Auteur/autrice : nigeractu

  • Le Parc des Princes ouvre ses portes pour la finale de la Ligue des champions du PSG

    Le Parc des Princes ouvre ses portes pour la finale de la Ligue des champions du PSG

    Le Parc des Princes s’apprête à accueillir les supporters pour la finale de la Ligue des champions

    Le Paris Saint-Germain réitère une initiative couronnée de succès en organisant une retransmission en direct de sa finale de Ligue des champions au Parc des Princes. Le samedi 30 mai, les fidèles du club parisien auront l’opportunité de vivre collectivement le choc face à Arsenal, qui se déroulera à la Puskas Arena de Budapest.

    Une ambiance électrique garantie au cœur du stade

    Pour cette soirée mémorable, des écrans géants seront déployés sur la pelouse emblématique du Parc des Princes, transformant le stade en un lieu de rassemblement grandiose. L’objectif est de permettre aux milliers de fans restés à Paris de partager l’intensité et les émotions de cette rencontre européenne cruciale. Le club promet une atmosphère digne des plus grands soirs de football, rappelant le succès retentissant de l’événement similaire organisé la saison passée.

    Le coup d’envoi de cette finale tant attendue est programmé pour 18 heures. La vente des billets pour assister à cette retransmission exclusive au Parc des Princes sera lancée prochainement. Une priorité sera accordée aux abonnés du club ainsi qu’aux membres du programme de fidélité MyParis. Des détails supplémentaires sur les modalités d’acquisition des places seront communiqués par le Paris Saint-Germain ce jeudi.

    Il est à noter qu’en dehors de cette organisation au Parc des Princes, aucune fan-zone officielle ne sera établie dans la capitale française pour cette finale de Ligue des champions opposant le PSG à Arsenal. Le rendez-vous est donc donné au cœur de l’enceinte parisienne pour tous ceux qui souhaitent vibrer ensemble pour leur équipe.

  • Modernisation du secteur minier au Tchad : la ministre Fatimé Haram Acyl félicite la SONEMIC

    Modernisation du secteur minier au Tchad : la ministre Fatimé Haram Acyl félicite la SONEMIC

    Une avancée technologique majeure pour la gestion minière

    Lors de la présentation du bilan d’activité de la Société nationale d’exploitation minière et de commercialisation (SONEMIC), la ministre des Mines, Fatimé Haram Acyl, a exprimé son admiration pour les progrès réalisés. Elle a particulièrement mis en avant un logiciel de traçabilité conçu intégralement par des experts du Tchad. Cet outil numérique, qui gère déjà 147 autorisations, assure une liaison directe avec les services des douanes et des impôts, garantissant ainsi une transparence accrue dans le secteur.

    Cartographie et partenariats stratégiques mondiaux

    L’ambition de la SONEMIC s’étend également à la sécurisation des ressources. Une opération de cartographie a été lancée dans plusieurs provinces pour fiabiliser les données géologiques et prévenir les tensions sociales. Parallèlement, le Tchad renforce sa présence internationale. Des discussions sont en cours avec les Émirats concernant le traitement des eaux et la mise en place d’une unité de raffinage pour l’antimoine, illustrant une volonté de transformation industrielle.

    Une vision unifiée pour la croissance économique

    Pour la ministre, la réussite de ces réformes repose sur une communication efficace et une synergie d’action. En s’alignant sur les orientations du Chef de l’État, le secteur extractif doit devenir un pilier de l’emploi et du développement pérenne. Fatimé Haram Acyl a conclu en soulignant que cette dynamique collective est essentielle pour que le pays tire pleinement profit de ses richesses naturelles.

  • Ousmane Sonko lance une grande restructuration interne au Pastef

    Ousmane Sonko lance une grande restructuration interne au Pastef

    Sous l’impulsion de son leader Ousmane Sonko, le Pastef entame une transformation profonde de son École du parti. Cette démarche stratégique intervient en amont du congrès prévu pour l’année 2026, avec l’ambition de perfectionner l’apprentissage et l’encadrement des sympathisants pour accroître l’impact de la formation politique.

    Rencontre du bureau politique de Pastef : Les grandes décisions prises par Ousmane Sonko

    Une nouvelle architecture pour l’École du parti

    Dans la perspective de son premier rassemblement majeur fixé au 6 juin 2026, le Pastef a officialisé une refonte de l’organisation de son pôle éducatif. Selon les directives de la formation, ce réajustement s’intègre dans une volonté de structuration interne plus rigoureuse, visant à fluidifier la coordination des programmes de formation militante.

    Le Secrétariat national chargé de la formation, dirigé par Malick Sy, a élaboré un schéma organisationnel inédit. L’objectif principal est de s’adapter aux nouveaux défis de massification et de professionnaliser l’instruction des membres. Cette mutation repose sur trois piliers essentiels : une approche territoriale, fonctionnelle et thématique.

    Optimiser la formation à l’échelle nationale et internationale

    Cette réorganisation du Pastef ne se limite pas aux frontières nationales. Elle vise à instaurer une meilleure synergie dans les actions pédagogiques, tant au niveau local qu’à l’étranger. En renforçant ses structures, le parti d’Ousmane Sonko souhaite garantir un encadrement de qualité pour tous ses militants, consolidant ainsi ses bases avant les échéances futures.

  • Tension à Abidjan : Assalé Tiémoko Antoine bloqué à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny

    Tension à Abidjan : Assalé Tiémoko Antoine bloqué à l’aéroport Félix-Houphouët-Boigny

    Le mouvement politique ADCI exprime sa vive indignation suite à l’interdiction de sortie du territoire signifiée à son leader, Assalé Tiémoko Antoine. Ce dernier a été empêché de prendre son vol pour le Canada le 11 mai 2026. Le parti dénonce une manœuvre visant à humilier son président et réclame des éclaircissements sur cette restriction de liberté qui n’avait jamais été notifiée officiellement auparavant.

    Un empêchement inattendu lors d’une mission politique

    Ce lundi 11 mai 2026, Assalé Tiémoko Antoine, qui préside le mouvement Aujourd’hui et Demain la Côte d’Ivoire (ADCI), s’apprêtait à entamer une tournée de mobilisation en Amérique du Nord. Ce déplacement, prévu jusqu’au 26 mai, visait à structurer les bases du parti au sein de la diaspora ivoirienne, une initiative déjà annoncée publiquement lors d’un séminaire à Nantes en mars dernier.

    Pourtant, le parcours judiciaire récent de l’élu laissait présager une situation régularisée. Le 23 avril 2026, le procureur adjoint, Abou Sherif, avait formellement levé sa garde à vue, lui restituant sa liberté de mouvement. Après une hospitalisation jusqu’au 25 avril et une période de convalescence, le président de l’ADCI avait repris ses activités normales, sans qu’aucune charge ou contrôle judiciaire ne lui soit signifié par la suite.

    Le récit des événements à l’aéroport d’Abidjan

    Arrivé à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, Assalé Tiémoko Antoine a franchi les étapes de contrôle habituelles sans encombre. Ce n’est qu’à seulement vingt minutes du décollage qu’un officier de police l’a conduit vers les bureaux du commissariat de l’aéroport. C’est là qu’il a appris, par l’intermédiaire du commissaire, que le procureur de la République avait ordonné son blocage au sol.

    Malgré des tentatives répétées pour entrer en contact avec le parquet, le dirigeant politique est resté sans réponse. Il a été contraint d’attendre dans les locaux de la police jusqu’au départ de son vol à 21h10, avant d’être autorisé à rentrer chez lui librement.

    L’ADCI dénonce une atteinte à la dignité

    Le secrétariat exécutif de l’ADCI, représenté par Roger Youan, s’insurge contre ce qu’il qualifie de manque d’élégance républicaine. Le parti souligne qu’aucune notification officielle de restriction de voyage n’a été transmise à l’intéressé ou à son équipe de défense depuis le mois d’avril. Pour l’organisation, ce silence suivi d’une intervention de dernière minute à l’aéroport s’apparente à un piège orchestré.

    L’ADCI réaffirme que Assalé Tiémoko Antoine est un citoyen respectueux des lois et des institutions, n’ayant aucune intention de fuir ses responsabilités. Le mouvement appelle ses sympathisants à faire preuve de calme et de retenue, tout en assurant qu’il suivra de près l’évolution de cette situation préoccupante pour les droits civiques en Côte d’Ivoire.

  • Tchad : l’opposition dénonce un verrouillage politique total sous Mahamat Idriss Déby

    Tchad : l’opposition dénonce un verrouillage politique total sous Mahamat Idriss Déby

    Face à la lourde condamnation de huit figures de la contestation au Tchad, Alifa Younous Mahamat, le représentant du Parti socialiste sans frontières (PSF) pour la France et l’Europe, s’insurge contre les méthodes du gouvernement de Mahamat Idriss Déby. Selon lui, le pouvoir en place s’efforce de neutraliser toute forme de contradiction politique.

    Tchad : «Toute voix dissidente est systématiquement réduite», alerte l’opposant Alifa Younous Mahamat

    Une justice tchadienne sous influence politique

    Le verdict est tombé à N’Djamena : huit cadres appartenant au Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), la coalition majeure de l’opposition, ont écopé de huit ans de réclusion criminelle. Alifa Younous Mahamat fustige ce qu’il qualifie de sentences arbitraires. « Ce dossier est la preuve que le Tchad s’enfonce dans une dérive dictatoriale, où la pensée unique est imposée par la violence et l’intimidation », martèle-t-il. Ces arrestations étaient intervenues juste avant une mobilisation citoyenne que les autorités avaient interdite.

    L’étouffement systématique des libertés publiques

    D’après le cadre du PSF, l’incarcération des leaders du GCAP participe d’un plan global visant à écarter toute alternative politique sérieuse. Il affirme que « chaque voix discordante est désormais étouffée sans exception », décrivant un espace civique totalement obstrué. Au Tchad, les droits les plus élémentaires seraient bafoués : « Il est devenu impossible pour une formation d’opposition d’exister, de se réunir ou d’exercer son droit syndical ».

    Ce durcissement s’ajoute au précédent de Succès Masra, figure de proue de l’opposition et ancien Premier ministre, qui avait été condamné à une peine de 20 ans de prison il y a environ un an.

    La diaspora tchadienne comme rempart international

    Installée en France et dans le reste de l’Europe, la communauté tchadienne à l’étranger tente d’alerter l’opinion mondiale sur la dégradation des droits humains dans le pays. Alifa Younous Mahamat souligne que la diaspora se fait le porte-parole de ceux qui sont réduits au silence sur le territoire national. Pour ce faire, il multiplie les plaidoyers auprès des instances internationales et des ONG spécialisées.

    Des échanges avec la classe politique française

    Le coordinateur du PSF a également entrepris des démarches auprès des élus français pour dénoncer la situation sécuritaire et politique au Tchad. Il indique avoir échangé avec des députés et des sénateurs, notamment issus des rangs de La France insoumise. Il confirme par ailleurs avoir rencontré Jean-Luc Mélenchon. Pour les opposants tchadiens vivant en exil, la pression diplomatique internationale reste l’un des derniers leviers pour contrer l’autoritarisme croissant de Mahamat Idriss Déby.

  • Crise au Mali : le Jnim intensifie son blocus autour de Bamako et frappe le barrage de Manantali

    Crise au Mali : le Jnim intensifie son blocus autour de Bamako et frappe le barrage de Manantali

    Bamako sous pression : le corridor de Ségou en proie aux flammes

    Le Mali fait face à une escalade sans précédent du blocus imposé par le Jnim, groupe jihadiste affilié à al-Qaïda. Ce week-end, une dizaine de véhicules de transport en commun ont été réduits en cendres sur la route reliant Ségou à Bamako, artère vitale pour l’approvisionnement de la capitale depuis l’est du pays. Simultanément, des installations électriques essentielles au fonctionnement du barrage de Manantali, dans la région de Kayes, ont été délibérément détruites. Malgré les opérations militaires en cours, l’armée malienne peine à briser l’étau économique qui étouffe progressivement le pays.

    Manantali, symbole d’une guerre économique dévastatrice

    L’attaque contre le barrage hydroélectrique de Manantali n’est pas un simple incident. Géré conjointement par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal au sein de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), ce site représente un pilier du réseau électrique malien. En ciblant ses infrastructures, le Jnim ne se contente plus de combattre les forces armées : il frappe au cœur de l’économie urbaine, où les coupures d’électricité paralysent services publics, commerces et industries. Cette tactique s’inscrit dans une stratégie plus large, amorcée depuis plusieurs semaines avec le sabotage systématique des convois de carburant en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. L’objectif ? Exploiter les pénuries pour fragiliser la légitimité des autorités de transition dirigées par le général Assimi Goïta. Bamako, autrefois relativement épargnée, devient désormais le terrain d’une bataille d’usure sans merci.

    Réaction militaire et précarité des approvisionnements

    Face à cette offensive, l’état-major malien affirme maintenir des opérations terrestres et aériennes sur plusieurs fronts. Grâce à des escortes renforcées, des centaines de camions-citernes ont pu rejoindre Bamako ces derniers jours, atténuant temporairement la crise dans les stations-service. Cependant, cette avancée reste fragile : chaque convoi nécessite des ressources considérables, et la sécurisation durable des axes routiers semble hors de portée à court terme. Les Forces armées maliennes (FAMa) doivent également gérer deux fronts distincts. À l’ouest et au centre, le Jnim multiplie embuscades et destructions d’infrastructures, tandis qu’au nord, dans la région de Kidal, la situation reste bloquée dans une tension palpable, avec des affrontements imminents contre les groupes du Cadre stratégique permanent. Le pouvoir de Bamako se retrouve ainsi pris en étau, avec des moyens de plus en plus limités.

    Répercussions régionales : quand la crise malienne devient un enjeu continental

    Le blocus ne se limite plus aux frontières du Mali. Les économies voisines, notamment celles du Sénégal, de la Mauritanie et de la Côte d’Ivoire, subissent les contrecoups de l’affaiblissement des corridors commerciaux ouest-africains. Le ralentissement des flux de marchandises perturbe les ports de Dakar et d’Abidjan, dont une part majeure du trafic transitait vers l’hinterland sahélien. La Confédération des États du Sahel, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, peine pour l’instant à élaborer une riposte coordonnée face à cette guerre économique menée par les groupes jihadistes. L’attaque contre Manantali soulève par ailleurs une question cruciale : celle des installations transfrontalières au sein de l’OMVS. Une dégradation supplémentaire des infrastructures pourrait impacter directement l’approvisionnement électrique du Sénégal et de la Mauritanie, transformant une crise locale en problème régional. Les partenaires internationaux, qu’ils soient bailleurs ou fournisseurs militaires, devront ainsi trouver un équilibre entre soutien à la souveraineté malienne et préservation des intérêts transnationaux.

    Sur le terrain, l’écart entre les annonces militaires et la réalité d’une capitale sous tension met en lumière l’originalité de cette phase du conflit. Le Jnim ne se contente plus de contrôler des zones géographiques : il cherche désormais à étouffer un État. Dans les prochains jours, de nouveaux affrontements sont attendus, notamment autour de Kidal, où la situation reste extrêmement volatile.

  • Crise au Mali : le Jnim resserre son étau sur Bamako et attaque Manantali

    Crise au Mali : le Jnim resserre son étau sur Bamako et attaque Manantali

    Le Jnim intensifie sa pression économique sur le Mali

    Le Mali subit une escalade sans précédent du blocus imposé par le Jnim, groupe jihadiste affilié à al-Qaïda. Ce week-end, une dizaine d’autocars ont été réduits en cendres sur la route reliant Ségou à Bamako, axe vital pour l’approvisionnement de la capitale en provenance de l’est du pays. Parallèlement, des installations électriques associées au barrage de Manantali, dans la région de Kayes, ont été endommagées, aggravant une situation déjà critique. Malgré les efforts de l’armée malienne, le pays reste sous l’emprise d’un étau économique qui paralyse progressivement son fonctionnement.

    Manantali, symbole d’une stratégie de guerre totale

    L’attaque contre Manantali n’est pas un simple incident : elle représente une offensive calculée contre une infrastructure stratégique. Ce barrage, géré conjointement par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal au sein de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), alimente une grande partie du réseau électrique malien. En ciblant ses lignes d’évacuation, le Jnim ne frappe pas seulement les forces armées : il asphyxie l’économie urbaine, où les coupures d’électricité paralysent services publics, commerces et industries. Cette tactique s’inscrit dans une logique de guerre d’usure, où chaque cible affaiblit un peu plus la résilience du pays.

    Depuis plusieurs semaines, les jihadistes multiplient les attaques contre les convois de carburant en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Leur objectif est clair : transformer la pénurie en outil de pression politique, visant à saper la légitimité des autorités de transition dirigées par le général Assimi Goïta. Bamako, autrefois relativement épargnée, devient désormais le cœur d’une bataille sans merci.

    L’armée malienne en première ligne, mais sous pression

    Face à cette menace multiforme, l’état-major malien tente de riposter en maintenant des opérations terrestres et aériennes dans plusieurs régions. Grâce à des escortes militaires, des centaines de camions-citernes ont pu atteindre Bamako ces derniers jours, allégeant temporairement la pression sur les stations-service. Cependant, cette avancée reste fragile : chaque convoi exige des moyens colossaux, et la sécurisation durable des axes routiers semble hors de portée à court terme.

    Les Forces armées maliennes (FAMa) sont prises en étau. À l’ouest et au centre, le Jnim multiplie les embuscades et les destructions d’infrastructures. Au nord, dans la région de Kidal, la situation reste bloquée dans un statu quo tendu, tandis que de nouveaux affrontements avec le Cadre stratégique permanent (CSP) paraissent inévitables. Le gouvernement de Bamako doit jongler entre deux fronts, avec des ressources de plus en plus limitées.

    Un conflit aux répercussions régionales

    Le blocus qui frappe le Mali dépasse désormais les frontières nationales. Les pays voisins, comme le Sénégal, la Mauritanie et la Côte d’Ivoire, subissent les conséquences de l’affaiblissement des corridors commerciaux ouest-africains. Le ralentissement des flux de marchandises affecte directement les ports de Dakar et d’Abidjan, dont une partie importante du trafic transite vers l’arrière-pays sahélien. La Confédération des États du Sahel, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, peine à coordonner une réponse efficace face à cette guerre économique menée par les groupes jihadistes.

    L’attaque contre Manantali soulève également des questions sur la gestion des infrastructures transfrontalières. Toute dégradation supplémentaire des installations mettrait en péril l’approvisionnement électrique du Sénégal et de la Mauritanie, transformant une crise malienne en problème continental. Les partenaires internationaux, qu’ils soient bailleurs de fonds ou fournisseurs d’armement, devront peser entre leur soutien à la souveraineté malienne et la nécessité de protéger des infrastructures critiques partagées.

    Sur le terrain, le décalage entre les annonces triomphales de l’armée et la réalité d’une capitale asphyxiée illustre l’ampleur inédite de cette phase du conflit. Le Jnim ne cherche plus à contrôler des territoires : il vise à étouffer un État dans son ensemble.

  • Mali : le Jnim étend son blocus sur Bamako et frappe Manantali – Africtelegraph – Toute l’actualité africaine

    Mali : le Jnim étend son blocus sur Bamako et frappe Manantali – Africtelegraph – Toute l’actualité africaine

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    Au Mali, le blocus imposé par le Jnim, organisation jihadiste liée à al-Qaïda, franchit un nouveau seuil. Au cours du week-end, une dizaine d’autocars au moins ont été incendiés sur l’axe stratégique reliant Ségou à Bamako, principal corridor d’approvisionnement de la capitale depuis l’est du pays. Dans le même temps, des infrastructures électriques associées au barrage hydroélectrique de Manantali, situé dans la région de Kayes, ont été visées et détruites. L’armée malienne, de son côté, maintient ses opérations sur plusieurs fronts, sans parvenir pour l’instant à desserrer l’étau économique qui pèse sur le pays.

    Manantali, cible stratégique d’une guerre de l’usure

    La destruction d’équipements liés à Manantali n’a rien d’anecdotique. Le barrage, géré dans un cadre multilatéral avec la Mauritanie et le Sénégal au sein de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), constitue l’une des colonnes vertébrales du réseau électrique malien. En s’attaquant à ses lignes d’évacuation, le Jnim ne vise plus seulement les forces de défense et de sécurité : il s’en prend à l’épine dorsale de l’économie urbaine, là où les coupures se traduisent immédiatement par une paralysie des services publics, des commerces et des industries.

    Cette stratégie prolonge une séquence ouverte depuis plusieurs semaines, marquée par le ciblage systématique des convois de carburant en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Les jihadistes cherchent à transformer la pénurie d’hydrocarbures en levier politique, en pariant sur l’érosion du soutien populaire aux autorités de transition dirigées par le général Assimi Goïta. La capitale, longtemps relativement épargnée, devient le théâtre central d’une bataille d’attrition.

    Riposte de l’armée et reprise partielle des flux

    Face à cette offensive multiforme, l’état-major malien revendique la poursuite d’opérations terrestres et aériennes dans plusieurs régions. Des escortes militaires ont permis l’entrée à Bamako de centaines de camions-citernes au cours des derniers jours, soulageant temporairement les stations-service prises d’assaut. Cette respiration logistique reste toutefois précaire : chaque convoi mobilise des moyens considérables et la sécurisation durable des routes nationales paraît hors de portée à court terme.

    Les Forces armées maliennes (FAMa) doivent par ailleurs composer avec un effet ciseau. À l’ouest et au centre, le Jnim multiplie les embuscades et les destructions d’infrastructures. Plus au nord, dans la région de Kidal, la situation demeure figée dans un statu quo tendu, alors que de nouveaux affrontements paraissent inévitables face aux groupes rebelles du Cadre stratégique permanent. Le pouvoir de Bamako joue ainsi sur deux échiquiers distincts, avec des moyens humains et matériels qui s’amenuisent.

    Une équation régionale qui se tend

    Le blocus malien dépasse désormais le strict cadre national. Les économies voisines, notamment celles du Sénégal, de la Mauritanie et de la Côte d’Ivoire, observent avec inquiétude la dégradation des corridors commerciaux ouest-africains. Le ralentissement des flux de marchandises pèse sur les ports de Dakar et d’Abidjan, dont une part significative du trafic transitait vers l’hinterland sahélien. La Confédération des États du Sahel, qui réunit Mali, Burkina Faso et Niger, peine pour l’instant à articuler une réponse coordonnée à la guerre économique conduite par les groupes jihadistes.

    L’attaque contre Manantali pose enfin la question des installations partagées au sein de l’OMVS. Toute aggravation des dommages aurait des conséquences directes sur l’approvisionnement électrique du Sénégal et de la Mauritanie, transformant un dossier malien en problème régional. Les partenaires extérieurs, qu’il s’agisse des bailleurs ou des fournisseurs militaires, devront arbitrer entre soutien à la souveraineté affichée par Bamako et exigences de protection des infrastructures critiques transfrontalières.

    Sur le terrain, le contraste entre les revendications opérationnelles de l’armée et la réalité d’une capitale sous pression illustre la nature inédite de cette phase du conflit. Le Jnim ne cherche plus seulement à tenir des territoires : il vise à étouffer un État. Selon RFI Afrique, de nouveaux combats sont attendus dans les prochains jours, en particulier autour de Kidal.

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  • Mali : le Jnim asphyxie Bamako et menace les infrastructures clés

    Mali : le Jnim asphyxie Bamako et menace les infrastructures clés

    Au Mali, le Jnim, mouvement jihadiste affilié à al-Qaïda, intensifie son offensive en étendant son blocus autour de Bamako. Ce week-end a été marqué par l’incendie d’une dizaine d’autocars sur l’axe Ségou-Bamako, artère vitale pour l’approvisionnement de la capitale depuis l’est du pays. Parallèlement, des installations électriques associées au barrage de Manantali, dans la région de Kayes, ont été endommagées. Malgré les opérations militaires en cours, l’armée malienne peine à lever la pression économique qui étouffe progressivement le pays.

    Manantali, un pilier énergétique sous la menace jihadiste

    La destruction des infrastructures de Manantali n’est pas un acte isolé. Ce barrage, géré conjointement par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal au sein de l’OMVS, représente un enjeu crucial pour le réseau électrique malien. En ciblant ses lignes de transport, le Jnim ne se contente plus de frapper les forces armées : il s’attaque aux fondements mêmes de l’économie urbaine. Les coupures d’électricité qui en découlent paralysent services publics, commerces et industries, transformant la capitale en un théâtre de tensions prolongées.

    Cette stratégie s’inscrit dans une logique préétablie : depuis plusieurs semaines, les jihadistes multiplient les attaques contre les convois de carburant en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Leur objectif ? Exacerber les pénuries pour fragiliser la légitimité du gouvernement de transition dirigé par le général Assimi Goïta. Bamako, autrefois relativement préservée, est désormais le cœur d’une bataille d’usure aux conséquences dévastatrices.

    L’armée malienne en première ligne face à une menace protéiforme

    En réponse à cette escalade, l’état-major malien annonce maintenir des opérations terrestres et aériennes sur plusieurs fronts. Ces dernières semaines, des escortes militaires ont permis l’arrivée de centaines de camions-citernes à Bamako, atténuant temporairement la crise des stations-service. Cependant, cette avancée reste fragile : chaque convoi exige des ressources importantes, et la sécurisation durable des axes routiers semble hors de portée dans l’immédiat.

    Les Forces armées maliennes (FAMa) se trouvent prises en étau. À l’ouest et au centre, le Jnim intensifie les embuscades et les sabotages d’infrastructures. Plus au nord, dans la région de Kidal, la situation reste tendue, avec des affrontements imminents contre les groupes rebelles du Cadre stratégique permanent. Le pouvoir de Bamako doit ainsi gérer deux fronts distincts, avec des effectifs et des moyens qui s’amenuisent dangereusement.

    Un conflit aux répercussions régionales

    Le blocus imposé au Mali dépasse désormais les frontières nationales. Les pays voisins, dont le Sénégal, la Mauritanie et la Côte d’Ivoire, subissent les contrecoups de cette instabilité. Le ralentissement des échanges commerciaux perturbe les ports de Dakar et d’Abidjan, dont une partie du trafic transite vers l’arrière-pays sahélien. La Confédération des États du Sahel, qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger, peine à coordonner une riposte efficace face à cette guerre économique menée par les groupes armés.

    L’attaque contre Manantali soulève également des enjeux transfrontaliers. Toute dégradation supplémentaire des installations aurait des répercussions directes sur l’approvisionnement électrique du Sénégal et de la Mauritanie. Ce dossier malien devient ainsi une préoccupation régionale, où les partenaires internationaux devront concilier soutien à la souveraineté de Bamako et protection des infrastructures stratégiques partagées.

    Sur le terrain, le décalage entre les annonces militaires et la réalité d’une capitale sous tension illustre l’ampleur de la crise. Le Jnim ne se contente plus de contrôler des zones : il cherche à asphyxier un État. Dans les prochains jours, de nouveaux combats sont à prévoir, notamment autour de Kidal.

  • Crise au Mali : le Jnim intensifie son blocus et frappe les infrastructures vitales

    Crise au Mali : le Jnim intensifie son blocus et frappe les infrastructures vitales

    Au Mali, la pression du Jnim, groupe armé affilié à al-Qaïda, atteint un niveau sans précédent. Depuis le week-end dernier, une dizaine d’autocars reliant Ségou à Bamako ont été réduits en cendres sur l’axe stratégique qui alimente la capitale en biens essentiels. Simultanément, des infrastructures électriques associées au barrage de Manantali, situé dans la région de Kayes, ont été endommagées. Malgré les efforts de l’armée malienne, l’étau économique se resserre inexorablement sur le pays.

    Manantali, épicentre d’une stratégie de déstabilisation

    La destruction des équipements de Manantali n’est pas un hasard. Ce barrage, co-géré par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal au sein de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), représente un pilier du réseau électrique malien. En s’attaquant à ses lignes de transmission, le Jnim ne se contente plus de harceler les forces armées : il frappe au cœur de l’économie urbaine, où les coupures d’électricité paralysent services publics, commerces et industries. Cette tactique s’inscrit dans une logique de guerre prolongée, initiée voici plusieurs semaines avec le ciblage systématique des convois de carburant en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Les jihadistes misent sur le mécontentement populaire pour fragiliser les autorités de transition dirigées par le général Assimi Goïta. Bamako, autrefois moins exposée, devient désormais le théâtre principal d’une bataille d’usure.

    Réaction militaire et fragilité des corridors logistiques

    Face à cette offensive, l’état-major malien affirme mener des opérations terrestres et aériennes dans plusieurs zones. Des escortes militaires ont permis l’arrivée à Bamako de centaines de camions-citernes ces derniers jours, offrant un répit éphémère aux stations-service en tension. Pourtant, cette avancée reste précaire : chaque convoi nécessite des moyens colossaux, et la sécurisation durable des axes routiers semble hors de portée à court terme. Les Forces armées maliennes (FAMa) se trouvent prises en tenaille. À l’ouest et au centre du pays, le Jnim multiplie les attaques et les sabotages. Plus au nord, dans la région de Kidal, la situation reste bloquée dans un calme relatif, mais de nouveaux affrontements avec le Cadre stratégique permanent pourraient éclater à tout moment. Bamako navigue ainsi entre deux fronts, avec des ressources qui s’amenuisent chaque jour.

    Enjeux régionaux et risques transfrontaliers

    Le blocus actuel dépasse largement les frontières maliennes. Les pays voisins, notamment le Sénégal, la Mauritanie et la Côte d’Ivoire, subissent les répercussions de l’affaiblissement des corridors commerciaux ouest-africains. Le trafic portuaire de Dakar et d’Abidjan ralentit, car une part importante des marchandises destinées au Sahel transite normalement par ces hubs. La Confédération des États du Sahel, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, peine à coordonner une riposte efficace face à cette guerre économique menée par les groupes armés. L’attaque contre Manantali soulève également des questions sur la gestion transfrontalière des infrastructures critiques. Une aggravation des dommages pourrait impacter directement l’approvisionnement électrique du Sénégal et de la Mauritanie, transformant une crise locale en problème régional. Les partenaires internationaux, qu’ils soient bailleurs de fonds ou fournisseurs d’équipements militaires, devront trouver un équilibre entre le soutien à la souveraineté malienne et la protection des intérêts stratégiques partagés.

    Sur le terrain, l’écart entre les annonces triomphales de l’armée et la réalité d’une capitale asphyxiée révèle l’ampleur inédite de cette phase du conflit. Le Jnim ne cherche plus simplement à contrôler des territoires : il vise à étouffer un État dans son ensemble. Les prochains jours pourraient voir s’intensifier les combats, notamment autour de Kidal, où la tension reste à son comble.

  • Crise au Mali : le jnim intensifie sa pression sur Bamako et manantali

    Crise au Mali : le jnim intensifie sa pression sur Bamako et manantali

    Crise au Mali : le Jnim étouffe Bamako et frappe la centrale de Manantali, un tournant dans le conflit

    Au Mali, la situation se dégrade avec une intensification sans précédent du blocus imposé par le Jnim, groupe jihadiste affilié à al-Qaïda. Ce week-end, une dizaine d’autocars ont été incendiés sur l’axe Ségou-Bamako, artère vitale pour l’approvisionnement de la capitale en provenance de l’est. Parallèlement, des infrastructures électriques liées au barrage hydroélectrique de Manantali, dans la région de Kayes, ont été détruites. Malgré les opérations militaires en cours, l’armée malienne peine à lever ce siège économique qui asphyxie progressivement le pays.

    Manantali, cœur battant du réseau électrique malien, dans le collimateur du Jnim

    L’attaque contre Manantali n’est pas un simple incident isolé. Ce barrage, géré conjointement par le Mali, la Mauritanie et le Sénégal au sein de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), représente un pilier essentiel du système électrique malien. En ciblant ses lignes d’évacuation, le Jnim ne se contente plus de défier les forces de défense : il s’attaque à l’économie urbaine, où les coupures d’électricité paralysent services publics, commerces et industries en un clin d’œil.

    Cette offensive s’inscrit dans une stratégie plus large, déployée depuis plusieurs semaines. Le groupe jihadiste multiplie les attaques contre les convois de carburant en provenance du Sénégal et de la Côte d’Ivoire, transformant les pénuries en arme politique. L’objectif ? Fragiliser la légitimité des autorités de transition menées par le général Assimi Goïta. Bamako, jusqu’ici relativement épargnée par les violences, devient désormais le terrain d’une guerre d’usure impitoyable.

    Réponse militaire fragile face à une stratégie jihadiste implacable

    Face à cette pression grandissante, l’état-major malien affirme maintenir des opérations terrestres et aériennes sur plusieurs fronts. Des escortes militaires ont permis, ces derniers jours, l’arrivée à Bamako de centaines de camions-citernes, soulageant temporairement les stations-service en tension. Pourtant, cette trêve logistique reste précaire : chaque convoi exige des moyens disproportionnés, et la sécurisation durable des axes routiers semble illusoire à court terme.

    Les Forces armées maliennes (FAMa) se trouvent prises en étau. À l’ouest et au centre, le Jnim multiplie les embuscades et les sabotages d’infrastructures. Plus au nord, dans la région de Kidal, le statu quo tendu ne laisse présager rien de bon, avec des affrontements inévitables contre les groupes rebelles du Cadre stratégique permanent. Le pouvoir central doit ainsi jongler entre deux fronts, avec des ressources humaines et matérielles de plus en plus limitées.

    Un conflit aux répercussions régionales dangereuses

    Le blocus imposé au Mali dépasse désormais les frontières nationales. Les économies voisines, notamment celles du Sénégal, de la Mauritanie et de la Côte d’Ivoire, subissent les contrecoups de cette dégradation des corridors commerciaux ouest-africains. Le ralentissement des flux de marchandises affecte directement les ports de Dakar et d’Abidjan, dont une part majeure du trafic transite vers l’hinterland sahélien. La Confédération des États du Sahel, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, peine à élaborer une riposte coordonnée face à cette guerre économique menée par les groupes armés.

    L’attaque contre Manantali soulève également une question cruciale : celle des infrastructures partagées au sein de l’OMVS. Une aggravation des dégâts pourrait compromettre l’approvisionnement électrique du Sénégal et de la Mauritanie, faisant de ce conflit un enjeu transfrontalier. Les partenaires internationaux, qu’ils soient bailleurs de fonds ou fournisseurs militaires, devront arbitrer entre le soutien à la souveraineté malienne et la protection des infrastructures stratégiques régionales.

    Sur le terrain, le décalage entre les annonces triomphales de l’armée et la réalité d’une capitale en état de siège illustre l’ampleur inédite de cette phase du conflit. Le Jnim ne se contente plus de contrôler des territoires : il cherche à étouffer un État dans son ensemble.

  • Forte accélération de la production industrielle au Sénégal avec un bond de 23,9 %

    Forte accélération de la production industrielle au Sénégal avec un bond de 23,9 %

    L’économie du Sénégal affiche une vitalité remarquable portée par son secteur productif. Selon les indicateurs récents, la production industrielle a progressé de 23,9 % en glissement annuel au cours du mois de septembre 2025. Cette dynamique exceptionnelle contribue à hisser la croissance du produit intérieur brut (PIB) à 4,2 % sur une période de douze mois, affirmant ainsi la position de Dakar parmi les économies les plus performantes de l’UEMOA.

    Ce pic d’activité n’est pas un simple épiphénomène. Il résulte de la montée en puissance de nouvelles infrastructures industrielles déployées ces dernières années, principalement dans l’extraction et la manufacture. L’essor de la branche agro-industrielle, la solidité des industries chimiques et le démarrage de l’exploitation pétro-gazière permettent au pays de diversifier ses sources de richesse, réduisant sa dépendance historique au secteur des services.

    Le moteur des hydrocarbures et des mines

    Le secteur extractif joue un rôle prépondérant dans cette embellie. L’entrée en phase de production du champ pétrolier de Sangomar, couplée au développement du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (mené en collaboration avec la Mauritanie), soutient désormais activement les finances publiques. Ces ressources stratégiques modifient structurellement le profil des exportations du Sénégal et offrent au gouvernement des leviers budgétaires essentiels pour ses futures réformes.

    Parallèlement, les industries manufacturières maintiennent une cadence soutenue. Des secteurs clés tels que la cimenterie, la chimie minérale (notamment via les Industries chimiques du Sénégal) et l’agro-alimentaire bénéficient d’une forte demande locale et d’un regain d’intérêt sur les marchés régionaux. Cette effervescence génère des bénéfices indirects pour les secteurs de la logistique et du transport.

    Une trajectoire de croissance à 4,2 % pour Dakar

    Avec une hausse du PIB fixée à 4,2 % sur un an, le Sénégal retrouve des niveaux de performance proches de ses standards d’avant la crise sanitaire. Bien que ce chiffre soit légèrement en deçà des ambitions gouvernementales initiales liées au cycle pétrolier, il témoigne d’une résilience certaine. Les autorités expliquent ce décalage par un contexte international complexe et une gestion prudente des investissements durant les phases de transition budgétaire.

    Pour l’exécutif conduit par le Premier ministre Ousmane Sonko, l’objectif est désormais de transformer ce dynamisme industriel en opportunités d’emplois et en revenus fiscaux durables. La vision stratégique Sénégal 2050 place la transformation locale au cœur de ses priorités, visant à renforcer l’autonomie économique du pays et sa place dans les chaînes de valeur mondiales. Les résultats de septembre valident la pertinence de cette orientation.

    Points de vigilance et perspectives

    Malgré ces indicateurs au vert, certains observateurs appellent à la prudence. La hausse spectaculaire de la production s’explique en partie par une base de comparaison favorable, l’année 2024 ayant connu quelques ralentissements industriels. De plus, la question de la dette publique reste un sujet de suivi attentif pour les partenaires financiers internationaux.

    Néanmoins, le Sénégal se distingue par sa stabilité et la diversité de son tissu économique, contrastant avec d’autres nations d’Afrique de l’Ouest. Cette situation attire l’attention des investisseurs internationaux, notamment ceux originaires du Golfe, qui s’intéressent de près aux secteurs de l’énergie et des infrastructures logistiques sénégalaises. Les prochaines données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) seront cruciales pour confirmer si cette poussée industrielle s’inscrit durablement dans le temps.