Auteur/autrice : nigeractu

  • Mali : la capitale Bamako étouffée par un blocus du GSIM

    Mali : la capitale Bamako étouffée par un blocus du GSIM

    Le siège imposé à Bamako pèse lourdement sur le quotidien des populations, restreignant drastiquement la liberté de mouvement et menaçant l’accès aux droits fondamentaux comme la santé et l’alimentation. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) doit impérativement respecter les principes du droit international et cesser de mettre en péril la vie des civils.

    Depuis le 28 avril, trois axes routiers stratégiques menant à Bamako sont paralysés suite à l’annonce d’un blocus par le GSIM, une organisation armée liée à Al-Qaïda. Le 6 mai, cette pression s’est traduite par une attaque violente contre un convoi de transport civil circulant entre Bamako et Bougouni. Ces véhicules, qui transportaient des denrées alimentaires, notamment des fruits, n’avaient aucune escorte militaire et ne convoyaient aucun matériel de guerre.

    Cibler des véhicules civils pour des motifs non militaires constitue une violation grave. Dans tout conflit armé, il est impératif de distinguer les combattants de la population civile. Les offensives dirigées contre des biens indispensables à la survie des habitants, tels que les infrastructures de transport et les camions de ravitaillement, sont formellement proscrites par les règles de la guerre.

    Les stratégies de siège ne doivent en aucun cas bafouer les droits économiques et sociaux des citoyens.

    Une stratégie de siège aux conséquences lourdes

    L’annonce de ce blocus a été faite via une vidéo diffusée par un porte-parole du GSIM fin avril. Si une précédente action en septembre 2025 visait spécifiquement le carburant, cette nouvelle offensive semble s’étendre à l’ensemble des marchandises entrant dans la capitale malienne.

    À la mi-mai, la situation restait critique : au moins trois des six routes principales reliant Bamako aux ports de la région subissaient des perturbations majeures. Cet isolement forcé coupe la ville de ses poumons économiques, entraînant déjà une envolée des prix pour les produits de première nécessité. Il est crucial que le GSIM garantisse l’accès à l’eau potable, à la nourriture et aux soins pour les millions d’habitants de la métropole.

    Comprendre les enjeux du droit international

    Malgré une déclaration du GSIM le 6 mai évoquant un possible assouplissement pour les urgences médicales, l’application concrète de cette mesure reste difficile à confirmer sur le terrain. La protection des infrastructures civiles demeure une urgence absolue pour éviter une catastrophe humanitaire de plus grande ampleur.

    Exécutions et violences : le traumatisme des transporteurs

    Le mode opératoire du groupe armé rappelle des épisodes tragiques récents. En septembre 2025, le GSIM avait déjà ciblé les camions-citernes sur l’axe Kayes-Bamako, affirmant que les chauffeurs seraient désormais considérés comme des cibles. Ce climat de terreur s’est intensifié en janvier 2026 lors d’une attaque d’envergure entre Diboli et Kayes.

    Il est impératif de mettre fin aux attaques indiscriminées contre les civils qui ne font qu’aggraver la souffrance humaine.

    Un rescapé de cette embuscade a décrit une scène d’une extrême violence. Plus de deux cents assaillants à moto ont ouvert le feu sur un convoi avant de capturer des chauffeurs et leurs apprentis. Selon ce témoignage, douze d’entre eux auraient été exécutés de sang-froid après avoir été contraints d’enterrer les membres du groupe armé tués durant les échanges de tirs.

    Ces exactions, qui pourraient être qualifiées de crimes de guerre, nécessitent des enquêtes approfondies de la part des autorités du Mali. Le respect du droit international n’est pas optionnel, et les victimes doivent obtenir justice et réparation pour les sévices subis.

    Un contexte sécuritaire explosif au Mali

    Le blocus de Bamako s’inscrit dans une vague de violences coordonnées. Le 25 avril, le GSIM, également connu sous l’appellation Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), ainsi que le Front de libération de l’Azawad (FLA), ont lancé des assauts simultanés contre plusieurs localités clés : Bamako, Kati, Mopti, Sévaré, Gao et Kidal. Ces attaques ont visé des installations militaires et des résidences officielles. À Kati, le ministre de la Défense, Sadio Camara, a perdu la vie lors d’une explosion ciblant son domicile.

    Parallèlement, le centre du pays reste meurtri par des massacres villageois. À Kori Kori et Gomassagou, des incursions armées début mai ont provoqué la mort d’au moins 40 personnes, laissant derrière elles de nombreux disparus et des dégâts matériels considérables.

  • Laurent Gbagbo maintenu à la direction du PPA-CI en Côte d’Ivoire

    Laurent Gbagbo maintenu à la direction du PPA-CI en Côte d’Ivoire

    © Damien Glez

    Retraite politique ou baroud d’honneur ? La question restait en suspens pour Laurent Gbagbo. Écarté de la dernière course à la magistrature suprême en Côte d’Ivoire en raison d’un imbroglio juridique sur son statut pénal, l’ancien président, désormais octogénaire, semblait prêt à passer la main. Pourtant, le destin en a décidé autrement.

    Est-ce la volonté de faire face à son éternel rival, Alassane Ouattara, qui a choisi de rester au pouvoir ? Ou est-ce la nécessité de consolider le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) après les turbulences vécues avec le Front populaire ivoirien (FPI) ? Quoi qu’il en soit, celui que ses partisans appellent affectueusement le « Woody de Mama » a choisi de poursuivre son engagement, porté par un élan populaire qui voit en lui le guide nécessaire pour traverser les crises actuelles du pays.

    Réunis au Palais de la culture de Treichville les 14 et 15 mai, les membres du parti ont profité de ce premier congrès ordinaire pour reconduire leur leader historique. Bien qu’absent lors du vote, Laurent Gbagbo a été plébiscité pour assurer à la fois la stabilité de l’organisation et son redressement opérationnel, alors que le PPA-CI s’était tenu à l’écart des scrutins présidentiel et législatifs de 2025.

    Une cohésion retrouvée après les sanctions

    Derrière l’enthousiasme affiché par les 3 000 délégués présents, l’enjeu était également de mettre fin aux dissensions internes. La formation politique a dû faire face à des velléités d’indépendance, illustrées par la candidature solitaire d’Ahoua Don Mello lors de l’élection présidentielle d’octobre dernier.

    Pour restaurer la discipline, le comité central a frappé fort : trois membres ont été définitivement radiés, tandis que 62 autres ont écopé de suspensions allant de trois à dix-huit mois. Parmi les personnalités sanctionnées figurent des noms connus comme Prince Arthur Dalli, maire de Lakota, le député Stéphane Kipré, ou encore le professeur Georges Armand Ouégnin.

    La fin de la fronde interne

    Ces cadres réclamaient une restructuration profonde et un partage plus équitable des responsabilités au sein de l’appareil politique. Accusés de « désobéissance » pour n’avoir pas respecté les consignes de boycott électoral, ils ont été formellement exclus des débats organisés à Treichville.

    Si Laurent Gbagbo ne semble pas vouloir s’impliquer dans la gestion administrative quotidienne de son parti, sa présence symbolique reste totale. Après une intervention remarquée devant les congressistes ce vendredi 15 mai, il est attendu à Songon ce samedi pour célébrer la « fête de la Renaissance ». Une manière de rappeler que, malgré les années, le naturel politique revient toujours au galop.

  • N’Djamena : le revers de la beauté virtuelle chez les jeunes filles

    N’Djamena : le revers de la beauté virtuelle chez les jeunes filles

    Dans la capitale tchadienne, un simple coup d’œil sur un smartphone suffit pour constater l’ampleur d’un phénomène grandissant : l’obsession de l’apparence. À travers TikTok, Instagram ou Facebook, les filtres transforment les visages, les outils de retouche affinent les silhouettes et les flux numériques regorgent de vies mises en scène. Derrière cette vitrine, de nombreuses jeunes filles scrutent, comparent et finissent par douter de leur propre identité.

    Tchad : l'illusion numérique, le piège des jeunes filles à N'Djamena

    Une quête de perfection esthétique à N’Djamena

    Cette pression esthétique s’installe progressivement dans le quotidien à N’Djamena. Le reflet naturel ne semble plus satisfaire ; il doit désormais s’aligner sur les standards artificiels imposés par les algorithmes. Afficher un teint parfait, porter des vêtements dernier cri ou arborer un maquillage sans défaut devient un impératif social pour espérer une reconnaissance virtuelle.

    Ce qui inquiète, c’est la précocité de ce besoin de validation. Des adolescentes passent désormais des heures à modifier leurs clichés avant toute publication. L’absence de mentions « j’aime » peut même conduire à la suppression immédiate d’une photo, témoignant d’une estime de soi devenue dépendante du regard d’autrui.

    La compétition de l’image et ses dérives

    Les réseaux sociaux ont mué la beauté en une lutte permanente pour la visibilité. Chaque nouveau post incite à être plus séduisante, plus élégante, plus exposée. Cette course à l’image génère des frustrations profondes chez celles qui ont le sentiment de ne jamais atteindre cet idéal inaccessible.

    Dans certains quartiers, cette quête pousse à des pratiques risquées. On observe un recours accru aux produits éclaircissants ou des dépenses disproportionnées en cosmétiques et mode, malgré des budgets limités. Le téléphone portable se transforme en un outil de recherche de légitimité.

    L’envers du décor des réseaux sociaux

    Pourtant, ces représentations parfaites sont souvent trompeuses. Entre les filtres qui remodèlent les traits et les mises en scène millimétrées, la réalité est bien loin de ce qui est affiché. Même les influenceuses subissent ce poids de la perfection, mais cette facette reste masquée. Le public ne perçoit que l’artifice, vendu comme une norme naturelle.

    Le véritable enjeu réside dans l’évolution des mentalités. Le risque est de voir une génération entière se définir uniquement par son apparence, au détriment de son intelligence, de ses talents ou de sa force de caractère.

    Il est crucial de rappeler que la beauté ne doit pas devenir une entrave mentale. Si les tendances numériques sont éphémères, la confiance en soi est un pilier durable. Une société qui limite ses filles à leur seule image s’expose à négliger leur immense potentiel humain.

  • Werner annonce le retour de Peter Gulacsi pour l’ultime journée de Bundesliga

    Werner annonce le retour de Peter Gulacsi pour l’ultime journée de Bundesliga

    C’est une nouvelle qui ravira les supporters du club. Pour la clôture de la saison de Bundesliga, le RB Leipzig pourra compter sur la présence de son gardien emblématique, Peter Gulacsi. Cette information a été officiellement confirmée par Werner, actant ainsi la participation du portier hongrois à cette dernière rencontre de championnat.

    Après une période d’absence, Peter Gulacsi s’apprête à retrouver sa place entre les poteaux. Ce retour constitue un renfort de poids pour l’effectif alors que l’équipe s’apprête à disputer son dernier match de l’exercice actuel. Le staff technique semble déterminé à s’appuyer sur l’expérience de son gardien pour terminer l’année sur une note positive en Allemagne.

    Un retour attendu pour le RB Leipzig

    Le choix de réintégrer Peter Gulacsi pour cette ultime confrontation témoigne de la confiance renouvelée envers le joueur. Voici les points clés de cette annonce :

    • Peter Gulacsi effectue son retour officiel dans le groupe pour le match final.
    • Le gardien international est pressenti pour protéger les cages de Leipzig.
    • Cette décision marque la fin d’une attente importante pour les fans et ses coéquipiers.

    Alors que la saison touche à sa fin, le RB Leipzig souhaite aligner ses forces vives pour valider ses derniers objectifs. La présence confirmée de Peter Gulacsi apporte une sérénité supplémentaire à l’arrière-garde pour ce dernier défi de la saison régulière.

  • Ousmane Sonko en route vers une reconduction à la présidence du Pastef

    Ousmane Sonko en route vers une reconduction à la présidence du Pastef

    Le Pastef franchit une étape cruciale dans l’organisation de son futur congrès. Le processus de désignation du prochain dirigeant de la formation politique est désormais lancé avec l’ouverture officielle de l’appel aux candidatures pour le poste de président.

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    Selon les directives communiquées par la Haute Autorité de Régulation du Parti (HARP), les postulants ont la possibilité de soumettre leurs dossiers entre le 15 mai 2026 à minuit et le 20 mai 2026 à la mi-journée. Pour encadrer cette démarche, des formulaires de déclaration spécifiques sont mis à la disposition des militants souhaitant briguer la tête de l’organisation.

    Un enjeu de consolidation pour le parti au pouvoir

    Cette phase administrative s’intègre dans une stratégie plus large de structuration interne. Après avoir accédé aux responsabilités étatiques, le Pastef cherche à stabiliser ses bases et à renforcer sa cohésion institutionnelle en vue des défis politiques à venir.

    Malgré l’ouverture théorique de la compétition, l’issue du scrutin interne semble déjà tracée. Ousmane Sonko, leader emblématique et fondateur du mouvement, fait figure de grand favori. Sa reconduction à la présidence du parti à l’issue des assises du congrès ne fait quasiment aucun doute pour les observateurs de la vie politique nationale.

    Ce rendez-vous partisan permet au Pastef de mettre à jour son agenda et de réaffirmer son leadership alors qu’il entame une nouvelle phase de son évolution au sommet de l’État.

  • Sénégal : la lutte contre le cannabis fragilise les derniers rebelles de Casamance

    Sénégal : la lutte contre le cannabis fragilise les derniers rebelles de Casamance

    Au début du mois de mai, des détachements de l’armée et de la gendarmerie du Sénégal, assistés par des unités cynophiles, ont procédé à la destruction massive de plantations de chanvre indien en Casamance. Cette intervention marque une nouvelle étape dans l’un des plus anciens conflits du continent, qui persiste depuis 43 ans dans la partie méridionale du pays, bien que le mouvement indépendantiste soit aujourd’hui exsangue.

    Le déploiement militaire s’est concentré à proximité de la frontière avec la Gambie, zone de repli historique pour les combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). Ce groupe mène, depuis décembre 1982, une lutte armée pour l’autonomie de cette région enclavée.

    Selon le colonel Cheikh Guèye, commandant de la zone militaire de Ziguinchor, l’opération s’est déroulée sans heurts majeurs. Le bilan fait état de 14 individus appréhendés, de la saisie de matériel de guerre et de la destruction de plus de six tonnes de cannabis. Cette province reste le point névralgique d’un conflit de basse intensité qui a causé la mort de milliers de personnes au fil des décennies.

    Le MFDC traverse actuellement une phase de déclin profond. Ses effectifs sont réduits à des groupes résiduels composés de combattants vieillissants, sans renouvellement par le recrutement. Parallèlement, les forces de défense nationales ont considérablement modernisé leurs équipements et augmenté leurs effectifs. L’isolement de la rébellion est accentué par la fin de ses soutiens extérieurs, la Gambie et la Guinée-Bissau collaborant désormais étroitement avec Dakar pour stabiliser la zone.

    Sur le plan social, le mouvement a perdu l’adhésion des populations locales. Les communautés villageoises, autrefois soutiens de la cause, aspirent désormais à une stabilité durable. L’ascension politique de figures originaires de la région, à l’image du Premier ministre Ousmane Sonko, a également apaisé les tensions, offrant aux populations le sentiment d’une meilleure intégration dans la vie politique nationale.

    Quatre décennies de lutte sans contrôle territorial

    Lors d’un récent déplacement à Ziguinchor, Ousmane Sonko a souligné que malgré quarante ans de guérilla, le MFDC ne parvient à administrer aucune localité. Cette déclaration faisait suite à un incident tragique en mars dernier, où des explosions accidentelles durant des opérations de déminage et de lutte contre le trafic de stupéfiants ont coûté la vie à plusieurs soldats.

    Pour les autorités, la revendication indépendantiste n’est plus qu’un paravent. Le véritable enjeu réside désormais dans la culture du cannabis, qui constitue le poumon financier des bandes armées. En ciblant ces plantations, l’armée cherche à asphyxier l’économie de guerre de la rébellion. Si la frontière avec la Guinée-Bissau est devenue calme après le démantèlement des bases rebelles en 2021, l’insécurité persiste dans le secteur du Nord Sindian, près de la Gambie.

    Le défi du désarmement et de la réinsertion

    Cette zone frontalière, caractérisée par une forêt dense et un manque d’infrastructures routières, favorise l’économie illicite. Faute de pouvoir acheminer leurs productions agricoles vers les marchés, certains habitants se sont tournés vers la culture du chanvre pour subsister, allant jusqu’à interroger les autorités religieuses sur la licéité de cette pratique face à la précarité.

    Bien que le gouvernement tende la main au MFDC pour un dialogue, la position sur l’intégrité territoriale reste ferme. Des avancées significatives vers la paix ont toutefois été observées, avec la célébration du troisième anniversaire d’un pacte de non-agression avec une faction rebelle, et la signature d’un nouvel accord à Bissau en février 2025.

    Grâce à la baisse des hostilités et à un dépôt partiel des armes, les personnes déplacées regagnent progressivement leurs terres. Cependant, le processus de pacification n’est pas encore achevé, certains éléments armés manifestant toujours une réticence à abandonner définitivement la lutte clandestine.

  • Vers une réorganisation nécessaire des points d’arrêt pour minibus à N’Djamena

    Vers une réorganisation nécessaire des points d’arrêt pour minibus à N’Djamena

    Dans une capitale comme N’Djamena, où l’expansion démographique et urbaine s’accélère, la gestion des transports publics devient un enjeu prioritaire. Aujourd’hui, la circulation des minibus, qui assurent l’essentiel des déplacements de la population, reste marquée par une informalité problématique.

    Tchad: à N’Djamena, urgence de structurer les arrêts de minibus

    Un désordre routier aux conséquences multiples

    Le constat est flagrant : l’absence de haltes officiellement aménagées engendre un chaos routier quotidien et une multiplication des accidents. Faute d’infrastructures dédiées, les chauffeurs improvisent des arrêts n’importe où sur la chaussée pour charger ou décharger des passagers. Ces manœuvres imprévisibles sur les axes majeurs de la ville perturbent la fluidité du trafic et augmentent les risques de carambolages, particulièrement durant les heures de pointe.

    Cette situation met également en péril la sécurité des piétons. Ces derniers sont souvent forcés de se faufiler entre les véhicules en mouvement pour accéder aux minibus, évoluant dans un cadre totalement dépourvu de protection. Pour remédier à cette insécurité, la mise en place de points d’arrêt structurés s’avère être une réponse indispensable.

    Aménager pour mieux circuler à N’Djamena

    L’idée est de délimiter des zones de stationnement spécifiques sur les grandes artères, idéalement espacées de 150 à 200 mètres selon la fréquentation des quartiers. Une telle organisation permettrait de canaliser les flux de passagers et d’offrir un cadre sécurisé aux conducteurs. En évitant les arrêts sauvages en pleine voie, la circulation deviendrait naturellement plus fluide et les comportements dangereux au volant diminueraient.

    Au-delà du simple aspect sécuritaire, c’est une véritable modernisation de la mobilité urbaine qui est en jeu. À l’instar d’autres métropoles du continent qui ont réussi à discipliner leur transport collectif, N’Djamena doit entamer cette transition. Les municipalités, de concert avec les instances de régulation des transports et les professionnels du secteur, ont ici une responsabilité majeure.

    Des mesures concrètes pour un changement durable

    La première phase de ce projet pourrait s’appuyer sur des actions simples :

    • Installation d’une signalétique claire et de panneaux indicateurs.
    • Construction d’abris légers pour protéger les usagers des intempéries.
    • Campagnes de sensibilisation destinées aux chauffeurs de minibus.

    Toutefois, la réussite de cette mutation repose avant tout sur une volonté politique ferme et une coordination efficace entre tous les acteurs. Dans une ville au développement constant, anticiper les besoins de déplacement n’est plus un luxe. Investir dans la structuration des arrêts de minibus, c’est choisir une capitale plus moderne, plus fluide et, surtout, plus sûre pour tous ses habitants.

  • Coopération bilatérale : l’Algérie et le Tchad boostent les projets d’infrastructures routières

    Coopération bilatérale : l’Algérie et le Tchad boostent les projets d’infrastructures routières

    Un nouveau jalon vient d’être posé dans les relations entre l’Algérie et le Tchad. Ce jeudi, à N’Djamena, les deux nations ont paraphé un accord stratégique visant à simplifier et à accélérer la mise en œuvre de projets communs dans le secteur des travaux publics. Cette initiative s’inscrit dans la volonté de dynamiser le partenariat bilatéral et de concrétiser les engagements pris lors des discussions d’avril dernier.

    Un partenariat renforcé pour le désenclavement

    Le document a été signé par le ministre algérien des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, et son homologue tchadien, Amir Idriss Kourda, en charge des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier. Cette signature s’est déroulée lors d’une séance de travail organisée dans la capitale tchadienne, marquant la seconde étape d’une mission officielle menée par la délégation algérienne.

    La rencontre a réuni des acteurs clés du développement, notamment le directeur général de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, l’ambassadeur d’Algérie au Tchad, ainsi que les dirigeants des groupes Cosider et de la Société nationale des travaux publics (SNTP). La partie tchadienne était représentée par sa ministre déléguée aux Infrastructures entourée de plusieurs hauts cadres techniques.

    Accélération de la route transsaharienne

    Au cours des échanges, le ministre tchadien a souligné la célérité avec laquelle les accords de coopération progressent. Il s’est félicité des avancées concrètes observées depuis le sommet du 22 avril à Alger. Parmi les points saillants, on note la multiplication des expertises techniques sur le terrain et le démarrage effectif des études de réalisation pour le tronçon tchadien de la route transsaharienne.

    Ce projet d’envergure continentale franchit ainsi une étape décisive, portée par une volonté politique forte de transformer ces infrastructures en véritables leviers de croissance économique pour les deux pays.

  • Le Mali vacille, l’Alliance des États du Sahel brille par sa discrétion

    Le Mali vacille, l’Alliance des États du Sahel brille par sa discrétion

    #FREEGLEIZES

    Depuis le 29 juin 2025, notre confrère Christophe Gleizes, journaliste pour Society et So Foot, est emprisonné en Algérie.

    Nous ne l’oublions pas et réclamons sa libération.

    En savoir plus sur #FREEGLEIZES

  • Le quotidien des vendeuses de rue au Tchad : un combat maternel aux lourdes conséquences

    Le quotidien des vendeuses de rue au Tchad : un combat maternel aux lourdes conséquences

    L’essor du commerce informel féminin dans les centres urbains

    Dans les artères bondées des cités tchadiennes, un spectacle devenu quotidien s’impose à tous : des cohortes de femmes sillonnent les rues, portant sur la tête des bassines chargées de fruits, de beignets ou de textiles colorés. Entre les klaxons des motos et la poussière soulevée par les passants, leurs voix s’élèvent pour proposer leurs marchandises sous un soleil de plomb.

    Tchad : l’essor des vendeuses ambulantes et la détresse silencieuse des enfants

    Une quête d’autonomie financière à N’Djamena, Moundou et Abéché

    Aïcha, une trentenaire courageuse, parcourt les kilomètres depuis l’aube, sa petite dernière installée dans son dos. En vendant des arachides grillées, elle cherche avant tout à subvenir à ses besoins par elle-même. « C’est une vie éprouvante, mais je gagne ma propre liberté », confie-t-elle. Non loin de là, à Abéché ou Moundou, le constat est identique. Fanta prépare ses galettes sur un foyer de fortune pendant que son fils de cinq ans joue dans la terre, à même le sol. Ces femmes, qui restaient autrefois au sein du foyer, investissent désormais l’espace public pour assurer leur survie.

    Le prix de l’indépendance : une jeunesse en péril

    Cependant, cette émancipation par le commerce de rue cache une réalité plus sombre pour la progéniture de ces vendeuses. Les enfants, entraînés dans ce rythme effréné, subissent les émanations de fumée des braseros et l’épuisement des longues journées d’errance. À Abéché, il n’est pas rare de croiser de jeunes garçons de peine sept ans portant de lourds seaux d’eau pour quelques pièces, délaissant les bancs de l’école pour aider leurs mères.

    Si ces mères de famille se battent pour leur dignité, l’avenir éducatif et sanitaire de leurs enfants semble s’effriter dans la poussière des marchés. Cette dynamique soulève une question cruciale sur le coût réel de cette autonomisation féminine, où l’indépendance des mères semble parfois se construire au détriment des rêves de la nouvelle génération.

  • Modernisation de la sécurité au Bénin : lancement des formations supérieures à Porto-Novo

    Modernisation de la sécurité au Bénin : lancement des formations supérieures à Porto-Novo

    Le mercredi 14 mai 2026, l’École nationale supérieure de police de Porto-Novo a servi de cadre au lancement officiel des stages préparatoires pour plusieurs distinctions majeures : le brevet d’études supérieures de sécurité (Bess), le diplôme d’état-major des forces de sécurité (Demes) ainsi que le diplôme spécial d’état-major.

    Cet événement marque un tournant décisif dans le perfectionnement des cadres de la police républicaine. Sous le parrainage de l’inspecteur général de police de 2ᵉ classe Kokou Brice Allowanou, directeur général de l’institution, cette rentrée solennelle a réuni un parterre de personnalités civiles, militaires et académiques.

    Des objectifs stratégiques pour faire face aux défis actuels

    Le commissaire divisionnaire de police Gilles Yekpe, à la tête de l’établissement, a exposé les ambitions de ces programmes d’excellence. Il s’agit de doter les stagiaires d’une vision globale et prospective des enjeux de sécurité, qu’ils soient nationaux, régionaux ou internationaux. Pour garantir la qualité de l’apprentissage, l’école a mobilisé des experts de haut niveau et des intervenants expérimentés.

    Le cursus s’articule autour de piliers essentiels pour les futurs commandants :

    • La stratégie policière et le commandement de haut niveau ;
    • Le management des ressources humaines et la gestion opérationnelle ;
    • La sécurité intérieure et les problématiques transfrontalières.

    L’inspecteur général Kokou Brice Allowanou a, pour sa part, insisté sur la lourde responsabilité qui incombe aux futurs diplômés. Il a exhorté les participants à faire preuve d’une rigueur exemplaire, de discipline et d’une abnégation totale pour se préparer aux hautes fonctions qui les attendent au sein de l’appareil sécuritaire de l’État.

    L’État de droit au cœur de la formation

    La journée s’est conclue par une intervention académique de premier plan. Le Doyen de la Faculté de droit et de sciences politiques de l’université de Parakou a animé une conférence inaugurale portant sur la relation entre l’État de droit, la police républicaine et les nouveaux défis sécuritaires.

    Cette initiative s’inscrit dans une volonté globale de modernisation des institutions régaliennes au Bénin. En investissant massivement dans la formation de son élite, le pays renforce la professionnalisation de ses forces de l’ordre pour mieux répondre aux menaces contemporaines et assurer la protection des citoyens.

  • Sénégal : le PASTEF lance la course pour sa présidence dans un climat de transition

    Sénégal : le PASTEF lance la course pour sa présidence dans un climat de transition

    La dynamique interne de PASTEF-Les Patriotes entre dans une phase décisive. La Haute Autorité de Régulation du Parti (HARP) a officiellement déclenché, ce 14 mai 2026, le processus visant à élire le prochain président de la formation politique. Selon les termes de la décision n°001/2026/HARP, les prétendants au poste ont une fenêtre de tir très courte : les dossiers de candidature doivent être déposés entre le 15 mai et le 20 mai 2026 à la mi-journée.

    Vers une fin de la personnalisation du mouvement ?

    Cette annonce marque un tournant symbolique majeur. Contrairement aux pratiques passées, la directive ne prévoit aucun traitement de faveur pour le dirigeant sortant, Ousmane Sonko. Bien que l’actuel Premier ministre conserve le droit de briguer un nouveau mandat, il se retrouve désormais soumis aux règles d’une compétition ouverte à toutes les sensibilités internes. Aucune reconduction automatique n’est à l’ordre du jour.

    Cette structuration réglementée semble faire écho aux récentes prises de position de Bassirou Diomaye Faye. Le président de la République avait publiquement exprimé ses réserves quant au caractère trop « personnifié » de l’organisation. En instaurant ce cadre formel de mise en concurrence, la HARP apporte une réponse institutionnelle à ces critiques, tout en interrogeant l’avenir du leadership du parti dans un contexte politique en pleine mutation.

    Interrogé sur les perspectives de la présidentielle de 2029, Bassirou Diomaye Faye avait d’ailleurs précisé que le choix du candidat dépendrait exclusivement des résolutions du futur congrès. Cette élection interne apparaît donc comme le préalable indispensable avant d’aborder les grandes orientations stratégiques pour les années à venir.

    Un calendrier électoral particulièrement serré

    Le timing imposé par la HARP ne laisse que peu de place à l’improvisation. Les postulants ne disposent que de cinq jours ouvrables pour préparer leurs dossiers, en s’appuyant sur un modèle de déclaration spécifique défini lors de la séance extraordinaire du 14 mai 2026.

    L’issue de ce scrutin interne est attendue avec impatience. Elle permettra de désigner celui qui portera la voix officielle du PASTEF jusqu’au prochain congrès, instance suprême où sera tranchée la délicate question de la candidature pour le prochain scrutin présidentiel national.