Auteur/autrice : nigeractu

  • Algérie et Mali : la fin d’une crise diplomatique de 15 mois

    Algérie et Mali : la fin d’une crise diplomatique de 15 mois

    Algérie et Mali : la fin d’une crise diplomatique de 15 mois

    Un tournant majeur dans les relations bilatérales

    Après plus d’un an de tensions persistantes, l’Algérie et le Mali ont décidé de tourner une page douloureuse. Les deux pays ont annoncé conjointement la réouverture de leurs espaces aériens respectifs, mettant fin à une période de restrictions qui paralysait les échanges. Une annonce concomitante a également officialisé le retour des ambassadeurs, marquant ainsi le début d’une normalisation diplomatique essentielle pour la stabilité régionale.

    Algérie et Mali : rétablissement des relations diplomatiques

    Un tournant après 15 mois de tensions

    Les gouvernements d’Alger et de Bamako ont simultanément confirmé la réouverture de leurs espaces aériens aux vols civils et militaires. Le Mali a précisé le retour imminent de son ambassadeur en Algérie, rappelé en 2025, tandis qu’Alger a annoncé le rétablissement de sa représentation diplomatique à Bamako. Ces décisions concrètes mettent un terme à une crise qui durait depuis plus de quinze mois, ébranlant les relations entre les deux voisins.

    L’incident du drone : l’étincelle d’une crise

    Tout a basculé en avril 2025 avec la destruction d’un drone militaire malien près de la frontière commune. L’Algérie avait affirmé que l’appareil avait violé son espace aérien, une allégation contestée par Bamako, qui soutenait que le drone évoluait sur le territoire malien. Cet incident a déclenché une série de mesures radicales : rappel des ambassadeurs, fermeture des espaces aériens et échanges d’accusations publiques, notamment avec les États de l’Alliance des États du Sahel (AES).

    Des divergences profondes, mais une nécessité de coopération

    Au-delà de ce conflit ponctuel, les relations entre l’Algérie et le Mali se sont détériorées depuis l’arrivée au pouvoir de la junte malienne en 2020-2021. Bamako a régulièrement reproché à Alger son ingérence, notamment en raison de son rôle dans l’accord de paix de 2015 entre le gouvernement malien et les groupes armés du nord. Les tensions se sont encore aggravées après que le Mali a soutenu le plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental, une position incompatible avec la ligne défendue par l’Algérie. Malgré ces désaccords, les deux pays partagent une frontière commune et font face à des défis sécuritaires majeurs, en particulier la lutte contre les groupes jihadistes dans le Sahel.

  • Situation alarmante pour les acteurs sociaux au sud-kivu

    Situation alarmante pour les acteurs sociaux au sud-kivu

    La province du Sud-Kivu, située à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), connaît une escalade des pressions contre les acteurs sociaux. Défenseurs des droits humains, journalistes et leaders associatifs dénoncent une augmentation des intimidations et des enlèvements ciblant ceux qui documentent les abus ou défendent les communautés locales. Ces alertes, confirmées par plusieurs groupes locaux, surviennent dans un contexte marqué par des combats persistants aux frontières avec le Rwanda et le Burundi.

    une société civile étouffée par les menaces

    Les intervenants de la société civile décrivent un climat de travail de plus en plus hostile. D’après leurs récits, les intimidations se manifestent sous diverses formes : communications anonymes, surveillance, intrusions nocturnes ou disparitions temporaires visant à museler toute opposition. Plusieurs militants ont adapté leurs déplacements, quand ce n’est pas quitté Bukavu et ses alentours, pour préserver leur intégrité physique.

    Cette situation s’aggrave alors que la région cumule déjà de graves crises. Les combats opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les factions armées locales et les rebelles du M23 — soutenus selon des rapports onusiens par le Rwanda — ont provoqué des déplacements massifs de populations. Dans des zones comme Kalehe, Uvira ou Fizi, les associations locales assurent un rôle essentiel en matière de surveillance, d’aide humanitaire et de sensibilisation. Leur affaiblissement menace directement la transmission d’informations cruciales aux instances nationales et internationales.

    des enlèvements systématiques et une impunité généralisée

    Les derniers cas documentés révèlent un schéma récurrent : des militants sont interceptés en plein jour par des individus armés, parfois en civil, circulant dans des véhicules non identifiés. Les rares libérations s’accompagnent de mises en garde claires : abandonner les investigations en cours, renoncer à publier certains rapports ou quitter la région. Plusieurs organisations dénoncent l’impunité qui entoure ces actes, faute de procédures judiciaires abouties.

    La presse locale subit également cette répression. Les radios communautaires, souvent en première ligne pour couvrir les tensions intercommunautaires et les violations des droits, réduisent leurs activités par crainte de représailles. Des journalistes provinciaux rapportent des pressions émanant de responsables politiques, sécuritaires ou de représentants de groupes armés contrôlant des zones du territoire. La frontière entre intimidation ciblée et harcèlement systémique s’amenuise dangereusement.

    Pour les observateurs des tensions congolaises, la restriction de l’espace civique au Sud-Kivu s’inscrit dans une dynamique régionale plus large. Depuis la résurgence du conflit avec le M23 dans le Nord-Kivu voisin, les deux provinces subissent un durcissement des interactions entre autorités locales, forces armées et voix dissidentes. L’instauration de l’état de siège, prolongé pendant des années dans certaines zones de l’est, avait déjà été pointée du doigt par les défenseurs des libertés pour son impact sur les droits fondamentaux.

    Kinshasa face au défi de la protection des voix critiques

    Le gouvernement congolais se trouve confronté à un dilemme de légitimité. Kinshasa a réitéré à plusieurs reprises son engagement à protéger les défenseurs des droits humains, notamment via la loi de 2023 dédiée à cet effet. Cependant, son application dans l’est du pays reste limitée, en raison d’un manque de ressources dédiées et d’une autorité étatique fragmentée sur le terrain. Les militants du Sud-Kivu exigent désormais des actions concrètes : enquêtes indépendantes sur les enlèvements récents, protection rapprochée pour les personnes menacées et dialogue institutionnalisé avec les autorités locales.

    Les partenaires internationaux, notamment la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) en phase de retrait, ainsi que l’Union européenne, sont également sollicités. Leur capacité à maintenir un soutien ferme en faveur de la protection des acteurs civils déterminera, en partie, la pérennité du tissu associatif local. Toutefois, sans une réponse politique ferme de Kinshasa, le risque d’un effondrement durable de la société civile dans l’est du pays s’accentue. Les organisations de défense des droits appellent à une mobilisation immédiate pour contrer cette tendance.

  • Babacar Bâ dénonce l’ambiguïté du fonds partisan de Sonko au Sénégal

    Babacar Bâ dénonce l’ambiguïté du fonds partisan de Sonko au Sénégal

    Le débat sur les caisses noires s’envenime avec les révélations sur un fonds de 1,7 milliard de FCFA

    Au Sénégal, la polémique autour des fonds occultes hérités de l’ancien régime prend une dimension inattendue. Babacar Bâ, figure influente de la société civile, interpelle publiquement le Premier ministre Ousmane Sonko sur la cohérence de son discours anti-corruption. Sonko, dont le parti Pastef est au cœur du pouvoir depuis mars 2024, est accusé d’avoir mobilisé un fonds politique de 1,7 milliard de FCFA sans transparence sur son origine.

    La lutte contre les caisses noires au cœur des tensions politiques

    Depuis l’arrivée au pouvoir de la nouvelle équipe, la dénonciation des circuits financiers opaques est devenue un pilier de la communication gouvernementale. Les caisses noires, ces fonds discrétionnaires échappant au contrôle budgétaire, symbolisent selon l’exécutif les dérives de l’ère précédente. Pourtant, Babacar Bâ souligne une contradiction majeure : le Premier ministre lui-même admet l’existence d’un fonds partisan d’une ampleur inhabituelle au Sénégal.

    Le montant de 1,7 milliard de FCFA, avancé sans détail sur les contributeurs ou les canaux de collecte, interroge. Pour Babacar Bâ, cette somme dépasse largement les pratiques courantes en matière de financement des partis politiques dans le pays. La question n’est pas tant la légitimité de ces ressources que leur opacité, qui contraste avec le discours officiel sur la transparence.

    Un fonds politique sous le feu des critiques

    Le Sénégal dispose d’un cadre légal flou en matière de financement des partis politiques. Contrairement à d’autres démocraties ouest-africaines, le pays ne fixe pas de plafonds stricts pour les dons ni de mécanismes de contrôle rigoureux. Cette lacune juridique alimente les suspicions et les rivalités entre formations politiques.

    Selon Babacar Bâ, le paradoxe est flagrant : comment un gouvernement qui prône la traçabilité des fonds publics peut-il justifier l’absence de transparence sur les ressources de son propre parti ? Il souligne que si ce fonds provient de cotisations militantes, son montant interroge au regard du nombre d’adhérents. S’il s’agit de dons privés, leur publication détaillée serait selon lui indispensable.

    La critique ne vise pas à remettre en cause le principe même du financement partisan, mais à exiger une cohérence dans l’application des normes. Un exécutif qui érige la lutte contre les caisses noires en priorité doit-il faire exception pour son propre appareil politique ?

    Un débat qui dépasse le cadre politique immédiat

    Les révélations de Babacar Bâ surviennent dans un contexte déjà tendu. Les investigations de la Cour des comptes et d’autres instances sur la gestion passée des finances publiques alimentent depuis des mois un affrontement mémoriel entre l’ancienne majorité et les nouveaux gouvernants. Chaque nouvelle enquête relance les tensions et nourrit les accusations croisées.

    Pour Babacar Bâ, cette polémique dépasse la simple opposition entre deux camps. Elle interroge la crédibilité d’un système où les exigences de transparence ne s’appliquent pas uniformément. La question du financement de Pastef, longtemps éclipsée par la dynamique électorale de 2024, redevient centrale alors que le parti renforce son influence institutionnelle.

    Les partenaires internationaux, attentifs à l’évolution de la gouvernance au Sénégal, suivent de près ce débat. La qualité du dispositif de transparence des financements politiques est un indicateur scruté par les bailleurs et les agences de notation. Un renforcement législatif, souvent évoqué par la société civile, pourrait émerger comme une conséquence naturelle de cette controverse. Babacar Bâ appelle à une clarification immédiate du Premier ministre sur l’origine et la gestion de ce fonds de 1,7 milliard de FCFA.

  • Consensus historique entre gouvernement congolais et médecins pour mettre fin à la crise hospitalière

    Consensus historique entre gouvernement congolais et médecins pour mettre fin à la crise hospitalière

    Un tournant décisif pour la santé publique en République démocratique du Congo

    Un professionnel de santé en pleine analyse dans les locaux de l’INRB

    La crise qui a ébranlé le système hospitalier congolais pendant plusieurs semaines touche à sa fin. Le gouvernement de la République démocratique du Congo a finalisé un accord historique avec les syndicats de médecins, mettant un terme à la grève qui paralysait les hôpitaux à travers tout le pays.

    Les engagements majeurs du gouvernement révélés lors du Conseil des ministres

    Lors de la 94ᵉ réunion du Conseil des ministres présidée par le chef de l’État Félix Tshisekedi, le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Bwana, a présenté un compte rendu détaillé des avancées obtenues après des semaines de négociations intensives avec les représentants syndicaux. Ces discussions, menées en deux phases (23 juin au ministère des Finances et 7 juillet au ministère de la Santé publique), ont abouti à des engagements concrets pour améliorer durablement les conditions de travail des professionnels de santé.

    Des mesures phares pour transformer le secteur médical

    • Intégration complète des primes complémentaires dans les états liquidatifs dès le troisième trimestre 2026
    • Alignement de 200 médecins sur les grilles salariales nationales
    • Priorisation du secteur santé dans les opérations de mécanisation de la Fonction publique
    • Accélération du traitement des actes administratifs pour les médecins des régimes particuliers (PNC, FARDC, ESU)
    • Assainissement complet du fichier de paie pour éliminer les dysfonctionnements

    Ces mesures s’accompagnent d’un calendrier précis : dès août 2026, les négociations reprendront pour étendre ces avantages à d’autres catégories professionnelles du secteur médical, comme l’a précisé le ministre Tshimanga Bwana.

    La fin d’une mobilisation sans précédent

    Cette annonce intervient après que le Syndicat national des médecins (Synamed) avait lancé l’opération « Hôpitaux sans médecins » du 7 au 16 juillet 2026, paralysant les structures sanitaires dans la plupart des provinces à l’exception de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Le syndicat justifiait cette action par le non-respect des engagements antérieurs et l’absence de dialogue constructif avec la Première ministre, malgré les instructions présidentielles.

    Pendant cette période critique, seuls les services d’urgence et les banques de sang restaient opérationnels, tandis que les cas urgents étaient redirigés vers des structures désignées. Le Synamed avait appelé à maintenir la mobilisation jusqu’à la satisfaction totale de ses revendications.

    Un nouveau chapitre pour le système de santé congolais

    Avec la levée de la grève et l’engagement du gouvernement à tenir ses promesses, le secteur de la santé en RDC entre dans une phase de reconstruction et de modernisation. Ces mesures devraient permettre d’améliorer significativement l’attractivité de la profession médicale et de renforcer la qualité des soins dispensés à la population congolaise.

    Cette résolution marque un tournant historique dans les relations entre les autorités publiques et les professionnels de santé, ouvrant la voie à une collaboration plus étroite pour relever les défis majeurs du système sanitaire congolais.

  • Forum économique bleu durable à Dakar : une première historique pour le Sénégal

    Forum économique bleu durable à Dakar : une première historique pour le Sénégal

    l’essentiel

    • dates : 13 et 14 juillet 2026 au Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose à Dakar
    • première édition : forum inédit dédié à l’économie bleue durable et inclusive au Sénégal
    • acteurs clés : Port Autonome de Dakar, Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM), ministère de l’Économie maritime

    Le Sénégal accueille cette année un événement marquant : la toute première édition du Forum national sur l’économie bleue durable et la logistique maritime. Organisé sous l’égide du président Bassirou Diomaye Faye et du ministère des Pêches et de l’Économie maritime, ce rassemblement se tient au Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose à Dakar.

    Ce forum rassemble les principaux décideurs du secteur maritime sénégalais, dont le Port Autonome de Dakar et l’Agence nationale des Affaires maritimes (ANAM). L’objectif ? Élaborer une feuille de route nationale pour un développement maritime équilibré, respectueux de l’environnement et porteur de croissance inclusive.

    un levier stratégique pour l’Afrique de l’Ouest

    L’économie bleue s’impose comme un pilier essentiel pour le Sénégal, pays doté d’une côte de plus de 700 km. Ce forum vise à renforcer le rôle du Sénégal en tant que plateforme logistique incontournable en Afrique de l’Ouest. Le Port Autonome de Dakar, acteur clé de cette dynamique, incarne l’ambition du pays de moderniser ses infrastructures et de se positionner comme un hub maritime régional.

    Les débats porteront sur des thèmes cruciaux : optimisation de la logistique portuaire, promotion d’un transport maritime respectueux de l’environnement et préservation des écosystèmes océaniques. Ces enjeux s’inscrivent dans une vision plus large, partagée par les pays côtiers africains, visant à concilier exploitation économique et durabilité.

    une mobilisation gouvernementale sans précédent

    L’engagement du président Bassirou Diomaye Faye et du ministère de l’Économie maritime illustre l’importance accordée à ce secteur. Ce forum inédit a pour mission de poser les fondations d’une politique maritime nationale cohérente et ambitieuse. Le choix du Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose, symbole culturel de Dakar, renforce la portée symbolique de l’événement.

    Le ministère de l’Économie maritime a orchestré la coordination entre les acteurs publics et privés, garantissant une participation active des professionnels du secteur. Cette mobilisation reflète la volonté des autorités de faire du Sénégal un modèle en matière d’économie bleue.

    contexte et ambitions pour le Sénégal

    Avec une zone économique exclusive maritime étendue et une façade atlantique stratégique, le Sénégal mise sur l’innovation pour se différencier dans un paysage régional concurrentiel. Ce forum s’inscrit dans une série de réformes sectorielles visant à moderniser les infrastructures portuaires et à dynamiser l’industrie maritime.

    Cette initiative s’ajoute aux efforts du gouvernement pour diversifier l’économie et renforcer la résilience du pays. L’accent est mis sur l’inclusion des communautés côtières et des pêcheurs artisanaux, afin de créer des opportunités partagées et durables.

    vers une économie bleue inclusive et durable

    Le forum met en lumière la nécessité d’une approche inclusive, intégrant les acteurs locaux dans la stratégie maritime. L’enjeu est double : stimuler la croissance économique tout en préservant les traditions et les écosystèmes marins. Les organisateurs, en collaboration avec les institutions publiques, œuvrent pour un modèle de développement maritime équitable et respectueux de l’environnement.

    Les discussions devraient déboucher sur des orientations claires pour les années à venir, influençant les investissements et les politiques sectorielles. Ce premier forum marque ainsi une étape décisive pour l’avenir de l’économie bleue au Sénégal.

  • Transfert manzambi aston villa nouvelle donne pour le prodige fribourgeois

    Transfert manzambi aston villa nouvelle donne pour le prodige fribourgeois

    Le prodige de Fribourg change de destin : Aston Villa remplace Newcastle dans la course au transfert record

    Un accord avec Newcastle qui tourne au fiasco

    Les négociations étaient pourtant bien engagées. Les dirigeants de Newcastle United et du SC Fribourg avaient trouvé un terrain d’entente pour un transfert estimé à 60 millions d’euros. L’opportunité était idéale : remplacer Sandro Tonali, parti vers Tottenham Hotspur pour plus de 100 millions d’euros. Pourtant, à la dernière minute, Manzambi a opposé son veto au projet.

    Le joueur de 20 ans a finalement choisi une autre voie. Selon les dernières informations, il aurait donné son accord à un transfert vers Aston Villa, club qualifié pour la Ligue des champions. Une décision qui a poussé Newcastle à se retirer des discussions, laissant Fribourg et son rival anglais finaliser les détails.

    Un record en jeu pour le club de Fribourg

    Si l’opération aboutit, Manzambi deviendra le transfert le plus cher de l’histoire du SC Fribourg. Le montant total, incluant les bonus, pourrait atteindre 70 millions d’euros. À titre de comparaison, les précédents records du club s’élèvent à 25 millions d’euros, payés pour Kevin Schade et Merlin Röhl. Une transaction qui marque un tournant pour le football suisse.

    Manzambi, entre exploits et blessures en Coupe du monde

    La carrière du jeune attaquant a basculé lors de la Coupe du monde au cours de l’été. Malgré une blessure au genou en huitièmes de finale, ses performances ont marqué les esprits. Contre la Bosnie, il est entré en jeu à la 71e minute et a marqué un doublé décisif. Contre le Canada, il a été titularisé, marqué et délivré une passe décisive. Des gestes qui ont confirmé son statut de révélation.

    Malgré son absence en quarts de finale face à l’Argentine, son influence a été telle que le gardien argentin Emiliano Martínez n’a pas hésité à lui lancer une invitation moqueuse à rejoindre Birmingham. Une opportunité que Manzambi pourrait saisir, si Aston Villa finalise l’affaire.

  • Babacar Bâ dénonce un double discours sur les fonds politiques au Sénégal

    Babacar Bâ dénonce un double discours sur les fonds politiques au Sénégal

    Babacar Bâ dénonce un double discours sur les fonds politiques au Sénégal

    Le président du Forum du justiciable, Babacar Bâ, a lancé une nouvelle salve de critiques contre l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko, pointant une incohérence majeure dans ses prises de position sur la transparence des financements politiques. Selon lui, l’homme politique, qui se présente aujourd’hui comme un fervent défenseur de l’éthique publique, a lui-même géré un fonds politique de plus de 1,7 milliard de francs CFA durant son passage à la Primature, un montant qu’il avait lui-même reconnu publiquement.

    Pour le coordonnateur du Forum du justiciable, cette situation relève d’une contradiction flagrante. Ousmane Sonko avait en effet multiplié les attaques contre les « caisses noires » de l’État avant d’en devenir l’un des principaux gestionnaires une fois aux responsabilités. Babacar Bâ souligne que cette ironie est d’autant plus frappante qu’elle s’inscrit dans un contexte où la gestion des fonds publics au Sénégal reste un sujet de vives tensions.

    Le défenseur des droits humains a fait des fonds politiques un thème central de ses interventions ces derniers mois. Il exige désormais que la Présidence, la Primature et l’Assemblée nationale rendent publics les montants perçus et acceptent un contrôle rigoureux de la Cour des comptes. Selon lui, ces manquements répétés illustrent une mascarade institutionnelle qui ne peut plus durer.

    Dans un ton inhabituellement engagé, Babacar Bâ en appelle au peuple sénégalais pour qu’il se mobilise et reprenne le contrôle de son destin. Son message, teinté d’urgence, tranche avec le langage technique habituellement employé dans ses prises de position sur la gestion des finances publiques.

  • Nyanga : un taux de pauvreté alarmant défie la prospérité du Gabon

    Nyanga : un taux de pauvreté alarmant défie la prospérité du Gabon

    Un chiffre brut, presque anodin au milieu d’un rapport de 219 pages : 77 % des habitants de la province de la Nyanga, dans le sud du Gabon, vivent sous le seuil de pauvreté. Cette donnée, isolée et dépourvue d’analyse approfondie, éclate comme une anomalie dans un pays classé parmi les plus avancés d’Afrique en matière de développement humain. Pourtant, loin des discours officiels, la réalité de cette région frontalière avec le Congo révèle des fractures sociales et territoriales profondes.

    la nyanga, une province oubliée malgré ses ressources

    Enclavée et peu peuplée, la Nyanga se distingue par un paradoxe saisissant. Son chef-lieu, Tchibanga, concentre une partie des services publics, mais l’accès à l’eau potable, à l’électricité ou aux soins y reste un luxe pour une grande partie de la population. Ce territoire, autrefois considéré comme un grenier agricole grâce à son élevage bovin, voit aujourd’hui ses ressources sous-exploitées. L’exode des jeunes vers Libreville aggrave encore la situation, privant la région de sa main-d’œuvre et accélérant son appauvrissement.

    Alors que le Gabon affiche un produit intérieur brut par habitant parmi les plus élevés d’Afrique subsaharienne, la Nyanga incarne une autre facette de ce pays pétrolier : celle d’un développement déséquilibré, où les richesses ne profitent pas à tous. Le Rapport national sur le développement humain (RNDH) 2026, bien que détaillé, semble avoir relégué cette statistique à un simple constat, sans en faire un levier d’action politique.

    un rapport national qui occulte les inégalités territoriales

    Le RNDH 2026, document de référence pour les décideurs, a pour mission d’éclairer les priorités nationales. Pourtant, la mention des 77 % de pauvreté en Nyanga ne s’accompagne d’aucune mise en perspective dans les recommandations. Ce silence interroge : comment un taux de pauvreté trois à quatre fois supérieur à la moyenne nationale peut-il rester sans impact sur les arbitrages budgétaires ?

    Cette situation n’est pas isolée en Afrique centrale. Plusieurs pays riches en ressources naturelles partagent ce paradoxe : des indicateurs macroéconomiques flatteurs masquent des poches de pauvreté rurale persistantes. La centralisation des investissements et des infrastructures dans les grandes villes, comme Libreville ou Port-Gentil, aggrave ces disparités territoriales. La Nyanga, comme d’autres régions frontalières, paie le prix de cette logique de développement inégal.

    un test pour les autorités de transition

    Depuis août 2023, les autorités gabonaises engagées dans une refonte institutionnelle promettent de restaurer l’égalité territoriale. Parmi les annonces récentes : la réhabilitation des routes, l’électrification des zones rurales et la relance des filières agricoles. Mais ces intentions suffiront-elles à inverser la tendance ? La Nyanga, avec son potentiel agricole inexploité et ses ranchs en déclin, attend des actes concrets. Les prochaines lois de finances seront-elles à la hauteur de ces défis ?

    Le RNDH 2026 offre une base de travail précieuse, mais son utilité dépendra de la capacité des pouvoirs publics à extraire les données sensibles des rapports pour en faire des outils d’action. Sans hiérarchisation claire des priorités, les chiffres les plus révélateurs risquent de rester lettre morte. La question n’est plus seulement de connaître l’ampleur de la pauvreté en Nyanga, mais de savoir comment y remédier.

  • Démographie du Maroc : vers une population vieillissante et quasi-stagnante en 2060

    Démographie du Maroc : vers une population vieillissante et quasi-stagnante en 2060

    Les dernières projections démographiques du Haut-commissariat au plan (HCP) pour le Maroc tracent les contours d’un pays profondément transformé d’ici 2060. Ces estimations, basées sur des scénarios variés d’évolution de la natalité, de la mortalité et des mouvements migratoires, révèlent une société en pleine mutation.

    Une croissance démographique ralentie

    Dans le scénario le plus probable, la population marocaine passerait de 36,8 millions d’habitants en 2024 à 43,3 millions en 2060, soit une augmentation de 17,8 % sur 36 ans. Cette progression, bien que modérée, correspond à l’ajout moyen de 182 000 individus chaque année. Le taux d’accroissement annuel, actuellement de 0,7 %, devrait progressivement décliner pour atteindre un niveau proche de zéro à l’horizon 2060, marquant ainsi une phase de quasi-stagnation démographique après des décennies de croissance soutenue.

    Graphique illustrant la projection démographique du Maroc

    Une urbanisation marquée et des défis territoriaux

    L’urbanisation devrait s’intensifier, avec une population citadine atteignant près de 32,5 millions d’individus en 2060, représentant environ 75 % de la population totale. En parallèle, le nombre d’habitants en milieu rural diminuerait pour s’établir autour de 10,8 millions. Cette évolution accentuerait les enjeux liés à l’aménagement des territoires, nécessitant des politiques publiques adaptées pour répondre aux besoins croissants en logements, infrastructures et services sociaux. Le HCP insiste également sur l’importance de renforcer le développement rural afin d’améliorer les conditions de vie, retenir les populations locales — notamment les jeunes — et valoriser les ressources locales, dans l’objectif de préserver l’équilibre social et territorial.

    Une baisse significative des effectifs jeunes

    La diminution de la fécondité entraînerait un recul notable des générations futures. Par exemple, la population préscolaire (4-5 ans) chuterait de 23,8 %, passant de 1,25 million en 2024 à 0,96 million en 2060. Les enfants en âge d’être scolarisés au primaire (6-11 ans) reculeraient de 27 %, tandis que les 12-14 ans verraient leurs effectifs diminuer de 22,9 %. Cette tendance s’étendrait également aux 15-17 ans, avec un recul de 11,4 %, reflétant une baisse généralisée des naissances.

    Illustration des projections démographiques par tranche d'âge au Maroc

    Pour le système éducatif, cette contraction des effectifs scolarisables représente une opportunité. Les moyens actuellement dédiés à la construction de nouvelles infrastructures pourraient être réorientés vers l’amélioration de la qualité de l’enseignement et l’encadrement pédagogique, réduisant ainsi la pression sur les capacités d’accueil.

    Une population active en mutation

    La tranche d’âge active (15-59 ans) continuerait de croître, passant de 22,08 millions en 2024 à près de 24,96 millions en 2060, soit une hausse de 13,1 %. Cependant, cette progression serait inégalement répartie : en milieu urbain, la population active augmenterait de 34,4 %, tandis qu’en milieu rural, elle reculerait de 25,4 %. Cette dynamique exercerait une pression accrue sur le marché du travail urbain, appelé à absorber une main-d’œuvre issue des campagnes.

    Les jeunes de 18 à 24 ans, principaux nouveaux entrants sur le marché du travail, verraient leurs effectifs légèrement diminuer de 3,1 % au niveau national, avec des variations selon le milieu de résidence. En ville, cette tranche d’âge progresserait de 11,3 %, tandis qu’en milieu rural, elle chuterait de 28,3 %. À l’inverse, la population proche de la retraite (50-59 ans) connaîtrait une hausse marquée de 44,9 %, tirée par une progression de 76,6 % en milieu urbain.

    Projection de la population active au Maroc d'ici 2060

    Un vieillissement accéléré de la population

    Les projections révèlent un vieillissement démographique sans précédent. En 2060, les personnes âgées de 60 ans ou plus représenteraient 25,2 % de la population totale, contre 13,6 % en 2024. Leur nombre passerait de 5 millions à 10,9 millions, avec une croissance annuelle moyenne de 2,2 %. Cette hausse serait particulièrement marquée en milieu urbain, où leurs effectifs seraient multipliés par 2,5, contre 1,6 en milieu rural.

    Les 70 ans et plus verraient leurs effectifs tripler, passant de 2,06 millions à 6,3 millions. En ville, leur nombre progresserait de 256 %, tandis qu’en campagne, la hausse serait plus modérée. Cette dynamique s’explique par la baisse de la fécondité depuis 1975, une réduction significative de la mortalité et, dans une moindre mesure, les flux migratoires.

    Graphique montrant l'évolution de la population âgée au Maroc

    Le vieillissement démographique s’impose comme une tendance structurelle et durable, quel que soit le scénario envisagé. Cette mutation impose une anticipation des politiques publiques, notamment en matière de retraites, de soins de santé et de protection sociale, pour accompagner cette transition vers une société moins nombreuse mais plus âgée.

    Des défis à relever pour l’avenir

    L’accélération du vieillissement entraînera une hausse du rapport de dépendance, c’est-à-dire une augmentation du nombre de personnes âgées ou jeunes à charge par rapport à la population active. Cette situation posera des défis majeurs en termes de financement des systèmes de retraite, de prise en charge médicale et de maintien des solidarités intergénérationnelles, alors que l’exode rural et l’urbanisation fragilisent les liens familiaux traditionnels.

    Pour le Maroc, la période actuelle représente une fenêtre d’opportunité où la population en âge de travailler continue de croître plus rapidement que les classes dépendantes. Il est crucial de valoriser cette main-d’œuvre disponible avant que le vieillissement ne s’accélère davantage, rendant la transition encore plus complexe.

  • Ousmane Sonko avertit le gouvernement Lo sur les ressources du Sénégal

    Ousmane Sonko avertit le gouvernement Lo sur les ressources du Sénégal

    (SenePlus) – Lors d’un discours passionné prononcé ce dimanche 12 juillet 2026, en marge de l’inauguration du siège de Pastef à Touba, l’influent Ousmane Sonko, ancien Premier ministre et actuel président de l’Assemblée nationale, a lancé un avertissement sévère. Il a menacé de faire chuter le gouvernement d’Al Aminou Lo si les intérêts vitaux du Sénégal n’étaient pas scrupuleusement protégés dans le cadre des contrats pétroliers et gaziers.

    Moins de deux mois après sa révocation de la Primature par le président Bassirou Diomaye Faye, Ousmane Sonko, désormais à la tête de l’Assemblée nationale, a adressé un ultimatum clair au nouveau chef du gouvernement, Al Aminou Lo.

    Dans une allocution en wolof d’une grande virulence, Ousmane Sonko a vivement critiqué le nouveau Premier ministre, l’accusant de trahir les engagements initiaux du pouvoir concernant la souveraineté économique du Sénégal, particulièrement sur la gestion des gisements de gaz et de phosphate. Il dénonce une équipe gouvernementale qui, sous prétexte d’améliorer le « climat des affaires », serait en réalité en train de « brader » les précieuses ressources naturelles du pays à des multinationales, citant nommément les partenaires BP et Kosmos. Pour Sonko, ces agissements rappellent les pires dérives observées sous l’ère de l’ancien président Macky Sall.

    « Nous connaissons parfaitement son rôle dans cette situation politique », avait déjà affirmé Ousmane Sonko début juin à propos d’Al Aminou Lo. Ce dimanche, il est passé à des menaces institutionnelles directes, brandissant l’arme redoutable de la motion de censure. « S’ils agissent ainsi, s’ils ne respectent pas la nation, nous renverserons ce gouvernement », a-t-il déclaré sous les acclamations ferventes, promettant de réitérer cette procédure autant de fois que nécessaire pour empêcher toute atteinte aux intérêts sénégalais.

    Le Parlement, gardien des hydrocarbures au Sénégal

    Pour contrecarrer la politique gouvernementale actuelle, le leader du Pastef a annoncé le dépôt imminent d’une proposition de loi audacieuse, portée par une députée de son groupe parlementaire. Ce texte contraindrait l’État du Sénégal à soumettre toute future attribution de bloc pétrolier ou gazier à l’approbation préalable de l’Assemblée nationale. « Avant de concéder un bloc pétrolier, il faudra le présenter à l’Assemblée pour que les députés l’approuvent et s’assurent que cela sert l’intérêt supérieur du Sénégal », a-t-il précisé, évoquant le modèle de transparence norvégien comme source d’inspiration.

    Cette initiative s’inscrit pleinement dans la continuité du combat d’Ousmane Sonko pour une gestion transparente et souveraine des hydrocarbures. Lorsqu’il occupait encore le poste de Premier ministre au printemps 2026, il avait lancé une vaste « opération de vérité », dénonçant des « contrats hérités » non conformes au code pétrolier et saluant des « victoires majeures » dans la renégociation de gisements clés comme Yakaar-Teranga.

    Aujourd’hui, il reproche au nouveau gouvernement et aux récentes nominations (notamment à la tête de Petrosen) de vouloir freiner ces efforts de renégociation, mettant en péril la souveraineté du Sénégal sur ses ressources stratégiques.

  • Crise politique au Sénégal : sonko lance une offensive contre faye depuis touba

    Crise politique au Sénégal : sonko lance une offensive contre faye depuis touba

    Dans un discours prononcé à Touba ce dimanche 12 juillet 2026, lors de l’inauguration du siège de son parti, Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef, a vivement critiqué Bassirou Diomaye Faye, chef de l’État sénégalais. Brandissant un ton ferme et une argumentation politique acérée, il a dénoncé une gestion jugée « fébrile » de l’administration publique.

    une attaque frontale contre l’exécutif

    Au cœur de son intervention, Ousmane Sonko a directement pointé du doigt Bassirou Diomaye Faye, l’accusant de naviguer dans un environnement marqué par des décisions erratiques. « L’État est dirigé avec une précipitation inquiétante », a-t-il affirmé, soulignant l’urgence d’un recentrage sur la rigueur et la probité. Le président de l’Assemblée nationale a également évoqué les tensions internes au sein de la majorité présidentielle, décrivant un président « isolé » et sous l’influence de cercles politiques et oppositionnels.

    S’appuyant sur les valeurs d’intégrité prônées par le mouridisme, Ousmane Sonko a rappelé l’importance de l’héritage spirituel et moral de cette confrérie dans le paysage sénégalais. Il a mis en garde contre le risque de dérive d’un exécutif affaibli, soulignant que « personne n’a le droit de jouer avec la stabilité d’un pays ».

    menaces de blocage institutionnel

    Face à cette situation, le leader de Pastef a annoncé une stratégie de blocage systématique des projets de loi portés par Bassirou Diomaye Faye. En saisissant à répétition le Conseil constitutionnel, il entend faire obstacle à toute initiative législative qu’il juge contraire aux intérêts nationaux. « Nous ne laisserons pas l’État être gouverné par l’improvisation », a-t-il lancé à une foule de partisans en liesse.

    Cette prise de position marque une escalade dans les tensions politiques au Sénégal, où les divisions au sommet de l’État alimentent les spéculations sur l’avenir de la gouvernance. Les observateurs s’interrogent désormais sur l’impact de cette déclaration, alors que le pays traverse une période de profonde recomposition institutionnelle.

  • Ousmane Sonko durcit le ton face au conseil constitutionnel et au président Diomaye Faye

    Ousmane Sonko durcit le ton face au conseil constitutionnel et au président Diomaye Faye

    Lors de sa récente tournée dans la région du Baol, Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, a significativement accentué ses critiques envers le Président Bassirou Diomaye Faye. Réuni ce dimanche à Touba, où il a inauguré le siège de Pastef-Touba et animé une conférence sur les dynamiques politiques actuelles, Sonko est revenu avec détermination sur la décision du Conseil constitutionnel. Il a ouvertement contesté le raisonnement ayant conduit à l’invalidation de la loi de révision constitutionnelle.

    Alors qu’il avait initialement prôné le respect de la décision de la haute juridiction, soulignant qu’elle « s’impose à tous », le président de l’Assemblée nationale a clairement changé de cap à Touba. Il a directement interpellé la méthode présidentielle de saisines répétées du Conseil constitutionnel. « Chaque semaine, il va saisir le conseil constitutionnel », a-t-il fustigé, dénonçant ce qu’il perçoit comme un usage systématique de l’arbitrage des « Sages » pour freiner l’action parlementaire.

    Poursuivant son argumentaire, Ousmane Sonko a remis en question la logique même de la décision rendue : « Le conseil constitutionnel ne peut pas dire que les députés doivent voter des lois qui plaisent au président de la République. » Cette déclaration constitue une attaque frontale contre la justification des sept juges, qui avaient pourtant fondé leur invalidation sur des motifs procéduraux précis, notamment l’absence de ressources compensatoires pour les nouvelles charges publiques et le non-respect de la procédure du vote bloqué. Le leader de Pastef a clôturé son intervention par un avertissement solennel : « C’est grave ce qui se passe dans ce pays. »

    Ces propos du président de l’Assemblée nationale marquent une inflexion notable dans sa communication, qui avait auparavant affiché une posture d’apaisement institutionnel après la décision du 9 juillet. Ils surviennent alors que la tournée de Pastef dans le Baol, présentée comme une démarche de proximité et de renforcement territorial, prend des allures de contre-offensive politique. Cette stratégie s’inscrit en réponse à la dynamique de recomposition engagée par la Présidence, laquelle a récemment accueilli des centaines de maires et annoncé la création imminente de son propre parti.