Auteur/autrice : nigeractu

  • Sonko redessine l’avenir politique du pastef à Dakar

    Sonko redessine l’avenir politique du pastef à Dakar

    Politique
    Sonko redessine l’avenir politique du pastef à Dakar
    Le parti majoritaire a tenu son premier congrès national, un événement clé pour structurer sa stratégie face aux défis politiques actuels sous la direction de son leader emblématique.

    Le Pastef-Les Patriotes, force politique majeure au Sénégal, a organisé les 6 et 7 juin à Dakar son premier congrès national depuis sa fondation en 2014. Cet événement historique a permis au parti de poser les bases d’une nouvelle dynamique politique dans un contexte de profondes mutations de la scène nationale.

    Ce rassemblement exceptionnel, clôturé à la Dakar Arena en présence de milliers de militants, a marqué l’officialisation de la nouvelle direction du parti sous l’égide d’Ousmane Sonko. Le leader charismatique a exposé une feuille de route ambitieuse en trois volets : renforcer l’identité idéologique du mouvement, interpeller directement les institutions et sécuriser le calendrier électoral.

    Ousmane Sonko a d’abord dressé un bilan de la première phase de « clarification politique » lancée après le grand rassemblement du 8 novembre. « Le Pastef reste fidèle à ses valeurs et en ressort plus fort », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant les défis rencontrés. Il a revendiqué pour son parti une place centrale dans les grands combats sénégalais : lutte contre la corruption, accès à une justice équitable, renégociation des contrats stratégiques et maintien de la majorité parlementaire.

    Sur le plan institutionnel, Sonko n’a pas épargné le président de la République. « Ce pays a assez subi les complots et les manipulations », a-t-il lancé, appelant chaque institution à respecter scrupuleusement ses prérogatives constitutionnelles. « Même avec de bonnes intentions, il est inacceptable de fragiliser les institutions pour servir des ambitions personnelles », a-t-il martelé.

    Face aux rumeurs de crise institutionnelle, il a rétorqué avec force : « Au Sénégal, il n’y a pas de crise institutionnelle. Le peuple a choisi son président et sa majorité parlementaire. »

    Un verrouillage sans équivoque sur les élections locales

    Ousmane Sonko a également fermé toute possibilité de report des élections locales, combinant arguments politiques et juridiques. « Le Pastef ne tolérera aucun report des scrutins locaux », a-t-il déclaré, rappelant que toute modification du calendrier électoral nécessite une loi d’habilitation votée par l’Assemblée nationale.

    À l’issue de ce congrès historique, les orientations stratégiques du parti semblent désormais clairement définies, ouvrant la voie à une nouvelle ère dans la gouvernance politique du Sénégal.

  • Déguerpissements à Abidjan et élections marquent l’actualité ivoirienne

    Abidjan sous les projecteurs : déguerpissements, élections et ambitions sportives

    Abidjan, 8 juin — L’actualité ivoirienne de ce début de semaine est marquée par trois dynamiques majeures : une série d’opérations de déguerpissement, des scrutins internes au sein des médias et des partis politiques, ainsi qu’une préparation intense en vue du Mondial 2026.

    Les opérations de déguerpissement à Abidjan, particulièrement ciblées, suscitent des réactions contrastées. Plusieurs titres de la presse nationale relaient les positions des acteurs politiques et sociaux. Le Bélier Intrépide met en lumière la mobilisation d’Euphrasie N’Guessan aux côtés des populations affectées, tandis que Générations Nouvelles cite Pascal Affi N’Guessan pour qui ces actions constituent « un échec de la gouvernance d’Alassane Ouattara ».

    Les voix de l’opposition s’élèvent

    • Aujourd’hui souligne les tentatives gouvernementales pour atténuer les tensions, tout en pointant une opposition qui, selon lui, « se noie dans l’indifférence ».
    • Notre Voie relaie les critiques acerbes de Pascal Affi N’Guessan envers le pouvoir, dénonçant un « système qui ignore les besoins des Ivoiriens ».
    • Le Nouveau Réveil interroge : la politique « Un Ivoirien, un toit » ne se transforme-t-elle pas en « Aucun toit pour les pauvres » ?

    Une enquête publiée par Le Sursaut sur le déguerpissement de Koumassi Campement questionne les motivations derrière ces expulsions, évoquant « un complot organisé contre les plus vulnérables ». À l’inverse, Le Matin affirme que les populations concernées ont été dûment informées en amont.

    De son côté, RHDP News révèle que des mesures d’urgence ont été adoptées lors d’une réunion de crise dirigée par Beugré Mambé, sans pour autant calmer les esprits.

    Scrutins internes et transitions politiques

    L’élection de Marie Laure N’Goran à la présidence du conseil exécutif de l’UNJCI a fait la une de plusieurs organes de presse. Liberté titre sobrement « MNL, présidente ! », tandis que Le Rassemblement salue une « nouvelle ère pour le journalisme ivoirien ».

    Parallèlement, Le Quotidien d’Abidjan annonce l’élection de Guéi Sylvie Epse Doukoula au poste de secrétaire nationale de la ligue des femmes du PPA-CI. La Voie Originale appelle à passer de la parole aux actes, tandis que la nouvelle élue, citée par Le Temps, exhorte ses camarades à se tenir prêts pour les prochains défis.

    Du côté du RHDP, Le Patriote révèle que les jeunes du parti préparent une série d’initiatives en matière d’adhésion, de formation et de stratégie politique, promettant des annonces « percutantes ».

    Distinction régionale et tragédie locale

    Abidjan 24 et L’Essor Ivoirien font état d’une reconnaissance exceptionnelle : le vice-premier ministre a été désigné comme « meilleur ministre de la Défense de la décennie » au sein de l’espace CEDEAO.

    Tragédie à Brou-Akpaoussou (Andé) : Soir Info revient sur la mort violente d’un orpailleur, cherchant à éclaircir les circonstances exactes de cet événement.

    Le sport ivoirien en effervescence

    Tous les regards se tournent vers les États-Unis où les Éléphants entameront leur parcours au Mondial 2026 dès le 15 juin face à l’Équateur à Philadelphie. Fraternité Matin souligne que « les Eléphants sont en pleine immersion dans le rêve américain », tandis que Superpsort exprime une confiance palpable avec le titre « Eléphants : le mondial de tous les espoirs ».

    Autres sujets marquants

    Un malaise persiste au sein de la Chambre des rois et chefs traditionnels à Diabo et Languibonou, tandis que le ministre de l’Éducation nationale a pris des décisions concernant les affectations en classe de 6e et en Seconde.

  • Dialogue politique Gabon-UE : une relance stratégique à Libreville

    Dialogue politique Gabon-UE : une relance stratégique à Libreville

    Les représentants du Gabon et de l’Union européenne se retrouvent aujourd’hui à Libreville pour la deuxième session du dialogue politique bilatéral, un événement organisé au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie. Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de l’Accord post-Cotonou, permettra d’évaluer les progrès accomplis depuis la première édition et d’ajuster les priorités communes entre les deux parties.

    Un cadre institutionnel pour renforcer les liens

    Ce format de dialogue représente l’un des principaux outils de coopération politique entre l’Union européenne et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. À Libreville, les discussions porteront sur des enjeux cruciaux tels que la gouvernance, le respect de l’État de droit, les droits fondamentaux et les opportunités économiques. Pour le Gabon, cette session intervient dans un contexte où les autorités de transition œuvrent à restaurer une pleine légitimité internationale, après les bouleversements politiques de 2023.

    Les ambassadeurs des États membres de l’UE présents à Libreville témoignent de la volonté de Bruxelles de maintenir un dialogue constructif, tout en rappelant l’importance des réformes structurelles. Parmi les thèmes abordés figurent la transparence administrative, la lutte contre la corruption et la protection des libertés individuelles, des sujets souvent au cœur des échanges entre les partenaires européens et africains.

    Bilan des engagements et nouvelles orientations

    Lors de la première session, un agenda commun avait été établi, centré sur le rétablissement de l’ordre constitutionnel et la reprise des programmes de coopération suspendus. Depuis, des avancées majeures ont été réalisées, notamment l’adoption d’une nouvelle Constitution par voie référendaire et l’organisation d’une élection présidentielle ayant conduit à l’investiture de Brice Clotaire Oligui Nguema. Ces évolutions permettent désormais à l’Union européenne d’envisager une collaboration renforcée avec un gouvernement issu du suffrage universel.

    Les discussions de cette semaine devraient permettre de faire le point sur la mise en œuvre des recommandations émises lors de la précédente rencontre. La Commission européenne et le Service européen pour l’action extérieure suivent avec attention les réformes en cours au Gabon, notamment la refonte des institutions, la modernisation du système judiciaire et la gestion durable des ressources naturelles. Ces sujets revêtent une importance particulière pour les capitales européennes, compte tenu du rôle clé joué par le pays dans les secteurs minier et énergétique.

    Économie et souveraineté : les défis de la coopération

    Au-delà des questions politiques, cette session abordera les perspectives de relance des financements européens, qu’il s’agisse des fonds dédiés au développement durable ou des programmes ciblant le climat, la biodiversité et la transition énergétique. Avec près de 88 % de son territoire couvert par des forêts, le Gabon occupe une position stratégique dans les négociations climatiques, notamment grâce à ses initiatives en matière de séquestration carbone et de paiements pour services écosystémiques.

    La dynamique régionale influence également les échanges. Face à l’arrivée de nouveaux acteurs économiques, tels que la Chine, les pays du Golfe ou encore la Turquie, l’Union européenne doit adapter sa stratégie pour préserver son influence en Afrique centrale. Pour Libreville, diversifier ses partenariats représente un atout, mais la relation historique avec l’Europe reste un pilier, tant sur le plan commercial que migratoire.

    Les résultats concrets de cette session se mesureront dans les semaines à venir, à travers les déclarations communes, les annonces de financements et la reprise effective des projets de coopération. Le format de ces échanges, basé sur la régularité et la discrétion, privilégie une approche pragmatique plutôt que des annonces spectaculaires.

  • Sonamines renforce la surveillance des mines d’or au Cameroun : enjeux économiques et environnementaux

    Sonamines renforce la surveillance des mines d’or au Cameroun : enjeux économiques et environnementaux

    La Société nationale des Mines (Sonamines) intensifie son action de contrôle à l’encontre des exploitants aurifères au Cameroun. Après une inspection rigoureuse menée dans les régions de l’Adamaoua et de l’Est, épicentres de l’extraction artisanale et semi-mécanisée, le directeur général Serge Hervé Boyogueno dresse un bilan sans appel. Plusieurs opérateurs accusent des retards dans leurs quotas de production, certains se trouvent dans l’incapacité financière de remplir leurs obligations, tandis que des manquements environnementaux et des circuits commerciaux opaques menacent la souveraineté de l’État sur cette filière stratégique.

    Une inspection de terrain qui expose les faiblesses du secteur aurifère

    Les zones d’extraction ciblées concentrent la majorité de l’activité aurifère camerounaise, mêlant sociétés semi-mécanisées et artisans indépendants. L’objectif de cette mission était de vérifier la conformité des détenteurs de permis avec les exigences légales et contractuelles. Les conclusions du directeur général révèlent un écart criant entre les promesses formulées lors de l’attribution des titres et la production réelle observée sur le terrain.

    De nombreux exploitants ne respectent pas les volumes de production stipulés dans leurs cahiers des charges. Certains affichent même une insolvabilité avérée envers l’État et ses institutions. Sur ce point, le directeur général de la Sonamines précise que la décision de suspendre ou de retirer les permis relève exclusivement du ministère des Mines. La Sonamines agit ainsi comme un organisme technique de vérification, tandis que le pouvoir politique dispose de la latitude pour appliquer les sanctions.

    Trois défis majeurs : finance, environnement et transparence des échanges

    L’inspection a également révélé des lacunes environnementales majeures. La remise en état des sites exploités, le traitement des eaux contaminées par du mercure ou du cyanure, ainsi que la sécurisation des zones minières restent des chantiers prioritaires. Ces négligences exposent les populations locales à des risques sanitaires considérables et menacent la durabilité d’une activité économique qui prend de l’ampleur dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua.

    Le deuxième enjeu concerne la commercialisation de l’or. Une part importante de la production échappe aux circuits officiels et transite par des réseaux parallèles, privant l’État de recettes fiscales et empêchant toute traçabilité du métal précieux. Cette opacité, souvent pointée du doigt par les experts, va à l’encontre des ambitions de souveraineté minière affichées par Yaoundé. La Sonamines prévoit donc de durcir les règles en matière de déclarations et de renforcer les points de collecte agréés pour mieux contrôler les flux.

    Objectif : bâtir un stock stratégique d’or pour le Cameroun

    Parmi les priorités de la direction, la création d’un stock stratégique national d’or occupe une place centrale. Inspirée des pratiques de plusieurs banques centrales africaines, cette initiative vise à constituer une réserve métallique permettant de renforcer la politique monétaire du pays et de servir de bouclier en cas de crise économique. Cette approche s’inscrit dans une dynamique régionale où les pays producteurs cherchent à valoriser davantage leurs ressources naturelles.

    Pour concrétiser ce projet, la Sonamines doit parvenir à capter une part significative de la production locale. Cela implique de discipliner le secteur en sanctionnant les exploitants défaillants, en proposant des prix d’achat compétitifs face aux acheteurs informels, et en collaborant étroitement avec les forces de l’ordre et les services douaniers pour surveiller les frontières. Les décisions attendues du ministère des Mines concernant les opérateurs en difficulté seront déterminantes pour la suite des réformes.

    La mise en œuvre de cette stratégie minière s’annonce complexe. Elle devra concilier l’exigence de rigueur contractuelle, la préservation d’un secteur générateur d’emplois informels, et l’ambition d’intégrer l’or dans une logique de souveraineté économique. Bien que le calendrier des décisions ministérielles n’ait pas été précisé, les résultats de la mission de la Sonamines serviront de base aux prochaines directives. Le directeur général a d’ailleurs annoncé la poursuite des contrôles dans d’autres bassins miniers du pays.

  • Mbappé et olise au real madrid : la coupe du monde pourrait tout changer

    Mbappé et olise au real madrid : la coupe du monde pourrait tout changer

    Mbappé et Olise au Real Madrid : la Coupe du monde pourrait tout changer

    Alors que l’équipe de France s’apprête à décoller pour son camp de base à Boston en vue de la Coupe du monde 2026, une question agite le monde du football : le Real Madrid pourrait-il profiter de l’événement pour finaliser le transfert de Michael Olise ? Malgré la résistance affichée par le Bayern Munich, Florentino Pérez multiplierait les signaux en direction du milieu offensif français, voire préparerait une offre à 150 millions d’euros.

    Dans l’enceinte du Real Madrid, l’idée d’un duo Kylian MbappéMichael Olise sous le maillot merengue suscite déjà des débats. Les observateurs soulignent la volonté du président du club de marquer les esprits, malgré les deux saisons décevantes du club. Une telle opération, si elle aboutissait, relancerait instantanément le prestige du Real Madrid sur la scène européenne.

    Le Bayern Munich tient bon, mais pour combien de temps ?

    Le Bayern Munich a répondu avec fermeté : Michael Olise est un joueur sous contrat, et le club bavarois n’a aucune intention de le céder. « Nous ne sommes pas un club vendeur », a rappelé Herbert Hainer, son président, balayant d’un revers de main toute spéculation sur une éventuelle cession. Pourtant, la pression du Real Madrid pourrait s’intensifier, surtout si Kylian Mbappé venait à rejoindre les rangs madrilènes après la Coupe du monde.

    L’influence des Bleus du Real Madrid dans le vestiaire français

    L’impact psychologique d’une telle alliance ne doit pas être sous-estimé. Kylian Mbappé, déjà figure majeure du football mondial, et Aurélien Tchouaméni, autre international français évoluant au Real Madrid, pourraient jouer un rôle clé dans la décision de Michael Olise. Leur présence au sein du groupe de France pendant la Coupe du monde 2026 créerait un terrain propice aux échanges, où l’ambition du club espagnol pourrait s’immiscer dans les discussions.

    Un journaliste sportif a d’ailleurs analysé cette dynamique : « Florentino Pérez mise sur une stratégie électoraliste, mais l’intérêt du Real Madrid reste un argument de poids. Proposer 150 millions d’euros pour un joueur, même si le Bayern Munich refuse catégoriquement, envoie un signal fort. Cela peut faire frémir Olise, ne serait-ce que par l’aura du club. »

    Un feuilleton qui pourrait s’étoffer pendant le Mondial

    La Coupe du monde 2026 s’annonce comme un catalyseur potentiel pour ce transfert. Entre les performances des joueurs français et les discussions en coulisses, tout peut basculer en quelques semaines. « Les joueurs parlent entre eux. Une simple phrase de Mbappé ou Tchouaméni pourrait planter une graine dans l’esprit d’Olise et transformer ce transfert en un feuilleton médiatique », confie un observateur proche du dossier.

    Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : Florentino Pérez ne compte pas laisser passer une telle opportunité. Le Real Madrid, en quête de renouveau après des saisons en demi-teinte, pourrait bien écrire une nouvelle page de son histoire… avec Olise comme acteur principal.

  • Épidémie d’ebola en rdc : bilan alarmant dans les provinces de l’ituri et du nord-kivu

    Épidémie d’ebola en rdc : bilan alarmant dans les provinces de l’ituri et du nord-kivu

    L’épidémie d’Ebola en RDC s’étend : 515 cas confirmés et 91 décès recensés

    L’épidémie de maladie à virus Ebola, causée par la souche Bundibugyo, frappe de plein fouet l’est de la République démocratique du Congo. Selon le dernier bilan officiel de l’Institut national de santé publique, les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu enregistrent une progression inquiétante de la maladie.

    Une situation sanitaire qui se dégrade rapidement

    Les données actualisées révèlent que 515 cas confirmés ont été identifiés depuis le début de l’épidémie, avec un taux de létalité de 17,7 % (91 décès parmi les cas confirmés). Parmi ces patients, 283 personnes sont actuellement sous traitement ou en isolement, tandis que 12 guérisons ont été enregistrées.

    Au cours des dernières 24 heures, 27 nouveaux cas confirmés ont été signalés, confirmant la circulation active du virus dans la région.

    L’Ituri, principal foyer de l’épidémie

    L’Ituri reste la province la plus touchée, avec 17 zones de santé affectées sur un total de 36. Parmi les zones les plus critiques figurent :

    • Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba et Rwampara.

    Le Nord-Kivu et le Sud-Kivu ne sont pas épargnés, avec plusieurs foyers actifs, notamment à Katwa (11 cas, 8 décès), Beni (5 cas, 3 décès) et Butembo (4 cas, 2 décès).

    Des défis majeurs pour la riposte sanitaire

    La lutte contre l’épidémie se heurte à de nombreux obstacles :

    • L’insécurité persistante dans certaines zones de l’Ituri, limitant l’accès des équipes médicales.
    • Les difficultés logistiques pour atteindre les communautés isolées.
    • La désinformation et les rumeurs, qui freinent l’adhésion aux mesures de prévention.

    Les autorités sanitaires appellent la population à signaler immédiatement tout cas suspect et à respecter les gestes barrières pour enrayer la propagation du virus.

    Photo d’illustration

  • Épidémie d’Ebola en RDC : bilan alarmant et épicentre en Ituri

    Épidémie d’Ebola en RDC : bilan alarmant et épicentre en Ituri

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    L’épidémie de maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, frappe sans relâche l’est de la République démocratique du Congo. Selon le dernier bilan publié par l’Institut national de santé publique, 515 cas confirmés ont été recensés depuis le début de la crise dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

    Parmi ces cas, 91 décès sont à déplorer, ce qui porte le taux de létalité global à 17,7 %. Une situation d’autant plus préoccupante que 283 patients restent actuellement sous traitement ou en isolement, tandis que 12 personnes ont pu être déclarées guéries depuis le début de l’épidémie.

    Les autorités sanitaires ont enregistré 27 nouveaux cas confirmés au cours des dernières 24 heures.

    Une propagation inquiétante dans 25 zones de santé

    L’épidémie ne cesse de s’étendre, touchant désormais 25 zones de santé sur les 104 que compte le pays. L’Ituri reste malheureusement la province la plus affectée, avec 17 zones de santé touchées sur 36, dont Aru, Aungba, Bambu, Bunia, Damas, Gety, Kilo, Komanda, Lita, Logo, Mambasa, Mangala, Mongbwalu, Nizi, Nyankunde, Rimba et Rwampara.

    Le Nord-Kivu et le Sud-Kivu ne sont pas épargnés, confirmant l’extension géographique de cette crise sanitaire au-delà de son épicentre initial.

    Les provinces voisines paient également un lourd tribut. À Katwa, dans le Nord-Kivu, on dénombre 11 cas confirmés et 8 décès, faisant de cette zone l’un des foyers les plus actifs.

    Les autres zones touchées incluent :

    • Beni : 5 cas confirmés et 3 décès ;
    • Butembo : 4 cas confirmés et 2 décès ;
    • Miti-Murhesa : 3 cas confirmés et 1 décès ;
    • Oicha : 2 cas confirmés et 2 décès ;
    • Kalunguta : 1 cas confirmé et 1 décès ;
    • Kyondo : 1 cas confirmé et aucun décès ;
    • Goma : 1 cas confirmé et aucun décès.

    Face à cette situation, les équipes de riposte sont confrontées à de multiples défis : l’insécurité persistante dans certaines régions de l’Ituri, des obstacles logistiques majeurs pour accéder aux populations affectées, ainsi qu’un besoin urgent de renforcer la sensibilisation afin de lutter contre les rumeurs et la désinformation.

    Les autorités sanitaires lancent un appel solennel à la population : signaler sans délai tout cas suspect et respecter scrupuleusement les mesures de prévention pour endiguer la propagation du virus.

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  • Report des épreuves du gce 2026 au Cameroun après une fuite massive

    Report des épreuves du gce 2026 au Cameroun après une fuite massive

    Education

    Report des épreuves du GCE 2026 au Cameroun après une fuite massive sur les réseaux sociaux

    Une enquête est en cours pour identifier les responsables de la diffusion des sujets confidentiels. Le ministère appelle les 208 761 candidats à conserver leur sérénité.

    Armand Djaleu
    | | 3 min de lecture
    Suivez l’actualité de l’enseignement au Cameroun
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    Une enquête est ouverte pour identifier les responsables de la diffusion des sujets confidentiels. Le ministère appelle les 208 761 candidats à conserver leur sérénité.

    C’est une décision qui surprend, mais qui s’impose : Nalova Lyonga, ministre des Enseignements secondaires, a annoncé le report des épreuves écrites du GCE 2026. Cette annonce, rendue publique le samedi 6 juin 2026, fait suite à la diffusion massive de sujets confidentiels sur Internet. Résultat : toutes les épreuves restantes du GCE (General Certificate of Education), initialement prévues du 8 au 18 juin, sont désormais reportées.

    De nouvelles dates ont été fixées : les examens se dérouleront du lundi 22 juin au jeudi 2 juillet 2026. Une exception notable : les épreuves de l’enseignement technique et professionnel, qui se poursuivront comme prévu. Parallèlement, une enquête est en cours pour traquer les auteurs de cette fuite. Les preuves numériques ont été transmises aux autorités compétentes afin de déterminer l’origine de cette faille de sécurité.

    Un faux document circule

    Le ministère a appelé les 208 761 candidats à rester calmes et à profiter de ces deux semaines supplémentaires pour intensifier leurs révisions. Pourtant, dimanche, un faux document relayé sur les réseaux sociaux semait le trouble. Celui-ci annonçait un revirement de la position du ministère concernant le report des épreuves restantes du GCE. Après vérification, il s’est avéré que ce document était infondé. La décision de reprogrammer les épreuves du 22 juin au 2 juillet, prise par la ministre, reste donc inchangée. Malgré tout, il est fortement conseillé à chaque candidat de se présenter dans son centre d’examen dès lundi.

    Au Cameroun, la fuite de sujets d’examens officiels sur les réseaux sociaux, surnommée « l’eau », est un phénomène récurrent qui menace l’intégrité de diplômes comme le Baccalauréat ou le GCE.

    Des mesures pour endiguer les fuites

    Les plateformes WhatsApp et Telegram jouent un rôle central dans la propagation de ces fuites. Les sujets confidentiels y circulent sous forme de photos, parfois accompagnés de corrigés, souvent partagés tôt le matin avant le début des épreuves. Ces fuites contraignent régulièrement le ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC) à reporter ou reprogrammer certaines épreuves pour préserver l’équité entre les candidats.

    Les investigations ont révélé des failles majeures dans la chaîne logistique : de la sélection des sujets à leur impression et distribution. Des cas de complicité impliquant des enseignants et du personnel administratif ont été signalés à plusieurs reprises. Pour contrer ces risques, les autorités ont renforcé les mesures de sécurité, notamment par l’introduction de QR codes et une numérisation accrue des processus.

  • Gabon : recensement des épargnants lésés par PosteBank — une opération clé pour l’indemnisation

    Gabon : recensement des épargnants lésés par PosteBank — une opération clé pour l’indemnisation

    Presque dix ans après l’effondrement de PosteBank SA, filiale de La Poste dont la faillite en 2017 avait paralysé les économies de milliers de Gabonais, l’État gabonais franchit une étape décisive. Dans un communiqué officiel du ministère de la Communication, la capitale Libreville a dévoilé le lancement d’un recensement systématique des épargnants spoliés, première étape incontournable avant toute indemnisation.

    Dès le 8 juin 2026, et pour une durée de quatre jours, les agences de La Poste à travers le pays ouvriront leurs portes de 8 heures à 17 heures. Les victimes de cette crise financière devront se rendre sur place avec deux pièces essentielles : une pièce d’identité valide et tout document prouvant leurs dépôts. Cette opération éclair vise à sécuriser les données et à éliminer toute tentative de fraude, afin que chaque franc CFA soit restitué à son propriétaire légitime.

    Un engagement politique enfin concrétisé

    Cette démarche représente un tournant significatif dans la politique sociale du pays. Contrairement aux gouvernements précédents, souvent critiqués pour leurs promesses non tenues, les nouvelles autorités ont réaffirmé dès février 2025 leur volonté de régler ce contentieux. En plaçant ce dossier au cœur de leurs priorités, elles cherchent à rétablir un climat de confiance entre l’administration et les citoyens.

    Une dette colossale de plus de 31 milliards de francs CFA pour les particuliers

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : près de 60 000 Gabonais ont vu leurs économies gelées après la chute de PosteBank. Pour apurer cette dette sociale, l’État a alloué un budget de 31,212 milliards de francs CFA, à répartir sur trois ans par tranches égales. Quant aux entreprises, également touchées par cette banqueroute, leurs créances s’élèvent à 41,154 milliards de francs CFA. Bien que leur calendrier de remboursement reste à clarifier, l’indemnisation des particuliers est désormais en marche.

  • Libreville et brussels scellent un dialogue historique ce 8 juin

    Libreville et brussels scellent un dialogue historique ce 8 juin

    Le Gabon et l’Union européenne engagent, dès ce lundi 8 juin 2026 au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie à Libreville, une étape décisive de leur collaboration diplomatique. En amont de cette rencontre, le vice-président du gouvernement gabonais, Hermann Immongault, a piloté le 4 juin une réunion préparatoire visant à aligner les positions nationales sur les dossiers majeurs qui seront abordés avec les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne en poste au Gabon. Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par la consolidation des institutions gabonaises après la Transition.

    D’après les déclarations de la ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Marie Edith Tassyla Doumbeneny, les discussions porteront sur des thématiques centrales : la gouvernance démocratique, la gestion durable des ressources forestières, les enjeux de la coopération régionale et multilatérale, ainsi que les opportunités économiques. Elle a souligné que cet échange permettra de passer en revue l’ensemble des relations entre le Gabon et l’Union européenne, tant au niveau institutionnel que dans le cadre des accords bilatéraux avec les différents États membres.

    Quatre piliers pour un partenariat renforcé

    Le communiqué officiel de cette deuxième édition du Dialogue politique Gabon-Union européenne met en lumière quatre axes prioritaires, alignés sur l’Accord de Samoa. Ces thématiques incluent les réformes politiques, la gouvernance et l’État de droit ; les perspectives économiques, les investissements et l’amélioration du climat des affaires ; la gestion durable des ressources naturelles et la transition énergétique ; ainsi que la coopération multilatérale, la paix et la sécurité en Afrique centrale. Les deux parties ont pour mission d’évaluer les avancées réalisées, de cerner les défis à relever et d’explorer de nouveaux axes de collaboration dans des domaines stratégiques.

    Hermann Immongault, vice-président du gouvernement, a qualifié cette rencontre d’opportunité majeure pour affirmer la souveraineté du Gabon et promouvoir une diplomatie économique proactive. Il a insisté sur l’importance de défendre avec rigueur les priorités nationales dans un partenariat qu’il présente comme une chance pour l’avenir du pays. Basé sur le dialogue, la confiance et le respect mutuel, cet échange devrait aboutir à la validation d’un communiqué commun définissant les grandes lignes de la coopération future entre Libreville et Bruxelles.

  • Colloque international à Niamey sur la stabilité religieuse africaine

    Colloque international à Niamey sur la stabilité religieuse africaine

    Niamey accueille un sommet clé pour promouvoir la paix spirituelle en Afrique

    Un colloque d’envergure internationale s’est tenu à Niamey les 6 et 7 juin, centré sur le rôle central de la Commanderie des Croyants dans l’encadrement du paysage religieux africain. Organisé par la Fondation Mohammed VI des Ouléma Africains, cet événement a réuni des experts pour discuter de stratégies visant à préserver les valeurs de tolérance et de coexistence pacifique, alors que le continent fait face à des tensions idéologiques croissantes.

    L’islam modéré au cœur des débats pour un vivre-ensemble durable

    Ibrahim Hamgar, secrétaire général de la Fondation Mohammed VI des Oulémas africains pour la section nigérienne, a souligné l’importance de ce thème dans un contexte marqué par des divergences religieuses. « Cette rencontre vise à mettre en lumière les principes de l’islam modéré, essentiels pour favoriser la cohésion sociale et la paix entre les communautés musulmanes, malgré les divergences de perspectives », a-t-il expliqué. Les échanges ont permis d’explorer des pistes concrètes pour renforcer le dialogue interculturel et la stabilité régionale.

    Une coopération maroco-nigérienne exemplaire au service de la formation religieuse

    L’ambassadeur du Maroc à Niamey, Mohamed Iboumraten, a mis en avant la dynamique partenariale entre le Niger et le Maroc. « Ce partenariat stratégique s’illustre notamment par le programme de formation des imams et prédicateurs, lancé en 2019 et prévu jusqu’en 2025. Chaque année, 200 religieux et religieuses bénéficient d’une bourse et d’une formation de deux ans à l’Institut Mohammed VI à Rabat », a-t-il précisé. Ce projet témoigne de l’engagement commun pour une éducation religieuse basée sur les valeurs de modération et de paix.

    Le fait religieux, pilier de la stabilité dans le Sahel

    Souleymane Issakou, secrétaire général du ministère nigérien des Affaires étrangères, a insisté sur le rôle du fait religieux comme levier de cohésion sociale et de dialogue interculturel. « Les analyses et débats ont révélé l’importance de cette dimension dans la construction de la paix, notamment dans une région du Sahel confrontée à des défis sécuritaires et idéologiques », a-t-il déclaré. Ces échanges ont confirmé que la paix se construit aussi par le savoir et la compréhension mutuelle.

    Une feuille de route pour l’avenir des sociétés africaines

    Les deux jours de travaux ont abouti à l’adoption d’un communiqué final et de recommandations concrètes. Ce sommet a confirmé que Niamey est un lieu privilégié pour repenser les enjeux spirituels et humains du continent, avec une vision commune : promouvoir un islam ouvert et tolérant comme fondement d’une société apaisée.

  • Pénuries de tests vih au Maroc : quand les marchés publics ignorent la production locale

    Pénuries de tests vih au Maroc : quand les marchés publics ignorent la production locale

    L’image est frappante : des centres de santé marocains contraints de refuser des dépistages VIH pendant des mois faute de kits disponibles, tandis que des fabricants nationaux possèdent des stocks prêts à être livrés en quelques jours. Ce paradoxe n’est pas qu’une simple question de logistique, mais révèle une faille structurelle des marchés publics dans le secteur de la santé. Malgré une loi exigeant la préférence nationale, les appels d’offres continuent d’écarter les producteurs locaux au profit d’acteurs étrangers.

    une préférence nationale bafouée par les cahiers des charges

    Le décret n° 2.22.431 encadre pourtant strictement les marchés publics au Maroc. Il interdit explicitement toute spécification technique avantageant une marque, un brevet ou une origine particulière. Pourtant, selon Abdelhay Rhorba, professeur en droit administratif des marchés publics à l’Université Hassan II de Casablanca, de nombreux cahiers des charges contiennent des exigences techniques si précises qu’elles excluent de facto les fabricants marocains.

    « L’ajout de critères techniques disproportionnés ou la référence exclusive à des normes détenues par un seul fournisseur constituent une violation du principe d’égalité des chances », explique-t-il. « Ces pratiques, si elles aboutissent à une exclusion injustifiée, peuvent être qualifiées de détournement de pouvoir. » Les juridictions administratives marocaines sanctionnent systématiquement les dispositifs excluant indûment des acteurs locaux, dès lors que leur effet est avéré.

    des recours possibles, mais rarement exploités

    Face à ces abus, les entreprises marocaines disposent de moyens juridiques. Un recours gracieux peut être déposé auprès de la Commission nationale de la commande publique avant la finalisation du marché. En cas d’échec, une saisine des tribunaux administratifs doit intervenir dans les soixante jours. En cas de soupçons de corruption, les procédures pénales pour trafic d’influence peuvent également être engagées. Pourtant, ces recours restent peu utilisés, faute de moyens ou par crainte de représailles.

    Sur le terrain, les témoignages s’accumulent. Plusieurs fabricants de dispositifs médicaux, s’exprimant sous couvert d’anonymat, dénoncent des cahiers des prescriptions spéciales (CPS) rédigés sur mesure pour des produits étrangers, perpétuant ainsi des marchés historiques sans tenir compte des évolutions de la production nationale. « Les CPS doivent impérativement intégrer des produits locaux, mais cela n’est presque jamais le cas », confie l’un d’eux. Lorsqu’un acteur du secteur alerte les autorités sur ces biais, les réponses se font souvent attendre… ou n’arrivent jamais.

    une politique incohérente entre ministères

    Cette contradiction ne se limite pas au ministère de la Santé. Alors que le ministère des Finances a récemment relevé les droits de douane sur certains dispositifs médicaux importés pour stimuler la production locale, le ministère de la Santé continue d’acquérir des kits étrangers, parfois plus coûteux, malgré l’existence d’alternatives locales compétitives. Une incohérence qui alimente les doutes sur l’efficacité des politiques publiques.

    Contacté à ce sujet, le ministère de la Santé affirme respecter « strictement le cadre réglementaire en vigueur » et indique que les appels d’offres sont « ouverts à tous les opérateurs répondant aux critères, avec une attention particulière portée aux entreprises implantées au Maroc ». Une précision importante : cette considération porte sur le siège social des sociétés, et non sur l’origine de fabrication des produits. Ainsi, un importateur installé au Maroc est traité comme un fabricant local, même si ses kits sont produits à l’étranger.

    les tests vih, symbole d’une souveraineté sanitaire en suspens

    Le cas des tests VIH illustre parfaitement ces dysfonctionnements. Selon des retours de terrain, des ruptures de stock ont duré plus d’un an dans certaines structures, privant des milliers de patients d’un dépistage rapide. Le ministère de la Santé reconnaît des « tensions ponctuelles » attribuées à « des délais administratifs et des perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales ». Pourtant, des fabricants locaux disposent de produits homologués et disponibles immédiatement. Pourquoi ces alternatives n’ont-elles pas été mobilisées en urgence ?

    Le ministère assure que les procédures d’acquisition de 2025 ont été menées « exclusivement via des appels d’offres, en totale conformité avec la réglementation ». Une affirmation contredite par plusieurs sources proches du dossier. Le recours au gré à gré, légal uniquement en cas d’urgence imprévisible ou d’échec d’un appel d’offres, n’aurait selon lui pas été utilisé. Pourtant, les conditions légales de cette procédure, détaillées par le décret n° 2.22.431, exigent une motivation écrite et la preuve de l’absence d’alternative sous peine d’illégalité.

    Jaafar Heikel, infectiologue de renom, rappelle l’importance des tests rapides : « Ils permettent d’atteindre des populations éloignées des laboratoires classiques, notamment via les ONG comme OPALS ou l’ALCS ». Leur interruption fragilise la riposte nationale contre le VIH, alors même que le Maroc s’est engagé dans les objectifs 95-95-95 de l’ONUSIDA pour 2030. « Sans tests accessibles, moins de personnes sont diagnostiquées, et la maladie progresse », alerte un fabricant local.

    Le professeur Heikel souligne aussi les avantages économiques et stratégiques d’une production nationale : « Des tests fabriqués localement, une fois validés, réduisent les coûts et renforcent la souveraineté sanitaire ». Pourtant, les acteurs du secteur s’interrogent : certains membres des commissions d’appel d’offres agiraient-ils pour protéger des intérêts privés, au mépris des directives ministérielles ?

    Un investisseur qui développe un produit conforme et se voit systématiquement écarté finira par renoncer. Le risque ? Décourager l’innovation locale au moment où le Maroc en a le plus besoin, et continuer à importer ce qu’il pourrait produire lui-même.