Le Bénin s’apprête à concrétiser pleinement son virage institutionnel vers le bicamérisme. Ce jeudi 6 août 2026, une session cruciale réunira les 25 membres du Sénat, marquant une étape décisive pour l’installation de cette nouvelle chambre.

Les figures qui composent cette deuxième chambre législative se retrouveront au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. L’objectif principal de cette plénière est de désigner les trois personnalités qui formeront le bureau exécutif de cette institution, issue des récentes réformes constitutionnelles.
Après la validation du Règlement intérieur par la Cour constitutionnelle, ouvrant la voie à son fonctionnement, l’attention se porte désormais sur la personnalité qui dirigera le Sénat béninois pour les cinq prochaines années.
Les personnalités pressenties pour la présidence
Plusieurs personnalités influentes de la scène politique nationale sont considérées comme des candidats potentiels pour cette fonction prestigieuse. Parmi elles, on retrouve :
- Patrice Talon : L’ancien chef d’État bénéficie d’une crédibilité forte, ancrée dans les réformes institutionnelles qu’il a initiées et sa profonde connaissance des mécanismes de gouvernance républicaine.
- Nicéphore Soglo : Figure emblématique de l’histoire démocratique du Bénin, son parcours de haut fonctionnaire et d’ancien président lui confère une stature de sagesse et un sens de l’équilibre.
- Boni Yayi : Ancien président de la République lui aussi, son expérience avérée en gestion publique et son envergure en font un choix naturel pour diriger cette chambre d’orientation stratégique.
- Adrien Houngbédji : Reconnu comme une figure majeure du parlementarisme et juriste émérite, sa longue carrière à la tête de l’Assemblée nationale représente un atout indéniable pour structurer les premières actions du Sénat.
La constitution du bureau restreint
Au-delà de l’élection du président, le vote de ce jeudi permettra également de désigner les deux autres membres qui compléteront le triumvirat de direction de l’institution.
Ce bureau, composé de trois membres, sera chargé de piloter les débats, d’assurer l’indépendance de la chambre haute et de garantir l’exercice de son rôle essentiel d’arbitrage et de régulation législative, et ce, pour un mandat de cinq ans.
