Auteur/autrice : nigeractu

  • Ruben Amorim frappe fort avec l’arrivée record de Gonçalo Ramos à l’AC Milan

    Ruben Amorim frappe fort avec l’arrivée record de Gonçalo Ramos à l’AC Milan

    Ruben Amorim n’a pas perdu de temps pour marquer son territoire au San Siro. Pour sa première grosse opération en tant qu’entraîneur de l’AC Milan, le technicien portugais a orchestré un transfert historique. Les Rossoneri ont officiellement recruté l’attaquant international portugais Gonçalo Ramos, qui quitte le Paris Saint-Germain pour rejoindre l’Italie.

    Un investissement sans précédent pour les Rossoneri

    L’AC Milan a déboursé environ 70 millions d’euros (60 millions de livres sterling) pour s’attacher les services de Gonçalo Ramos, établissant ainsi une nouvelle référence financière pour le club. Le buteur de 25 ans a paraphé un contrat de longue durée s’étendant jusqu’en 2031.

    Ce recrutement massif illustre l’ambition de la direction milanaise de redonner de l’éclat à une équipe sortant d’une saison en demi-teinte. En signant Ramos, le club lombard pulvérise son précédent record de transfert, qui datait de 2019 lors de l’achat de Rafael Leão à Lille pour un montant de 42 millions de livres.

    Une ascension fulgurante jusqu’au sommet du football italien

    Gonçalo Ramos débarque en Lombardie avec une solide expérience internationale. Formé entre Olhanense et le Benfica, il s’était révélé aux yeux du monde entier en signant un triplé mémorable avec le Portugal face à la Suisse durant la Coupe du monde 2022. Son passage dans la capitale française a également été couronné de succès sous les couleurs parisiennes.

    Durant son aventure à Paris, l’attaquant a trouvé le chemin des filets à 45 reprises en 131 apparitions. Son passage a été marqué par une moisson de trophées, incluant trois titres de champion de France et deux sacres consécutifs en Ligue des champions.

    Le début d’une nouvelle ère pour Milan

    L’apport de Gonçalo Ramos vise à corriger le manque d’efficacité offensive qui a pénalisé le club récemment. Ruben Amorim, engagé le mois dernier pour une durée de deux ans, a pour mission prioritaire de replacer les septuples champions d’Europe au sommet de la hiérarchie italienne. Ce lourd investissement prouve que les dirigeants soutiennent pleinement le nouveau projet technique.

    Fort de plus de 100 matchs disputés avec le Benfica, Ramos allie puissance athlétique et précision technique. Il est pressenti pour devenir la pièce maîtresse de l’attaque milanaise, avec l’objectif de ramener les Rossoneri au premier plan en Serie A et de briller à nouveau sur la scène européenne.

    Réorganisation en cours au sein de l’effectif parisien

    Pendant que Milan se réjouit de son nouveau renfort, le PSG s’active pour restructurer son secteur offensif. La direction parisienne, sous l’impulsion de Nasser Al-Khelaifi et de Luis Campos, s’intéresserait de près à Yan Diomande, évoluant au RB Leipzig. Ce jeune talent est également suivi de près par Liverpool en Premier League.

    L’entraîneur Luis Enrique souhaite insuffler un vent de jeunesse à son groupe après avoir dominé la scène française et européenne. Afin de respecter les contraintes du fair-play financier et de libérer de la masse salariale pour de futures recrues, des joueurs comme le Sud-Coréen Lee Kang-in ou l’international français Randal Kolo Muani pourraient être amenés à changer d’air prochainement.

  • Le PSG prêt à laisser partir Bradley Barcola pour une offre XXL

    Le PSG prêt à laisser partir Bradley Barcola pour une offre XXL

    Actuellement sous les projecteurs lors de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, Bradley Barcola traverse une période faste. Après avoir soulevé la Ligue des champions et le trophée de Ligue 1 avec le PSG, l’ailier tricolore de 23 ans se concentre désormais sur l’objectif mondial avec l’équipe de France. Alors que les Bleus viennent de valider leur ticket pour les huitièmes de finale, les rumeurs de transfert s’intensifient autour du jeune talent.

    Une ascension fulgurante avec les Bleus

    Pendant que d’autres grandes nations comme l’Allemagne ou les Pays-Bas ont été éliminées prématurément, la formation de Didier Deschamps a brillé face à la Suède avec un succès net (3-0). Si Kylian Mbappé a encore une fois été décisif avec un doublé, Bradley Barcola a également trouvé le chemin des filets. Parfaitement servi par Michael Olise, l’attaquant parisien a prouvé qu’il était un élément moteur de l’attaque française, confirmant sa forme étincelante entrevue plus tôt lors du match contre le Sénégal.

    L’avenir de Barcola au PSG en suspens

    Malgré un contrat qui court jusqu’en juin 2028, la situation de l’attaquant au sein du club de la capitale devient incertaine. Les discussions pour une éventuelle prolongation de contrat semblent n’avoir pas évolué depuis plusieurs mois, ce qui pousse la direction du PSG à envisager un départ. Toutefois, les dirigeants parisiens ne comptent pas brader leur pépite et attendent une proposition financière particulièrement élevée pour libérer le joueur après la compétition internationale.

    Liverpool et Arsenal à l’affût pour le transfert

    En Angleterre, l’intérêt pour le profil de Bradley Barcola est concret. Liverpool se positionne comme un candidat sérieux, prêt à faire des efforts considérables pour attirer l’ailier français dans ses rangs. De son côté, Arsenal garde un œil attentif sur le dossier, considérant le Parisien comme une alternative de choix à Morgan Rogers. Le prochain mercato estival s’annonce donc bouillant pour le jeune attaquant, dont la valeur marchande ne cesse de grimper sur le marché européen.

  • Gabon : vers une réforme profonde de la sécurité nationale d’ici 2030

    Gabon : vers une réforme profonde de la sécurité nationale d’ici 2030

    Le gouvernement gabonais franchit une nouvelle étape majeure dans la restructuration de ses forces de défense et de sécurité. Lors du Conseil des ministres tenu le 25 juin 2026, un projet de loi de programmation sécuritaire couvrant la période 2026-2030 a été officiellement adopté. Cette initiative fait suite à la loi de programmation militaire votée l’année précédente et concrétise les ambitions de modernisation de la Police nationale, une réforme déjà esquissée en février dernier par Hermann Immongault, le vice-président du gouvernement.

    Ce nouveau cadre législatif a pour objectif d’adapter l’appareil sécuritaire à un environnement de plus en plus complexe. Face à l’émergence de la cybercriminalité, à la sophistication des réseaux de trafics organisés et aux menaces persistantes contre la sécurité publique, les autorités estiment qu’une refonte des capacités opérationnelles est indispensable. Ce plan quinquennal servira de socle pour orienter les investissements stratégiques et accroître l’efficacité des services sur l’ensemble du territoire du Gabon.

    Les piliers de la transformation policière

    L’ambition affichée est de faire évoluer en profondeur le modèle d’intervention des forces de l’ordre. Plusieurs axes prioritaires ont été définis pour cette période de transition :

    • Le renforcement de la formation continue des agents pour une meilleure expertise de terrain.
    • L’intégration des nouvelles technologies au cœur des missions de surveillance et d’enquête.
    • Un maillage territorial plus dense pour assurer une protection de proximité.
    • Le développement d’un lien de confiance renforcé entre la police et les populations locales.

    Par ailleurs, l’exécutif souhaite inscrire cette dynamique dans un cadre de coopération internationale, afin de mieux répondre aux défis sécuritaires qui dépassent les frontières nationales.

    Toutefois, la mise en œuvre de cette vaste réforme intervient dans un contexte budgétaire délicat. Alors que les besoins en équipements et en infrastructures sont importants, les crédits alloués à la sécurité ont été revus à la baisse dans le projet de loi de finances rectificative 2026. Ce contraste entre les ambitions affichées et les moyens financiers disponibles soulève des interrogations sur la rapidité du déploiement des mesures. Le succès de cette programmation 2026-2030 reposera donc sur la capacité de l’État à mobiliser les ressources nécessaires pour pérenniser cet effort de modernisation.

  • Vers une nouvelle dynamique aérienne entre le Maroc et le Koweït

    Vers une nouvelle dynamique aérienne entre le Maroc et le Koweït

    Un partenariat stratégique pour le ciel maroco-koweïtien

    À Rabat, le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a tenu une séance de travail avec le président de la Direction générale de l’aviation civile du Koweït, le Cheikh Hamoud Mubarak Al-Sabah. Cette rencontre officielle visait principalement à intensifier la coordination bilatérale en matière de navigation aérienne entre les deux nations.

    Sécurité et développement des liaisons directes

    Réunis en marge de la 29e assemblée générale de l’Organisation arabe de l’aviation civile, les deux responsables ont passé en revue les protocoles de sûreté et de sécurité. Un point majeur a été abordé : la réactivation de la liaison aérienne directe reliant Casablanca au Koweït. La compagnie Royal Air Maroc prévoit de relancer ce trajet dès la réception de ses nouveaux appareils long-courriers de dernière génération, consolidant ainsi des liens historiques déjà profonds.

    Cap sur la Coupe du monde 2030

    Les discussions ont également porté sur l’anticipation des flux touristiques à venir. Avec l’organisation conjointe de la Coupe du monde 2030 par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, une augmentation significative du trafic est attendue. Le Cheikh Hamoud Mubarak Al-Sabah a souligné l’importance d’adapter les capacités aériennes pour répondre à cette demande croissante, tant pour le royaume que pour la région du Golfe.

    En conclusion de cette session, de nouveaux membres ont été élus pour diriger les instances de l’organisation sur la période 2026-2028. À cette occasion, Khalid Cherkaoui a été officiellement nommé au poste de Directeur général de l’Organisation arabe de l’aviation civile.

  • Le Gabon ambitionne de transformer ses parcs nationaux en modèles mondiaux de conservation

    Le Gabon ambitionne de transformer ses parcs nationaux en modèles mondiaux de conservation

    Libreville – Face aux défis climatiques qui redéfinissent l’économie globale, le Gabon franchit un cap décisif dans sa politique de préservation. Le pays vient d’initier le processus de certification FSC pour l’intégralité de ses treize parcs nationaux.

    Cette démarche technique s’inscrit dans une vision de grande envergure : ériger le réseau des aires protégées gabonaises en référence internationale. L’objectif est de démontrer qu’il est possible de marier protection de la faune, développement durable et captation de financements verts.

    Sous l’impulsion de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN), cette initiative place le Gabon au centre d’une dynamique mondiale valorisant les écosystèmes comme des piliers stratégiques contre le dérèglement climatique.

    Une certification pour renforcer la confiance internationale

    L’ANPN a récemment organisé une session de travail avec les experts du Forest Stewardship Council (FSC) Afrique et des consultants spécialisés. Cette rencontre visait à harmoniser les procédures et à définir les responsabilités pour le déploiement opérationnel de cette certification sur le terrain.

    Habituellement réservé à l’exploitation forestière durable, le label FSC appliqué aux parcs nationaux envoie un message fort aux partenaires internationaux. Il impose des standards rigoureux en termes de transparence, de gestion des ressources et d’inclusion des populations locales.

    Pour le Gabon, ce sceau de qualité représente un atout majeur auprès des investisseurs et des bailleurs de fonds, de plus en plus attentifs aux critères environnementaux et sociaux.

    La biodiversité, nouveau moteur de croissance

    Couvrant environ 11 % du territoire, les parcs nationaux du Gabon abritent une faune exceptionnelle, notamment des éléphants de forêt et des gorilles. La certification ne se limite pas à la protection de ces espèces ; elle vise à transformer ce patrimoine en levier économique pérenne.

    Les échanges avec le FSC Afrique ont mis en lumière le potentiel des services écosystémiques. Ce concept valorise les bénéfices concrets apportés par la nature :

    • Séquestration du carbone pour la lutte contre le réchauffement ;
    • Régulation du cycle de l’eau et protection des ressources ;
    • Essor de l’écotourisme durable et haut de gamme.

    Ce processus de labellisation fait office de passeport pour accéder aux nouveaux fonds mondiaux dédiés à la conservation de la nature et à la lutte contre le changement climatique.

    Un leadership affirmé sur le continent africain

    En engageant ses treize sanctuaires naturels dans cette voie, le Gabon se positionne comme un précurseur en Afrique. Cette stratégie répond aux engagements pris lors de l’Accord de Paris et aux objectifs globaux de protection de la diversité biologique.

    Le partenariat entre l’ANPN et le FSC marque le début d’une nouvelle ère pour la gestion environnementale gabonaise. En adoptant les standards les plus exigeants, le pays transforme sa richesse naturelle en un instrument de diplomatie verte, capable de générer à la fois de l’influence et du développement durable.

  • L’assemblée nationale du Gabon affirme sa souveraineté législative

    L’assemblée nationale du Gabon affirme sa souveraineté législative

    Quatre mois après son installation officielle dans le cadre de la Ve République, l’Assemblée nationale du Gabon vient de clore une session législative historique. Au sein du Palais Léon-Mba à Libreville, cette clôture ne représente pas une simple formalité administrative, mais bien l’affirmation d’une institution qui souhaite peser de tout son poids dans la reconstruction nationale entamée depuis le 30 août 2023.

    Sous la direction de Michel Régis Onanga M. Ndiaye, les députés ont affiché un bilan particulièrement actif. Sur les 33 projets de loi soumis à leur examen, 23 ont été adoptés. Ces textes, cruciaux pour le quotidien des Gabonais, visent à consolider le nouveau cadre institutionnel du pays. Cependant, au-delà de la production législative, c’est la posture politique de l’hémicycle qui retient l’attention : une volonté claire de ne plus être une simple chambre d’enregistrement.

    Un équilibre des pouvoirs en pleine mutation

    L’un des points d’orgue de cette session a été l’avertissement formel lancé à l’exécutif concernant l’usage des ordonnances. Bien que constitutionnelles, ces dernières doivent, selon le président de la chambre basse, rester l’exception et non la règle. Pour Michel Régis Onanga M. Ndiaye, l’urgence des réformes ne doit en aucun cas occulter la nécessité d’un débat parlementaire rigoureux. Cette défense de la prérogative législative marque un tournant dans les rapports de force institutionnels au Gabon.

    La cérémonie de clôture a réuni les plus hauts dignitaires de l’État, incluant des membres du gouvernement et du corps diplomatique. Elle a permis de souligner que la réussite de la transition repose sur un dialogue constant entre les pouvoirs. Les élus ont rappelé leur mission : amender, enrichir et, si nécessaire, contester les propositions gouvernementales pour garantir l’intérêt général.

    Les priorités de la nation au cœur des débats

    Le 15 juin dernier, le Congrès avait déjà marqué les esprits avec l’intervention du président Brice Clotaire Oligui Nguema. Devant les députés et sénateurs réunis, le chef de l’État avait tracé les lignes directrices des réformes à venir : protection sociale, restructuration de la SEEG, situation de Poste SA et modernisation des transports. L’Assemblée nationale se positionne désormais comme le gardien de la mise en œuvre de ces chantiers prioritaires.

    En terminant cette première session ordinaire, l’institution parlementaire envoie un message de responsabilité. La Ve République gabonaise se dessine comme un régime où le contrôle mutuel et la transparence sont les piliers de l’action publique. Le chemin est encore long, mais les fondations d’un parlementarisme actif semblent désormais posées à Libreville.

  • Alerte sanitaire en République démocratique du Congo : l’épidémie d’Ebola s’intensifie

    Alerte sanitaire en République démocratique du Congo : l’épidémie d’Ebola s’intensifie

    La République démocratique du Congo fait face à une accélération préoccupante de la transmission du virus Ebola. En l’espace d’un mois seulement, le bilan a franchi la barre des 1 000 cas confirmés, plongeant l’est du pays dans une situation sanitaire critique. Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont les plus durement touchées par cette flambée épidémique.

    Le virus Ebola touche la RDC © Pexels

    Une propagation favorisée par l’instabilité régionale

    Le contrôle de l’épidémie en RDC se heurte à des obstacles majeurs. Les zones concernées sont le théâtre de conflits armés persistants et de déplacements massifs de populations, ce qui rend l’accès aux structures de soins extrêmement complexe. David Munkley, responsable des opérations humanitaires dans la partie orientale du pays, pointe du doigt ces difficultés logistiques et sécuritaires qui freinent la riposte médicale.

    Sur le plan international, la vigilance est de mise. Bien que la crise soit géographiquement localisée en Afrique centrale, le signalement d’un cas importé en France a ravivé les craintes d’une diffusion mondiale. Néanmoins, les experts se veulent rassurants. L’épidémiologiste Cédric Dananché précise que les dispositifs actuels de surveillance et les protocoles d’isolement sont suffisamment robustes pour maintenir un risque de transmission internationale à un niveau très faible.

    L’enjeu actuel réside dans la capacité des acteurs de santé à stabiliser la situation dans les foyers actifs. La surveillance accrue des zones frontalières et le renforcement des capacités de détection précoce demeurent les piliers essentiels pour empêcher une extension plus large de cette épidémie d’Ebola.

  • L’ascension sociale par l’image : le smartphone au cœur du quotidien des Tchadiennes

    L’ascension sociale par l’image : le smartphone au cœur du quotidien des Tchadiennes

    Une mutation profonde redéfinit actuellement les interactions sociales au sein de la jeunesse féminine du Tchad. Que ce soit dans les quartiers populaires ou les zones résidentielles de N’Djamena, une culture visuelle inédite s’installe, portée par la globalisation numérique. Désormais, l’identité de la femme moderne s’articule autour de l’élégance et de la possession d’objets prestigieux, où le smartphone de luxe, particulièrement l’iPhone, s’impose comme la pièce maîtresse.

    Tchad : le smartphone, nouvel atout social des jeunes femmes

    Le téléphone portable, un indicateur de rang social

    Dans les échanges de tous les jours, l’appareil mobile a dépassé sa fonction première de communication pour devenir un véritable marqueur de statut. Fati, une étudiante de 21 ans inscrite à l’université HEC Tchad, souligne l’importance de cet outil : pour elle, l’absence d’un iPhone récent équivaut à une forme d’invisibilité numérique. Elle décrit une pression sociale où la crédibilité sur les réseaux sociaux dépend directement de la qualité technologique du terminal utilisé.

    Cette vision est largement partagée. L’image de soi est devenue une vitrine où chaque détail compte. Dans la capitale tchadienne, le luxe est perçu comme un langage indispensable pour exister dans un espace digital où la visibilité est reine. Mariam Senoussi, âgée de 24 ans, explique que l’apparence prime souvent sur la réalité financière, car ne pas paraître aisée revient à être ignorée.

    Entre mise en scène et contraintes économiques

    Les plateformes sociales exacerbent ce besoin de paraître à travers des styles de vie fastueux. Cependant, derrière les clichés de voyages et de vêtements de marque, se cachent souvent des stratégies de mise en scène ou des situations de précarité masquées par des filtres. Cette quête d’esthétique engendre une comparaison constante et une pression psychologique accrue chez les jeunes femmes.

    Le coût de ces technologies représente un défi majeur. À N’Djamena, certains smartphones dépassent le million de francs CFA, une somme colossale pour le budget moyen. Pourtant, l’engouement ne faiblit pas. Issa Kally, commerçant spécialisé, confirme que l’acquisition des derniers modèles est devenue une priorité absolue pour nombre de ses clientes, prêtes à de longs sacrifices financiers pour rester à la page.

    Une adaptation aux réalités du marché local

    Il serait erroné de voir dans cette tendance un désintérêt pour la valeur travail. La plupart de ces jeunes femmes sont actives dans des secteurs variés comme la coiffure, la couture ou le commerce en ligne. Dans un marché de l’emploi formel souvent saturé, l’entrepreneuriat informel et la gestion de l’image deviennent des leviers d’ascension sociale plus rapides.

    L’esthétique et les objets de luxe ne sont pas des substituts à l’effort, mais des outils de reconnaissance dans une société en pleine mutation numérique. Cette réalité complexe dépeint une jeunesse féminine tchadienne qui navigue entre aspirations à la modernité, pressions sociales fortes et opportunités économiques à construire.

  • Sénégal : réforme constitutionnelle, le bras de fer entre Sonko et Diomaye Faye s’intensifie

    Sénégal : réforme constitutionnelle, le bras de fer entre Sonko et Diomaye Faye s’intensifie

    Lundi, l’Assemblée nationale sénégalaise a adopté à l’unanimité un projet de révision constitutionnelle. Les 129 députés présents ont voté en faveur du texte porté par le Pastef, le parti au pouvoir.

    Cette réforme vise à renforcer les prérogatives du Parlement et du Premier ministre, tout en redéfinissant le rôle du président de la République. Mais pour la coalition du chef de l’État et plusieurs partis d’opposition, il s’agirait d’un texte taillé sur mesure pour Ousmane Sonko, l’ancien Premier ministre devenu président de l’Assemblée nationale.

    Face à ces accusations, le président Bassirou Diomaye Faye a choisi de soumettre le texte à référendum. Cette décision soulève des questions : s’agit-il d’une simple consultation démocratique ou d’une manœuvre politique pour renforcer sa légitimité ? Le débat est lancé.

  • Lutte contre le cyberharcèlement au Tchad : le combat d’Epiphanie Dionrang pour les droits des femmes

    Lutte contre le cyberharcèlement au Tchad : le combat d’Epiphanie Dionrang pour les droits des femmes

    En 2016, un événement tragique a profondément bouleversé la société au Tchad. Une lycéenne de 16 ans, prénommée Zouhoura, avait été la cible d’un enlèvement suivi d’un viol collectif. Au-delà de l’agression physique, ses bourreaux avaient diffusé les images de leur crime sur Internet, marquant le début d’une prise de conscience sur les dangers du numérique. Une décennie plus tard, force est de constater que les violences en ligne continuent de frapper de nombreuses citoyennes.

    Sur le territoire tchadien, la simple publication d’un contenu multimédia peut transformer une internaute en cible. Les défenseuses des droits humains sont particulièrement vulnérables à ces attaques. Epiphanie Dionrang, qui dirige la Ligue tchadienne des droits des femmes, a elle-même subi ces assauts numériques en raison de son militantisme. Elle témoigne de cette réalité brutale et explore les solutions pour éradiquer ce fléau.

    Un engagement né de l’adversité

    Pour Epiphanie Dionrang, la lutte contre le harcèlement virtuel est indissociable de son combat global pour les femmes. Elle explique que ces agressions font partie intégrante des violences systémiques que subissent les Tchadiennes au quotidien. Ayant elle-même affronté des vagues de haine suite à ses prises de position, elle souligne que le cyberharcèlement se manifeste par des intimidations, des propos sexistes, des messages haineux et même des menaces téléphoniques directes.

    Tchad, N'Djamena | Des femmes participent à une manifestation contre les violences faites aux femmes à N'Djamena. (Photo d'archives)

    Des séquelles psychologiques et sociales profondes

    Les conséquences de ces attaques ne sont pas virtuelles. Elles engendrent un stress intense, de l’anxiété chronique et une peur constante. Les victimes peuvent sombrer dans la dépression ou souffrir d’une perte totale d’estime de soi. Epiphanie Dionrang précise que les harceleurs utilisent souvent des données privées pour humilier publiquement leurs cibles, provoquant un sentiment de honte qui pousse à l’isolement. Dans les situations les plus graves, ces tourments peuvent mener à des pensées suicidaires.

    Sur le plan citoyen, ce climat de terreur numérique pousse de nombreuses femmes à l’autocensure. Pour se protéger, elles réduisent leur présence dans l’espace public et limitent leurs interactions sur les réseaux sociaux, ce qui constitue un recul pour la liberté d’expression et la participation démocratique.

    L’impunité et les lacunes du système judiciaire

    Qui sont ces agresseurs ? Ils se cachent parfois derrière l’anonymat de faux profils, mais il arrive aussi qu’il s’agisse de connaissances ou d’anciens proches en désaccord avec les opinions de la victime. Face à eux, la riposte est complexe. Epiphanie Dionrang conseille de collecter systématiquement des preuves : captures d’écran, liens, dates et identifiants des comptes incriminés.

    Cependant, le cadre légal au Tchad reste insuffisant. Malgré l’existence d’une Agence nationale de sécurité informatique et d’une cellule dédiée à la cybercriminalité, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes. L’absence d’un code numérique spécifique et la lenteur de la justice découragent les victimes. « Il ne suffit pas de sensibiliser, il faut prévenir et surtout réprimer », martèle la présidente de la Ligue, déplorant que de nombreuses femmes se murent dans le silence par peur de ne pas être protégées.

    Tchad, N'Djamena | Des femmes participent à une manifestation contre les violences faites aux femmes à N'Djamena. (Archives)

    Briser le silence par la culture

    Pour contrer ce phénomène, des initiatives culturelles voient le jour, à l’instar du documentaire « Harcèlement 2.0, La résilience des Africaines connectées » réalisé par Aché Ahmat Moustapha. Epiphanie Dionrang, qui participe à ce projet, estime que ce film est un outil de plaidoyer essentiel pour libérer la parole.

    L’objectif est de créer des espaces sécurisés où les victimes peuvent être écoutées sans jugement. Que ce soit au Tchad, au Sénégal ou ailleurs sur le continent, le défi reste le même : transformer la culture du blâme en une culture de soutien pour que les femmes puissent investir le monde numérique sans crainte.

  • Financement de 365 millions d’euros pour moderniser les infrastructures de transport au Maroc

    Financement de 365 millions d’euros pour moderniser les infrastructures de transport au Maroc

    Une impulsion majeure pour la mobilité durable au Maroc

    Le Royaume du Maroc et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont scellé, ce mardi à Rabat, une série d’accords financiers d’une valeur totale de 365 millions d’euros. Cet investissement d’envergure vise à renforcer la sécurité et la robustesse des infrastructures routières et ferroviaires du pays.

    Réhabilitation du réseau ferroviaire avec l’ONCF

    Le premier volet de cet engagement concerne la modernisation des voies ferrées. Un prêt de 50 millions d’euros octroyé par la BEI, complété par une subvention de l’Union européenne de 15 millions d’euros, sera dédié à l’Office national des chemins de fer (ONCF). Ce financement soutiendra directement le projet de réhabilitation ferroviaire, garantissant ainsi une mobilité plus fluide et sécurisée pour les passagers.

    Renforcement de la résilience autoroutière

    Parallèlement, un second accord a été conclu avec la société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM). Il s’agit d’un prêt de 300 millions d’euros destiné à accroître la résilience du réseau autoroutier face aux défis climatiques et techniques. Ce projet est crucial pour maintenir la performance des axes de communication stratégiques du royaume.

    Un demi-siècle de coopération stratégique

    Lors de la cérémonie de signature, Nadia Calviño, présidente de la BEI, a réaffirmé que le Maroc demeure un partenaire privilégié de l’institution. Elle a mis en avant la stabilité du pays, qui agit comme un moteur de prospérité pour toute la région. De son côté, la ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fettah, a salué la solidité de cette alliance qui dure depuis 50 ans, soulignant que ces nouveaux fonds se traduiront par des bénéfices concrets pour les citoyens marocains.

    La présence permanente de la BEI au Maroc depuis deux décennies témoigne de cet engagement continu en faveur du développement économique, de la cohésion sociale et de la transition écologique à travers des projets de mobilité moderne.

  • Rdc : Mgr fulgence muteba met en garde contre le risque de perdre le pays sans réconciliation nationale

    Rdc : Mgr fulgence muteba met en garde contre le risque de perdre le pays sans réconciliation nationale

    À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, l’archevêque métropolitain de Lubumbashi, également président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), Mgr Fulgence Muteba Mugalu, a adressé un appel pressant à la réconciliation, au pardon et à la cohésion nationale.

    Lors de l’homélie prononcée ce mardi à la cathédrale Saints-Pierre-et-Paul de Lubumbashi, le prélat a prévenu que la nation congolaise risque de voir son avenir compromis si elle n’emprunte pas résolument la voie d’une paix durable. Devant des responsables religieux, des fidèles catholiques et plusieurs invités réunis pour célébrer la fête nationale, il a invité les Congolais à faire de cet anniversaire un moment de réflexion profonde sur le devenir du pays.

    « Nous devons devenir un pays respectable et respecté. Pour nous en sortir, il nous faut un consensus pour construire une paix durable, il faut nous pardonner, nous réconcilier, consolider notre cohésion nationale sur la base de la philosophie du vivre-ensemble. Si nous n’empruntons pas ce chemin, grand est le risque d’aller jusqu’à perdre ce pays. Nous voilà donc prévenus », a déclaré le président de la CENCO.

    La paix comme condition de l’avenir du Congo

    Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, des tensions politiques et des fractures sociales, le chef de l’Église catholique congolaise a souligné l’urgence d’un sursaut collectif. Selon lui, la grandeur de la RDC ne pourra être garantie que si ses filles et fils privilégient le dialogue, le pardon mutuel et la recherche permanente du bien commun. Son message met en lumière la nécessité de dépasser les divisions pour bâtir un consensus national solide, capable de consolider une paix durable et de préserver l’unité du pays.

    Le vivre-ensemble au cœur du projet national

    Mgr Fulgence Muteba a particulièrement insisté sur la philosophie du vivre-ensemble, qu’il considère comme le fondement indispensable de la cohésion nationale. Il estime qu’aucune réforme politique, économique ou institutionnelle ne pourra produire des résultats durables sans ce socle commun.