Auteur/autrice : nigeractu

  • Installation du Sénat au Bénin : une première liste de membres officiellement dévoilée

    Installation du Sénat au Bénin : une première liste de membres officiellement dévoilée

    Une étape décisive pour la nouvelle chambre parlementaire béninoise

    Le Bénin franchit un cap majeur dans la structuration de ses institutions avec l’avancement concret de la mise en place du Sénat. Suite à la réforme constitutionnelle adoptée en novembre 2025, le gouvernement a officiellement établi la liste des premières personnalités qui intégreront cette seconde chambre en qualité de membres de droit.

    Les présidents Nicéphore Soglo( en blanc en arrière plan), Boni Yayi (à gauche) et Patrice Talon (à droite)

    Cette liste prestigieuse regroupe d’illustres figures de la vie politique nationale. Parmi les membres de droit figurent les anciens chefs d’État Nicéphore Soglo, Boni Yayi et Patrice Talon. Leur présence au sein de cette institution découle directement des hautes fonctions qu’ils ont exercées au sommet de la République au Bénin.

    Anciens présidents d’institutions : un socle d’expérience pour le Sénat

    Outre les anciens présidents de la République, le Sénat accueillera également des personnalités ayant dirigé l’Assemblée nationale. Sont ainsi concernés Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Idji Kolawolé et Mathurin Nago. Ces anciens responsables parlementaires apporteront leur expertise législative à cette nouvelle instance.

    Le volet judiciaire et constitutionnel est également représenté, puisque plusieurs anciens présidents de la Cour constitutionnelle sont appelés à siéger. La liste mentionne notamment Théodore Holo, Robert Dossou, Amouda Issifou et Élisabeth Pognon.

    Pour rappel, la création de cette seconde chambre est le fruit de la révision de la Constitution de novembre 2025. Le Sénat béninois est composé de membres de droit — incluant les anciens présidents de la République, de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle ayant effectué au moins la moitié de leur mandat — ainsi que de membres désignés selon des modalités spécifiques définies par les textes législatifs.

  • Organisation des festivités nationales d’août au Gabon : le gouvernement passe à la vitesse supérieure

    Organisation des festivités nationales d’août au Gabon : le gouvernement passe à la vitesse supérieure

    Mobilisation gouvernementale pour les célébrations nationales au Gabon

    À l’approche des grands rendez-vous commémoratifs du mois d’août, les autorités gabonaises redoublent d’efforts. Ce mardi 30 juin 2026, Hermann Immongault, vice-président du gouvernement, a dirigé une séance de travail stratégique avec le comité d’organisation. L’objectif principal était de faire le point sur les préparatifs de trois moments forts du calendrier républicain : la Journée du Drapeau, la fête de l’Indépendance et la Journée de la Libération.

    Lors de cette réunion, les différents sous-comités ont exposé l’état d’avancement de leurs missions respectives. Fidèle aux directives du président de la République, Hermann Immongault a exhorté l’ensemble de l’équipe gouvernementale à s’impliquer davantage. Le mot d’ordre est clair : finaliser tous les dispositifs logistiques et organisationnels avant la fin du mois de juillet pour garantir un déroulement optimal dès le début du mois d’août. Une session élargie est prochainement prévue pour affiner la coordination et lever les derniers obstacles.

    Sport et culture au cœur de l’unité nationale

    Cette édition 2026 se veut innovante et fédératrice. Mikolo Fausther, à la tête du sous-comité Culture, a dévoilé plusieurs temps forts, notamment la Coupe du Président. Ce tournoi sportif, qui verra s’affronter les neuf provinces du Gabon, débutera aux alentours du 4 août pour s’achever en apothéose le 17 août.

    Le volet culturel ne sera pas en reste avec une imposante parade. Ce défilé mettra en scène treize groupes traditionnels issus des diverses aires culturelles du pays, ainsi que des troupes modernes portées par la jeunesse, notamment à travers la pratique de la tcham. Pour souligner l’hospitalité et l’ouverture internationale du Gabon, trois délégations de communautés amies participeront également à cet événement.

    À travers ces célébrations, l’exécutif ambitionne de magnifier le patrimoine national tout en consolidant la cohésion entre les citoyens. La synergie entre les administrations reste la priorité pour assurer une organisation sécurisée et mémorable, conformément aux hautes orientations du chef de l’État.

  • Uber s’implante à Agadir et Tanger pour soutenir le tourisme au Maroc

    Uber s’implante à Agadir et Tanger pour soutenir le tourisme au Maroc

    Le géant du VTC renforce sa présence dans le royaume

    Dans une volonté affirmée de densifier son maillage territorial, Uber a officialisé son arrivée dans les villes d’Agadir et de Tanger. Cette décision stratégique vise à accompagner le dynamisme du secteur touristique marocain. Déjà opérationnelle à Casablanca et Rabat, la plateforme de transport avec chauffeur entend tirer profit de l’attractivité croissante du pays, particulièrement dans la perspective de l’organisation de la Coupe du monde 2030.

    Le Maroc se fixe des objectifs ambitieux, avec une cible de 26 millions de vacanciers d’ici 2030. Pour relever ce défi, Uber s’engage à offrir des solutions de transport sécurisées et performantes, améliorant ainsi l’expérience globale des visiteurs. L’objectif est de simplifier les trajets quotidiens, du transfert depuis les établissements hôteliers jusqu’à l’exploration des centres d’intérêt urbains.

    Une offre diversifiée pour les usagers

    En s’installant à Agadir et Tanger, l’entreprise répond à un besoin de mobilité de plus en plus pressant. Les habitants et les touristes peuvent désormais accéder aux services UberX et UberXL directement via l’application mobile, bénéficiant ainsi de la même flexibilité que dans les autres métropoles déjà couvertes. Cette extension facilite les déplacements interurbains et renforce la connectivité locale.

    Les indicateurs économiques confirment cette tendance positive pour le secteur. En 2025, le Maroc a enregistré un afflux record de 19,8 millions de touristes, marquant une progression de 14 % sur un an. Cette vitalité se traduit également par des revenus significatifs, atteignant 124 milliards de dirhams sur les onze premiers mois de l’année. La dynamique s’est poursuivie au premier trimestre 2026 avec 4,3 millions d’entrées, soit une hausse de plus de 7 % par rapport à l’exercice précédent.

  • Gabon et la BAD : une coopération renforcée pour accélérer la mutation économique

    Gabon et la BAD : une coopération renforcée pour accélérer la mutation économique

    Libreville franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de transformation en consolidant ses liens avec la Banque africaine de développement (BAD). L’institution panafricaine réaffirme son engagement à soutenir les réformes structurelles du pays.

    Dans un environnement continental où la captation des investissements devient un enjeu de souveraineté, le Gabon mise sur des alliances financières de premier plan. C’est dans ce cadre que le Vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a reçu en audience Mamour Ousmane Ba, administrateur de la Banque africaine de développement pour le compte du Gabon. Cette rencontre marque une volonté commune d’intensifier les projets à fort impact social et économique.

    Un levier majeur pour la diversification de l’économie

    L’objectif central de ce partenariat est de réduire la vulnérabilité du pays face aux fluctuations des prix du pétrole. La BAD se positionne comme un pilier de cette transition en finançant des secteurs clés. Au-delà des chiffres, l’accent est mis sur le renforcement du capital humain. La formation professionnelle et l’employabilité des jeunes sont désormais perçues comme des moteurs de compétitivité indispensables.

    Investir dans les compétences permet au Gabon de créer une valeur ajoutée locale plus forte. Cette vision partagée entre les autorités de Libreville et l’institution financière souligne que la croissance durable ne peut se limiter aux seules ressources naturelles, mais doit s’appuyer sur une main-d’œuvre qualifiée et prête à relever les défis de demain.

    Des infrastructures modernes au service de la croissance

    Le second axe majeur de cette collaboration concerne le développement des infrastructures. La modernisation des réseaux routiers et l’amélioration de l’assainissement urbain restent des priorités absolues pour fluidifier les échanges et attirer les opérateurs économiques. Voici les points essentiels de cette dynamique :

    • Désenclavement : Extension du réseau routier pour relier les zones de production aux centres de consommation.
    • Environnement des affaires : Création d’un cadre stable et prévisible pour sécuriser les investissements privés.
    • Qualité de vie : Projets d’assainissement pour répondre aux besoins croissants des populations urbaines.

    En améliorant la logistique nationale, le Gabon réduit ses coûts de production et renforce son attractivité sur la scène internationale. La BAD apporte ici non seulement les fonds nécessaires, mais aussi une expertise technique précieuse pour garantir la pérennité des ouvrages.

    Une alliance stratégique pour l’avenir

    Cette montée en puissance de la coopération entre Libreville et la Banque africaine de développement envoie un signal positif aux marchés financiers. Elle témoigne d’une volonté politique d’accélérer les réformes et de bâtir une économie résiliente face aux incertitudes mondiales. Ce partenariat ne se contente plus de financer des projets isolés ; il pose les fondations d’un nouveau modèle de développement pour le Gabon.

  • Mali : les enjeux cachés derrière la nouvelle charte des petites et moyennes entreprises

    Mali : les enjeux cachés derrière la nouvelle charte des petites et moyennes entreprises

    Après avoir restreint les espaces de contestation et encadré les médias, le pouvoir de transition au Mali semble désormais porter son attention sur un autre levier d’autonomie : l’indépendance économique. La signature récente de la « Charte des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) » marque un tournant dans la gestion du tissu entrepreneurial national. Si la communication officielle vante une volonté de structuration, cette initiative soulève des interrogations sur la pérennité de la liberté d’entreprendre.

    Une volonté d’encadrement au cœur de l’économie informelle

    Dans un pays où le secteur informel constitue le poumon vital pour plus de 90 % de la population, notamment pour les femmes et la jeunesse, cette velléité soudaine de labellisation n’est pas neutre. En cherchant à classifier et à assujettir les artisans, les petits commerçants et les transporteurs à de nouveaux critères étatiques, les autorités étendent leur influence sur des pans entiers de la société qui échappaient jusqu’ici aux radars administratifs.

    Cette manœuvre pourrait transformer l’accès aux marchés publics et au financement en un outil de clientélisme. À terme, le droit d’exercer ou l’obtention de crédits pourraient dépendre de l’alignement politique des entrepreneurs, menaçant ainsi la neutralité du monde des affaires au Mali.

    Crise énergétique et accès au crédit : les véritables défis délaissés

    Malgré les discours sur la relance économique, les obstacles structurels demeurent inchangés. Les données de la Banque mondiale révèlent que près de 40 % des entreprises formelles identifient les coupures d’électricité incessantes et les difficultés de financement comme les principaux freins à leur développement.

    Ce ne sont pas des cérémonies protocolaires ou de nouveaux cadres réglementaires qui résoudront la crise énergétique qui paralyse les ateliers et les usines de Bamako et des régions. En privilégiant la bureaucratie à l’investissement dans les infrastructures de base, le pouvoir semble occulter son incapacité à fournir les services essentiels à la croissance.

    Le lien indissociable entre libertés politiques et économiques

    L’évolution actuelle souligne une réalité historique : la restriction des libertés publiques finit inévitablement par impacter la sphère économique. En limitant la liberté d’expression, le régime s’assure que les voix des entrepreneurs touchés par la pression fiscale ou les défaillances techniques ne puissent plus se faire entendre.

    Cette tentative de centralisation de l’activité privée sous l’égide de l’État risque de briser la dernière forme d’autonomie des citoyens maliens. En voulant tout contrôler, de la pensée à la subsistance, le système s’expose au risque de paupérisation et d’étouffement de l’initiative individuelle, moteur pourtant indispensable à la survie du pays.

  • Un projet d’ambassade pour extraterrestres au Burkina Faso suscite l’incompréhension

    Un projet d’ambassade pour extraterrestres au Burkina Faso suscite l’incompréhension

    L’espace médiatique burkinabè est actuellement en proie à une vive agitation suite à la proposition singulière d’un mouvement local : l’ouverture d’une « ambassade pour les extraterrestres ». Selon les initiateurs de ce projet, une telle démarche contribuerait à consolider la souveraineté du Burkina Faso, une annonce qui n’a pas manqué de déclencher une vague de commentaires, souvent teintés de scepticisme, sur les plateformes numériques.

    Une initiative jugée décalée face aux urgences nationales

    De nombreux observateurs et citoyens expriment leur stupéfaction devant l’écho donné à une telle proposition. Dans un contexte où le pays est confronté à des défis sécuritaires majeurs et à des pressions économiques constantes, l’idée d’accueillir des délégations venues d’ailleurs paraît, pour beaucoup, totalement déconnectée des réalités quotidiennes des populations.

    Les partisans de ce projet avancent pourtant des arguments qu’ils estiment stratégiques. D’après eux, l’implantation d’une telle structure sur le sol burkinabè offrirait une protection au pays, tout en stimulant le secteur touristique et en accélérant le processus de souveraineté nationale.

    Un débat sur la crédibilité de l’espace public

    Ces justifications peinent à convaincre la majorité de l’opinion publique. Faute de bases concrètes ou de preuves tangibles, l’introduction de théories liées à une protection extraterrestre dans le débat sérieux sur la sécurité et le développement économique est vivement critiquée. Pour certains analystes, cette situation reflète une dérive du discours public observée depuis le changement de pouvoir intervenu en 2022 avec le capitaine Ibrahim Traoré.

    Ils y voient le signe d’un certain désordre dans la hiérarchisation des priorités nationales, s’inquiétant de la direction que prend la réflexion collective. Néanmoins, d’autres voix appellent à la prudence, soulignant que les élucubrations d’un groupe privé ne doivent pas être confondues avec la ligne politique officielle de l’État burkinabè.

    Les véritables piliers de la souveraineté

    Pour les détracteurs du projet, la souveraineté ne se décrète pas par des initiatives spéculatives, mais se construit par des actions concrètes. Ils rappellent que les leviers essentiels du renforcement national se trouvent dans :

    • La consolidation des institutions républicaines ;
    • L’efficacité de la lutte contre l’insécurité ;
    • La dynamisation de l’économie et la création d’emplois ;
    • L’amélioration de la gouvernance et des services de base.

    En définitive, cette polémique remet au centre du débat la définition de la souveraineté. Elle est perçue par la majorité comme la capacité d’un État à garantir la sécurité, à bâtir des infrastructures et à élever le niveau de vie de ses citoyens, loin des théories dont les fondements restent, pour l’heure, du domaine de l’imaginaire.

  • Innovation au Bénin : des drones et l’intelligence artificielle pour éradiquer le paludisme

    Innovation au Bénin : des drones et l’intelligence artificielle pour éradiquer le paludisme

    Le mardi 30 juin 2026 marque un tournant historique dans la politique sanitaire du Bénin. Le gouvernement a lancé une offensive technologique sans précédent pour neutraliser les gîtes larvaires du paludisme. Ce programme novateur, qui s’appuie sur l’intelligence artificielle, la cartographie géospatiale et l’usage de drones pulvérisateurs, bénéficie d’un financement japonais de 2,3 millions de dollars avec le soutien de l’UNICEF. Six communes pilotes accueillent ce dispositif de haute précision pour soulager les populations du fardeau économique et sanitaire de cette endémie.

    Une stratégie technologique pour traquer les vecteurs à la source

    À Cotonou, le lancement du projet intitulé « Action intégrée pour la prévention du paludisme : partenariat public-privé et engagement local des jeunes au Bénin » pose les bases d’une approche préventive radicale. Le Ministre de la santé, le Professeur Benjamin Hounkpatin, a officialisé cette alliance entre science de pointe et mobilisation locale pour inverser le rapport de force face à la maladie.

    Contrairement aux méthodes classiques comme la distribution de moustiquaires, cette initiative mène une guerre chirurgicale. Le système repose sur trois piliers : l’intelligence artificielle et la cartographie analysent les données pour cibler les zones à risque, puis des drones prennent le relais pour diffuser un larvicide homologué par l’OMS. Cette méthode permet d’éliminer les moustiques avant leur envol, même dans les zones marécageuses inaccessibles comme celles d’Abomey-Calavi ou de Copargo.

    « Cette approche réduit durablement la densité des vecteurs avec une rapidité et une efficacité inédites », a précisé le Professeur Benjamin Hounkpatin, tout en garantissant le respect des normes de sécurité environnementale.

    Six municipalités en première ligne du combat

    La phase expérimentale se concentre sur six localités représentatives de la diversité géographique du Bénin : Copargo, Djougou, Tchaourou, Ouidah, Abomey-Calavi et Cotonou. L’investissement massif du Japon, représenté par l’Ambassadeur Uezono Hideki, s’inscrit dans la vision nationale « Bénin 2060 Alafia » et les engagements de la TICAD9 pour renforcer les systèmes de santé en Afrique.

    Impact économique : un souffle nouveau pour les familles

    Au-delà de l’aspect médical, ce projet représente un espoir financier majeur. Le paludisme pèse lourdement sur le budget des ménages béninois. Sur le marché d’Abomey-Calavi, Amavi, une revendeuse de tissus, explique que les hospitalisations de ses enfants lors de la saison des pluies lui coûtent parfois l’équivalent d’un mois de bénéfices. Pour les artisans et agriculteurs de Tchaourou ou Cotonou, l’élimination des moustiques à la source signifie moins de dépenses de santé et une meilleure stabilité financière.

    La jeunesse béninoise au cœur de la riposte

    L’innovation technique s’accompagne d’un fort volet humain. L’UNICEF, par la voix de sa Représentante Adjointe Aude Rigot, souligne l’importance de l’engagement citoyen. Des jeunes locaux sont formés pour assurer le suivi des interventions, sensibiliser les communautés et veiller à la gestion des eaux stagnantes afin d’empêcher la réapparition des larves.

    En combinant drones, intelligence artificielle et vigilance communautaire, le Bénin invente un modèle de santé publique durable. Si les résultats dans ces six communes sont concluants, ce système de partenariat pourrait être étendu à l’ensemble du territoire national et servir d’exemple pour toute la sous-région ouest-africaine.

  • Succession au Cameroun : les enjeux de la future vice-présidence sous Paul Biya

    Succession au Cameroun : les enjeux de la future vice-présidence sous Paul Biya

    « Le 29 juin 2026, une intervention médiatique remarquée du ministre des Finances au sujet de la Sonara a relancé les débats sur la gestion de l’État et les ambitions au sommet du pouvoir », observe l’analyste Michel Njilo.

    Cette prise de parole replace le ministre des Finances au cœur des spéculations sur la succession, dans un contexte marqué par des manœuvres de déstabilisation visant Franck Biya au sein de certaines publications internationales. Pourquoi de telles offensives contre le fils du chef de l’État ?

    Certaines analyses font état d’un prétendu rejet de la candidature de Franck Biya par les élites du Sud, mais la réalité semble plus complexe. En vérité, l’influence grandissante de Franck Biya inquiète les autres prétendants au poste de vice-président. Avant son récent séjour en Suisse, le président de la République aurait été sollicité par différents clans de son entourage immédiat pour des propositions de nominations à la vice-présidence et au gouvernement. Paul Biya n’aurait donné aucune suite à ces sollicitations, préférant maintenir son propre agenda de travail, incluant des échanges directs avec Franck Biya lors de son déplacement.

    Franck Biya est-il visé par des accusations infondées ?

    Récemment, des allégations ont circulé pour tenter d’impliquer Franck Biya dans des réseaux de trafic d’or. Pour les observateurs de la scène politique camerounaise, ces révélations, portées par certains lanceurs d’alerte comme Boris Bertolt, illustrent la guerre acharnée que se livrent les clans au sein de l’appareil sécuritaire et administratif. Les dossiers sensibles actuellement traités par le Tribunal Criminel Spécial (TCS), notamment sur les pillages de ressources, pourraient bien précipiter la chute de plusieurs figures du régime qui convoitent la vice-présidence.

    Cette période d’incertitude autour du remaniement ministériel et de la désignation d’un dauphin constitutionnel accentue les tensions. Face aux risques de déstabilisation, le président Paul Biya a renforcé sa protection en s’appuyant davantage sur le BIR (Bataillon d’Intervention Rapide), une unité d’élite. Le commandement de la Garde Présidentielle (GP) aurait d’ailleurs pris ses quartiers directement au palais d’Etoudi pour assurer une veille permanente.

    La situation sécuritaire du Cameroun est également suivie de très près par les États-Unis. Des sources indiquent que William Joseph Burns, le directeur de la CIA, s’est discrètement rendu à Yaoundé pour s’entretenir avec les hauts responsables du renseignement camerounais. L’implication de l’administration américaine, et notamment de Donald Trump, dans la sécurisation du processus de transition témoigne de l’importance de maintenir la paix civile. Malgré les pressions et les luttes intestines, Paul Biya conserve la maîtrise des dossiers cruciaux et reste, à ce jour, le seul garant d’une alternance pacifique pour les Camerounais.

  • Souveraineté maritime : le Gabon rompt son partenariat de pêche avec l’Union européenne

    Souveraineté maritime : le Gabon rompt son partenariat de pêche avec l’Union européenne

    Le 29 juin 2026 marque un tournant historique pour l’économie maritime du Gabon. Après dix-neuf ans de collaboration, les autorités de Libreville ont officiellement décidé de ne pas reconduire l’accord de partenariat de pêche qui les liait à l’Union européenne.

    Une rupture stratégique pour la souveraineté nationale

    Cette décision ne constitue pas une simple fin de contrat, mais illustre une volonté politique ferme de reprendre le contrôle sur les richesses nationales. Sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, le pays s’engage dans une voie où la valorisation locale des ressources naturelles devient le moteur de la croissance. En mettant fin à ce mécanisme instauré en 2007, le gouvernement souhaite rompre avec un système d’exportation brute pour privilégier le développement interne et la création de valeur ajoutée.

    Un bilan mitigé après deux décennies de coopération

    L’accord, qui permettait aux navires européens d’opérer dans les eaux gabonaises, a fait l’objet de critiques croissantes ces dernières années. Les analyses montrent que les retombées économiques directes pour le Gabon sont demeurées insuffisantes par rapport au potentiel réel du secteur. La majeure partie des captures était exportée sans aucune transformation sur le sol national, limitant ainsi la création d’emplois et le transfert de compétences techniques spécialisées. Cette situation, jugée déséquilibrée, ne correspondait plus aux nouvelles ambitions de développement économique du pays.

    Vers une industrialisation de la filière halieutique gabonaise

    Désormais, l’objectif est de transformer le secteur de la pêche en un véritable levier de diversification. La nouvelle stratégie nationale repose sur plusieurs axes prioritaires :

    • L’implantation d’unités de transformation locale pour que les produits de la mer soient valorisés sur le territoire avant d’être commercialisés.
    • Le renforcement de la sécurité alimentaire en garantissant un approvisionnement régulier et de qualité pour le marché intérieur.
    • Le soutien à l’émergence d’acteurs nationaux capables de rivaliser avec les flottes étrangères dans les filières stratégiques.

    Les enjeux d’une nouvelle économie bleue

    Avec plus de 800 kilomètres de façade maritime et des ressources halieutiques parmi les plus riches de la région, le Gabon possède les atouts nécessaires pour bâtir une filière performante. La fin de cet accord avec l’Union européenne ouvre également la voie à de nouveaux investissements privés dans la logistique, le transport frigorifique et la conservation agroalimentaire.

    En privilégiant la transformation locale plutôt que l’exportation brute de ses richesses, le Gabon affirme une nouvelle vision du développement. Le défi majeur sera désormais de moderniser les infrastructures et de garantir une gouvernance rigoureuse pour faire de cette souveraineté retrouvée un outil de prospérité durable pour l’ensemble de la nation.

  • Les enjeux de la gouvernance au Cameroun face aux défis de l’intégrité

    Les enjeux de la gouvernance au Cameroun face aux défis de l’intégrité

    Pour le Médiateur Universel et dirigeant du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR), l’intérêt supérieur de la nation doit primer sur les appartenances claniques. Selon lui, seul le Cameroun compte et doit demeurer au-dessus des intérêts particuliers pour l’éternité.

    UNE RÉFLEXION SUR L’AVENIR DE LA NATION ET DE LA RÉPUBLIQUE

    Dans l’édification d’un État de droit, aucun citoyen ne peut se considérer comme intouchable. Qu’il s’agisse du gouvernement ou d’autres instances dirigeantes, aucune réforme profonde ne pourra porter ses fruits sans une purge préalable de la scène politique, tant les dérives sont ancrées et les attentes des populations exigeantes.

    La problématique centrale qui se pose désormais est de choisir entre une simple restructuration de façade, impliquant des acteurs dont l’influence est jugée néfaste, ou l’ambition réelle de doter le pays d’institutions solides animées par des personnalités patriotes, loyales et d’une intégrité absolue.

    Le chef de l’État se trouve actuellement dans une position d’une complexité rare, faisant face à des enjeux déterminants pour l’avenir du pays. Paul Biya, dont la durée au pouvoir est souvent soulignée, ne saurait être tenu pour l’unique responsable des difficultés que traverse le Cameroun. Au contraire, il a manifesté une patience et une capacité d’écoute notables malgré les trahisons répétées de certains collaborateurs proches durant ses quatre décennies de magistrature suprême.

    Gérer une telle nation n’est pas une tâche aisée. Croire qu’un simple changement d’hommes suffirait à stabiliser l’édifice témoigne d’une méconnaissance des élites locales. L’observation de la scène politique suggère que la stratégie présidentielle repose sur le temps et le sacrifice, laissant les événements révéler les véritables intentions de chacun.

    Le chantier est immense, comme en témoignent certains comportements choquants, tels que des demandes de fonds publics exorbitants pour des besoins personnels dès la prise de fonction. Face à l’urgence, le président semble privilégier la réflexion pour éviter de fragiliser les fondements mêmes de la République en agissant avec précipitation dans un environnement saturé d’influences toxiques.

    L’heure est à la gestion des déceptions et à la préparation d’un avenir serein pour les générations futures. Dans cette quête de stabilité, il n’y a de place ni pour les privilèges tribaux, ni pour les réseaux d’influence. La construction d’une nation forte exige une patience et des sacrifices qui dépassent les urgences immédiates. C’est une question de survie pour l’État et la République.

    Yaoundé, juillet 2026

  • Le Gabon exige une rentabilité concrète pour ses projets financés par la dette

    Le Gabon exige une rentabilité concrète pour ses projets financés par la dette

    Une nouvelle ère de performance pour les chantiers gabonais

    À Libreville, le ton change radicalement concernant la gestion des investissements publics. Le gouvernement a clairement signifié son intention de ne plus tolérer les lenteurs qui freinent le développement du pays. Lors d’une séance de travail stratégique, le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a échangé avec une délégation de la Banque africaine de développement (BAD), représentée par Mamour Ousmane Ba. L’objectif est limpide : chaque franc emprunté doit se traduire par une amélioration réelle du quotidien des populations.

    Priorité absolue à l’eau et aux infrastructures routières

    Deux dossiers majeurs cristallisent cette exigence de résultats. Le premier concerne le Programme intégré pour l’alimentation en eau potable et l’assainissement de Libreville (PIAEPAL). Ce projet est vital pour résoudre les pénuries d’eau chroniques dans la capitale. Le second porte sur l’axe routier Ndendé-Doussala, un levier essentiel pour l’intégration économique régionale. Ces chantiers, bien que prioritaires, font face à des retards qui ne passent plus auprès des autorités et des citoyens.

    Fin de la complaisance face aux retards de livraison

    Le Gabon ne se contente plus de mobiliser des fonds ; il exige désormais une reddition de comptes rigoureuse. Cette approche axée sur la performance marque une rupture avec les pratiques passées. Dans un environnement économique mondialisé et compétitif, l’efficacité de la dépense publique est devenue le principal baromètre de la réussite gouvernementale.

    Les retards accumulés ne sont plus perçus comme une fatalité, mais comme un obstacle à lever impérativement. Pour le gouvernement, la crédibilité des programmes publics repose sur l’impact tangible ressenti par les habitants, notamment dans les quartiers de Libreville où l’accès aux services de base reste un défi majeur.

    Identifier les blocages administratifs et techniques

    L’originalité de cette nouvelle posture réside dans l’autocritique. Les autorités reconnaissent que les responsabilités sont partagées. Outre les prestataires et les bailleurs, l’administration interne doit également faire sa mue. Hermann Immongault a souligné la nécessité de lever les verrous bureaucratiques, de fluidifier les processus de décision et d’améliorer la coordination entre les différents services de l’État.

    La BAD, par la voix de Mamour Ousmane Ba, a réitéré son soutien aux ambitions gabonaises. Toutefois, la réussite de ce partenariat dépendra de la capacité du pays à transformer ces financements en infrastructures opérationnelles. Le succès du PIAEPAL et de la route Ndendé-Doussala servira de test grandeur nature pour valider cette nouvelle méthode de gestion des projets nationaux.

  • Inscriptions à l’Ordre national des ingénieurs civils : le Bénin accorde un nouveau délai

    Inscriptions à l’Ordre national des ingénieurs civils : le Bénin accorde un nouveau délai

    Le processus de structuration du secteur de l’ingénierie franchit une nouvelle étape au Bénin. Le ministre du Cadre de Vie et des Transports, Georges Alé, a officiellement annoncé le report de la date limite pour les inscriptions au Tableau de l’Ordre national des ingénieurs civils.

    Georges Alé : Ministre du Cadre de vie et des Transports, chargé du développement durable

    Cette mesure s’appuie sur les dispositions réglementaires du décret n°2021-300 du 9 juin 2021, qui encadre l’exercice de la profession d’ingénieur civil sur le territoire national. L’objectif de cette prorogation est de permettre à un plus grand nombre de professionnels de régulariser leur situation afin de figurer sur le tout premier Tableau de l’Ordre.

    Profils recherchés et spécialités concernées

    Le recensement s’adresse à tous les ingénieurs civils de nationalité béninoise, qu’ils soient établis au Bénin ou résidents à l’étranger. Les postulants doivent être titulaires d’un diplôme d’ingénieur de conception, d’un master professionnel validé par l’État et le CAMES, ou de tout autre titre équivalent.

    Les domaines d’expertise visés par cette campagne de régularisation sont variés :

    • Bâtiments et travaux publics (BTP) ;
    • Géotechnique et infrastructures de transport ;
    • Hydraulique et infrastructures énergétiques ;
    • Environnement et assainissement ;
    • Électronique, informatique et télécommunications.

    Modalités et délai de rigueur

    Les professionnels remplissant les critères requis disposent désormais d’un délai supplémentaire de trente jours, à compter de la signature de l’acte ministériel, pour soumettre leur dossier. La procédure de recensement s’effectue intégralement en ligne via le portail numérique officiel dédié à l’organisation.

    Par cette initiative, les autorités entendent garantir une organisation rigoureuse de la corporation et assurer la protection du titre d’ingénieur au Bénin. Tous les acteurs concernés sont invités à se conformer rapidement à ces directives pour assurer la mise en place effective des instances de l’Ordre.