveaux hymnes du club, interrompus à intervalles réguliers par les charges des forces de l’ordre. « Après tant d’années » et « Et Ousmane Ballon d’Or » résonnaient entre deux nuages de gaz.

Un bilan moins lourd qu’en 2025, mais des tensions persistantes

Vers 23 heures, une vingtaine de véhicules de police stationnait encore boulevard Montmartre, signe que la soirée n’était pas encore terminée. Un CRS, posté près de la rue du Colisée, confiait : « Il y a moins de débordements que l’an dernier, c’est vrai. Mais ce n’est pas fini, à voir comment ça évolue. » Benji, un habitué des stades, tempérait : « Il y a eu moins de stress cette fois. On a déjà vécu ça il y a un an. »

Alors que la nuit tombait, un vieil homme, les yeux irrités par les résidus de lacrymogène, croisait un passager en remontant la rue du Faubourg-Montmartre. Il lui lançait, mi-amusé, mi-sceptique : « J’imagine que c’est le PSG qui a gagné. » Sans doute.