Auteur/autrice : nigeractu

  • Sénégal : les femmes, piliers incontournables de la démocratie selon le RFLD

    Sénégal : les femmes, piliers incontournables de la démocratie selon le RFLD

    Le RFLD exige une égalité politique effective pour les femmes sénégalaises

    Lors d’un séminaire organisé à Dakar autour de la participation politique des femmes au Sénégal, le Réseau des femmes leaders pour le développement (RFLD) a réaffirmé avec force que l’avenir du pays ne saurait être construit sans une implication pleine et entière des femmes dans les instances décisionnelles. À l’occasion de cette rencontre, Bator Seck, présidente du RFLD au Sénégal, a lancé un appel solennel : « La démocratie sénégalaise ne peut prétendre à l’excellence tant que les femmes y sont sous-représentées. Il est temps de passer d’un discours sur l’égalité à une action concrète, où les femmes ne sont plus seulement consultées, mais dirigeantes. »

    Ce réseau, actif également au Ghana, en Gambie et au Bénin, milite pour l’avancement des droits des femmes à travers des actions de plaidoyer législatif, d’accompagnement communautaire et de financement de projets locaux. Ses champs d’intervention couvrent la santé reproductive, la défense des droits fondamentaux, la protection de l’espace civique ainsi que la lutte contre les inégalités climatiques.

    Un recul alarmant malgré les avancées législatives

    Si le Sénégal se distingue en Afrique de l’Ouest pour son cadre juridique progressiste — avec la loi sur la parité de 2010, une Constitution garantissant l’égalité des sexes depuis 2001 et la ratification de conventions internationales — les réalités sur le terrain trahissent ces principes. Bator Seck a souligné l’érosion récente de la représentation féminine à l’Assemblée nationale, passée de 44,2 % à 41 % après les élections législatives anticipées de novembre 2024. Pire encore : seulement 13 % des têtes de liste étaient des femmes, révélant un déséquilibre structurel dans l’accès aux responsabilités politiques.

    Les chiffres sont tout aussi révélateurs au niveau territorial : sur les 558 communes du pays, seules 18 sont dirigées par des femmes, et seulement trois des 43 conseils départementaux sont présidés par des femmes. Pour la présidente du RFLD, ces données illustrent des obstacles persistants, qu’ils soient culturels, financiers ou médiatiques, qui freinent l’émergence des femmes dans l’arène politique.

    Les femmes sénégalaises, actrices majeures du progrès social

    Malgré ce constat, Bator Seck a tenu à mettre en lumière le rôle indispensable des femmes sénégalaises dans le développement économique, éducatif et social du pays. Leur engagement dans les combats pour la justice, la paix et l’éducation est salué comme un moteur de transformation durable. Une vision partagée par Mama Diouf Fall, représentante du ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, pour qui la participation politique des femmes est un levier de bonne gouvernance et de stabilité.

    De son côté, Fatoumata Guèye Ndiaye, présidente d’honneur de l’Association des juristes sénégalaises, a appelé à une réforme urgente de la loi sur la parité afin d’étendre les quotas de représentation féminine et d’ouvrir davantage l’accès des femmes aux postes exécutifs et aux directions de partis politiques. « L’égalité ne se décrète pas, elle se construit par des mesures concrètes et contraignantes », a-t-elle insisté.

    Face à ces défis, le RFLD et ses partenaires réaffirment leur détermination à faire du Sénégal un modèle d’inclusion politique où chaque voix compte, où chaque talent peut s’exprimer, et où l’avenir se bâtit avec les femmes, et non pour elles.

  • Tottenham contre chelsea : le dernier match de de zerbi en suspens

    Tottenham contre chelsea : le dernier match de de zerbi en suspens

    Tottenham contre Chelsea : le dernier match de De Zerbi en suspens

    Match entre Tottenham et Chelsea

    Le club londonien de Tottenham, dirigé par Roberto De Zerbi, a vu son destin basculer après une défaite 2-1 face à Chelsea lors de la 37e journée de Premier League. Malgré une prestation globalement satisfaisante selon l’entraîneur, les Spurs n’ont pas réussi à sécuriser leur maintien. Ils devront désormais attendre le dernier match de la saison, dimanche, pour savoir s’ils resteront dans l’élite anglaise.

    Une rencontre riche en rebondissements

    Les buts d’Enzo Fernandez et d’Andrey Santos ont scellé la victoire de Chelsea, malgré un retour au score de Richarlison. Dans les vestiaires, De Zerbi a tenu à relativiser, saluant l’engagement de ses joueurs : « Nous avons ouvert le score par le biais de Tel, mais Sanchez a stoppé une occasion en or. Nous sommes restés dans le jeu jusqu’au deuxième but, né d’une erreur défensive. Je pense que nous avons livré une belle performance, même si le résultat ne nous a pas souri. »

    Le technicien italien a choisi de se projeter vers l’avenir, conscient que chaque point compte désormais : « Ce n’est pas le moment de nous attarder sur cette défaite. Nous devons nous concentrer sur notre prochain défi, contre Everton, devant notre public. Avec notre caractère, notre fierté et notre détermination, nous avons les atouts nécessaires pour nous battre jusqu’au bout. »

    Un maintien sous haute tension

    Tottenham occupe actuellement la 14e place du classement, avec deux points d’avance sur West Ham, qui affrontera Leeds lors de la dernière journée. En cas d’égalité au nombre de points, la différence de buts fera la différence, et les Spurs possèdent un avantage net (-10 contre -22). De Zerbi sait donc que son équipe ne peut se permettre aucune erreur dimanche.

    Rendez-vous donc dimanche pour un match à enjeux, où Tottenham jouera sa survie en Premier League. L’entraîneur italien, optimiste malgré la défaite, mise sur l’énergie de ses hommes pour écrire la suite de cette saison.

  • Tensions géopolitiques au Mali : le Maroc et l’Algérie s’affrontent par procuration

    Tensions géopolitiques au Mali : le Maroc et l’Algérie s’affrontent par procuration

    actualité marocaine

    Tensions Maroc-Algérie : le Mali, nouvel enjeu de rivalité en Afrique

    La montée en puissance du JNIM-FLA au Mali révèle une réalité dérangeante : l’Algérie joue un rôle bien moins neutre que jamais dans le chaos malien. Derrière les discours officiels d’apaisement, Alger manipule habilement les équilibres locaux pour servir ses propres intérêts stratégiques.

    photo de l'auteur
    Par Soufiane Chahid

    Depuis plusieurs mois, les tensions entre le Maroc et l’Algérie s’invitent au cœur des crises africaines, transformant le Mali en un terrain de confrontation indirecte. Les récents succès militaires du JNIM-FLA, groupe affilié à al-Qaïda, ont mis en lumière les stratégies de déstabilisation menées par Alger.

    Contrairement à l’image d’un médiateur impartial qu’elle tente de cultiver, l’Algérie intervient activement dans les affaires intérieures maliennes. Son objectif ? Maintenir une « tension maîtrisée » pour affaiblir ses rivaux régionaux, notamment le Maroc, et renforcer son influence sur Bamako.

    Une stratégie algérienne à double tranchant

    L’Algérie, qui partage une frontière de plus de 1 300 km avec le Mali, dispose d’un levier géopolitique majeur. En soutenant discrètement certains groupes armés tout en freinant les initiatives marocaines, Alger crée un climat d’instabilité chronique. Cette approche lui permet de justifier sa présence militaire sous couvert de lutte antiterroriste, tout en marginalisant Rabat dans les instances régionales.

    Le Maroc en première ligne face à l’expansion algérienne

    Le Royaume, conscient de la menace, tente de contrer cette influence en renforçant ses alliances avec les pays du Sahel. Ses efforts diplomatiques et sécuritaires visent à offrir une alternative crédible à l’hégémonie algérienne. Cependant, les défis restent immenses : corruption endémique, groupes terroristes en embuscade et divisions politiques au sein de la junte malienne.

    Un Mali au bord du gouffre

    Dans ce contexte, le Mali devient le théâtre d’une guerre par procuration où chaque acteur défend ses intérêts au détriment de la stabilité du pays. Les populations locales, déjà éprouvées par des années de conflits, paient le prix fort de ces rivalités étrangères.

    Face à cette situation, la question se pose : jusqu’où l’Algérie et le Maroc sont-ils prêts à aller pour imposer leur domination, quitte à sacrifier le sang des Maliens ?

  • Kémi Séba face à la justice : l’extradition vers le Bénin se profile après des audiences tendues

    Kémi Séba face à la justice : l’extradition vers le Bénin se profile après des audiences tendues

    Le dossier judiciaire de Kémi Séba et de son fils prend une tournure décisive, alors que les audiences s’enchaînent sous le regard attentif des observateurs. Les arguments avancés par la défense peinent à convaincre les magistrats, dont la position semble se durcir au fil des débats. Les observateurs du dossier s’accordent à dire que les éléments présentés n’ont pas suffi à ébranler la rigueur du tribunal, renforçant ainsi les chances d’une extradition vers Cotonou.

    Un calendrier judiciaire sous pression

    Les prochaines étapes s’annoncent déterminantes, avec un calendrier serré qui laisse peu de marge de manœuvre à la défense. Les audiences à venir s’articulent autour de moments clés :

    • Vendredi 22 mai : Ouverture des plaidoiries dédiées au seul dossier de Kémi Séba et de son fils. Ces échanges permettront à l’avocat de tenter une nouvelle approche, face à un tribunal manifestement sceptique.
    • Vendredi 29 mai : Poursuite des plaidoiries, suivie des répliques des représentants de l’État. Ces sessions pourraient sceller l’issue du dossier.

    Une défense en difficulté face à la rigueur juridique

    Malgré l’engagement de son conseil, la stratégie de la défense bute sur l’intransigeance du tribunal. Les arguments politiques et idéologiques, habituellement mis en avant par Kémi Séba, se heurtent à une analyse juridique rigoureuse. Le juge, soucieux de respecter les procédures et les conventions internationales, n’a pas cédé aux justifications avancées.

    En matière d’extradition, lorsque les contestations de la défense manquent de fondements juridiques solides ou n’apportent pas de preuves tangibles de risques d’arbitraire, les traités bilatéraux ou régionaux s’appliquent sans ambiguïté. C’est précisément cette dynamique qui joue en défaveur des prévenus.

    Le Bénin en ligne de mire

    Les dernières évolutions laissent peu de doute sur l’issue probable du dossier. Si la tendance se confirme lors des audiences des 22 et 29 mai, la justice pourrait acter le renvoi de Kémi Séba vers le Bénin. L’activiste et son fils devront alors répondre des charges qui pèsent contre eux à Cotonou. Les deux prochaines semaines seront donc cruciales, car elles détermineront si la défense parvient encore à mobiliser des arguments capables de retourner la situation. Jusqu’ici, les chances d’éviter l’extradition semblent s’amenuiser.

  • Le gouvernement sénégalais défend sa stratégie économique face aux critiques du FMI

    Le gouvernement sénégalais défend sa stratégie économique face aux critiques du FMI

    Le ministre des Finances du Sénégal, Cheikh Diba, a présenté vendredi dernier devant l’Assemblée nationale les premiers résultats du Plan de Redressement Économique et Social (PRES), révélant une collecte de 63,4 milliards de francs CFA pour cette année. Ces chiffres, dévoilés dans un contexte de tensions avec le Fonds Monétaire International (FMI), ont poussé Waly Diouf Bodian, proche collaborateur du Premier ministre Ousmane Sonko, à prendre la parole pour défendre l’action gouvernementale.

    Des recettes en hausse mais des objectifs ambitieux

    Le PRES, dévoilé le 1er août 2024 par le Premier ministre Ousmane Sonko, vise une mobilisation totale de 5 667 milliards de francs CFA sur la période 2025-2028. Pour l’année 2026, l’État mise sur 762,6 milliards de francs CFA de recettes supplémentaires, inscrits dans la Loi de finances initiale. À ce jour, 63,4 milliards ont été perçus, dont 7,9 milliards issus des droits de douane, selon les chiffres communiqués par Cheikh Diba. Un effort nécessaire pour combler un gap de près de 700 milliards avant la fin de l’exercice.

    Le FMI observe de près la situation financière du Sénégal, confronté à des défis budgétaires majeurs. La capacité de Dakar à atteindre ses objectifs de recettes influence directement les négociations en cours avec l’institution financière internationale.

    Waly Diouf Bodian répond aux scepticismes

    Face aux critiques relayées par certains médias, Waly Diouf Bodian a réagi en soulignant que le PRES génère entre 15 et 20 milliards de francs CFA par mois. Il a également mis en avant l’impact attendu des mesures sur le foncier et les transferts d’argent, promettant des résultats plus marqués dans les mois à venir.

    Le gouvernement sera mis à l’épreuve dès ce vendredi lors d’une séance de questions au Parlement. Les parlementaires examineront la progression réelle des recettes du PRES par rapport aux objectifs trimestriels définis dans la loi de finances, un point crucial pour la crédibilité du plan.

  • Témoignages d’enfants camerounais face à la menace terroriste

    Témoignages d’enfants camerounais face à la menace terroriste

    Documentaire engagéSociété

    Enfants camerounais : le poids invisible de Boko Haram révélés par un documentaire primé

    Dans ce film documentaire salué par le Tigre d’or au festival de Rotterdam, la cinéaste camerounaise Cyrielle Raingou capte, à travers le regard d’enfants, l’impact dévastateur de Boko Haram sur leur quotidien et leur quête désespérée d’un avenir malgré l’ombre de la terreur.

  • Affaire 170 millions au Burkina Faso : un scandale qui ébranle l’armée

    Affaire 170 millions au Burkina Faso : un scandale qui ébranle l’armée

    Affaire 170 millions au Burkina Faso : quand l’opacité des dirigeants choque la nation

    Le Burkina Faso traverse une période critique, marquée par des défis sécuritaires et humanitaires majeurs. Pourtant, c’est une affaire de détournement qui secoue aujourd’hui les fondements mêmes de l’État. Le général Célestin Simporé, ministre de la Défense, s’est vu subtiliser une somme colossale de 170 millions de F CFA directement depuis son domicile privé. Le responsable présumé de ce vol audacieux ? Un membre de sa propre garde rapprochée, aujourd’hui introuvable après avoir franchi les frontières du pays. Ce scandale, bien plus qu’un simple fait divers, révèle les dysfonctionnements criants au sein des plus hautes sphères du pouvoir.

    Un vol planifié au cœur de la sécurité nationale

    L’affaire a d’abord circulé en catimini avant de devenir le sujet brûlant des discussions dans la capitale. Un soldat de confiance, en qui le ministre avait placé toute sa confiance, a exploité sa position privilégiée pour s’emparer d’une valise contenant 170 millions de F CFA. Cette opération, menée avec une précision digne des plus grands stratèges, a laissé derrière elle un ministre sous le choc et une institution militaire en émoi. Le suspect, aujourd’hui en cavale dans un pays voisin, a mis en lumière les failles d’un système censé garantir la sécurité des plus hauts responsables.

    L’illégalité d’une fortune en liquide au domicile d’un ministre

    Si le vol en lui-même soulève des interrogations, c’est bien l’origine et la détention de cette somme qui interrogent. Le Burkina Faso, comme ses voisins de l’UEMOA, encadre strictement la circulation des liquidités et limite les paiements en espèces. Ces mesures visent à endiguer le blanchiment d’argent et le financement d’activités illicites. Pourtant, un ministre de la Défense, garant de l’ordre et de la discipline, se retrouve en possession de 170 millions de F CFA en billets au sein de son propre foyer. Une situation qui viole ouvertement la loi et soulève des doutes sur l’intégrité des fonds détenus.

    D’où provient cet argent ? Est-ce le fruit de contrats opaques, de rétrocommissions ou de détournements de deniers publics ? L’absence de transparence alimente les soupçons de corruption, renforçant le sentiment d’impunité qui ronge la confiance des citoyens envers leurs dirigeants.

    Un contraste insoutenable entre opulence et misère

    Cette affaire survient dans un contexte national particulièrement tendu. Alors que des millions de Burkinabè luttent quotidiennement pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires, des fortunes colossales s’accumulent dans les résidences cossues de Ouagadougou. Les 170 millions de F CFA dérobés équivaudraient à l’achat de blindés légers pour les forces armées, à la distribution de milliers de rations alimentaires pour les soldats déployés sur le front, ou encore à la réouverture de dizaines d’écoles fermées par l’insécurité. Cette disparité flagrante entre les privilèges des élites et les privations du peuple est perçue comme une provocation par une population déjà éprouvée.

    La justice doit reprendre ses droits

    Ce scandale ne peut être étouffé sous prétexte de secret défense. Il porte atteinte à la crédibilité de la transition politique et de l’institution militaire, qui avaient érigé la probité en principe fondateur. Une enquête approfondie et transparente doit être ouverte sans délai pour déterminer l’origine des fonds et identifier les responsabilités. Le peuple burkinabè exige des réponses claires et des sanctions proportionnelles à la gravité des faits. La lutte contre la corruption ne doit pas être sélective : elle doit s’appliquer à tous, quel que soit le grade ou la position sociale. L’heure est venue de rendre des comptes, pour restoring la confiance et l’honneur de l’État.

  • Au Niger, la junte de Tiani joue avec le feu en nationalisant Arlit

    Au Niger, la junte de Tiani joue avec le feu en nationalisant Arlit

    Une décision aux allures de victoire politique qui cache des risques majeurs

    En actant la fin brutale de la concession historique d’Arlit, confiée en 1968 au Commissariat français à l’énergie atomique (CEA), le pouvoir militaire nigérien dirigé par le général Abdourahamane Tiani croit marquer un point fort sur l’échiquier géopolitique. Pourtant, derrière cette annonce spectaculaire se profile une stratégie hasardeuse, où l’urgence souverainiste prime sur la raison économique.

    Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) justifie sa décision par la nécessité de « rétablir la souveraineté nationale » sur les richesses du sous-sol, un discours qui résonne auprès d’une frange de la population. Mais cette rhétorique, bien que populaire, occulte une réalité plus complexe : celle d’un secteur extractif nigérien désormais fragilisé par des choix politiques improvisés, où la rupture brutale des contrats remplace toute tentative de renégociation équilibrée.

    Un secteur minier sous pression : expertise, investissements et stabilité en jeu

    Les spécialistes du domaine extractif tirent la sonnette d’alarme. L’exploitation de l’uranium, pilier de l’économie locale depuis des décennies, exige des compétences techniques pointues et des normes environnementales strictes. Or, la junte militaire, peu habituée aux subtilités industrielles, semble sous-estimer l’ampleur des défis à relever.

    Trois écueils principaux se dessinent pour l’avenir de l’uranium nigérien :

    • Le déficit d’expertise technique : Gérer une mine d’uranium ne s’improvise pas. De l’extraction au traitement, en passant par la radioprotection, chaque étape nécessite des ressources humaines qualifiées et des investissements lourds. Le Niger dispose-t-il des moyens immédiats pour prendre le relais ?
    • Le mirage des nouveaux partenaires : En se tournant vers des acteurs géopolitiques comme Rosatom (Russie) ou des intérêts chinois, le régime de Niamey ne fait que remplacer une dépendance par une autre. Cette stratégie, souvent opérée dans l’opacité, risque de sacrifier les exigences de transparence et de durabilité.
    • Un environnement hostile aux investisseurs : Les contrats miniers, souvent négociés sur plusieurs décennies, exigent une sécurité juridique sans faille. En brisant unilatéralement un accord historique, la junte envoie un signal désastreux aux capitaux étrangers, transformant le Niger en une destination à haut risque.

    Les conséquences de cette précarité juridique se répercuteront bien au-delà des cercles diplomatiques. À Arlit, Agadez et dans tout le Nord-Niger, l’activité minière irrigue l’économie locale : emplois directs et indirects, sous-traitance, financement d’infrastructures publiques (écoles, centres de santé). En privilégiant les décrets et la rhétorique nationaliste à une gestion pragmatique, le CNSP menace de paralyser des sites clés déjà fragilisés par des sanctions régionales et un isolement économique croissant.

    L’uranium, un otage des calculs politiques

    Pour un pays déjà asphyxié par la perte de ses recettes budgétaires et l’effondrement de ses échanges commerciaux, priver l’État de ses redevances minières revient à scier la branche sur laquelle il est assis. Les experts sont unanimes :

    « La souveraineté ne se décrète pas dans des communiqués militaires. Elle se construit avec des institutions stables, des règles juridiques solides et une capacité à négocier avec les grands groupes. En brisant les contrats par la force, le régime actuel s’enferme dans une logique populiste dont les Nigériens seront les premières victimes. »

    La fin de la concession d’Arlit marque indéniablement un tournant pour le Niger. Pourtant, loin d’ouvrir la voie à une autonomie économique, cette décision risque de précipiter le pays dans un déclin industriel accéléré. Le sous-sol nigérien, autrefois symbole de prospérité, devient le terrain de jeu d’une junte aux ambitions politiques démesurées, au mépris des réalités économiques et des besoins de sa population.

  • Premier league : andoni iraola salue le titre d’arsenal après le match nul à bournemouth

    Premier league : andoni iraola salue le titre d’arsenal après le match nul à bournemouth

    Andoni Iraola : « le titre d’Arsenal n’était pas en jeu lors de ce match »

    À l’issue du match nul entre Bournemouth et Manchester City (1-1), qui a scellé le titre de champion d’Angleterre pour Arsenal, l’entraîneur espagnol Andoni Iraola a tenu à souligner la performance des Gunners et l’impact de Mikel Arteta.

    Un match sans enjeu direct pour le titre

    Le technicien des Cherries a expliqué que la victoire d’Arsenal dans le championnat ne dépendait pas du résultat obtenu lors de cette rencontre. Selon lui, le titre était déjà acquis avant même que le coup d’envoi ne soit donné.

    « Le sacre des Londoniens n’était pas suspendu à notre performance aujourd’hui », a-t-il déclaré, reconnaissant ainsi l’efficacité du travail réalisé par Arteta et son équipe tout au long de la saison.

    Une saison marquée par la régularité

    Andoni Iraola a également salué la saison exceptionnelle d’Arsenal, soulignant leur capacité à maintenir un niveau élevé sur la durée. « Mikel Arteta a construit une équipe compétitive, capable de rivaliser avec les meilleurs », a-t-il ajouté.

    Le match nul de Bournemouth, bien que décisif pour le classement final, n’a pas altéré la dynamique des Gunners, désormais champions avec plusieurs journées d’avance.

    Cette victoire symbolique d’Arsenal marque une nouvelle ère pour le club londonien, qui retrouve le sommet du football anglais après plusieurs années d’attente.

  • Tchad : un financement français de 22,5 millions de dollars pour booster la filière cotonnière

    Tchad : un financement français de 22,5 millions de dollars pour booster la filière cotonnière

    Le Tchad, deuxième producteur africain de coton en Afrique centrale, s’appuie sur un soutien financier de 22,5 millions de dollars américains octroyé par la France pour redynamiser son secteur cotonnier.

    Un projet quinquennal pour structurer la filière

    Le gouvernement tchadien a officiellement lancé le 13 mai le Projet de Développement agricole et territorial du bassin cotonnier du Tchad (DEBACO). Ce programme ambitieux, d’un budget total de 19,35 millions d’euros, bénéficiera d’un financement intégral de l’Agence française de développement (AFD).

    Une approche globale pour un secteur en crise

    DEBACO vise à stabiliser la filière cotonnière tout en renforçant la sécurité alimentaire. Bien que centré sur le coton, le projet inclut un accompagnement ciblé pour des cultures essentielles comme le sorgho, le maïs, le niébé et l’arachide. L’objectif ? Promouvoir une agriculture durable et résiliente face aux défis climatiques et économiques.

    Selon les autorités tchadiennes, le projet intégrera également des mesures de planification territoriale, de sécurisation des espaces agricoles et de prévention des conflits entre éleveurs et agriculteurs. Ces actions s’appuieront sur des cadres locaux de dialogue pour favoriser la coexistence pacifique des acteurs du secteur.

    Des régions clés pour relancer la production

    Les provinces du Mayo-Kebbi Ouest et du Moyen-Chari, qui concentrent près d’un quart de la production nationale de coton, seront les principales bénéficiaires de ce programme. Ces zones, historiquement productives, représentent un levier stratégique pour redresser la filière et redonner confiance aux producteurs.

    Un secteur en proie à l’instabilité

    La production de coton au Tchad oscille depuis plusieurs années entre fluctuations et baisses marquées. Les dernières données disponibles révèlent une hausse de 9 % en 2023-2024, avec 111 262 tonnes récoltées, suivie d’un effondrement de près de 50 % en 2024-2025, tombant à 57 774 tonnes. Pour la campagne 2025-2026, les prévisions restent prudentes, avec une estimation de 75 000 tonnes, soit une progression de 29,8 %.

    Face à cette situation volatile, le projet DEBACO pourrait jouer un rôle déterminant dans la consolidation de la filière. En combinant appui technique, financements et gestion durable des ressources, il pourrait poser les bases d’une reprise durable et d’une compétitivité accrue du coton tchadien sur le marché régional.

    Tchad : un financement français de 22,5 millions de dollars pour booster la filière cotonnière
  • Performance économique du Sénégal : les défis à relever pour l’UEMOA

    Performance économique du Sénégal : les défis à relever pour l’UEMOA

    Un bilan contrasté pour le Sénégal lors de la revue de l’UEMOA

    La 11e édition de la revue annuelle des réformes communautaires de l’UEMOA s’est tenue à Dakar, après un report initial d’une journée. Cette rencontre, qui a réuni les acteurs politiques et techniques, a été marquée par la présence du président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, et du ministre sénégalais des Finances et du Budget. L’objectif ? Évaluer les progrès réalisés et identifier les lacunes à combler pour renforcer la convergence économique au sein de l’espace communautaire.

    Le Sénégal, bien que globalement performant, affiche un recul de 2,14 points sur les 145 réformes évaluées par rapport à 2024. Un résultat qui alerte les autorités sur la nécessité d’agir rapidement pour corriger le tir. Le taux provisoire de mise en œuvre des réformes atteint désormais 76,45 %, contre 78,59 % en 2024. Ce recul s’explique en grande partie par des contreperformances dans deux domaines clés : la gouvernance économique et la convergence, ainsi que par les réformes structurelles, avec une baisse de 6,3 points.

    Les secteurs en difficulté : des priorités claires

    Parmi les insuffisances identifiées, la non transmission du rapport 2024 du guichet unique de dépôt des états financiers à la Commission de l’UEMOA figure en tête de liste. D’autres domaines, comme la culture, le tourisme, l’artisanat, la qualité et le climat des affaires, nécessitent également une attention particulière. Ces secteurs, souvent perçus comme des leviers de croissance, montrent des signes de fragilité qui pourraient freiner le développement économique du pays.

    Face à ce constat, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a souligné que les résultats de cette phase politique seront présentés au Premier ministre. « Une audience sera organisée pour discuter des mesures correctives à mettre en œuvre », a-t-il déclaré. L’objectif est clair : accélérer la mise en conformité avec les normes communautaires avant la prochaine revue.

    Des avancées encourageantes dans certains domaines

    Malgré ce recul global, certains secteurs ont enregistré des progrès notables. L’agriculture, l’élevage, la pêche et l’environnement affichent une progression de 12 points, tandis que le développement humain et social gagne 6,5 points. L’énergie, quant à elle, progresse de 3 points, et la modernisation du cadre juridique, comptable et statistique enregistre une hausse de 5,5 points. Ces résultats témoignent d’une dynamique sectorielle que les autorités souhaitent renforcer.

    Abdoulaye Diop a rappelé que cette revue, instaurée par un acte additionnel de la Conférence des chefs d’État en 2013, vise à évaluer les actions menées pour atteindre les objectifs du traité de l’UEMOA. Depuis 2014, dix revues ont déjà été conduites au Sénégal, avec des résultats globalement satisfaisants. La session actuelle, la onzième du genre, s’inscrit dans une configuration politique biennale, comme le prévoit la décision de juillet 2023.

    Pour traduire ces engagements en actions concrètes, les autorités sénégalaises ont annoncé que les conclusions de cette phase politique feront l’objet d’une présentation spéciale au Premier ministre. Une démarche visant à mobiliser l’ensemble des administrations concernées et à accélérer les réformes avant la prochaine évaluation.

  • Faure gnassingbé et george elombi discutent des leviers d’investissement pour le Togo

    Faure gnassingbé et george elombi discutent des leviers d’investissement pour le Togo

    Le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, a accueilli lundi à Lomé le président du Conseil d’administration d’Afreximbank, George Elombi. Au cœur de leur entretien : le renforcement des liens entre le Togo et cette institution financière panafricaine, ainsi que l’identification de nouvelles opportunités d’investissement dans des secteurs clés pour l’économie du pays.

    Un partenariat renforcé pour booster l’industrie locale

    Les deux responsables ont échangé sur les moyens d’accélérer la transformation industrielle des ressources disponibles au Togo. Plusieurs domaines ont été mis en avant, notamment l’exploitation et la valorisation du phosphate, un minerai dont le pays regorge. Les discussions ont également porté sur la production d’énergie dédiée aux zones industrielles ainsi que sur l’optimisation des matières premières africaines pour en tirer une valeur ajoutée maximale. L’objectif ? Stimuler l’économie locale en réduisant la dépendance aux exportations brutes.

    « Notre échange a permis d’aborder les stratégies pour créer de la richesse grâce à la transformation des ressources togolaises. Nous avons notamment évoqué le phosphate, la production énergétique pour les pôles industriels et d’autres pistes liées à la valorisation des matières premières sur le continent », a souligné George Elombi.

    Une institution financière déterminée à soutenir le développement industriel

    George Elombi a réitéré l’engagement d’Afreximbank à accompagner le Togo dans ses projets de développement. Son institution s’est dite prête à mobiliser des financements et à proposer des partenariats techniques pour concrétiser les ambitions industrielles du pays. Une collaboration qui s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion de l’industrie locale et de croissance économique durable.

    La visite d’George Elombi s’inscrit dans un cadre stratégique

    Cette rencontre s’est tenue dans le contexte de la 3e édition du forum Biashara Afrika, co-organisé par le gouvernement togolais et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Cet événement met en lumière l’attractivité croissante du Togo auprès des investisseurs internationaux et des partenaires financiers. Il reflète aussi la volonté des autorités locales de faire de la transformation des ressources naturelles un levier majeur pour l’économie africaine.

    Cette visite illustre la stratégie togolaise visant à attirer des investissements et à renforcer sa position sur la scène économique continentale. En misant sur l’industrialisation et l’innovation, le pays se positionne comme un acteur clé pour le développement industriel en Afrique de l’Ouest.