Antonia Juelich, une chercheuse anglaise, vient de publier une étude démontrant que l’organisation terroriste Boko Haram procède à un recours « systématique » de l’intelligence artificielle. Durant ses 25 ans d’existence, le groupe est responsable de nombreux massacres et crimes de guerre dans le nord du Nigeria.
L’intelligence artificielle envahit nos vies. Et les groupements terroristes n’hésitent pas à s’en servir. C’est le résultat d’une étude publiée par Antonia Juelich, une chercheuse anglaise, qui démontre que l’organisation terroriste Boko Haram, qui sévit dans le nord du Nigeria depuis plus de 20 ans, y a systématiquement recours pour des prises de décisions militaires.
Ces dernières années, les groupes terroristes et notamment l’État islamique, ont composé un large réseau de formateurs, comprenant des spécialistes de l’IA venus du monde entier et déployés sur le terrain pour former les troupes.
« Allah nous a aidé, l’IA nous aidera aussi »
Des membres de Boko Haram décrivent ainsi des séances avec diapositives et projecteurs pour apprendre à maîtriser les outils IA. Grâce à ces connaissances nouvelles, ils affirment avoir réussi à débloquer certaines armes étrangères en les nettoyant avec du diesel, sur les conseils de l’intelligence artificielle.
ChatGPT, Grok ou Gemini auraient aussi enseigné aux djihadistes la fabrication de nouveaux types d’explosifs plus efficaces au combat.
Enfin, le rapport cite l’exemple de ces terroristes qui, grâce à l’IA, ont appris à franchir un fossé à moto, à la manière d’un film américain, pour attaquer une base militaire au Nigeria.
Alors qu’ils utilisent déjà l’IA pour parfaire leur propagande, les groupes islamistes transforment donc cette technologie en véritable outil opérationnel, avec ce mantra martelé dans les rangs de Boko Haram : « Allah nous a aidé, l’IA nous aidera aussi. »
