Auteur/autrice : nigeractu

  • Cinquante ans d’excellence : la coopération médicale Chine-Niger au service de la santé nigérienne

    Cinquante ans d’excellence : la coopération médicale Chine-Niger au service de la santé nigérienne

    Le mercredi 25 mars 2026, l’Hôpital Général de Référence de Niamey a été le théâtre d’une célébration marquante : le cinquantième anniversaire de la mission médicale chinoise au Niger. Le Médecin Colonel-major Garba Hakimi, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, a présidé cet événement, rendant hommage à un demi-siècle de présence ininterrompue d’équipes médicales chinoises qui ont mis leur expertise, leur dévouement et leurs compétences au service des populations nigériennes.

    Au cours de la cérémonie, le Médecin Colonel-major Garba Hakimi a vivement salué le professionnalisme, l’engagement et la discipline exemplaires des membres de la mission médicale chinoise. Leur action conjointe avec les professionnels de santé nigériens a significativement consolidé les capacités des infrastructures sanitaires et amélioré l’accès aux soins pour les citoyens du Niger. Un soutien tangible du gouvernement chinois, sous forme de médicaments et de consommables médicaux d’une valeur avoisinant 99 244 000 francs, a été officiellement réceptionné par l’Hôpital Général de Référence. Pour le ministre, la constance des missions médicales chinoises au Niger est une preuve éloquente de la volonté partagée des deux nations d’élever le niveau de vie de leurs populations et de cultiver des liens d’amitié et de solidarité profonds.

    Le Médecin Colonel-major Garba Hakimi a insisté sur l’impact multidimensionnel de cette coopération sanitaire. Ses bienfaits sont manifestes dans la prise en charge des patients, la formation continue du personnel de santé local, le transfert de savoir-faire essentiels et l’intégration de techniques médicales novatrices. Des milliers de patients ont ainsi bénéficié de traitements de haute qualité. Le ministre de la Santé a également rendu un hommage appuyé à la République populaire de Chine, qu’il a qualifiée de partenaire historique et stratégique, toujours présente pour appuyer le Niger dans ses défis de développement sanitaire. « Notre aspiration est que cette collaboration continue de s’épanouir et de générer des résultats encore plus significatifs pour le bien-être de nos populations dans les années à venir », a-t-il affirmé.

    Précédemment, S.E. Lyu Guinjun, l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Niger, avait rappelé que, depuis cinquante ans, la région autonome du Guangxi a sélectionné et envoyé près de 800 médecins et infirmiers hautement qualifiés de ses grands hôpitaux au Niger. Œuvrant en synergie avec leurs homologues nigériens, ces professionnels ont prodigué des soins à près de 1,8 million de patients locaux, incarnant ainsi de véritables ambassadeurs de l’amitié sino-nigérienne en blouse blanche. Le diplomate chinois a en outre mentionné que la vision d’une communauté de santé pour l’humanité, initiée par le Président Xi Jinping, a reçu un accueil et un soutien favorables de la part de la communauté internationale. Il a souligné que le quinzième plan quinquennal, récemment adopté par l’Assemblée populaire nationale de Chine, promet d’ouvrir de nouvelles avenues pour intensifier la coordination sanitaire entre la Chine et le Niger.

    M. Du Zhenzong, chef de la délégation de la Commission de la santé de la région autonome du Guangxi, a pour sa part mis en évidence que l’expérience historique démontre que les équipes médicales chinoises sont bien plus que des soignants ; elles sont des vecteurs de l’amitié sino-africaine. Au cours de ces cinq décennies de coopération sanitaire entre la Chine et le Niger, elles ont offert des services médicaux à plus de 2,3 millions d’individus, formé et supervisé plus de 45 000 professionnels de santé. Elles ont également bâti des liens d’amitié profonds avec le peuple nigérien et laissé un héritage durable, contribuant activement au progrès du système de santé nigérien et à l’amélioration du bien-être sanitaire de sa population.

    Le directeur général de l’Hôpital Général de Référence de Niamey, M. Daou Mamane, a exprimé sa gratitude dans son discours de bienvenue, louant les contributions remarquables des équipes médicales chinoises qui, depuis un demi-siècle, accompagnent le Niger dans l’amélioration de ses conditions de vie. Il a également souligné que ce don de médicaments représente un appui substantiel pour son établissement et, plus largement, pour l’ensemble du système de santé national. M. Mamane a assuré les donateurs que ces produits seraient distribués et utilisés au bénéfice des populations, en stricte conformité avec les normes et procédures en vigueur.

    La cérémonie s’est achevée par une remise symbolique de présents par le ministre de la Santé, le Médecin Colonel-major Garba Hakimi, à l’équipe chinoise, suivie de la signature officielle d’une convention de partenariat entre le Niger et la Chine.

  • Santé : Le Niger se dote de plusieurs établissements publics dans le domaine sanitaire – Agence Nigérienne de Presse

    Santé : Le Niger se dote de plusieurs établissements publics dans le domaine sanitaire – Agence Nigérienne de Presse

    Le traitement chinois du tarif douanier zéro « arrive à point nommé » pour les pays africains en quête d’équité commerciale, selon un expert nigérien à la Chambre de commerce (interview)
  • Forum financement santé Burkina Faso 2024 : enjeux et souveraineté sanitaire

    Forum financement santé Burkina Faso 2024 : enjeux et souveraineté sanitaire

    Forum national sur le financement de la santé au Burkina Faso : les clés d’une souveraineté sanitaire renforcée

    Inauguré le 25 mars à Ouagadougou par le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, le premier Forum national sur le financement de la santé (FONAFIS) s’est conclu avec des échanges stratégiques sur la pérennité du système de santé publique en Afrique.

    Un rassemblement d’experts pour des solutions durables

    Ce sommet de haut niveau a réuni des décideurs politiques, des spécialistes (nationaux et internationaux) ainsi que des Partenaires techniques et financiers (PTF). L’objectif ? Trouver des pistes concrètes pour mobiliser davantage de ressources locales et réduire la dépendance aux financements extérieurs dans le domaine de la santé. La résilience des systèmes sanitaires face aux crises sanitaires et économiques a également été au cœur des débats.

    Les défis du financement de la santé en Afrique

    Lors de son intervention, Mohamed Janabi, Directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, a dressé un constat préoccupant : « Un quart des dépenses de santé en Afrique subsaharienne provient de financements extérieurs ». Cette dépendance expose les pays à des risques majeurs en cas de crise économique ou géopolitique. Les participants ont donc souligné l’urgence de renforcer l’autonomie financière des systèmes de santé africains.

    Le Burkina Faso en marche vers la souveraineté sanitaire

    Dans son allocution, le Premier ministre burkinabè a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à faire de la souveraineté sanitaire un pilier central de la Révolution progressiste populaire (RPP), lancée en septembre 2022. Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a insisté sur la nécessité pour le Burkina Faso de « financer son système de santé par ses propres moyens », marquant ainsi une volonté politique forte de transformer durablement le secteur.

    Ce forum a ainsi posé les bases d’une stratégie africaine plus autonome, où chaque pays pourrait compter sur ses propres ressources pour garantir un accès universel à des soins de qualité.

  • Liberté de la presse au Sahel : la crise sécuritaire étouffe l’information indépendante

    Liberté de la presse au Sahel : la crise sécuritaire étouffe l’information indépendante

    La liberté de la presse au Sahel en danger : un constat alarmant

    Depuis les récents coups d’État au Burkina Faso, au Mali et au Niger, la liberté de la presse dans ces trois pays du Sahel s’est fortement dégradée. Le journalisme indépendant fait face à des menaces croissantes, émanant à la fois des autorités militaires et des groupes terroristes qui exploitent l’instabilité régionale. Sous prétexte de lutter contre le terrorisme et de préserver la souveraineté nationale, les régimes en place multiplient les arrestations arbitraires de journalistes, la suspension ou le blocage de médias, et même le recrutement forcé de critiques et dissidents dans leurs rangs. Les professionnels des médias qui osent couvrir de manière critique la situation sécuritaire — incluant les violations des droits humains et l’incapacité des juntes à rétablir la sécurité — sont particulièrement ciblés. Cette répression généralisée pousse les médias à l’autocensure et crée un vide informationnel sur les enjeux sécuritaires et humanitaires, comblé par une propagande d’État.

    Un recul démocratique aux conséquences régionales et globales

    Les coups d’État militaires ayant renversé les gouvernements au Sahel ont inversé des années de progrès démocratiques, avec des répercussions majeures pour la stabilité en Afrique et dans le monde. Les groupes extrémistes violents ont profité de l’incertitude politique et de la gouvernance affaiblie qui a suivi les putschs au Mali, au Burkina Faso et au Niger pour étendre leur influence.

    Les bouleversements géopolitiques et les realignements stratégiques ont également aggravé l’insécurité régionale. Les nouveaux dirigeants militaires de la région ont rompu les accords de défense avec les États-Unis et leurs partenaires européens, se retirant des forums de coopération comme la CEDEAO et le G5 Sahel au profit d’une nouvelle alliance régionale, l’Alliance des États du Sahel (AES).

    Dans ce contexte de désengagement international, le groupe Wagner, une organisation paramilitaire russe, a renforcé sa présence dans la région, servant les intérêts du Kremlin. Les juntes militaires justifient leur autoritarisme croissant par la souveraineté et la lutte antiterroriste, au mépris flagrant de la liberté de la presse. Les journalistes qui rapportent de manière critique la situation sécuritaire — incluant les violations des droits humains et l’échec des régimes à rétablir la sécurité — subissent des attaques répressives de la part d’acteurs étatiques et non étatiques.

    Des lois répressives : l’arme du cybercrime contre les médias

    Selon les observations de l’IPI, les acteurs étatiques sont les principaux responsables des violations de la liberté de la presse. Ils instrumentalisent les lois sur le cybercrime et la sécurité nationale pour arrêter, harceler et emprisonner les journalistes couvrant des sujets politiquement sensibles. L’IPI a également recensé des cas de groupes terroristes enlevant et, dans certains cas, tuant des journalistes.

    Les journalistes étrangers sont de plus en plus menacés en raison de la montée de l’anti-occidentalisme dans la région et des liens croissants avec la Russie et la Chine, qui alimentent un rejet des reportages internationaux. Des journalistes affiliés à des médias occidentaux ayant critiqué les régimes militaires du Sahel ont été soudainement expulsés, tandis que des organes de presse entiers ont été suspendus par les autorités de régulation des médias. Les médias locaux et les associations de journalistes subissent également des répressions, avec de nombreux arrêts d’activité.

    Face à la réduction de l’espace pour un journalisme indépendant, de nombreux journalistes interrogés par l’IPI pour ce rapport ont adopté l’autocensure pour éviter des représailles. Certains ont choisi de vivre et travailler en exil pour leur sécurité, tandis que d’autres sont réduits au silence, évitant soigneusement les sujets sensibles — y compris les affirmations des régimes sur la situation sécuritaire et la lutte antiterroriste — pour échapper à l’emprisonnement et au harcèlement. Comme l’a confié un journaliste malien à l’IPI : « Nous vivons dans un État policier où les gens se méfient des étrangers et craignent d’exprimer ouvertement leurs opinions ».

    Un vide informationnel exploité par la propagande d’État et les groupes extrémistes

    Cette atmosphère de peur généralisée crée un effet paralysant, conduisant à une dangereuse lacune informationnelle au Sahel, aux conséquences à la fois régionales et mondiales. À mesure que le flux d’informations critiques ralentit, un black-out se forme, permettant aux acteurs étatiques et aux groupes extrémistes violents de perpétrer des répressions sans conséquences. Cette censure entrave également l’évaluation objective de la situation sécuritaire, les juntes ciblant systématiquement les journalistes qui rapportent des attaques terroristes ou questionnent les versions officielles.

    Les civils se retrouvent de plus en plus isolés et vulnérables, privés de canaux pour accéder à des informations vitales, tandis que les observateurs locaux et internationaux peinent à documenter les violations des droits humains et à tenir les responsables pour responsables. Des acteurs extérieurs, principalement la Russie et la Chine, tirent déjà parti de ce vide informationnel — ainsi que de la montée de l’anti-occidentalisme — pour servir leurs propres intérêts dans la région via la désinformation et la propagande.

    À travers ce rapport, l’IPI souhaite alerter la communauté internationale sur les conditions de plus en plus critiques du journalisme indépendant au Sahel. Sans une action urgente pour remédier à la situation de la liberté de la presse dans la région, la perte de reportages indépendants risque d’entraîner le Sahel dans une insécurité plus profonde, un autoritarisme accru et une répression incontrôlée, privant des millions de personnes d’un accès à une information de qualité et indépendante.

    Arrestations et emprisonnements : les lois sur le cybercrime détournées à des fins politiques

    Les juntes militaires du Sahel utilisent la loi comme une arme pour arrêter, harceler et emprisonner les journalistes couvrant des sujets politiquement sensibles. Les lois sur le cybercrime, en particulier, sont devenues un outil puissant de censure, reflétant une tendance mondiale. Les recherches de l’IPI ont montré que les gouvernements du monde entier abusent de ces lois — souvent présentées comme des mesures de protection de la sécurité nationale ou de lutte contre la désinformation — pour cibler et censurer la presse.

    Parmi les pays du Sahel, le Niger s’est distingué comme le principal emprisonneur de journalistes ces derniers temps. Les autorités nigériennes invoquent fréquemment la loi sur la cybersécurité pour harceler et emprisonner les journalistes, en particulier ceux qui traitent de sujets liés à la sécurité. Avant le coup d’État, le gouvernement du président Mohamed Bazoum avait amendé cette loi pour supprimer les peines de prison pour des infractions comme la diffamation. Cependant, sous le régime militaire, ces avancées fragiles ont été balayées et remplacées par des sanctions plus sévères.

    Quelques exemples marquants :

    • En janvier 2026, le journaliste de la Deutsche Welle Gazali Abdou a été arrêté et inculpé de « diffusion de rapports pouvant troubler l’ordre public » en vertu de la loi nigérienne sur le cybercrime. Son arrestation fait suite à son reportage sur les conditions de vie déplorables des réfugiés nigérians dans la capitale, Niamey.
    • Les journalistes Ibro Chaibou, Youssouf Seriba et Oumarou Abou Kané sont incarcérés depuis novembre 2025 sous l’accusation de « tentative de trouble à l’ordre public » selon la loi nigérienne sur le cybercrime.
    • En mai 2025, Hamid Mahmoud, Massaouda Jaharou et Mahaman Sani, journalistes de Sahara FM à Agadez, ont été arrêtés pour avoir diffusé un article sur la fin de la coopération entre le groupe paramilitaire russe Wagner et les autorités nigériennes. Massaouda Jaharou a été libérée, mais les deux autres ont été inculpés de « atteinte à la défense nationale » et de « complot contre l’autorité de l’État ».

    Cette tendance s’étend au reste de la région. Au Mali, la loi sur le cybercrime est fréquemment utilisée pour cibler les journalistes et les critiques, sous des accusations d’atteinte à la crédibilité de l’État, de diffamation ou de diffusion de fausses informations. Les personnes visées risquent jusqu’à 10 ans de prison.

    L’unité malienne de lutte contre la cybercriminalité a ciblé des journalistes comme Alfousseni Togo, Issiaka Tamboura, Youssou Traoré et Kassim Traoré pour leurs publications en ligne critiquant le système judiciaire malien. Togo a été condamné à une amende et à huit mois de prison avec sursis pour diffamation, insulte et atteinte à la réputation de l’État. En juillet 2025, Tamboura, Traoré et Kassim ont été inculpés de diffamation en ligne après une plainte déposée par un magistrat local.

    Au Burkina Faso, plusieurs journalistes ont été détenus et interrogés en 2025 par les forces de sécurité après la fuite d’une interview du leader militaire Ibrahim Traoré, commémorant le troisième anniversaire du coup d’État.

    Blocus médiatique : suspension et blocage des médias nationaux et internationaux

    Depuis les prises de pouvoir militaires, les autorités des trois pays ont fortement réduit l’indépendance des organes de régulation des médias, qui servent désormais à museler les médias critiques, en particulier sur les questions de sécurité et de violations des droits humains.

    Au Burkina Faso, les autorités ont modifié la loi pour permettre au chef de l’État de nommer directement le président du Conseil supérieur de la communication (CSC), mettant fin à un système où le président était élu par ses pairs. Cette réforme a mis fin à une période d’indépendance relative du CSC. En janvier 2026, les autorités ont fusionné le CSC avec l’Autorité de protection des données (FIL), préparant le terrain pour un contrôle accru sur cette nouvelle institution.

    Au Niger, les autorités ont créé en septembre 2023 l’Observatoire national de la communication (ONC), un organe de régulation des médias contrôlé par l’État, remplaçant le Conseil supérieur de la communication (CSC), un organe indépendant.

    Au Mali, en février 2025, les autorités ont adopté deux décrets augmentant de 900 % les frais de licence pour les médias, une mesure perçue comme une tentative de coercition pour aligner les médias locaux sur les narratives contrôlées par l’État.

    Parallèlement, les autorités des trois pays ont suspendu des médias locaux et étrangers, en particulier français et occidentaux, souvent pour des reportages critiques sur les juntes militaires, les défis sécuritaires ou les allégations de violations des droits humains.

    Cas emblématiques au Mali :

    • RFI et France 24 ont été suspendus en 2022 pour avoir rapporté des allégations de meurtres de civils par les forces armées.
    • LCI (La Chaîne Info) a subi plusieurs suspensions, dont une de deux mois en 2024 pour avoir diffusé de « fausses accusations » d’atrocités commises par les forces armées maliennes et leurs partenaires russes. La chaîne reste bloquée.
    • France 2 a été banni pour quatre mois en 2024 pour son reportage sur la situation sécuritaire, accusé de « glorifier le terrorisme » en comparant la force des groupes armés terroristes à celle des forces armées maliennes.
    • TV5Monde a été suspendu à plusieurs reprises, notamment en septembre 2024 pour un reportage sur des décès de civils dans des frappes de drones dans le nord-est du Mali, et en mai 2025 pour « manipulation flagrante de l’opinion publique » après une couverture d’une manifestation d’un parti politique.
    • En janvier 2026, la vente et la distribution du magazine panafricain Jeune Afrique ont été interdites pour son reportage sur l’activité jihadiste et la crise du carburant.
    • La chaîne locale Joliba TV a été suspendue pour six mois en 2024 suite à une plainte déposée par le Burkina Faso contre des commentaires jugés déstabilisateurs pour ce pays.

    Cas emblématiques au Burkina Faso :

    • RFI a été suspendu depuis décembre 2022 pour son reportage sur l’activité terroriste dans le pays, accusé d’être un « porte-voix » des groupes terroristes. France 24 a été suspendu en mars 2023 pour un interview avec le chef d’une branche locale d’Al-Qaïda, et LCI en juillet 2023 pour avoir diffusé de « fausses informations » sur la situation sécuritaire. Les trois médias restent inaccessibles.
    • Jeune Afrique a été bloqué en 2023 pour avoir tenté de discréditer les forces armées après un reportage sur les tensions au sein de l’armée.
    • En avril 2024, plusieurs médias internationaux, dont la BBC, Voice of America, Deutsche Welle, The Guardian et Le Monde, ont été bloqués indéfiniment après avoir relayé un rapport d’Human Rights Watch accusant les forces armées du pays de massacres de civils. Beaucoup de ces médias restent inaccessibles.
    • La radio locale Omega FM a été suspendue à deux reprises : en août 2023 pour avoir reçu un critique du coup d’État au Niger, et en août 2025 pour une publication Facebook jugée « malveillante et discourtoise » envers les autorités burkinabè.

    Cas emblématiques au Niger :

    • RFI et France 24 ont été bloqués après le coup d’État de 2023.
    • La BBC a été suspendue pour trois mois en décembre 2024 pour « diffusion de fausses nouvelles » après avoir rapporté des attaques de groupes jihadistes ayant tué des soldats et des civils.

    En plus des blocages, les autorités ont expulsé des journalistes étrangers. Au Burkina Faso, Sophie Douce (Le Monde) et Agnès Faivre (Libération) ont été expulsées pour leur enquête sur une vidéo montrant la mort d’enfants dans une caserne militaire. Au Mali, Benjamin Roger, journaliste de Jeune Afrique, a été expulsé en février 2022, moins de 24 heures après son arrivée à Bamako, sous prétexte de manque d’accréditation.

    Répression transfrontalière : les journalistes visés pour leurs critiques

    Une particularité du Sahel est la répression transfrontalière, où les journalistes sont ciblés pour leurs reportages ou commentaires sur les régimes militaires voisins. Des cas incluent :

    • En mars 2026, le journaliste malien Youssouf Sissoko, du journal L’Alternance, a été condamné à deux ans de prison et à une amende pour avoir critiqué le leader militaire nigérien, le général Abdourahamane Tiani.
    • En mai 2025, le journaliste malien Seydou Oumar Traoré a été condamné à un an de prison pour avoir critiqué le leader militaire guinéen Mamadou Doumbouya.

    Sécurité des journalistes menacée : enlèvements et conscription forcée

    La menace contre la sécurité des journalistes au Sahel, émanant principalement des groupes jihadistes opérant dans la région, s’est aggravée après les coups d’État.

    Les enlèvements de journalistes restent une préoccupation majeure, en particulier au Mali. En 2013, les journalistes français Ghislain Dupont et Claude Verlon de RFI ont été enlevés et tués dans le nord du Mali. En novembre 2023, le groupe État islamique au Sahel a enlevé deux journalistes de Radio Coton d’Ansongo, Saleck Ag Jiddou et Moustaph Koné, tandis qu’un troisième, Abdoul Aziz Djibrilla, a été tué. En octobre 2025, un groupe jihadiste lié à Al-Qaïda a enlevé deux journalistes de la télévision publique malienne ORTM, Daouda Koné et Salif Sangaré, libérés fin décembre après trois mois de captivité. Dans un autre cas, le journaliste El Bachir Thiam a été enlevé en mai et libéré en septembre, les forces de sécurité de l’État étant suspectées d’être responsables de sa disparition forcée.

    Au Burkina Faso, les journalistes ont également été victimes de conscription militaire forcée. En 2023, le régime militaire a promulgué un décret permettant l’enrôlement forcé de civils pour répondre aux attaques terroristes croissantes. Les autorités ont utilisé ce décret pour cibler des journalistes et des critiques du gouvernement militaire. Au moins sept journalistes ont été enrôlés de force et envoyés au front pour combattre les groupes terroristes. En juillet 2025, plusieurs journalistes, dont le président de l’Association des journalistes du Burkina Faso, ont été libérés après des mois de détention. Le sort de deux journalistes, Serge Oulon et Moussa Serab, reste inconnu.

    Pression sur la société civile : la fermeture des associations de presse

    Les autorités militaires des trois pays intensifient la pression sur les groupes de la société civile qui défendent la liberté de la presse et d’expression.

    Au Niger, les autorités ont suspendu la Maison de la Presse, une association de presse locale représentant plus de 30 organes médiatiques, de toute activité.

    Au Burkina Faso, les autorités ont dissous l’Association des journalistes du Burkina Faso en mars 2025, l’accusant de ne pas respecter la loi de 2015 sur les associations. Début 2025, le Burkina Faso a également dissous tous les partis politiques.

    Au Mali, la Maison de la Presse a subi une forte pression gouvernementale après avoir critiqué une directive interdisant aux médias de rapporter les activités des partis politiques. Bien que la Maison de la Presse reste opérationnelle, sa capacité à agir en tant que gardien de la liberté de la presse a été severely affaiblie.

    Appel à l’action : protéger la liberté de la presse au Sahel

    Face à cette situation alarmante, une pression internationale urgente est nécessaire pour inciter les autorités du Niger, du Mali et du Burkina Faso à respecter la liberté des médias et à protéger la sécurité des journalistes.

    Les mesures urgentes incluent :

    • Mettre fin à tout harcèlement des journalistes en réponse à leurs reportages.
    • Réformer les législations, en particulier les lois sur le cybercrime, pour empêcher les abus.
    • Autoriser les médias locaux et internationaux à couvrir librement les sujets d’intérêt public et international sans crainte de représailles.
    • Lever les interdictions imposées aux médias et journalistes locaux et étrangers.
    • Rétablir l’indépendance des organes de régulation des médias.
    • Enquêter sur toutes les attaques contre les journalistes et traduire les responsables en justice.
    • Permettre aux organisations de la société civile, y compris celles travaillant à la protection de la presse, de fonctionner librement.
  • Projet clé de la Banque mondiale pour la santé et l’éducation au Mali

    Projet clé de la Banque mondiale pour la santé et l’éducation au Mali

    Un soutien majeur de la Banque mondiale pour préserver l’éducation et la santé au Mali

    Le Mali bénéficie d’un appui financier exceptionnel de la Banque mondiale pour maintenir l’accès aux services de santé et d’éducation, essentiels au développement du pays. Une enveloppe de 150 millions de dollars, octroyée par l’Association Internationale de Développement (IDA), a été spécialement conçue pour surmonter les défis actuels liés au climat, à la sécurité et à l’économie.

    Un financement dédié à la continuité des services essentiels

    Le Projet d’accès d’urgence aux services essentiels au Mali se concentre sur deux secteurs prioritaires : la santé et l’éducation. Son objectif ? Garantir le fonctionnement ininterrompu des infrastructures sanitaires et éducatives à travers le pays.

    Renforcer le système de santé malien

    Dans le domaine médical, ce projet finance les coûts opérationnels des centres de santé, l’approvisionnement en vaccins et médicaments, ainsi que la prise en charge gratuite des soins pour les femmes en âge de procréer et les enfants de moins de cinq ans. Par ailleurs, il améliore les compétences des professionnels de santé pour mieux répondre aux risques sanitaires liés au changement climatique.

    Soutenir l’éducation et la scolarisation

    Côté éducation, le projet couvre l’ensemble du parcours scolaire. Il permet l’achat de matériels pédagogiques, l’attribution de bourses scolaires aux élèves les plus démunis et l’organisation des examens nationaux dans des conditions optimales. Ces mesures visent à maintenir la continuité éducative et à favoriser l’épanouissement des jeunes Maliens.

    Un impact humain et économique significatif

    Ce financement ciblé touche directement 2,3 millions de personnes, dont 1,4 million de femmes et 391 395 enfants de moins de cinq ans. Dans le secteur éducatif, 1,1 million d’élèves bénéficieront d’un accompagnement adapté pour assurer leur réussite scolaire.

    Clara de Sousa, directrice de division du Groupe Banque mondiale pour le Mali, souligne l’importance de cette initiative : « Préserver l’accès aux services de santé et d’éducation dans un contexte de contraintes budgétaires renforce le capital humain et la productivité future. Des enfants en bonne santé et des mères éduquées forment la base d’une main-d’œuvre durable et compétitive. »

    Une collaboration renforcée pour des résultats durables

    Ce projet s’inscrit dans la stratégie globale du Groupe de la Banque mondiale pour l’emploi et le développement du capital humain. Il complète les efforts des partenaires internationaux et s’appuie sur des consultations approfondies et des mécanismes de coordination pour une mise en œuvre fluide et efficace.

  • Décision controversée de la caf sur la can 2025 : le Maroc sacré champion à la place du Sénégal

    Décision controversée de la caf sur la can 2025 : le Maroc sacré champion à la place du Sénégal

    Le football africain a été secoué par un revirement historique lors de la finale de la CAN 2025, où le Maroc a été déclaré vainqueur par forfait sur tapis vert (3-0), privant ainsi le Sénégal du titre continental qu’il avait remporté sur le terrain avec un score de 1-0. La décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) s’appuie sur les articles 82 et 84 du règlement de la compétition, invoquant un retrait présumé de l’équipe sénégalaise pendant une dizaine de minutes.

    Cette sentence, qui contredit la reprise et la conclusion du match par l’arbitre, soulève des questions fondamentales sur l’application des règles sportives. Pourquoi le Jury d’appel a-t-il choisi d’ignorer la décision de l’arbitre, qui avait poursuivi la rencontre jusqu’à son terme ? Quels sont les impacts juridiques et sportifs de cette décision ? Dans cette analyse, un expert en droit du sport, Abdoulaye Sakho, éclaire les zones d’ombre de cette affaire.


    Les bases légales de la disqualification du Sénégal : que dit le règlement de la CAN ?

    La décision du Jury d’appel de la CAF repose sur le chapitre 35 du règlement de la CAN, consacré aux retraits d’équipes, et plus précisément sur les articles 82 et 84. Ces textes encadrent les situations où une équipe quitte le terrain avant la fin du match, qualifiant cette action de retrait plutôt que d’abandon.

    En vertu de l’article 84, la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a été déclarée victorieuse par forfait, avec un score homologué de 3-0, malgré la victoire du Sénégal sur le terrain.

    Cette qualification juridique est cruciale, car elle détermine le régime applicable. Une erreur de qualification peut entraîner des conséquences imprévues, comme le démontre cette affaire. Le droit du sport, comme la médecine, exige un diagnostic précis pour appliquer le bon traitement.

    Pourquoi le Jury d’appel a-t-il contredit l’arbitre ? Analyse des motifs

    Les motivations exactes du Jury d’appel restent floues, mais celui-ci a agi en toute indépendance, en tant qu’organe souverain de la CAF. L’arbitre, lui, avait choisi de suspendre temporairement le match après le retrait de certains joueurs sénégalais, puis de le reprendre sous son contrôle. Pourquoi le Jury a-t-il ignoré cette approche, pourtant conforme à la loi 5 de l’IFAB ?

    Cette loi accorde à l’arbitre un pouvoir discrétionnaire étendu :

    « L’arbitre dispose de l’autorité nécessaire pour faire respecter les Lois du jeu, suspendre ou arrêter définitivement le match en cas d’infraction ou d’interférences extérieures. »

    Aucun délai n’est imposé pour considérer un match comme abandonné. L’arbitre est le seul maître du jeu, et ses décisions, y compris le résultat final, s’imposent à tous (erga omnes). Pourtant, dans cette affaire, le Jury d’appel a choisi de privilégier une interprétation stricte du règlement plutôt que l’autorité de l’arbitre.

    Un précédent historique pour le football africain

    Cette situation est sans précédent dans une finale de CAN. Le football africain a connu des matchs interrompus ou rejoués, mais jamais un revirement aussi radical après une conclusion sur le terrain. Un cas similaire remonte aux éliminatoires de la Coupe du monde 2018, où l’Afrique du Sud et le Sénégal avaient dû rejouer un match en raison d’une erreur arbitrale avérée.

    D’autres exemples marquants incluent la finale de la Ligue des champions africaine 2019, où le Wydad Casablanca avait refusé de reprendre le jeu après un litige sur la VAR. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) avait alors retenu l’abandon de l’équipe marocaine, annulant le match. Cependant, la différence majeure avec la CAN 2025 réside dans le fait que le Sénégal avait repris et terminé le match, tandis que le Wydad ne l’avait jamais fait.

    Quelles sont les options du Sénégal après cette décision ?

    Le Sénégal a déjà fait appel de la décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), une procédure classique en droit du sport. Le dépôt d’un appel coûte 1 000 francs suisses (environ 1 279 dollars américains) et ouvre une phase d’échange de mémoires, suivie d’une plaidoirie. La Fédération sénégalaise de football (FSF) a également demandé une suspension de la décision de la CAF, lui permettant de conserver son titre jusqu’à la sentence finale du TAS, attendue dans les mois à venir.

    Cette affaire illustre des enjeux complexes du droit du sport : l’interprétation des règlements, les pouvoirs de l’arbitre, la composition des organes juridictionnels, et surtout, la notion d’estoppel, qui impose une cohérence dans les décisions judiciaires. Un cas d’école pour les juristes et les passionnés de football.

  • Affaire CAN 2025 : le Sénégal saisit le TAS pour son titre contesté

    Affaire CAN 2025 : le Sénégal saisit le TAS pour son titre contesté

    Déchus de leur titre de champion d’Afrique par la Confédération africaine de football (CAF), les Lions de la Teranga ont formellement déposé un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui s’engage à rendre une décision « dans les meilleurs délais ».

    Le Sénégal a officiellement interjeté appel. Une semaine après l’annonce de la décision de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer aux Sénégalais leur titre de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, en raison de leur sortie du terrain lors de la finale contre le Maroc, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a confirmé ce mercredi avoir « enregistré un appel de la Fédération sénégalaise ».

    Cet appel était vivement attendu. Comme prévu, le Sénégal exige l’annulation de la résolution de la CAF et la restitution de son titre, brillamment remporté sur le terrain en prolongation grâce à un but décisif de Pape Gueye. La finale avait été marquée par une controverse majeure en fin de partie, lorsque l’arbitre avait accordé un pénalty aux Marocains, finalement manqué par Brahim Diaz. En signe de protestation, les joueurs sénégalais avaient alors momentanément quitté la pelouse, avant de reprendre le jeu quelques instants plus tard.

    « Une formation arbitrale du TAS sera désignée pour statuer sur cette affaire, après quoi un calendrier procédural sera défini », a précisé l’instance dans un communiqué. Aucune date d’audience n’a encore été fixée à ce jour.

    « Le TAS est parfaitement outillé pour traiter ce type de litiges, grâce à l’expertise d’arbitres spécialisés et indépendants », a affirmé Matthieu Reeb, directeur général du TAS. « Nous sommes conscients de l’impatience des équipes et des supporters à connaître la décision finale le plus rapidement possible, et nous veillerons à ce que la procédure arbitrale soit menée dans les délais les plus courts, tout en garantissant à toutes les parties un procès équitable. »

  • Financement endogène santé sexuelle Burkina Faso : enjeux et solutions locales

    Financement endogène santé sexuelle Burkina Faso : enjeux et solutions locales

    Financer la santé sexuelle au Burkina Faso par des solutions locales : un impératif face aux défis actuels

    La santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso traverse une période critique, marquée par une réduction drastique des financements internationaux et une crise sécuritaire persistante. Dans ce contexte, les acteurs locaux et les communautés doivent désormais prendre les devants pour préserver les droits fondamentaux en matière de planification familiale et de santé reproductive.

    Selon les dernières données du ministère de la Santé, jusqu’à 81 % des fonds alloués à ce secteur provenaient de partenaires extérieurs. Avec leur retrait progressif, le pays se trouve face à un déficit financier majeur, menaçant la continuité des services essentiels. Face à cette situation, des alternatives endogènes et durables s’imposent comme une nécessité absolue.

    Désiré Thiombiano, directeur de AMS Synergie Burkina Faso

    Des solutions locales pour une santé sexuelle autonome

    Désiré Thiombiano, directeur de AMS Synergie Burkina Faso, insiste sur l’urgence d’agir localement. Pour lui, « il est temps de cesser de dépendre des partenaires étrangers. Les Burkinabè doivent s’investir activement dans la santé sexuelle pour lutter contre les grossesses précoces, les mariages forcés et la mortalité maternelle ».

    Plusieurs axes stratégiques émergent pour mobiliser les ressources internes :

    • Sensibilisation des populations : informer les citoyens sur l’importance de contribuer financièrement à ces services vitaux.
    • Implication des leaders communautaires : associer les figures religieuses et traditionnelles pour renforcer l’adhésion aux campagnes de santé reproductive.
    • Collecte communautaire transparente : instaurer des mécanismes de financement local via les collectivités territoriales pour une gestion rigoureuse des fonds.

    L’engagement de l’État et des partenaires nationaux

    Malgré les difficultés, le gouvernement burkinabè a déjà engagé des actions concrètes. Entre 2020 et 2025, près de 3,9 milliards de francs CFA ont été investis dans l’achat de produits contraceptifs. Ces efforts, bien que notables, restent insuffisants face à l’ampleur des besoins. « La mobilisation des ressources endogènes est une priorité stratégique », souligne la représentante de la Direction de la santé de la famille.

    Les zones rurales et les régions en proie à l’insécurité bénéficient d’une attention particulière, où l’accès aux soins est le plus limité. L’État mise sur des solutions durables pour garantir l’autonomie sanitaire du pays.

    Boureima Sanga, coordinateur du REMAPSEN Burkina Faso

    Le rôle clé des médias dans la promotion des financements locaux

    Boureima Sanga, coordinateur du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN), rappelle l’importance de l’information. « Dans un contexte de crises multiples, les médias doivent maîtriser les mécanismes de financement endogène. Leur rôle est crucial pour sensibiliser les populations et soutenir la souveraineté sanitaire du Burkina Faso ».

    Le REMAPSEN, créé en 2020, organise régulièrement des rencontres de plaidoyer avec l’appui du Partenariat de Ouagadougou. Ces initiatives visent à renforcer les capacités des journalistes et à promouvoir des solutions locales et pérennes en matière de santé sexuelle et reproductive.

    Pourquoi ces alternatives endogènes sont-elles indispensables ?

    Les avantages des solutions locales sont multiples :

    • Durabilité : une gestion autonome des fonds assure une continuité des services, même en cas de retrait des bailleurs.
    • Appropriation citoyenne : l’implication des communautés renforce l’adhésion aux programmes de santé reproductive.
    • Résilience : les mécanismes locaux s’adaptent mieux aux réalités du terrain, notamment dans les zones reculées.

    En conclusion, le Burkina Faso doit accélérer sa transition vers des modèles de financement endogènes pour garantir les droits en santé sexuelle et reproductive. Cette démarche, bien que complexe, est la clé pour assurer un avenir plus sain et plus autonome à sa population.

  • Togo : l’inflation des prix à la consommation, une progression mesurée en février 2026

    Togo : l’inflation des prix à la consommation, une progression mesurée en février 2026

    En février 2026, l’économie togolaise a enregistré une évolution notable de son indicateur des prix à la consommation. Les données officielles révèlent une progression modérée de l’inflation au Togo, signalant une tendance à la hausse, bien que sous contrôle.

    Durant ce mois, la hausse des prix a atteint 0,4 %, marquant un léger accroissement par rapport au mois précédent. En effet, en janvier, l’indice des prix à la consommation s’était établi à 0,2 %, indiquant une accélération de 0,2 point de pourcentage.

    Malgré cette progression, les analystes s’accordent à dire que la situation reflète une stabilité relative dans l’environnement économique du pays, avec des pressions inflationnistes qui demeurent contenues et gérables pour les ménages et les entreprises.

  • Washington s’efforce de raviver sa présence diplomatique au Sahel, focalisant sur Niamey après ses démarches à Bamako et Ouagadougou

    Washington s’efforce de raviver sa présence diplomatique au Sahel, focalisant sur Niamey après ses démarches à Bamako et Ouagadougou

    L’engagement diplomatique des États-Unis au Sahel est en pleine intensification. Washington multiplie les ouvertures stratégiques vers le Niger, s’inscrivant dans la lignée de démarches similaires observées antérieurement au Mali et au Burkina Faso. Cette série d’initiatives s’inscrit dans une tentative de

  • Faure Gnassingbé : un jeu diplomatique subtil entre Russie, CEDEAO et AES

    Faure Gnassingbé : un jeu diplomatique subtil entre Russie, CEDEAO et AES

    Faure Gnassingbé lors d'un sommet diplomatique à Abuja en décembre 2025

    Le Togo adopte une approche diplomatique discrète mais stratégique. Le 9 mars, Andreï Belousov, ministre russe de la Défense, s’est rendu à Lomé où il a été reçu par Faure Essozimna Gnassingbé. Bien que cette visite ait été confirmée par une source proche de la présidence togolaise, aucune annonce officielle n’a été publiée.

    Une diplomatie de l’ombre pour préserver des équilibres

    Cette rencontre illustre la stratégie de Faure Gnassingbé, qui navigue entre plusieurs blocs géopolitiques sans prendre parti ouvertement. Le Togo, bien que membre de la CEDEAO, entretient des liens avec la Russie et l’Alliance des États du Sahel (AES), composée du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

    Cette position médiane permet à Faure Gnassingbé de maintenir des relations diversifiées, essentielles pour la stabilité et le développement du pays. En évitant les tensions, il sécurise des partenariats économiques et politiques variés.

    Pourquoi cette stratégie est-elle gagnante ?

    • Diversité des alliances : le Togo bénéficie de soutiens multiples, réduisant sa dépendance à un seul bloc.
    • Stabilité régionale : en évitant les conflits, le pays préserve sa sécurité et son économie.
    • Opportunités économiques : cette neutralité attire des investissements de sources variées.

    Un jeu diplomatique qui reflète une vision à long terme

    La discrétion du Togo dans ses communications officielles est calculée. Elle permet au pays de négocier sans pression externe, tout en renforçant son image de médiateur crédible. Faure Gnassingbé mise sur cette approche pour consolider le rôle du Togo comme acteur clé en Afrique de l’Ouest.

    En équilibrant ses relations avec la CEDEAO, la Russie et l’AES, il démontre une maîtrise des enjeux géopolitiques, essentielle pour un pays comme le Togo, situé au cœur de dynamiques régionales complexes.

  • Ligue des champions : Le résultat des huitièmes et le programme des quarts

    Ligue des champions : Le résultat des huitièmes et le programme des quarts

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    Ligue des champions : Le résultat des huitièmes et le programme des quarts

    Le choc attendu PSG – Liverpool aura bien lieu, après leurs victoires contre Chelsea et Galatasaray. Découvrez les résultats des huitièmes de finale de l’UEFA Champions League, et le programme complet des quarts de finale.