L’interruption définitive du dernier match de Ligue 1 opposant le FC Nantes au Toulouse FC a soulevé une vague d’émotions et de critiques. Roland Menu, président du club de supporters Allez Nantes Canaris, n’y va pas par quatre chemins pour dénoncer les débordements qui ont entaché la rencontre.
Un match gâché par des comportements inacceptables
Envahissement de terrain, jets de projectiles, utilisation de fumigènes : le match du FC Nantes contre Toulouse s’est transformé en un spectacle de violences. Des incidents qui ont conduit les autorités à stopper définitivement la rencontre. Roland Menu, supporter inconditionnel depuis six décennies, ne cache pas son indignation face à ces événements.
Pour lui, les mots du coach Vahid Halilhodžić résonnent comme un écho à la déception générale. « Honte » et « lâches » : ces termes, souvent repris sur les réseaux sociaux, reflètent l’opinion d’une majorité de supporters face à ces agissements. « Ces actes ne reflètent en rien l’esprit du football. Nous sommes tous mécontents de la situation du club, mais envahir le terrain ? Jamais nous ne cautionnerons cela. »
Une réaction imprévue et disproportionnée
Roland Menu avoue avoir été surpris par l’ampleur des violences. « On avait entendu parler de manifestations possibles, mais pas à ce point, et surtout pas en plein match. » La rapidité et la violence des débordements ont pris tout le monde de court, y compris les organisateurs.
Le coach, dont c’était le dernier match à la tête de l’équipe, a tenté de raisonner les supporters. Une réaction qui, selon Roland Menu, était tout à fait légitime. « Il voulait simplement que le match reprenne, que les joueurs puissent terminer leur effort. Après tout, c’était son dernier match, c’est incompréhensible. »
Des sanctions redoutées : huis clos et retrait de points ?
Les conséquences pourraient être lourdes pour le FC Nantes. La Ligue de football professionnel ne rendra sa décision que le 27 mai. Roland Menu craint des matchs à huis clos, une sanction qui priverait les supporters de leur équipe favorite pendant plusieurs rencontres. « Sans compter le risque de retrait de points, un handicap difficile à surmonter en début de saison. »
Il rappelle d’ailleurs le précédent de Saint-Étienne, sanctionné après un envahissement de terrain il y a quatre ans. Une décision qui avait marqué les esprits et qui pourrait inspirer la Ligue dans son verdict.
Brigade Loire : un groupe ou des supporters ?
La Brigade Loire, souvent associée à l’ambiance dans les stades, est également pointée du doigt. Roland Menu distingue clairement les deux. « Ce ne sont pas des supporters. Le supporterisme, c’est encourager son équipe, dans les bons comme dans les mauvais moments. Envahir le terrain, c’est tout sauf du supportérisme. »
Pour lui, ces actes isolés ne doivent pas entacher l’image de tous les supporters. « Nous continuons à croire en notre club, malgré les difficultés. Le FC Nantes, c’est une histoire de famille, une passion qui transcende les résultats. »
Un engagement sans faille malgré les épreuves
Même en cas de relégation en Ligue 2, Roland Menu promet de rester aux côtés du club. « Nous avons connu des hauts et des bas, des dirigeants plus ou moins compétents, mais notre amour pour le FC Nantes reste intact. » Une fidélité qui illustre l’attachement viscéral des supporters à leur équipe.
