À Ouagadougou, les acteurs de l’aquaculture burkinabè ont validé et présenté, le 8 juin dernier, une série de documents clés visant à encadrer et orienter le développement de la filière sur le long terme. Il s’agit notamment d’un diagnostic sectoriel, d’un parcours d’investissement et d’un guide opérationnel, conçus pour servir de référence aux politiques publiques comme aux initiatives privées dans le domaine aquacole.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du programme régional Sahel RESILAND, qui cherche à renforcer la résilience des paysages sahéliens et des communautés locales. Le programme privilégie la gestion durable des terres et des ressources en eau, la restauration des écosystèmes dégradés, ainsi que la diversification des activités économiques rurales, dans le but de créer des emplois et d’améliorer les conditions de vie.
Un pilier fondamental de cette architecture est dédié aux connaissances. Il a pour vocation d’éclairer les décisions publiques, de structurer les interventions futures et de promouvoir des solutions adaptées aux contextes locaux. C’est dans cette optique qu’intervient l’initiative Africa Sustainable Aquaculture, qui couvre plusieurs pays du Sahel dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. Son objectif est de réaliser des diagnostics nationaux approfondis et de définir des trajectoires d’investissement cohérentes pour un développement durable de l’aquaculture.
Les travaux menés ont permis de dresser un état des lieux actualisé de la filière aquacole burkinabè, mettant en évidence ses atouts et ses contraintes structurelles. Ils ont également abouti à l’élaboration d’un parcours d’investissement identifiant les priorités stratégiques, les besoins de financement et les mécanismes de mise en œuvre, ainsi qu’un guide destiné à accompagner les porteurs de projets publics et privés.
Présidant la rencontre, Issiaka Zouri, chargé d’études au Secrétariat général du ministère en charge de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, a salué l’engagement des différents acteurs ayant contribué à ces résultats. Il a souligné la cohérence de cette initiative avec les ambitions nationales en matière de développement des productions animales et halieutiques, notamment dans le cadre de l’Offensive agropastorale et halieutique.
Selon lui, le Burkina Faso dispose d’atouts importants, notamment des ressources hydriques considérables et un potentiel halieutique encore sous-exploité. Dans cette perspective, la mise en œuvre effective des orientations issues de ces travaux devrait contribuer à mieux structurer la filière, accroître la production nationale de poisson, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et offrir de nouvelles opportunités économiques aux jeunes et aux femmes.
