Auteur/autrice : nigeractu

  • Crise sécuritaire au Mali : le ministre Ismaël Wagué au chevet des populations de Bandiagara après un massacre

    Crise sécuritaire au Mali : le ministre Ismaël Wagué au chevet des populations de Bandiagara après un massacre


    Au Mali, une délégation gouvernementale, conduite par le ministre d’État chargé de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général Ismaël Wagué, s’est rendue à Bandiagara (centre), lundi 11 mai 2026. Ce déplacement fait suite à l’attaque terroriste meurtrière menée le 6 mai dernier contre les villages de Kori-Kori et de Gomossogou, dans le cercle de Bankass.    

    La délégation a officiellement présenté les condoléances de l’État lors d’une cérémonie au gouvernorat de la région. À cette occasion, une assistance composée de 25 tonnes de mil, 25 tonnes de riz et une enveloppe de 20 millions de FCFA a été remise pour soutenir les victimes.

    Selon le ministre, cette attaque est attribuée aux combattants du groupe JNIM. Pour l’instant, cependant, aucun bilan officiel n’a été communiqué par les autorités. Les dozos de Dana Ambassagou ont annoncé plus de 60 morts et plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels.

    Youssouf Toloba, chef de cette milice, a affirmé que ces villages ont été pris pour cibles après avoir refusé de signer des « accords de paix » avec les groupes armés terroristes. De son côté, Noël Tessougué, sous-chef des dozos, a déclaré que la milice ne laisserait plus en paix les villages ayant passé des accords avec les combattants du JNIM. 

    Au cours de son intervention, le ministre Ismaël Wagué, a rappelé l’engagement des autorités de la transition à mettre fin aux violences contre les civils sur l’ensemble du territoire nationale. 
    Il a conclu son allocution par un appel à l’unité, à la solidarité et à la cohésion nationale pour faire face aux défis sécuritaires actuels.
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  • Crise sécuritaire au Mali : le ministre Ismaël Wagué en mission de soutien à Bandiagara

    Crise sécuritaire au Mali : le ministre Ismaël Wagué en mission de soutien à Bandiagara

    Une délégation gouvernementale au cœur de la zone frappée par le terrorisme

    Une délégation officielle conduite par le ministre d’État en charge de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Général Ismaël Wagué, s’est rendue à Bandiagara (région du centre) pour une mission de solidarité après les récents événements tragiques. Ce déplacement s’inscrit dans un contexte marqué par une attaque terroriste dévastatrice ayant frappé les localités de Kori-Kori et Gomossogou (cercle de Bankass), survenue le 6 mai 2026.

    Soutien matériel et moral aux populations affectées

    Lors d’une cérémonie officielle organisée au gouvernorat de la région, les autorités ont exprimé leur solidarité aux victimes. Une aide d’urgence a été remise, composée de 25 tonnes de mil, 25 tonnes de riz et une enveloppe financière de 20 millions de francs CFA. Ces mesures visent à atténuer les conséquences immédiates de l’attaque.

    Les groupes armés pointés du doigt

    Le ministre Ismaël Wagué a attribué cette attaque aux combattants du JNIM, sans que les autorités n’aient encore publié de bilan officiel. En revanche, les dozos de Dana Ambassagou ont évoqué un bilan provisoire de plus de 60 morts, accompagnés de blessés et de destructions matérielles significatives.

    Des tensions liées aux refus d’allégeance

    Selon Youssouf Toloba, chef de la milice Dana Ambassagou, ces villages ont été ciblés après avoir refusé de signer des « accords de paix » avec les groupes armés. Noël Tessougué, sous-chef des dozos, a quant à lui averti que la milice ne tolérerait plus les villages ayant collaboré avec le JNIM.

    Appel à l’unité face aux défis sécuritaires

    Dans son discours, le Général Ismaël Wagué a réaffirmé l’engagement des autorités maliennes à mettre fin aux violences contre les civils. Il a conclu son allocution par un plaidoyer en faveur de l’unité nationale, de la solidarité et de la cohésion pour surmonter la crise actuelle.

  • Crise à Adakpamé : la destitution présumée de Togbui Lanklivi 1er secoue le Togo

    Crise à Adakpamé : la destitution présumée de Togbui Lanklivi 1er secoue le Togo

    L’annonce du retrait supposé de l’acte de reconnaissance de Togbui Adjikou Lanklivi 1er provoque un véritable séisme dans les milieux administratifs et coutumiers au Togo. Depuis quelques jours, cette affaire monopolise l’attention, générant des débats passionnés sur les plateformes numériques et au sein des cercles d’opinion, où s’entremêlent des problématiques de droit, de protocole et de pouvoir traditionnel.

    D’après des informations circulant localement, le ministère de l’Administration territoriale aurait décidé d’annuler la reconnaissance officielle du chef du quartier Adakpamé Kpota-Colas, situé dans la commune du Golfe 1 à Lomé. Bien qu’aucune communication officielle n’ait encore formellement confirmé la nouvelle, les spéculations vont bon train quant aux motivations de cette mesure.

    Un incident protocolaire à l’origine de la discorde

    Le point de départ de cet imbroglio remonterait à une cérémonie de présentation des vœux de fin d’année adressés au président Faure Gnassingbé. Des sources concordantes indiquent que la présence de Togbui Lanklivi lors de cet événement officiel aurait créé un malaise au plus haut niveau.

    Il semblerait que seuls certains chefs coutumiers, préalablement sélectionnés sur une liste restreinte, étaient autorisés à participer à cette rencontre. Or, le nom de l’autorité d’Adakpamé Kpota-Colas n’y figurait pas. Cette intrusion a été perçue par les services administratifs comme un manquement grave aux usages protocolaires et un acte de désobéissance vis-à-vis des règles encadrant les apparitions des chefs traditionnels lors des manifestations d’État.

    Une onde de choc dans les communautés traditionnelles

    Au-delà de l’aspect purement administratif, ce dossier revêt une dimension symbolique forte. Pour de nombreuses communautés, la révocation d’un arrêté de reconnaissance est un acte extrêmement sensible qui ébranle la légitimité et l’honneur de la fonction de chef.

    Dans le quartier d’Adakpamé, les partisans de Togbui Lanklivi manifestent leur désaccord face à une sanction qu’ils estiment excessive. Ils mettent en avant son bilan social, rappelant ses multiples interventions en faveur de la médiation communautaire, de l’harmonie sociale et de l’assistance aux plus démunis.

    Ses soutiens insistent également sur son engagement constant pour la jeunesse et la préservation de la paix au sein de sa juridiction locale.

    L’équilibre fragile entre État et coutume

    À l’inverse, certains analystes considèrent que cette mesure vise à réaffirmer l’autorité de l’État et le respect des cadres législatifs régissant la chefferie. Au Togo, la reconnaissance des chefs est soumise à un processus administratif rigoureux, plaçant ces derniers sous la tutelle directe des institutions républicaines.

    Cette affaire met en lumière les frictions latentes entre la légitimité issue de la communauté et l’encadrement institutionnel. Dans un tel système, tout écart par rapport au protocole peut rapidement se transformer en une crise politique majeure.

    Une figure centrale de la vie locale

    Intronisé officiellement en 2024, Togbui Adjikou Lanklivi 1er était devenu une personnalité incontournable à Adakpamé Kpota-Colas. Son implication dans les projets de proximité et la vie du quartier lui avait conféré une visibilité certaine.

    Le silence actuel du ministère de l’Administration territoriale laisse toutefois planer un doute persistant, alimentant les interrogations sur les conséquences réelles de cette décision pour l’avenir de la chefferie dans cette zone.

    Une polémique grandissante

    Alors que la controverse continue d’enfler, de nombreux observateurs préconisent une clarification rapide des autorités afin de dissiper les malentendus. Cette situation rappelle l’importance stratégique de la chefferie traditionnelle dans le tissu social togolais, particulièrement lorsque les rapports de force entre pouvoir administratif et représentativité coutumière sont scrutés de près.

  • L’investiture de Romuald Wadagni à Cotonou : le choix de l’efficacité sur l’apparat

    L’investiture de Romuald Wadagni à Cotonou : le choix de l’efficacité sur l’apparat

    Le changement de lieu pour la cérémonie officielle est désormais confirmé. Initialement prévue au sein du stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, l’investiture de Romuald Wadagni se déroulera finalement au Palais des Congrès de Cotonou. Cette décision, loin d’être un simple ajustement technique, illustre la cohérence politique et le pragmatisme qui animent le Bénin contemporain.

    La priorité au développement plutôt qu’à la mise en scène

    Le transfert de cet événement majeur vers la capitale économique afin de permettre le lancement immédiat des travaux de réhabilitation du stade de Porto-Novo envoie un message clair à la population. En refusant d’interrompre un projet d’infrastructure essentiel pour une célébration, le gouvernement réaffirme le caractère prioritaire du Programme d’Action du Gouvernement (PAG).

    Ce choix stratégique privilégie l’intérêt général sur le long terme. La modernisation des installations sportives représente un investissement durable pour la jeunesse béninoise. Préférer le démarrage effectif du chantier à l’éclat d’un rassemblement populaire témoigne d’une vision axée sur les résultats concrets plutôt que sur le prestige passager.

    Le Palais des Congrès : un cadre en adéquation avec l’excellence

    Tandis que le stade évoque la ferveur des foules, le Palais des Congrès de Cotonou incarne la solennité et la compétence technique. Pour Romuald Wadagni, figure centrale de la gestion économique rigoureuse du pays, ce nouvel écrin s’avère particulièrement approprié.

    L’atmosphère de ce lieu correspond parfaitement à l’image de celui qui a consolidé la crédibilité financière du Bénin à l’échelle internationale. Ce cadre professionnel offre des conditions optimales pour recevoir les partenaires étrangers et les investisseurs, renforçant ainsi l’image d’une nation structurée et attractive pour les affaires.

    Un pragmatisme au service de l’intérêt national

    Cette délocalisation permet également de prévenir toute polémique concernant la gestion des infrastructures publiques. En libérant le site de Porto-Novo pour sa rénovation, les autorités évitent d’entraver un projet de transformation déjà planifié.

    Cette décision transforme une contrainte logistique en un acte de communication fort : la marche vers le progrès ne saurait être ralentie, même par une cérémonie d’investiture. C’est la victoire de l’efficacité sur les logiques populistes traditionnelles.

    En somme, la tenue de l’investiture de Romuald Wadagni à Cotonou marque une montée en gamme institutionnelle. En veillant à ne pas retarder la modernisation du patrimoine national, les organisateurs prouvent que l’action s’aligne sur la vision du Président Patrice Talon : bâtir un Bénin où chaque instant est consacré à la transformation du pays. Si les festivités sont importantes, le développement national demeure la priorité absolue.

  • Saison des pluies 2026 au Niger : les autorités préviennent des dangers

    Saison des pluies 2026 au Niger : les autorités préviennent des dangers

    À l’approche de la période pluvieuse, le Niger se prépare à affronter les défis climatiques de l’année. Le Centre Opérationnel de Veille, d’Alerte et de Conduite de Crises (COVACC) a récemment émis un avertissement sérieux concernant les menaces pesant sur le cheptel et les infrastructures à travers la zone agropastorale.

    Le 11 mai 2026, l’organisme rattaché au ministère de l’Intérieur a exhorté les citoyens, et plus particulièrement les acteurs du monde pastoral, à faire preuve d’une prudence accrue. Les analyses météorologiques suggèrent que l’hivernage 2026 affichera des précipitations régulières, voire supérieures aux normales saisonnières, accompagnées de rafales violentes capables de causer des dommages importants.

    Des prévisions météorologiques sous haute surveillance

    Le Niger s’attend à une saison des pluies intense. Selon les experts de la météo nationale, la bande agropastorale devrait connaître une pluviométrie oscillant entre des niveaux normaux et excédentaires, comparativement aux statistiques enregistrées entre 1991 et 2020.

    Si ces pluies sont essentielles pour les cultures, elles portent en elles des risques non négligeables pour les infrastructures fragiles et la survie des troupeaux.

    Menaces sur le bétail et les bâtiments

    Le COVACC souligne que les premières précipitations sont souvent précédées de vents impétueux. Ces phénomènes climatiques sont particulièrement redoutables pour les animaux dont l’organisme est éprouvé par la fin de la période de soudure. Le bétail, affaibli par le manque de pâturages récents, se retrouve exposé à une mortalité accrue lors de ces tempêtes.

    Parallèlement, la force du vent engendre des destructions matérielles significatives, allant de l’arrachage de toitures à l’effondrement de constructions traditionnelles en banco.

    Bilan des premiers sinistres enregistrés

    Les rapports de la Direction générale de la protection civile font déjà état de dégâts matériels en date du 11 mai 2026. Dans la région de Tahoua, plus précisément à Allakaye dans le département de Bouza, les rafales ont emporté le toit d’un bâtiment scolaire de trois classes et endommagé un Centre de santé intégré (CSI).

    La région de Dosso n’est pas épargnée. À Dankassari, les intempéries ont détruit des salles de classe, un entrepôt ainsi que plusieurs installations électriques, dont des lampadaires et des poteaux de haute tension.

    Directives de sécurité et prévention

    Pour minimiser l’impact de ces aléas, le COVACC préconise une série de mesures préventives :

    • Consulter systématiquement les alertes météo diffusées par les canaux officiels.
    • Mettre les animaux à l’abri dès l’annonce de vents forts.
    • Éviter de stationner ou de conduire des troupeaux dans les koris et les lits de rivières asséchés, qui peuvent se remplir brusquement.
    • S’éloigner des zones de ruissellement et signaler tout incident majeur aux autorités de proximité.

    Un défi crucial pour l’économie pastorale

    Le secteur de l’élevage étant un moteur vital de l’économie du Niger, la réussite de l’hivernage est un enjeu de subsistance pour des millions de personnes. Entre la promesse de nouveaux pâturages et la réalité des risques climatiques, les autorités s’efforcent d’anticiper les crises pour protéger les populations rurales, déjà confrontées à un contexte économique et sécuritaire complexe.

    En cette veille de saison, la vigilance reste le mot d’ordre pour transformer ces pluies en opportunité plutôt qu’en catastrophe.

  • Lens-PSG : Luis Enrique voit ce choc comme une célébration du football français

    Lens-PSG : Luis Enrique voit ce choc comme une célébration du football français

    À la veille d’un affrontement crucial contre le Racing Club de Lens, l’entraîneur du PSG, Luis Enrique, a partagé son enthousiasme. Ce match en retard de la 29e journée de Ligue 1 pourrait sceller définitivement le 14e titre de champion de France pour le club de la capitale.

    Après une victoire étriquée face à Brest (1-0), les Parisiens n’ont besoin que d’un petit point ce mercredi soir à 21 heures pour valider leur sacre. Avec six longueurs d’avance sur leur dauphin lensois, l’enjeu est de taille, mais le technicien espagnol préfère parler de plaisir et de spectacle.

    Une rencontre aux allures de fête nationale

    Pour Luis Enrique, ce duel au sommet est avant tout une vitrine pour le championnat. « Ce match, c’est une fête pour le foot français ! », a-t-il lancé en conférence de presse. Il souligne que les deux formations se trouvent dans des positions similaires, avec des finales majeures en ligne de mire : la Ligue des champions pour Paris le 30 mai et la Coupe de France pour Lens le 22 mai.

    L’entraîneur a également profité de l’occasion pour féliciter son homologue, Pierre Sage, récemment honoré du titre de meilleur entraîneur de la saison aux Trophées UNFP. Il a salué le parcours exceptionnel des Sang et Or, qui ont su bousculer la hiérarchie cette année et méritent leur place en Ligue des champions.

    Gestion d’effectif et préparation européenne

    Interrogé sur la gestion de son groupe, l’Espagnol a admis qu’un turnover intelligent serait mis en place. L’idée est de maintenir un rythme de compétition tout en préservant les organismes avant le grand rendez-vous européen. « C’est la meilleure préparation pour arriver à la finale de la Ligue des champions », a-t-il affirmé, balayant les inquiétudes sur le calendrier et les treize jours sans compétition officielle avant la finale.

    Concernant son absence à la cérémonie des Trophées UNFP, Luis Enrique a expliqué avoir préféré rester travailler. Son objectif ? Analyser le jeu d’Arsenal, futur adversaire de prestige. Il s’est toutefois dit ravi de voir ses joueurs récompensés, estimant que ces distinctions sont amplement méritées.

    Focus sur les individualités et la fierté personnelle

    Le coach parisien a eu un mot spécial pour Fabián Ruiz, dont il apprécie particulièrement le profil technique et physique. Selon lui, malgré une apparente lenteur, le milieu de terrain est l’un des éléments les plus précieux de son dispositif, apportant énormément depuis son retour à la compétition.

    Enfin, avec une pointe de philosophie, Luis Enrique a conclu sur sa propre vision de son métier. Il se dit fier de son parcours et de ce qu’il représente pour sa famille, affirmant que sa motivation reste intacte, peu importe les critiques ou les résultats passés.

  • Dans la province du lac Tchad, Boko Haram « plus fort que jamais »

    Dans la province du lac Tchad, Boko Haram « plus fort que jamais »

    Le président du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, l’avait annoncé : « Nous poursuivrons la lutte avec une détermination renouvelée, jusqu’à l’éradication totale de cette menace », écrivait-il, le 5 mai, sur Facebook. Une réaction à l’attaque perpétrée la veille par une filiale du groupe islamiste armé Boko Haram sur la base militaire de Barka Tolorom, sur la rive tchadienne du lac Tchad, qui a fait 24 morts dans les rangs de l’armée.

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  • Boko Haram renforce sa menace dans la région du lac Tchad

    Boko Haram renforce sa menace dans la région du lac Tchad

    Le président du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, a réaffirmé avec fermeté l’engagement des autorités face à l’intensification des actions de Boko Haram. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, il a souligné : « Nous intensifions nos efforts pour éliminer définitivement cette menace », en réaction à l’attaque dévastatrice menée par un groupe affilié à l’organisation terroriste contre la base militaire de Barka Tolorom, située sur les rives tchadiennes du lac Tchad.

    L’assaut, survenu la veille, a causé la perte de 24 soldats tchadiens, marquant l’un des épisodes les plus meurtriers des derniers mois dans cette zone stratégique. La détermination affichée par le chef de l’État reflète l’urgence d’une situation qui s’aggrave malgré les précédentes opérations militaires menées dans la région.

    Une menace persistante malgré les efforts militaires

    Les autorités tchadiennes, en première ligne dans la lutte contre Boko Haram, multiplient les stratégies pour sécuriser la province du lac Tchad. Pourtant, les attaques récentes démontrent la capacité de résilience et d’adaptation des groupes armés, qui exploitent les zones frontalières et les réseaux de communication pour organiser leurs offensives. Les populations civiles et les forces de défense restent en alerte maximale, conscientes que le conflit n’est pas encore terminé.

    Conséquences et enjeux pour la sécurité régionale

    Cette escalade de violence pose un défi majeur pour la stabilité du Tchad et des pays voisins, comme le Niger, le Nigeria ou le Cameroun, tous affectés par la présence de Boko Haram. Les gouvernements concernés doivent non seulement renforcer leur coopération militaire, mais aussi répondre aux besoins des communautés locales, souvent prises en étau entre les groupes armés et les opérations sécuritaires.

    La situation exige une approche globale, combinant actions militaires et initiatives humanitaires pour protéger les civils et rétablir un climat de confiance dans cette région fragilisée.

  • Boko haram défie le Tchad au lac Tchad : une menace grandissante

    Boko haram défie le Tchad au lac Tchad : une menace grandissante

    Le président du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, a réagi avec fermeté face à la récente escalade de violence attribuée à Boko Haram. Dans un message publié sur Facebook, il a réaffirmé l’engagement des forces tchadiennes à poursuivre « une lutte sans relâche jusqu’à l’anéantissement total de cette organisation criminelle ». Cette déclaration fait suite à l’attaque dévastatrice menée contre la base militaire de Barka Tolorom, située sur la rive tchadienne du lac Tchad.

    L’assaut, perpétré la veille, a coûté la vie à 24 soldats tchadiens, illustrant la résilience et la dangerosité du groupe armé. Les autorités ont rapidement mobilisé des renforts pour sécuriser la zone et renforcer les dispositifs de défense le long des frontières exposées.

    Une stratégie militaire sous pression

    Face à cette menace persistante, les forces tchadiennes adaptent leur stratégie en combinant opérations terrestres et appuis aériens. Les rapports indiquent que Boko Haram, bien que fragmenté, conserve une capacité opérationnelle significative, notamment grâce à des infiltrations dans les villages riverains et des attaques surprises.

    Les experts soulignent l’importance de la coordination régionale pour endiguer la propagation de l’insécurité. Les échanges entre le Tchad, le Nigeria, le Cameroun et le Niger restent un pilier essentiel pour traquer les cellules dormantes et démanteler les réseaux logistiques du groupe.

    Un enjeu sécuritaire aux répercussions multiples

    L’instabilité dans la province du lac Tchad dépasse le cadre militaire. Elle fragilise les communautés locales, déjà vulnérables, et entrave le développement économique de la région. Les déplacements forcés de populations et la destruction des infrastructures aggravent une situation humanitaire déjà critique.

    Les autorités tchadiennes, conscientes de ces défis, insistent sur la nécessité d’une approche globale. Sécurité renforcée, soutien aux populations et coopération internationale forment le socle de leur réponse à cette crise persistante.

  • Menace de Boko Haram au Tchad : une escalade alarmante dans la région du lac Tchad

    Menace de Boko Haram au Tchad : une escalade alarmante dans la région du lac Tchad

    menace de Boko Haram au Tchad : une escalade alarmante dans la région du lac Tchad

    Les autorités tchadiennes confirment une intensification des attaques attribuées à Boko Haram. « Nous redoublerons d’efforts jusqu’à l’élimination définitive de cette menace », avait martelé le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno sur les réseaux sociaux, en réaction à l’assaut meurtrier qui a frappé la base militaire de Barka Tolorom, située sur les rives du lac Tchad. Cet événement tragique, survenu la veille, a coûté la vie à 24 soldats tchadiens.

    L’attaque, perpétrée par une faction dissidente de Boko Haram, illustre la capacité opérationnelle persistante du groupe terroriste dans la province du lac Tchad. Malgré les efforts militaires régionaux, les attaques se multiplient, semant l’inquiétude parmi les populations locales et les forces de sécurité.

    Les autorités locales appellent à une mobilisation renforcée pour contrer cette menace. Les représailles et les opérations de ratissage se poursuivent afin de localiser et neutraliser les éléments armés encore actifs dans la zone. La situation reste sous haute surveillance, avec des patrouilles accrues et des dispositifs de sécurité renforcés.

  • Sénégal : l’opposition alerte sur une crise institutionnelle au sommet de l’État

    Sénégal : l’opposition alerte sur une crise institutionnelle au sommet de l’État

    La dynamique au sein de l’exécutif sénégalais, impliquant le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, est désormais scrutée de près par l’opposition. Abdou Mbow, figure de l’Alliance pour la République (APR) et membre du groupe parlementaire Takku Wallu, estime que le pays est confronté à un véritable « bras de fer politique » qui pourrait mener à une « crise institutionnelle ». Cette analyse, rendue publique par ce cadre de l’ancien parti présidentiel de Macky Sall, vise à mettre en lumière les signaux contradictoires perçus au sommet du pouvoir sénégalais ces dernières semaines.

    Un exécutif sénégalais sous haute tension

    Élus ensemble en mars 2024 sur un programme de rupture, Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko avaient initialement incarné une dyarchie revendiquée par le parti Pastef. La répartition des rôles, présentée comme fluide entre la présidence et la primature, a progressivement laissé apparaître des divergences notables. Celles-ci concernent notamment le rythme des réformes gouvernementales, la gestion des dossiers judiciaires hérités de l’administration précédente, et la stratégie de communication politique du gouvernement.

    Pour Abdou Mbow, ces indicateurs dépassent la simple cacophonie. Le parlementaire y décèle une confrontation latente entre deux pôles de pouvoir, chacun cherchant à imposer sa propre cadence. La question de la primauté politique du Premier ministre, leader incontesté du Pastef et chef de file victorieux des législatives de novembre 2024, face à un président qui est constitutionnellement le seul détenteur du pouvoir exécutif suprême, est au cœur de cette interprétation.

    L’opposition en embuscade politique

    L’APR, formation de l’ancien président Macky Sall, tente de tirer parti de ces frictions internes. Affaiblie par ses défaites aux élections présidentielles et législatives anticipées, elle s’efforce de se repositionner en tant que gardienne des institutions. Le groupe Takku Wallu, qui représente le principal bloc d’opposition à l’Assemblée nationale, multiplie les interventions pour transformer les tensions internes du pouvoir en un risque de blocage des institutions de l’État.

    Cette approche n’est pas anodine. En évoquant une « crise institutionnelle », Abdou Mbow déplace le débat du registre purement partisan vers celui de la stabilité étatique. Ce procédé permet de soulever des interrogations sur la clarté des décisions publiques, à un moment où plusieurs chantiers majeurs, tels que la renégociation annoncée des contrats miniers et pétroliers, l’assainissement des finances publiques et la mise en œuvre de l’Agenda Sénégal 2050, exigent une cohérence sans faille entre la présidence et la primature.

    Une dyarchie à l’épreuve des grands dossiers

    Le contexte économique actuel accroît la sensibilité de toute fissure au sommet de l’État. Les audits commandités par le nouveau pouvoir ont révélé un endettement public supérieur aux chiffres officiels précédents, poussant Dakar à des négociations complexes avec le Fonds monétaire international. La gestion de ce passif, conjuguée à la perspective d’une révision du cadre fiscal des hydrocarbures, nécessite une trajectoire claire et une communication unifiée.

    Cependant, plusieurs arbitrages récents ont mis en évidence des nuances entre l’entourage présidentiel et celui du Premier ministre. Le ton parfois incisif d’Ousmane Sonko envers certains acteurs économiques, médiatiques ou judiciaires contraste avec la posture plus institutionnelle adoptée par Bassirou Diomaye Faye. Les observateurs notent que cette répartition tacite des rôles, longtemps perçue comme complémentaire, devient désormais un enjeu politique exploité par l’opposition.

    Il n’en reste pas moins que ni la présidence, ni la primature n’ont, à ce stade, confirmé l’existence d’un désaccord ouvert. Le pouvoir sénégalais continue d’afficher une unité de façade lors des conseils des ministres et des événements publics majeurs. Les déclarations d’Abdou Mbow s’inscrivent donc dans une guerre narrative, où l’APR tente d’ancrer dans l’opinion l’idée d’un exécutif fragilisé, tandis que Pastef défend l’image d’une coordination harmonieuse entre deux personnalités complémentaires.

    L’enjeu, pour Dakar, dépasse la simple chronique politique. La capacité du couple exécutif à dissiper le doute conditionnera la confiance des partenaires économiques et des bailleurs internationaux, à un moment clé où le Sénégal négocie son nouveau cadre de financement et structure ses futures recettes d’hydrocarbures issues des champs GTA et Sangomar.

  • Dissolution de la commission électorale en Côte d’Ivoire : les enjeux d’un tournant politique

    Dissolution de la commission électorale en Côte d’Ivoire : les enjeux d’un tournant politique

    Le président ivoirien Alassane Ouattara, le 17 juin 2025. © Issouf SANOGO / AFP

    Longtemps au cœur des désaccords entre le pouvoir exécutif et les forces d’opposition, la Commission électorale indépendante (CEI) a été officiellement dissoute. L’annonce a été faite le 6 mai par Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement ivoirien, marquant une rupture majeure dans l’organisation des scrutins en Côte d’Ivoire.

    Vers une nouvelle ère pour les élections ivoiriennes

    Cette décision radicale vise, selon les autorités, à ouvrir une nouvelle période de stabilité. L’objectif principal est de mettre en place un système capable de garantir durablement la tenue d’élections calmes et transparentes sur l’ensemble du territoire.

    La CEI, qui cristallisait les tensions politiques depuis de nombreuses années, laisse désormais la place à une restructuration attendue. En agissant ainsi, le gouvernement souhaite désamorcer les conflits liés aux processus électoraux et instaurer un climat de confiance pour les futures échéances nationales.