Catégorie : A la Une

  • Un média nigérien salue la diplomatie d’action du Président Tebboune

    Un média nigérien salue la diplomatie d’action du Président Tebboune

    Algérie/Niger

    Un média nigérien salue la diplomatie d’action du Président Tebboune

    jeudi 04 juin 2026 12:20

    NIAMEY – Un média nigérien a salué la diplomatie d’action du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, mettant en avant les résultats concrets enregistrés dans le cadre du renforcement de la coopération entre l’Algérie et le Niger, notamment dans les domaines énergétique et pétrolier.

    Algérie Niger
    Articles connexes
  • Renforcement de l’éducation au Mali : Bamako et la banque mondiale unissent leurs efforts

    Renforcement de l’éducation au Mali : Bamako et la banque mondiale unissent leurs efforts

    À Bamako, les autorités maliennes et la Banque mondiale ont entamé une collaboration renforcée pour redynamiser un secteur éducatif éprouvé par des années de défis structurels et sécuritaires. Cette nouvelle étape s’inscrit dans une volonté commune de redonner espoir aux élèves et aux enseignants, alors que l’insécurité, les déplacements massifs de populations et les ressources limitées menacent chaque jour un peu plus l’accès au savoir.

    Une réunion stratégique pour tracer l’avenir de l’éducation au Mali

    Le ministre malien de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, a accueilli une délégation de la Banque mondiale dirigée par Awa Cissé Wagué. Au cours de cet échange, les discussions ont porté sur des projets concrets visant à renforcer les compétences des jeunes générations et à optimiser les performances d’un système éducatif sous pression.

    Des objectifs ambitieux pour un secteur en crise

    Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de développement, où l’éducation occupe une place centrale. Elle s’articule également avec d’autres priorités nationales, telles que l’accès à l’électricité et la modernisation des pratiques agricoles, afin de créer un environnement propice à la stabilité et à la croissance.

    Un soutien financier crucial pour des millions d’élèves

    Cette collaboration fait suite à des engagements antérieurs de la Banque mondiale. En 2026, l’institution avait déjà alloué un financement de 150 millions de dollars via l’Association internationale de développement (IDA). Ce fonds avait pour mission de préserver les services essentiels dans les domaines de la santé et de l’éducation, touchant directement plus d’un million d’apprenants à travers le pays.

    Les actions financées incluent notamment le soutien à la scolarisation, l’organisation des examens nationaux et l’amélioration des infrastructures pédagogiques, autant de leviers pour redonner aux jeunes Maliens les outils nécessaires à leur avenir.

    Les défis persistants d’un système éducatif en difficulté

    Malgré ces efforts, le secteur reste fragilisé par une crise sécuritaire qui frappe plusieurs régions. Les fermetures d’écoles, les déplacements forcés des familles et les obstacles logistiques continuels dégradent les conditions d’apprentissage et freinent les progrès scolaires. Face à cette situation, la coopération avec la Banque mondiale représente une bouffée d’oxygène pour Bamako et ses partenaires.

    Vers une mise en œuvre concrète des nouveaux projets

    Les prochaines étapes consisteront à finaliser les contours des initiatives à venir, à sécuriser les mécanismes de financement et à établir un calendrier réaliste pour leur déploiement. Pour le gouvernement malien, cet accompagnement est bien plus qu’un simple soutien technique : il s’agit d’un pilier essentiel pour bâtir un système éducatif résilient, capable de répondre aux besoins d’une jeunesse en quête de perspectives.

  • Mali : la junte offre des millions pour la capture de chefs jihadistes

    Mali : la junte offre des millions pour la capture de chefs jihadistes

    Ancien rebelle touareg et diplomate malien, Iyad Ag Ghaly dirige aujourd’hui le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), créé en 2017. Considéré comme l’ennemi public numéro un du Sahel, il cumule les sanctions internationales : liste noire de l’ONU, désignation comme « terroriste » par les États-Unis et mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

    Le Mali traverse une crise sécuritaire sans précédent après des attaques jihadistes d’une rare intensité les 25 et 26 avril. Ces assauts, menés par le JNIM en collaboration avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), une rébellion touareg, ont ciblé des infrastructures stratégiques dans plusieurs régions. Parmi les victimes, le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, 47 ans, figure centrale de la junte au pouvoir à Bamako, a péri dans un attentat-suicide.

    Des primes record pour des responsables jihadistes et rebelles

    Face à cette escalade, le gouvernement malien a annoncé une série de primes exceptionnelles. Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale, il propose des récompenses financières pour la capture ou l’élimination de six responsables, dont Iyad Ag Ghaly et Amadou Kouffa, deux cadres du JNIM, ainsi que Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, dirigeants du FLA.

    Amadou Kouffa est désormais traqué pour une prime de 2,2 millions d’euros, tandis que les deux autres chefs rebelles voient leur tête mise à prix pour des montants tout aussi élevés. « Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile offre une récompense à toute personne fournissant des informations permettant l’arrestation ou la neutralisation de ces individus », précise le communiqué officiel.

    Les cibles sont accusées d’avoir « planifié, organisé et exécuté des actes de terrorisme ayant porté atteinte à la sécurité des populations et des biens sur l’ensemble du territoire national », selon les autorités.

    Le Mali en proie à une insécurité chronique

    Depuis 2012, le Mali est plongé dans une spirale de violences impliquant le JNIM, la faction locale de l’État islamique, ainsi que des milices communautaires. Ces groupes armés ont multiplié les attaques, déstabilisant davantage un pays déjà fragilisé par des crises politiques successives. Les autorités maliennes, déterminées à enrayer cette menace, intensifient leurs mesures répressives, mais la situation reste extrêmement volatile.

  • Mali : la junte militaire offre des millions pour capturer des chefs jihadistes et rebelles

    Mali : la junte militaire offre des millions pour capturer des chefs jihadistes et rebelles

    Une prime record pour des figures jihadistes et rebelles au Mali

    Ancien diplomate et ex-rebelle touareg, Iyad Ag Ghaly dirige aujourd’hui le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), une organisation créée en 2017 qui s’est imposée comme l’une des principales menaces terroristes au Sahel.

    Classé parmi les individus les plus dangereux de la région, il cumule plusieurs condamnations internationales : sanctions de l’ONU, inscription sur la liste des terroristes des États-Unis et un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

    Des attaques sans précédent ciblent le pouvoir malien

    Le Mali traverse une crise sécuritaire majeure depuis les violentes offensives menées les 25 et 26 avril par des groupes armés alliés. Le JNIM, en coordination avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), majoritairement touareg, a frappé simultanément plusieurs zones stratégiques du pays.

    Parmi les victimes de ces attaques, le ministre malien de la Défense Sadio Camara, figure centrale de la junte au pouvoir à Bamako, a perdu la vie dans un attentat-suicide. Ces événements ont révélé l’ampleur de la menace et la vulnérabilité des autorités maliennes face à ces groupes.

    Une prime de plusieurs millions d’euros pour leur capture

    Dans un communiqué officiel diffusé sur les chaînes nationales, le gouvernement malien a annoncé une récompense financière pour la capture ou l’élimination de sept responsables présumés, dont des leaders du JNIM et du FLA.

    Parmi eux, Amadou Kouffa, un haut cadre du JNIM, est recherché pour une prime de 2,2 millions d’euros. Deux autres responsables du FLA, Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, figurent également sur la liste des fugitifs.

    Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile précise que ces récompenses sont attribuées pour toute information permettant l’arrestation ou la neutralisation des cibles, à condition qu’elle soit fiable, exploitable et pertinente.

    Les motivations derrière cette décision

    Le communiqué souligne que ces individus sont activement recherchés pour leur rôle présumé dans l’organisation et l’exécution d’actes terroristes ayant gravement menacé la sécurité des populations et des infrastructures au Mali.

    Depuis 2012, le pays est plongé dans une crise sécuritaire persistante, alimentée par les violences du JNIM, de l’État islamique (EI) et de groupes criminels locaux. Ces attaques récentes confirment l’urgence d’une riposte forte face à ces menaces.

  • Crise sécuritaire au Mali : primes pour la capture de chefs jihadistes

    Crise sécuritaire au Mali : primes pour la capture de chefs jihadistes

    Ancien diplomate et figure historique de la rébellion touareg, Iyad Ag Ghaly est aujourd’hui à la tête du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), une alliance jihadiste créée en 2017.

    Considéré comme l’un des hommes les plus dangereux du Sahel, ce leader est sous le coup de sanctions internationales de l’ONU. Son nom figure également sur les listes noires des États-Unis en tant que « terroriste », tandis que la Cour pénale internationale a émis à son encontre un mandat d’arrêt pour des accusations graves de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

    Le Mali traverse une période d’une gravité exceptionnelle. Les récents assauts perpétrés les 25 et 26 avril par des éléments armés du JNIM, en coordination avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), majoritairement composé de Touaregs, ont marqué un tournant dans l’escalade de la violence. Ces attaques, d’une envergure sans précédent, ont ciblé des infrastructures stratégiques dans plusieurs zones du territoire malien, dont certaines sous contrôle de la junte militaire en place à Bamako.

    Parmi les victimes de ces raids meurtriers figure Sadio Camara, 47 ans, ministre malien de la Défense et pilier du pouvoir actuel, tué lors d’un attentat-suicide.

    Pour tenter de briser cette spirale meurtrière, le gouvernement malien a annoncé une mesure exceptionnelle. Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale, il a révélé la mise en place d’un système de récompenses financières pour toute information menant à l’arrestation ou à l’élimination de sept responsables jihadistes et rebelles.

    Des primes record pour des cibles prioritaires

    Parmi les individus visés par cette initiative, on retrouve notamment :

    • Amadou Kouffa, autre cadre du JNIM, dont la capture est assortie d’une prime de 2,2 millions d’euros ;
    • Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, deux figures majeures du FLA, également recherchés activement.

    Le ministère malien de la Sécurité et de la Protection civile a précisé les conditions de cette offre : « Toute personne fournissant des renseignements fiables et exploitables permettant l’identification, l’arrestation ou la neutralisation de ces individus sera éligible à une récompense financière. »

    Le communiqué souligne que ces personnalités sont activement traquées en raison de leur rôle présumé dans l’organisation et l’exécution d’actes terroristes ayant gravement compromis la sécurité des populations et des biens sur l’ensemble du territoire national.

    Un pays sous l’emprise de la violence depuis plus d’une décennie

    Depuis 2012, le Mali est englué dans une crise sécuritaire d’une ampleur alarmante. Les attaques récurrentes du JNIM, les exactions de l’État islamique (EI) et les conflits intercommunautaires alimentent un climat de terreur quotidien. Cette instabilité persistante a profondément fragilisé le pays et ses institutions, tout en exacerbant les tensions régionales.

  • Crise au Mali : le gouvernement propose une prime pour l’arrestation de chefs jihadistes

    Crise au Mali : le gouvernement propose une prime pour l’arrestation de chefs jihadistes

    crise au Mali : le gouvernement propose une prime pour l’arrestation de chefs jihadistes

    Ancien diplomate et figure touarègue, Iyad Ag Ghaly dirige depuis 2017 le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), l’organisation la plus redoutée du Sahel.

    Cible privilégiée des sanctions internationales, cet homme est aujourd’hui placé sous le coup d’un mandat de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Son nom figure également sur la liste des terroristes recherchés par les États-Unis et l’ONU, reflétant l’ampleur de sa menace.

    Le Mali traverse une phase critique de son histoire sécuritaire. Les 25 et 26 avril, des attaques d’une violence inouïe ont secoué le pays. Le JNIM, allié au Front de libération de l’Azawad (FLA), majoritairement composé de Touaregs, a frappé des positions stratégiques dans plusieurs régions. Ces raids coordonnés ont causé la mort du ministre malien de la Défense, Sadio Camara, 47 ans, pilier du régime actuel.

    une prime pour démanteler les réseaux terroristes

    Face à cette escalade, le gouvernement malien a décidé de passer à l’offensive. Un communiqué diffusé à la télévision nationale a révélé une mesure sans précédent : la mise à prix de la tête de six responsables, dont deux leaders du JNIM et deux du FLA.

    Parmi eux, Amadou Kouffa (JNIM), récompensé à hauteur de 2,2 millions d’euros, ainsi que Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif (FLA). Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a lancé un appel solennel : « Toute information fiable et exploitable permettant l’arrestation ou la neutralisation de ces individus sera récompensée. »

    Le communiqué précise que ces personnalités sont activement recherchées pour leur rôle présumé dans l’organisation d’actes terroristes ayant gravement compromis la sécurité des citoyens et de leurs biens.

    un pays sous l’emprise de la violence depuis 2012

    Depuis plus de dix ans, le Mali est en proie à une crise sécuritaire persistante. Les groupes armés, tels que le JNIM et l’État islamique, ainsi que des milices communautaires, alimentent un cycle de violences sans fin. Cette situation a profondément ébranlé la stabilité du pays et ses institutions.

  • Le Gabon rejette la demande des États-Unis sur les migrants

    Le Gabon rejette la demande des États-Unis sur les migrants

    Politique

    Le Gabon rejette la demande des États-Unis concernant les migrants expulsés

    Libreville, le 4 juin 2026 – Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a clairement indiqué que le Gabon ne deviendrait pas une terre d’accueil pour les migrants expulsés des États-Unis par l’administration Trump. Une déclaration qui marque une volonté de préserver la souveraineté nationale.

    Lors d’un entretien télévisé, le chef de l’État gabonais a rejeté sans ambiguïté une proposition américaine visant à transférer une partie des migrants concernés vers le territoire gabonais. « Nous ne sommes pas d’accord sur ce point. Je n’ai pas accepté cette proposition, et je le dis avec franchise. Le Gabon n’a pas l’intention de signer un accord qui ne lui profite pas », a-t-il affirmé.

    Cette décision s’inscrit dans un contexte mondial où plusieurs pays occidentaux durcissent leurs politiques migratoires, cherchant à externaliser la gestion des flux migratoires vers des États tiers. Certains pays africains, comme le Rwanda, ont déjà accepté de telles coopérations. Pourtant, le Gabon choisit une voie différente.

    Une souveraineté affirmée face aux grandes puissances

    Le refus gabonais ne signifie pas un refroidissement des relations avec Washington. Le président Oligui Nguema a tenu à souligner la qualité des échanges entre les deux nations, évoquant même une relation personnelle avec Donald Trump, qualifiant ce dernier de « mon ami à la cravate rouge » avec une touche d’humour.

    Cette position illustre une diplomatie gabonaise en évolution. Le pays cherche à concilier partenariats internationaux et défense des intérêts nationaux. La question migratoire, souvent sensible, devient ainsi un symbole fort de cette souveraineté retrouvée.

    Pour Libreville, accueillir ces migrants aurait entraîné des conséquences administratives, sociales et budgétaires difficiles à évaluer. Dans un pays engagé dans une modernisation économique et sociale, la priorité reste la satisfaction des besoins de la population.

    Une diplomatie d’équilibre et de fermeté

    Cette prise de position révèle une nouvelle dynamique dans les relations entre l’Afrique et les grandes puissances. Le Gabon démontre qu’il est possible de dire non à une proposition venue d’un partenaire majeur sans tomber dans l’affrontement. Une posture qui contraste avec les tensions observées ailleurs dans le monde.

    En refusant cette demande tout en maintenant un dialogue respectueux avec les États-Unis, le président gabonais envoie un message clair : le Gabon est prêt à coopérer, mais jamais au détriment de sa souveraineté. Une affirmation qui pourrait inspirer d’autres pays africains dans les années à venir.

  • « On nous a demandé de déguerpir » : au Niger, la junte démolit des quartiers proches de l’aéroport de Niamey

    « On nous a demandé de déguerpir » : au Niger, la junte démolit des quartiers proches de l’aéroport de Niamey

    Image satellite de l’aéroport de Niamey le 29 janvier 2026, peu après l’attaque.

    Publié aujourd’hui à 11h49 Lecture : 3 minutes.

  • Gabon et Guinée renforcent leur partenariat diplomatique à Conakry

    Gabon et Guinée renforcent leur partenariat diplomatique à Conakry

    Une page importante s’ouvre dans les relations entre le Gabon et la Guinée. Ce mercredi, à Conakry, Persis Lionel Essono Ondo, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Gabon, a marqué un tournant décisif. Lors d’une audience officielle, il a officiellement remis ses copies figurées à Morissanda Kouyaté, ministre guinéen des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens de l’étranger.

    Cette étape protocolaire marque le début effectif de sa mission diplomatique. Elle lui permet également d’établir les premiers contacts officiels, en attendant la présentation solennelle de ses lettres de créance au président guinéen.

    Des relations bilatérales sous le signe de la coopération renforcée

    Cette rencontre n’était pas qu’une formalité. Elle a symbolisé la volonté commune de renforcer les liens entre les deux pays, ancrés dans une histoire d’amitié et de solidarité. Le diplomate gabonais a d’ailleurs transmis les salutations chaleureuses du président de la République gabonaise, ainsi que les encouragements de la ministre des Affaires étrangères, Marie-Edithe Tassyla Ye-Doumbeneny.

    « Je m’engage à collaborer étroitement avec votre ministère pour consolider les relations d’amitié, de coopération et de fraternité entre le Gabon et la Guinée », a déclaré Persis Lionel Essono Ondo.

    Les discussions ont révélé des objectifs ambitieux. Dans un contexte régional en pleine évolution, Libreville et Conakry souhaitent dynamiser leurs échanges. Les priorités sont désormais claires : booster la coopération économique, développer le commerce bilatéral et construire des partenariats durables dans des secteurs stratégiques comme l’éducation, la sécurité et les infrastructures.

    Une ambition africaine au service du développement

    Morissanda Kouyaté, ministre guinéen, a accueilli avec enthousiasme le représentant gabonais. Il a réaffirmé le soutien sans faille des autorités guinéennes pour mener à bien cette mission diplomatique. En réponse, Persis Lionel Essono Ondo a réitéré son engagement à promouvoir les intérêts de son pays tout en rapprochant les deux nations.

    Cette nomination s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des échanges interafricains. À l’heure où l’Afrique fait face à de nombreux défis, le Gabon et la Guinée choisissent une approche pragmatique. Leur objectif ? Cultiver une coopération renforcée et une prospérité partagée.

  • Mali : les autorités interdisent la circulation des motos hors des grandes villes

    Mali : les autorités interdisent la circulation des motos hors des grandes villes

    Des membres armés du Mouvement national de libération de l'Azawad (FLA) circulent à moto dans le camp de Battle d'Amachach, quatre jours après le retrait des Corps africains, à Tessalit, le 6 mai 2026. (Photo AFP)

    Publié aujourd’hui à 10h14 Lecture : 1 minute.

  • Crise sécuritaire en RDC : le Burundi presse la communauté internationale d’agir

    Crise sécuritaire en RDC : le Burundi presse la communauté internationale d’agir

    Crise sécuritaire en RDC : le Burundi appelle la communauté internationale à agir face à l’échec des accords de paix

    Alors que la République démocratique du Congo (RDC) continue de faire face à une insécurité persistante dans sa région orientale, le Burundi, actuellement à la tête de l’Union africaine, tire la sonnette d’alarme. Lors d’une rencontre diplomatique majeure à Bujumbura, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont échangé sur la dégradation de la situation et les défis liés à la mise en œuvre des accords de paix.

    Échanges entre Édouard Bizimana, ministre burundais des Affaires étrangères, et Floribert Anzuluni, son homologue congolais

    Un appel urgent à la communauté internationale

    Le ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, a clairement exprimé son inquiétude face à la persistance des violences dans l’Est de la RDC, malgré la signature de l’Accord de Washington. Cet accord historique, négocié sous l’égide des États-Unis, visait à rétablir la paix entre la RDC et le Rwanda, en présence du président Donald Trump. Pourtant, les hostilités se poursuivent, alimentées par la rébellion de l’AFC/M23, soutenue selon Kinshasa par Kigali.

    Le Burundi, témoin privilégié de ces tensions, dénonce le non-respect systématique de l’accord par les parties concernées. Malgré des avancées ponctuelles, comme le retour de certains réfugiés dans leurs villages, de vastes zones restent sous le joug de l’insécurité. Les affrontements entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les groupes armés, dont les ADF, poussent une partie de la population à fuir vers les pays voisins, aggravant une crise humanitaire déjà critique.

    « Les accords signés entre la RDC et le Rwanda, facilités par Washington, n’ont pas été pleinement respectés. Plusieurs zones connaissent une recrudescence de l’insécurité, provoquant de nouveaux déplacements de populations. Une implication accrue de la communauté internationale est indispensable pour soutenir les initiatives régionales en cours. »

    — Édouard Bizimana, ministre burundais des Affaires étrangères

    Renforcement des relations bilatérales malgré les tensions

    Malgré la gravité de la situation sécuritaire, les deux pays ont réaffirmé leur volonté de consolider leurs relations diplomatiques et économiques. Plusieurs sujets stratégiques ont été abordés lors de cette rencontre, dont :

    • La finalisation de la construction de l’ambassade du Burundi à Kinshasa.
    • La gestion du Secrétariat exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), actuellement présidée par la RDC.
    • La préparation du prochain sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CIRGL.
    • L’intensification de l’aide humanitaire en faveur des réfugiés congolais accueillis au Burundi.

    Floribert Anzuluni, ministre congolais de l’Intégration régionale, a salué les efforts du Burundi dans la mobilisation de l’aide humanitaire. Une réunion de la Troïka de la CIRGL est en préparation pour évaluer la situation sécuritaire et les contributions financières des pays membres.

    Une alliance militaire pour contrer les groupes armés

    Face à l’escalade des violences dans l’Est de la RDC, Bujumbura et Kinshasa ont renforcé leur coopération militaire. Signé en mars 2023, l’accord bilatéral de défense entre les deux pays a conduit au déploiement de milliers de soldats burundais pour appuyer les FARDC et sécuriser la frontière commune. Cette collaboration s’inscrit dans une stratégie régionale visant à neutraliser les groupes armés, notamment les ADF et l’AFC/M23.

    Le Burundi, sous la présidence d’Évariste Ndayishimiye, s’est engagé à jouer un rôle clé dans la pacification du continent africain. Cette mission s’aligne sur les priorités fixées lors de la prise de fonction de Ndayishimiye à la tête de l’Union africaine, succédant à João Lourenço de l’Angola.

    Une impasse diplomatique qui aggrave la crise

    Malgré plusieurs rounds de négociations, dont ceux de Doha et de Montreux en avril 2026, les tensions persistent. Les accusations mutuelles de violations du cessez-le-feu et de non-respect des engagements continuent de freiner tout progrès significatif. Les médiateurs internationaux, notamment les États-Unis et le Qatar, peinent à faire avancer le processus de paix, chaque partie interprétant les termes de l’Accord de Washington à sa convenance.

    Cette paralysie diplomatique a des répercussions dramatiques sur le terrain. Les combats s’intensifient dans l’Est de la RDC, aggravant une crise humanitaire déjà dévastatrice. Les populations civiles, prises en étau entre les belligérants, paient le prix fort de cette instabilité chronique.

    Perspectives d’avenir

    Alors que la communauté internationale est appelée à jouer un rôle plus actif, les deux pays restent déterminés à trouver une solution durable. Le Burundi, en tant que président de l’Union africaine, se positionne comme un acteur clé dans la recherche d’une paix durable. Cependant, l’urgence d’une action concertée et efficace n’a jamais été aussi pressante.

  • Crise humanitaire au Sahel : 24 millions de personnes en détresse en 2026

    Crise humanitaire au Sahel : 24 millions de personnes en détresse en 2026

    Une crise humanitaire majeure s’intensifie au Sahel sans susciter l’attention requise

    carte illustrant l'urgence humanitaire au Sahel

    Alors que les projecteurs du monde restent braqués sur d’autres conflits, une urgence silencieuse frappe le Sahel. En 2026, plus de 24 millions d’habitants de cette région d’Afrique de l’Ouest se retrouvent en situation de détresse aiguë. Selon les Nations Unies, cette crise humanitaire, l’une des plus graves et des moins financées au monde, s’aggrave sans que l’aide internationale ne suive.

    Cette situation touche cinq pays : la Mauritanie, le Tchad, le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les familles y subissent de plein fouet les conséquences d’une combinaison de crises : affrontements armés, déplacements forcés, flambée des prix et bouleversements climatiques. Les moyens de subsistance s’effritent, plongeant des millions de personnes dans une précarité sans précédent.

    Les données de l’Organisation des Nations Unies pour les affaires humanitaires révèlent un bilan inquiétant. Entre juin et août, période charnière avant les récoltes, près de 15,5 millions d’individus pourraient basculer dans une insécurité alimentaire sévère. Parmi eux, plus de 1,5 million se retrouveront dans une situation d’urgence absolue, nécessitant une intervention immédiate.

    Derrière ces chiffres se cachent des histoires humaines déchirantes : des parents réduisant les portions de repas, des paysans incapables d’investir dans leurs cultures, des enfants privés d’école et des communautés entières contraintes de fuir les violences.

    Financements humanitaires en chute libre

    Les organisations d’aide tirent la sonnette d’alarme : les contributions internationales s’effondrent. En 2025, seulement 29 % des fonds nécessaires ont été collectés. Cette baisse drastique oblige les acteurs humanitaires à revoir leurs priorités à la baisse, voire à abandonner certains programmes dans les zones les plus vulnérables.

    Le contexte économique mondial, marqué par les tensions au Moyen-Orient, aggrave la situation. Les coûts de l’énergie, du transport et des intrants agricoles explosent, pénalisant des populations déjà affaiblies. Chaque euro manquant se traduit concrètement par moins de denrées distribuées, moins de protection pour les plus vulnérables et moins d’accès aux soins ou à l’éducation.

    L’insécurité gagne du terrain

    La crise alimentaire est indissociable de l’aggravation de l’insécurité. Autrefois cantonnée au Sahel central, la menace s’étend désormais vers les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest. Les groupes armés étendent leur emprise, forçant des milliers de familles à abandonner leurs foyers et paralysant les services publics essentiels. Résultat : près de 12 900 établissements scolaires ont fermé leurs portes, privant 2,3 millions d’enfants de leur droit à l’instruction.

    Pour les observateurs, cette exclusion éducative est un danger à long terme. Une génération entière risque de grandir sans formation, dans des zones où les opportunités économiques sont quasi inexistantes et où les groupes armés exploitent la misère des jeunes.

    Le climat, un ennemi supplémentaire

    À cette instabilité s’ajoutent les ravages du changement climatique. Depuis le début de l’année, près de 590 000 personnes ont été affectées par des inondations dévastatrices, tandis que les sécheresses prolongées et la désertification grignotent les ressources disponibles.

    Le Sahel, déjà l’une des régions les plus exposées aux conséquences du réchauffement, paie un lourd tribut malgré sa faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.

    Face à cette spirale, les Nations Unies exhortent les donateurs internationaux à réagir sans délai. Des solutions existent, mais sans un afflux rapide de fonds, la situation pourrait basculer dans le chaos. Des millions de personnes risquent de sombrer dans une précarité encore plus profonde dans les mois à venir.