Le climat politique au Sénégal franchit une nouvelle étape décisive. À peine quelques jours après avoir été démis de ses fonctions de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye le 22 mai, Ousmane Sonko a été désigné pour diriger l’Assemblée nationale ce 26 mai. Ce basculement rapide vers le pouvoir législatif marque un tournant pour celui que ses partisans considèrent comme le pilier du changement.
Une élection expéditive sous les critiques de l’opposition
La séance parlementaire, qui a débuté dès 9 heures, s’est déroulée avec une célérité remarquable. Ousmane Sonko, souvent qualifié de « gardien de la révolution », a ainsi pris la parole pour son premier discours officiel en tant que président de l’institution. Cependant, cette élection ne fait pas l’unanimité : les députés de l’opposition ont vivement réagi en qualifiant la procédure de « mascarade ».
Alors que l’actu Niger et la politique nigérienne se concentrent souvent sur des transitions institutionnelles complexes, le Sénégal montre ici une réorganisation interne fulgurante. La rapidité du scrutin a surpris de nombreux observateurs de la scène politique ouest-africaine, habitués à suivre la Niger actualité ou les évolutions à Niamey actualité, soulignant la singularité du contexte dakarois actuel.
Malgré les contestations, le nouveau titulaire du perchoir semble prêt à imprimer sa marque sur la législature. Ce retour au premier plan, après son départ du gouvernement, redessine les équilibres de pouvoir au sein de l’État, captivant l’attention bien au-delà des frontières, de la Niger économie aux débats sur les Niger nouvelles, tant la stabilité du Sénégal demeure un enjeu régional majeur.
où assister à la finale PSG-Arsenal en Île-de-France ? toutes les solutions
Ce samedi soir, tout le continent européen aura les yeux rivés sur le terrain. Le PSG affronte Arsenal en finale de Ligue des champions à Budapest. Si vous ne pouvez pas vous y rendre, pas de panique : l’Île-de-France regorge d’endroits pour vivre l’événement en direct avec les supporters, même sans fan zone officielle à Paris.
Vous ne pourrez pas être à Budapest ? Découvrez comment vibrer avec les supporters en Île-de-France.
des lieux en extérieur pour une ambiance de stade
le camp des loges à saint-germain-en-laye
Pour une expérience proche de celle d’un match au Parc des Princes, rendez-vous au Camp des Loges à Saint-Germain-en-Laye. Jusqu’à 8 000 supporters sont attendus pour partager cette soirée footballistique. D’anciens joueurs du club seront également présents pour encourager l’équipe. L’accès se fera par l’entrée principale du stade Georges-Lefèvre dès 15h30.
l’hippodrome de longchamp : garden party et écran géant
Une autre option festive s’offre à vous : l’hippodrome de Longchamp propose une garden party géante dès 14h. Au programme, des DJ sets et un espace lounge avant le match. Ensuite, la retransmission se fera sur un écran de 30 mètres de diagonale. D’autres soirées sont organisées au YOYO (Palais de Tokyo) et au Loft Maillot.
des soirées en intérieur pour ceux qui préfèrent rester au frais
le grand rex : une ambiance de virage garantie
Si vous craignez les aléas de la météo, le Grand Rex vous accueille dans ses deux salles mythiques. L’ambiance promet d’être électrique, avec un soundsystem puissant, des animations avant le coup d’envoi et une tension palpable à chaque moment clé du match.
centre Paris anim’ jacques bravo : gratuité et animations
L’association Y’A RIEN ÇA JOUE organise une soirée gratuite au Centre Paris Anim’ Jacques Bravo (9e arrondissement). Au menu : retransmission du match, animations et buvette. L’entrée est libre, mais réservation obligatoire. Les portes ouvriront à 17h30.
mairie du 17e : retransmission sur inscription
La mairie du 17e arrondissement prépare une retransmission avec un accès exclusivement sur préinscription, en raison des contraintes de sécurité. Les détails définitifs seront communiqués aux participants avant le match.
des fan zones pour les plus passionnés
Plusieurs communes d’Île-de-France ont prévu des fan zones pour suivre le match en direct.
Le Perray-en-Yvelines : la retransmission se fera dans le parc municipal à partir de 16h30, avec écran géant, buvette et restauration.
Conflans Sainte-Honorine : l’accueil débutera à 17h30 au parc du Prieuré. La capacité est limitée à 2 000 personnes.
Épinay-sur-Seine : une grande soirée football est organisée dans le parc de l’Hôtel de Ville, avec food trucks et écran géant. Certains objets sont interdits (bouteilles, chaises, pétards, etc.).
Noisy-le-Grand : les jardins de l’Hôtel de Ville ouvriront à 17h pour une retransmission. La fan zone pourra fermer en cas d’affluence trop importante.
De nombreux bars et cafés prévoient également des soirées spéciales. Vous avez l’embarras du choix pour vibrer en même temps que les supporters parisiens !
Un entretien diplomatique marqué par la fraternité et la coopération
À l’occasion de son investiture, le Président Romuald Wadagni a reçu le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, pour un échange officiel empreint d’estime réciproque. Le haut représentant malien était porteur d’un message chaleureux de félicitations et de solidarité, transmis par le Général Assimi Goïta, chef de l’État de transition au Mali.
Cette audience, organisée dans la capitale économique du Bénin, a servi de cadre à une discussion marquée par l’harmonie et la volonté politique de renforcer les relations bilatérales entre Bénin et Mali.
Un partenariat bilatéral à réinventer
L’entretien a permis d’évaluer les liens historiques entre Porto-Novo et Bamako, tout en traçant une feuille de route ambitieuse pour l’avenir. Les deux parties ont souligné l’importance de dynamiser les échanges dans un contexte ouest-africain en pleine évolution, où les enjeux sécuritaires et économiques appellent à une collaboration renforcée.
Trois principes pour une diplomatie constructive
Les discussions ont révélé une convergence de vues sur les fondements d’une coopération solide et durable. Trois axes majeurs ont été identifiés pour structurer cette nouvelle dynamique :
Le respect des choix souverains : chaque nation s’engage à reconnaître et à valoriser les orientations stratégiques de l’autre, sans ingérence.
La défense de la souveraineté : une priorité absolue pour préserver l’autonomie décisionnelle des deux États.
La promotion des intérêts communs : une approche centrée sur les besoins et aspirations des peuples béninois et maliens.
« Cette rencontre illustre la détermination de nos dirigeants à construire un partenariat concret, profitable aux deux nations », a déclaré un membre de la délégation malienne.
Un signal fort pour la région
Alors que l’Afrique de l’Ouest traverse une période complexe, ce rapprochement entre Cotonou et Bamako envoie un message clair : la coopération interétatique et le dialogue restent les meilleurs leviers pour surmonter les défis régionaux. Cette initiative s’inscrit dans une logique de solidarité active, où les échanges diplomatiques priment sur les tensions.
Mason Greenwood : l’OM fixe un prix élevé pour un transfert vers la Serie A
Les rumeurs autour du départ potentiel de Mason Greenwood de l’Olympique de Marseille vers la Serie A s’intensifient. Selon les dernières informations, son père serait en discussions avec plusieurs clubs italiens majeurs pour un transfert estival. L’OM, sous pression financière, aurait déjà fixé le tarif de l’attaquant à 50 millions d’euros.
Le jeune attaquant anglais, âgé de 24 ans, a réalisé une saison remarquable avec l’OM. En 45 matchs toutes compétitions confondues, il a marqué 26 buts et délivré 11 passes décisives. Ses performances exceptionnelles lui ont valu d’être nommé meilleur joueur de Ligue 1, ce qui a fait exploser sa valeur marchande.
Plusieurs clubs italiens intéressés par Greenwood
Parmi les prétendants, l’AS Rome se distingue. Le club de Serie A aurait activement relancé les négociations et son père jouerait un rôle clé dans les discussions. La Juventus, l’Atlético Madrid et le Borussia Dortmund suivent également de près l’évolution de ce dossier. Bien que des clubs de la Saudi Pro League se soient manifestés, Greenwood privilégierait une destination européenne.
Un prix de départ fixé à 50 millions d’euros
L’Olympique de Marseille, confronté à des contraintes budgétaires, ne serait pas prêt à négocier en dessous de ce montant. Ce tarif reflète à la fois son statut de meilleur joueur du championnat français et sa contribution majeure à l’équipe cette saison. La Roma, en quête de qualification pour la Ligue des champions, possède un avantage certain dans ces négociations, grâce à des relations étroites avec l’OM.
L’OM doit impérativement vendre des joueurs avant la clôture du mercato, prévue le 30 juin, pour se conformer aux exigences de la DNCG après avoir échoué à se qualifier pour la Ligue des champions. Cette situation crée une pression supplémentaire pour finaliser un accord dans les meilleurs délais.
Greenwood reste discret sur son avenir
Malgré les spéculations persistantes, Greenwood a adopté une posture mesurée. Il a récemment salué sa saison en Ligue 1, soulignant les défis collectifs rencontrés tout en mettant en avant ses performances individuelles. « Cette saison a été difficile collectivement, mais individuellement, j’estime avoir bien performé », a-t-il déclaré à Foot Mercato. Il a également exprimé son attachement à la Ligue 1 et son souhait de rester à Marseille, tout en laissant planer le doute sur ses intentions réelles.
Un mercato estival sous haute tension
Le feuilleton Greenwood s’annonce comme l’un des transferts les plus scrutés de l’été. L’AS Rome semble actuellement en position de force, mais la concurrence d’autres clubs européens pourrait compliquer la tâche de l’OM. Le succès de ces négociations dépendra de la capacité des prétendants à aligner les 50 millions d’euros demandés. Avec une saison record derrière lui, Greenwood restera très probablement sous le feu des projecteurs tout au long du mercato.
Une mesure sociale aux conséquences économiques désastreuses
À l’approche de la Tabaski, le gouvernement burkinabè a choisi une stratégie radicale : interdire l’exportation du bétail. L’objectif affiché est clair : protéger le pouvoir d’achat des consommateurs urbains en limitant les prix des moutons. Pourtant, derrière cette décision se cachent des répercussions bien plus profondes, qui pourraient fragiliser durablement l’économie du pays.
Les villes gagnent, les campagnes trinquent
Le paradoxe est frappant. En rendant le bétail moins accessible à l’étranger, les autorités entendent offrir aux familles de Ouagadougou des tarifs plus abordables. Mais cette politique a un revers cruel : elle prive les éleveurs ruraux de leurs principaux débouchés. Déjà fragilisés par l’insécurité, le vol de bétail et la dégradation des pâturages, ces producteurs voient leurs revenus s’effondrer. Une véritable aubaine pour les citadins, un coup de massue pour les campagnes.
Un marché national incapable d’absorber l’offre
L’idée de saturer le marché local pour faire baisser les prix semble séduisante. Pourtant, la réalité est tout autre. La Tabaski est un événement éphémère, et une fois les fêtes terminées, que faire des animaux invendus ? Le bétail, contrairement à d’autres marchandises, nécessite des soins quotidiens et coûteux. Sans acheteurs extérieurs, les éleveurs risquent de devoir vendre à perte, plongeant la filière dans une crise financière sans précédent. Les projets d’abattoirs modernes, bien que prometteurs, ne sont pas encore opérationnels pour absorber un tel volume en un temps record.
Un isolement économique aux conséquences lourdes
Cette décision ne reste pas sans répercussions régionales. En bloquant ses exportations vers la Côte d’Ivoire et le Bénin, le Burkina Faso utilise le bétail comme une arme de pression. Mais le commerce est une relation symétrique : en coupant les ponts, Ouagadougou pousse ses voisins à chercher des alternatives. La Côte d’Ivoire, par exemple, se tourne déjà vers la Mauritanie. À long terme, le Burkina risque de perdre des marchés historiques, essentiels à sa stabilité économique. Cette mesure illustre une tendance inquiétante : l’autosuffisance immédiate prime désormais sur la coopération régionale, fragilisant les éleveurs et isolant le pays.
Le Niger mise sur l’Algérie pour relancer ses exportations malgré un contexte régional tendu
Dans un contexte ouest-africain marqué par des tensions économiques et géopolitiques, les autorités nigériennes viennent de prendre une mesure commerciale audacieuse. Alors que les échanges avec les pays du Golfe de Guinée — Côte d’Ivoire, Bénin, Ghana et Togo — restent fortement restreints, Niamey a autorisé, pour une durée limitée d’un mois, l’exportation de bétail vers l’Algérie.
Cette décision, présentée comme une initiative de « régulation du marché intérieur » et de « renforcement de la coopération économique », suscite de nombreux débats. Si elle s’inscrit officiellement dans une logique de diversification des partenariats, ses implications concrètes soulèvent des interrogations majeures.
Une stratégie commerciale qui interroge
Pour les spécialistes des échanges transfrontaliers, cette asymétrie dans la gestion des destinations commerciales apparaît comme une anomalie. Historiquement, les pays côtiers de la CEDEAO ont toujours constitué les principaux débouchés pour le bétail nigérien, offrant des circuits logistiques fluides et des opportunités économiques stables.
« Privilégier une ouverture vers le Nord au détriment des marchés traditionnels du Sud relève davantage d’une décision politique impulsive que d’une stratégie économique structurée », analyse un analyste des flux commerciaux sahéliens, souhaitant conserver l’anonymat.
En effet, cette mesure semble refléter une rupture idéologique de la part des autorités actuelles, au risque de fragiliser davantage un secteur pastoral déjà fragilisé par les crises récurrentes.
Des répercussions économiques et diplomatiques immédiates
Cette politique commerciale inégale ne manque pas d’alimenter les tensions avec les partenaires régionaux. Bénin et Togo, traditionnellement acteurs clés dans la logistique et la consommation des produits nigériens, se retrouvent désormais marginalisés au profit d’un axe saharien moins naturel et plus coûteux.
Les éleveurs locaux, déjà éprouvés par les restrictions imposées aux marchés du Sud, se retrouvent pris en étau entre des décisions économiques perçues comme précipitées et des réalités logistiques complexes. Une autorisation d’un mois vers l’Algérie suffira-t-elle à compenser les pertes engendrées par la fermeture des marchés ivoirien, béninois et ghanéen ? Rien n’est moins certain, d’autant que les frais de transport transsaharien risquent d’éroder significativement les marges bénéficiaires.
L’avenir économique du Niger dépendra de la capacité des autorités à concilier impératifs politiques et réalités du terrain. Une question se pose : cette ouverture vers l’Algérie n’est-elle qu’un expédient temporaire, ou le signe d’un recentrage stratégique durable ?
Côte d’Ivoire : une délégation officielle en visite à Kigali pour renforcer les liens avec le Rwanda
Le président rwandais Paul Kagame a accordé une audience, le 22 mai 2026 à Kigali, à une délégation ivoirienne conduite par le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani. Ce dernier, accompagné du ministre des Sports Metch Adje Silas, représentait le président Alassane Ouattara lors de la première édition du Basketball Africa League Investor Day.
D’après les échanges retranscrits dans une note officielle, cette rencontre a permis de réaffirmer la force des relations bilatérales entre la Côte d’Ivoire et le Rwanda. Les deux dirigeants ont mis en avant leur vision commune pour l’avenir du continent, soulignant l’importance d’une coopération renforcée. Le ministre ivoirien a transmis au président Kagame les salutations chaleureuses du chef de l’État ivoirien, marquant ainsi l’esprit de fraternité entre les deux nations.
Pour Abidjan, cette visite s’inscrit dans une stratégie plus large visant à faire du sport un moteur de développement économique et d’intégration régionale. La Côte d’Ivoire mise en effet sur le potentiel du sport pour stimuler la croissance, créer des emplois et valoriser les talents locaux.
Paul Kagame a salué le rôle clé du Basketball Africa League dans la structuration d’une nouvelle économie sportive en Afrique. Selon lui, cette compétition, en attirant des investisseurs et en structurant le secteur, ouvre des perspectives concrètes pour l’emploi et l’épanouissement des jeunes talents sur le continent.
Lors de cet entretien, le président rwandais a annoncé qu’il se rendrait prochainement en Côte d’Ivoire pour une visite officielle, renforçant ainsi les engagements mutuels entre les deux pays. Cette rencontre illustre la volonté partagée par les deux chefs d’État de construire une Afrique dynamique, axée sur la jeunesse et l’unité continentale.
Cette initiative s’ajoute aux multiples actions menées par la Côte d’Ivoire pour placer le sport au cœur de sa politique de développement, confirmant son ambition de jouer un rôle central dans les transformations économiques et sociales de l’Afrique de l’Ouest.
N’Djamena face à l’insalubrité urbaine : pauvreté et régulation musclée au cœur du débat
La capitale Tchadienne affronte un paradoxe quotidien : comment assainir son espace public sans aggraver les inégalités sociales ? Entre opérations de nettoyage musclées et montée des tensions, la lutte contre le désordre urbain révèle des défis bien plus profonds que la simple gestion des nuisances.
Une politique de tolérance zéro qui interroge
Les autorités de N’Djamena ont décidé d’appliquer une politique de fermeté sans précédent pour restaurer l’ordre dans les rues. Ventes ambulantes non autorisées, occupation des trottoirs, comportements jugés déviants par certains agents de sécurité : chaque jour, des opérations de contrôle et de démantèlement sont menées pour donner à la capitale un visage plus ordonné. L’objectif affiché ? Offrir aux habitants une ville plus propre et plus sûre.
Pourtant, cette approche soulève une interrogation fondamentale : une ville peut-elle véritablement se moderniser en ignorant les racines du désordre ? Derrière chaque scène de rue que l’on cherche à discipliner se cache une réalité sociale complexe, où la précarité économique dicte souvent les comportements.
La rue, espace de survie autant que de transgression
Pour des milliers de N’Djamenois, la rue n’est pas un simple lieu de passage, mais un véritable espace de vie. Les vendeurs à la sauvette, les mendiants ou les jeunes sans emploi stable n’occupent pas l’espace public par simple caprice. Ils le font par nécessité. Dans un contexte économique où les opportunités formelles se raréfient, l’économie informelle devient une bouée de sauvetage pour des familles entières.
Interdire ces pratiques sans proposer d’alternatives revient à condamner une partie de la population à la marginalisation. Une répression aveugle ne fait que déplacer le problème, sans résoudre les causes profondes du désordre urbain.
Au-delà du nettoyage : construire une ville inclusive
L’enjeu n’est pas seulement esthétique ou sécuritaire. Il est avant tout humain et économique. Une ville ne peut se contenter de mesures ponctuelles pour assainir son image. Elle doit aussi s’attaquer aux inégalités qui alimentent l’informel et la précarité.
Cela passe par la création d’emplois décents, l’encadrement du secteur informel, l’accès à l’éducation et à la formation professionnelle. Sans ces leviers, toute politique de nettoyage urbain restera superficielle et inefficace à long terme.
L’ordre imposé ou l’ordre durable ?
La tolérance zéro peut donner l’illusion d’un contrôle regained. Mais sans inclusion sociale, cet ordre risque d’être éphémère. Tant que les conditions économiques ne s’améliorent pas, la rue continuera d’être un refuge pour ceux que le système a laissés de côté.
La vraie question n’est donc pas comment faire disparaître le désordre urbain, mais comment transformer les structures qui le rendent inévitable. N’Djamena a aujourd’hui le choix entre une modernisation superficielle ou une véritable refonte de son modèle de développement urbain.
Vers une approche globale
Les défis sont immenses, mais les solutions existent. Elles passent par un dialogue entre les autorités, les acteurs économiques et la société civile pour concevoir des politiques publiques adaptées. Une ville moderne n’est pas seulement une ville propre : c’est une ville qui offre à tous ses habitants les moyens de vivre dignement.
Quelques jours après son départ forcé de la primature, Ousmane Sonko a été élu, ce mardi, président de l’Assemblée nationale sénégalaise. Cette nomination survient dans un contexte politique particulièrement tendu, où l’opposition crie à l’illégitimité des décisions prises.
Des tensions persistantes à l’Assemblée
La séance d’élection a été marquée par l’absence remarquée des députés de l’opposition, qui dénoncent une manœuvre politique visant à consolider le pouvoir du parti majoritaire. Selon eux, cette transition rapide et cette nomination précipitée constituent un coup de force institutionnel.
Le soutien indéfectible du parti majoritaire
Malgré les frictions récentes entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, tous deux membres du parti Pastef, l’ancien Premier ministre a reçu un appui quasi unanime de ses collègues parlementaires. Avec 130 sièges sur les 165 disponibles, la majorité absolue lui a offert une victoire sans équivoque.
Cette élection consacre son retour en force sur la scène politique sénégalaise, où il a été accueilli par des ovations nourries de la part de ses partisans. Une confirmation de son influence croissante au sein des institutions.
Il succède à El Malick Ndiaye, qui avait quitté ses fonctions le dimanche précédent, ouvrant la voie à cette transition inédite.
Ousmane Sonko élu président de l’Assemblée nationale au Sénégal
Un tournant politique majeur dans le paysage institutionnel sénégalais
Analyse politique
Ousmane Sonko effectue un retour remarqué au sein de l’Assemblée nationale du Sénégal. Le leader du parti Pastef-Les Patriotes a été élu président de cette institution par les députés de sa formation politique, qui détient désormais 130 sièges sur les 165 disponibles au Parlement.
Cette élection intervient après la démission d’El Hadji Malick Ndiaye, fidèle allié de Sonko, qui a quitté ses fonctions dimanche dernier. Sonko remplace ainsi une figure centrale de son propre camp, marquant une étape décisive dans l’évolution politique du pays.
Devant sa résidence à la Cité Keur Gorgui, des militants du Pastef-Les Patriotes expriment leur soutien à Sonko en scandant son nom, illustrant l’engouement populaire autour de cette nomination.
Le parcours de Sonko à la tête de l’Assemblée s’annonce complexe. Son retour en tant que député, après une suspension de son mandat pour occuper le poste de Premier ministre, sera examiné lors d’une session parlementaire prévue ce mardi 26 mai 2026. Cette réintégration pourrait intensifier les tensions entre Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, tous deux issus du même parti.
Tensions institutionnelles entre alliés politiques
La situation s’est envenimée après que Sonko a critiqué publiquement certaines décisions du président Faye lors d’une séance de questions au gouvernement. Son limogeage en tant que Premier ministre a provoqué une onde de choc au sein du Pastef, où plusieurs cadres ont choisi de démissionner en signe de solidarité.
Une confrontation directe entre les deux figures du parti est désormais envisagée. Malao Kanté, politologue, souligne les risques d’une motion de censure contre le nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, nommé dans la nuit par Bassirou Diomaye Faye. « Cela risque d’installer le pays dans une situation compliquée et de bloquer le bon fonctionnement de l’État », analyse-t-il.
L’opposition dénonce une manœuvre constitutionnelle
Adama Fall, responsable du Pastef-Les Patriotes, appelle à ce que l’intérêt national prime sur les rivalités personnelles. « C’est une page de notre histoire qui se tourne. Nous sommes une génération consciente, et l’histoire ne se répétera pas dans le mauvais sens », déclare-t-il.
Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire de l’opposition Takuu Walu, dénonce une violation du règlement intérieur de l’Assemblée. Elle a appelé le président Faye à saisir le Conseil constitutionnel concernant la réintégration de Sonko, qualifiant cette initiative de coup d’État constitutionnel.
Si aucune mesure n’est prise, Sonko pourrait s’attaquer directement au fauteuil présidentiel, selon ses détracteurs. En attendant, la nomination d’un nouveau Premier ministre, banquier de formation, vise à stabiliser le pays dans une période de transition politique critique.
Cette élection de Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale marque un tournant dans la politique sénégalaise. Elle pourrait redéfinir les équilibres du pouvoir et ouvrir une nouvelle ère de gouvernance, où les alliances historiques sont remises en question.
Ousmane Sonko prend la tête du Parlement sénégalais
L’ancien Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a franchi une nouvelle étape politique majeure en étant élu président de l’Assemblée nationale. Ce basculement intervient seulement quatre jours après que le chef de l’État l’a démis de ses fonctions gouvernementales.
Un scrutin marqué par l’absence de l’opposition
Le processus électoral au sein de l’hémicycle ne s’est pas déroulé dans l’unanimité. En effet, les députés de l’opposition ont choisi de boycotter massivement la séance. Ces derniers n’ont pas hésité à qualifier cette élection de « coup d’État constitutionnel », dénonçant une manœuvre politique visant à réinstaller l’ex-chef du gouvernement au cœur du pouvoir législatif.
Cette élection s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre les différentes branches du pouvoir à Dakar. Malgré les critiques, Ousmane Sonko réintègre ainsi officiellement l’institution parlementaire, consolidant sa position sur l’échiquier politique national peu après la dissolution de la précédente législature par le président Bassirou Diomaye Faye.
Le retour de l’ancien Premier ministre sous la coupole du Parlement marque un tournant dans la gestion de la politique sénégalaise, alors que le pays se prépare à de nouveaux défis institutionnels.
temps forts
changement sur blessure
h. boudaoui (6) sort, remplacé par c. vanhoutte (24)
coup d’envoi
b. bastien donne le signal de départ