Auteur/autrice : nigeractu

  • Le Sénégal prêt à engager un bras de fer arbitral contre BP et Woodside

    Le Sénégal prêt à engager un bras de fer arbitral contre BP et Woodside

    La tension monte entre l’État du Sénégal et les géants de l’énergie. Khadim Bamba Diagne, secrétaire permanent du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz, a clairement affiché les ambitions de Dakar : le pays n’écarte aucune voie de recours, y compris une procédure devant le tribunal arbitral, pour obtenir la révision des contrats signés avec BP et Woodside.

    Une nécessité de rectifier le tir dès le départ

    Cette détermination s’appuie sur une vision à long terme. Alors que les accords d’exploitation engagent les parties sur des périodes s’étalant de 30 à 50 ans, les autorités estiment impératif de clarifier les règles du jeu dès les premières étapes. Pour Khadim Bamba Diagne, il est préférable de corriger les anomalies contractuelles maintenant plutôt que de laisser des déséquilibres s’enraciner sur plusieurs décennies.

    Protéger l’économie locale et la pêche

    L’enjeu est également social et environnemental. L’activité pétrolière et gazière se déroulant en mer, elle interfère directement avec les zones de pêche, un secteur vital qui fait vivre entre 600 000 et 700 000 citoyens sénégalais. Un État souverain ne peut tolérer que les bénéfices de l’extraction soient captés par des firmes étrangères pendant que les populations locales subissent les conséquences négatives de ces exploitations sans compensation équitable.

    Le modèle économique visé par le Sénégal rompt avec les pratiques anciennes où les pays africains héritaient des externalités néfastes tandis que les multinationales empochaient les profits. Dans un marché mondial marqué par une envolée spectaculaire des prix des hydrocarbures, Dakar exige que la richesse générée soit partagée de manière plus juste entre tous les membres de la joint-venture.

    L’arbitrage comme outil de sécurité juridique

    Le recours à une instance arbitrale internationale est perçu comme une solution pour établir une jurisprudence solide. Cela permettrait de définir précisément les droits et les devoirs de chaque acteur pour les années à venir. Alors que le Sénégal entre dans l’ère de la production, la mise en place de fondations juridiques inattaquables est jugée cruciale pour garantir la souveraineté économique du pays sur ses ressources naturelles.

  • Le Tchad suspend la compagnie pétrolière chinoise CNPCI pour raisons environnementales

    Le Tchad suspend la compagnie pétrolière chinoise CNPCI pour raisons environnementales

    À la mi-août, le gouvernement du Tchad a officiellement acté l’interruption des activités de la société pétrolière nationale chinoise, la CNPCI. Ce coup d’arrêt fait suite à la découverte de pratiques jugées contraires aux réglementations environnementales en vigueur sur le territoire national.

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    Vers un contrôle global des exploitations

    Cette sanction contre le géant chinois n’est qu’une première étape dans la reprise en main du secteur par les autorités. Le ministre du Pétrole a en effet précisé qu’un audit exhaustif de toutes les entreprises pétrolières présentes au Tchad sera prochainement mené. L’objectif affiché est de s’assurer que chaque opérateur respecte scrupuleusement les exigences de préservation de la nature.

  • Rayonnement de la langue chinoise au Tchad : un pont vers l’avenir

    Rayonnement de la langue chinoise au Tchad : un pont vers l’avenir

    La capitale tchadienne a récemment vibré au rythme de la finale nationale du célèbre concours mondial de langue chinoise. Cet événement, placé sous l’égide de l’Ambassade de Chine et coordonné par l’Institut Confucius de l’Université de N’Djamena (UNDJ), a mis en lumière le talent des étudiants locaux tout en célébrant la solidité des liens culturels entre les deux nations. Les épreuves se sont déroulées dans l’enceinte de l’université de sciences humaines de Mère-Enfant à N’Djamena, avec pour ambition de promouvoir l’excellence linguistique et de sceller durablement l’amitié sino-tchadienne.

    Un pont culturel : le Tchad et la Chine renforcent leurs liens

    L’éducation au cœur du rapprochement diplomatique

    Lors de son discours d’ouverture, Mahamat Saleh Daoussa Haggar, président de l’Université de N’Djamena, a souligné que cette cérémonie dépasse le simple cadre académique. Il y voit le reflet d’un monde en pleine mutation et d’une jeunesse tchadienne prête à s’ouvrir sur l’extérieur grâce à la connaissance et au dialogue interculturel. Investir dans l’instruction des jeunes revient, selon lui, à poser les jalons de la paix et de la stabilité nationale.

    Cette édition coïncide avec le sixième anniversaire de l’Institut Confucius au sein de l’Université de N’Djamena. En six ans, cette institution a profondément marqué le paysage universitaire en devenant un espace privilégié de rencontre entre les cultures. Plus qu’un centre d’apprentissage, l’institut s’est imposé comme un moteur de transformation intellectuelle, offrant aux étudiants une porte ouverte sur de nouvelles opportunités internationales.

    Bâtir des passerelles entre les civilisations

    L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Tchad, Wang Xining, a salué l’engagement des participants et l’importance du milieu académique dans ce processus de rapprochement. Il a réaffirmé la volonté de son pays de soutenir la formation des jeunes Tchadiens, notamment à travers des bourses d’études et des programmes de mobilité universitaire. Pour le diplomate, la maîtrise d’une langue étrangère est un levier essentiel pour construire des ponts humains et préparer une génération apte à coopérer dans un environnement globalisé.

    Le thème du concours, « Pont vers le chinois », illustre parfaitement cette volonté de connexion humaine et culturelle. En s’appropriant cette langue, les étudiants deviennent les ambassadeurs d’une relation bilatérale renforcée, contribuant activement à un avenir commun plus prospère. Les autorités universitaires et les enseignants ont été félicités pour leur dévouement dans l’accompagnement de ces jeunes talents.

    Enfin, la coopération entre les deux États prend une dimension stratégique avec les travaux en cours pour harmoniser le 15ème plan quinquennal chinois et le plan Tchad Connexion 2030. Cette synergie vise à créer de nouveaux pôles de développement pragmatique, insufflant un élan de modernisation au bénéfice direct des populations tchadienne et chinoise.

  • Algérie et Tchad : un pacte stratégique pour booster les infrastructures de base

    Algérie et Tchad : un pacte stratégique pour booster les infrastructures de base

    Le renforcement des liens entre l’Algérie et le Tchad franchit une nouvelle étape historique. Ce jeudi, à N’Djamena, les deux nations ont scellé un accord stratégique visant à simplifier et accélérer la réalisation de projets d’envergure dans le secteur des travaux publics et des infrastructures de base.

    Cette initiative s’inscrit directement dans la continuité de la dynamique de partenariat lancée en avril dernier. L’objectif principal est de transformer les engagements diplomatiques en réalités concrètes sur le terrain, favorisant ainsi une intégration économique plus forte entre les deux pays.

    Le projet de la route transsaharienne au cœur des priorités

    La signature officielle de ce document a réuni le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, et son homologue tchadien en charge des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda. Ce rendez-vous s’est tenu lors d’une mission de travail d’une délégation algérienne de haut niveau, incluant le directeur général de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, l’ambassadeur d’Algérie au Tchad, ainsi que des dirigeants des groupes Cosider et de la Société nationale des travaux publics (SNTP).

    Côté tchadien, la ministre déléguée chargée des Infrastructures et plusieurs experts techniques ont pris part aux échanges. Les autorités locales ont salué la célérité avec laquelle les accords bilatéraux sont mis en œuvre. Depuis les premières signatures intervenues le 22 avril à Alger, les progrès sont notables, notamment avec le démarrage effectif des études techniques pour le déploiement de la route transsaharienne sur le territoire tchadien. Ce chantier colossal représente un levier majeur pour le désenclavement et le développement des échanges commerciaux dans la région.

  • Tensions politiques au Tchad : le parti les Patriotes s’inquiète d’un durcissement du pouvoir

    Le climat sociopolitique au Tchad suscite de nouvelles inquiétudes au sein de l’opposition. Réunis en conférence de presse ce mercredi à N’Djamena, les responsables du parti Les Patriotes, ancienne composante du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), ont pris la parole pour dénoncer une dérive autoritaire du régime actuel.

    Une pression judiciaire accrue sur les leaders politiques

    Le mouvement dénonce avec fermeté ce qu’il perçoit comme un verrouillage de l’espace démocratique. Cette analyse s’appuie sur la multiplication des condamnations prononcées par la justice à l’encontre de plusieurs figures de l’opposition. Pour Les Patriotes, ces décisions judiciaires illustrent une volonté manifeste du pouvoir de durcir sa position et de restreindre les libertés d’action des acteurs politiques dissidents.

    Instabilité sécuritaire et fractures communautaires

    Outre les enjeux purement institutionnels, le parti a profité de cette tribune pour alerter sur la situation sécuritaire fragile du pays. Les intervenants ont souligné une recrudescence de l’insécurité, aggravée par des divisions communautaires de plus en plus marquées. Selon les membres du parti, ces fractures sociales menacent l’équilibre national et témoignent d’une dégradation globale du contexte social au Tchad.

  • Impulsion majeure pour les infrastructures et la route transsaharienne entre l’Algérie et le Tchad

    Impulsion majeure pour les infrastructures et la route transsaharienne entre l’Algérie et le Tchad

    Une avancée significative a été enregistrée à N’Djamena avec la signature d’un accord crucial entre l’Algérie et le Tchad. Ce pacte bilatéral est conçu pour dynamiser la coopération dans les domaines essentiels des travaux publics et des infrastructures, offrant une série de facilitations destinées à accélérer la concrétisation de projets d’envergure. Cette initiative s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer le partenariat stratégique entre les deux nations africaines.

    Ce nouvel instrument juridique vise à optimiser la réalisation des diverses initiatives de développement. Il est particulièrement orienté vers l’accélération des accords précédemment scellés en avril dernier. Au cœur de cette collaboration, la route transsaharienne représente un axe majeur, dont l’avancement est considéré comme primordial pour l’intégration économique régionale et l’amélioration des échanges entre l’Algérie et le Tchad, ainsi qu’avec les pays voisins.

    L’accord signé à N’Djamena marque donc une étape déterminante dans la consolidation des liens entre l’Algérie et le Tchad. En simplifiant les procédures et en stimulant la mise en œuvre des projets, il promet de transformer le paysage des infrastructures et des travaux publics, créant de nouvelles opportunités de croissance et de connectivité pour les populations des deux pays. Ce partenariat renforcé est un signal fort pour le développement durable en Afrique.

  • Le Tchad et la Turquie s’unissent pour renforcer la sécurité technologique

    Le Tchad et la Turquie s’unissent pour renforcer la sécurité technologique

    Une étape significative vient d’être franchie dans les relations bilatérales entre le Tchad et la Turquie. Le ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration a récemment reçu les représentants de l’entreprise turque IF Elektronik Ltd. Cette rencontre stratégique s’est concentrée sur le déploiement de solutions technologiques avancées pour répondre aux défis sécuritaires actuels.

    Coopération technologique Tchad-Turquie : focus sur la sécurité

    Des enjeux majeurs : cybersécurité et contrôle des frontières

    Au cœur des discussions, la lutte contre la contrebande des terminaux mobiles et le renforcement de la cybersécurité ont occupé une place centrale. Les experts ont exploré des outils numériques innovants capables d’optimiser la surveillance des frontières et de sécuriser les flux de communication sur le territoire tchadien.

    Un levier pour l’emploi et le transfert de compétences

    Benguela Guidjinga, secrétaire général du ministère, a souligné l’importance de cette collaboration. Au-delà de l’aspect technique, ce partenariat avec IF Elektronik Ltd ouvre des perspectives concrètes pour la jeunesse du Tchad. Il s’agit d’un véritable projet de transfert de connaissances qui devrait favoriser la création d’emplois qualifiés et stimuler le développement économique national grâce aux nouvelles technologies.

  • N’Djamena se dote d’une centrale électrique de 40 MW grâce à la coopération algéro-tchadienne

    Un jalon majeur a été posé à Alger avec la formalisation d’un accord crucial pour le développement énergétique du Tchad. Les ministres de l’Énergie et des Énergies renouvelables d’Algérie, Mourad Adjal, et de l’Eau et de l’Énergie du Tchad, Passalé Kanabé Marcelin, ont officiellement signé un protocole d’entente. Cet accord ambitieux vise la construction d’une centrale électrique d’une puissance de 40 mégawatts à N’Djamena.

    Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision algérienne de renforcer les liens de coopération Sud-Sud et d’apporter un soutien concret aux nations africaines. Elle reflète les directives claires du président de la République algérienne, M. Abdelmadjid Tebboune, qui promeut activement l’entraide et le partenariat entre pays du continent. La future installation électrique à N’Djamena représente un pas significatif vers l’amélioration de l’accès à l’énergie et le développement économique de la capitale tchadienne.

  • L’Algérie va construire une centrale électrique de 40 mégawatts à N’Djamena

    L’Algérie va construire une centrale électrique de 40 mégawatts à N’Djamena

    Un partenariat stratégique a été officialisé ce jeudi à Alger entre l’Algérie et le Tchad, portant sur la mise en œuvre d’une centrale électrique d’une capacité de 40 mégawatts à N’Djamena.

    Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, et son homologue tchadien de l’Eau et de l’Énergie, Passalé Kanabé Marcelin, ont apposé leurs signatures sur cet accord majeur. Ce projet de production électrique s’inscrit dans une volonté de renforcer les liens bilatéraux, suivant les orientations du président Abdelmadjid Tebboune pour intensifier la coopération Sud-Sud et soutenir le développement des nations africaines.

    Finalisation des études techniques et déploiement opérationnel

    Cette signature fait suite à des discussions approfondies entre les deux délégations à Alger. Les échanges ont porté sur les opportunités de collaboration dans le secteur de l’énergie, incluant la production, le transport, la distribution d’électricité, ainsi que la fourniture de matériel et la formation spécialisée.

    Mourad Adjal a confirmé que les études techniques nécessaires à l’implantation de la centrale sont désormais achevées. Cette étape cruciale a été franchie après l’envoi récent d’experts du groupe Sonelgaz au Tchad. Les préparatifs pour l’exportation des équipements sont en cours, marquant le compte à rebours avant la pose de la première pierre. Parallèlement, des équipes techniques du Tchad sont attendues en Algérie pour un cycle de formation d’un mois au sein des structures de Sonelgaz. Ces agents seront formés à la gestion et à l’exploitation de la future infrastructure. La coopération prévoit également un volet dédié à la modernisation du réseau électrique de la capitale tchadienne.

    L’Algérie s’affirme comme un partenaire de référence

    Pour Passalé Kanabé Marcelin, cet accord représente un tournant décisif dans les relations entre les deux pays. Il a souligné que les bases de cette alliance solide avaient été posées lors de la visite officielle du président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, en Algérie en avril dernier.

    Le ministre tchadien a salué l’accompagnement de l’Algérie, qu’il considère désormais comme un modèle de réussite pour le continent africain, particulièrement grâce à ses importantes capacités de production électrique. Le Tchad ambitionne de s’appuyer sur l’expertise algérienne pour sécuriser son approvisionnement énergétique. Actuellement, une douzaine de stagiaires tchadiens perfectionnent déjà leurs compétences en Algérie dans la gestion des centrales.

    Une infrastructure de conception intégralement algérienne

    Le président-directeur général de Sonelgaz International, Yazid Djellouli, a précisé que cette centrale sera une réalisation exclusivement algérienne, qu’il s’agisse de la conception, des équipements ou de la main-d’œuvre. Les autorités du Tchad devraient prochainement débuter les travaux de préparation du terrain pour accueillir l’ouvrage, en coordination avec l’arrivée du matériel.

    Cette initiative illustre la stratégie d’expansion de la société algérienne sur le marché africain, où la demande pour son expertise en infrastructures énergétiques est croissante. De son côté, Saleh Ben Haliki, directeur général de la Tchadienne d’électricité (TchadElec), s’est félicité de ce projet qui concrétise la nouvelle dynamique entre les deux États, soulignant la position de l’Algérie en tant que référence incontournable en matière de couverture électrique.

  • Julian Alvarez vers le Paris Saint-Germain : l’atout majeur du club parisien

    Julian Alvarez vers le Paris Saint-Germain : l’atout majeur du club parisien

    Le marché des transferts s’agite autour de Julian Alvarez, et le PSG semble particulièrement déterminé à attirer l’attaquant argentin. Si l’opération s’annonce complexe en raison du montant réclamé par l’Atlético de Madrid et de la concurrence du FC Barcelone, un facteur déterminant pourrait faire pencher la balance en faveur des Parisiens.

    Après une période intense marquée par les compétitions internationales, le club de la capitale cherche à insuffler un nouveau souffle à son effectif. Bien que Julian Alvarez ait rejoint l’Espagne en 2024, son avenir chez les Colchoneros est déjà au centre des débats. Si plusieurs cadors européens sont sur les rangs, Paris dispose d’une carte maîtresse dans ce dossier brûlant.

    Pourquoi Paris devance le FC Barcelone pour Julian Alvarez

    Le dossier s’accélère avec l’évocation d’une proposition atteignant les 100 millions d’euros de la part du PSG. Un élément crucial joue contre le FC Barcelone : l’Atlético de Madrid verrait d’un très mauvais œil le départ de son prodige vers un concurrent direct du championnat espagnol. Cette réticence à renforcer un rival historique place naturellement le club français dans une position préférentielle. Pour l’heure, le champion du monde argentin reste discret sur ses intentions futures.

    Le point sur le mercato avec Luis Campos

    Interrogé sur les mouvements à venir après la récente victoire contre le RC Lens, Luis Campos a tenu à clarifier la situation. Le conseiller sportif du PSG a affirmé qu’aucune décision ne serait actée avant l’échéance majeure du 30 mai, date de la finale de la Ligue des champions contre Arsenal. Selon lui, le recrutement est temporairement mis entre parenthèses pour permettre au groupe de rester totalement concentré sur cet objectif historique.

    « Nous avons identifié nos besoins, mais nous ne bougerons pas d’un iota pour le moment », a-t-il précisé, qualifiant les rumeurs actuelles de simples spéculations. L’idée est de maintenir une dynamique positive jusqu’au bout de la saison avant d’entamer les grandes manœuvres estivales.

  • Burkina Faso : L’interdiction d’exportation du bétail met à l’épreuve les éleveurs avant le ramadan

    Burkina Faso : L’interdiction d’exportation du bétail met à l’épreuve les éleveurs avant le ramadan

    À l’approche du mois sacré du Ramadan, période caractérisée par une intensification de la consommation, notamment de viande, la filière de l’élevage au Burkina Faso se trouve confrontée à une situation critique. La politique gouvernementale, axée sur le protectionnisme, a instauré une interdiction d’exportation du bétail qui, bien que présentée comme une mesure de régulation, engendre des répercussions sociales et économiques significatives pour les éleveurs locaux.

    Les récentes opérations menées par la Brigade Mobile de Contrôle Économique et de la Répression des Fraudes (BMCRF), ayant conduit à la saisie de plusieurs convois de bétail dans la nuit du 13 au 14 mai, illustrent la fermeté de cette application. Cependant, derrière cette apparente efficacité administrative se profile une réalité préoccupante pour les professionnels du secteur.

    Une politique de souveraineté aux conséquences inattendues pour les producteurs

    La décision gouvernementale d’interdire l’exportation du bétail est officiellement motivée par la volonté de stabiliser les prix sur le marché national. Néanmoins, pour les pasteurs et les commerçants, cette mesure se révèle être un fardeau considérable. Le bétail, loin d’être une simple marchandise statique, requiert un entretien constant, incluant un accès à l’eau et au fourrage, dont les coûts connaissent une augmentation saisonnière notable.

    En bloquant l’accès aux débouchés traditionnels de la sous-région, des marchés où la demande et les cours sont naturellement plus élevés durant le mois de jeûne, le gouvernement prive les éleveurs d’une source de revenus cruciale, précisément au moment où leurs besoins financiers sont les plus pressants.

    Le dilemme éthique : foi et précarité des communautés

    Un aspect notable de cette situation réside dans la confession musulmane du Capitaine Ibrahim Traoré. Ce fait, loin d’être anodin, met en lumière une contradiction apparente. Alors que les préceptes de l’Islam encouragent l’équité, la solidarité et la protection des moyens de subsistance légitimes, la rigueur des décrets actuels semble en décalage avec les impératifs religieux et sociaux dictés par le calendrier lunaire.

    En entravant la vente légale et rémunératrice du bétail à l’exportation, le régime risque d’exacerber la vulnérabilité de milliers de familles de fidèles. Pour ces dernières, le cheptel représente souvent l’épargne d’une vie, traditionnellement mobilisée pour couvrir les dépenses liées au Ramadan et à l’Aïd.

    Montée de la clandestinité et menace d’asphyxie économique

    L’intensification des tentatives d’exportation illégale, relevée par la BMCRF, ne doit pas être perçue comme une simple infraction à la loi, mais plutôt comme le symptôme d’un profond désarroi économique. Confrontés au choix entre vendre à perte sur un marché intérieur saturé ou braver les interdictions frontalières pour assurer la pérennité de leur activité, de nombreux éleveurs optent pour la seconde option, malgré les risques encourus.

    Cette approche radicale de fermeture soulève une question fondamentale : est-il viable de bâtir une souveraineté alimentaire en fragilisant financièrement les principaux acteurs de la production ? Sans mesures d’accompagnement ou une certaine flexibilité, notamment à l’approche du Ramadan, cette politique de régulation pourrait bien se transformer en une crise de confiance durable entre le monde rural et les autorités de Ouagadougou.

  • Vigilance face aux arnaques numériques en Côte d’Ivoire : le ministère des Finances tire la sonnette d’alarme

    Vigilance face aux arnaques numériques en Côte d’Ivoire : le ministère des Finances tire la sonnette d’alarme

    La vigilance est de mise en Côte d’Ivoire face à une vague de publications mensongères qui inondent les réseaux sociaux. Le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget a officiellement mis en garde les citoyens contre des tentatives d’escroquerie utilisant abusivement son image de marque pour attirer des victimes crédules.

    Une promesse de revenus fictifs pour piéger les internautes

    Depuis plusieurs semaines, des plateformes numériques relaient des offres alléchantes mais totalement frauduleuses. Ces publications font miroiter des gains mensuels pouvant atteindre deux millions de francs CFA, sans aucune contrepartie de service, moyennant une simple inscription en ligne. Il s’agit en réalité d’un stratagème élaboré par des cybercriminels pour soutirer des fonds ou des informations sensibles aux usagers.

    Adama Coulibaly, Ministre de l'Economie, des Finances et du Budget de Côte d'Ivoire

    Usurpation d’identité et méthodes sophistiquées

    Les auteurs de ces malversations n’hésitent pas à employer des techniques de manipulation avancées. Pour donner un vernis de crédibilité à leurs arnaques, ils usurpent l’identité visuelle de hauts responsables étatiques. Le ministre Adama Coulibaly, ainsi que ses proches collaborateurs, voient leurs noms et leurs images détournés. Des propos fictifs leur sont même attribués afin de rassurer les victimes potentielles sur le caractère prétendument officiel de ces opérations.

    Les dangers liés au partage de données personnelles

    L’administration financière ivoirienne est formelle : ces annonces n’émanent d’aucun de ses services. Au-delà du préjudice financier immédiat, les personnes qui mordent à l’hameçon s’exposent à des risques majeurs :

    • Vols de données bancaires et personnelles ;
    • Tentatives d’extorsion de fonds répétées ;
    • Chantage numérique orchestré par des réseaux de délinquants.

    Il est impératif de ne jamais divulguer d’informations confidentielles à des inconnus sur le web, quelle que soit l’attractivité de l’offre proposée.

    Une riposte judiciaire en cours

    Face à cette recrudescence de la cybercriminalité, des mesures concrètes ont été prises. En collaboration avec les services de sécurité spécialisés, le ministère a lancé des procédures pour traquer, identifier et traduire devant les tribunaux les responsables de ces actes malveillants. Cette situation s’inscrit dans un contexte régional plus large en Afrique de l’Ouest, où les réseaux sociaux deviennent des terrains de prédilection pour la désinformation et les escroqueries financières.

    Chaque citoyen est invité à faire preuve d’une prudence extrême et à vérifier systématiquement la véracité des informations avant toute démarche en ligne.