Le Premier ministre algérien, M. Sifi Ghrieb, a quitté Niamey hier, marquant la fin d’une visite officielle au Niger. Cette mission, qui s’est déroulée sur plusieurs jours, s’est conclue par l’inauguration d’un projet énergétique majeur : la centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne, d’une capacité de 40 mégawatts. Cette infrastructure, offerte par l’Algérie, symbolise la profondeur des liens de coopération et de fraternité entre les deux nations.
Une coopération énergétique renforcée
Ce projet s’inscrit dans une dynamique de soutien aux efforts de développement du Niger, notamment dans le domaine des infrastructures énergétiques. La centrale, réalisée sous forme de don, vise à renforcer l’autonomie électrique du pays et à améliorer les conditions de vie des populations nigériennes. M. Sifi Ghrieb, porteur d’un message du président algérien Abdelmadjid Tebboune, a coprésidé l’inauguration avec son homologue nigérien, M. Ali Lamine Zeine Mahaman.
Rencontres et engagements politiques
Lors de son séjour, le Premier ministre algérien a été reçu par le président nigérien, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani. Cette audience a permis d’échanger sur les relations bilatérales et les perspectives de collaboration future. M. Sifi Ghrieb a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à consolider les liens de solidarité et de coopération avec le Niger, dans un esprit de partenariat mutuellement bénéfique.
Le Premier ministre a quitté Niamey en fin de journée, salué à l’aéroport international par le chef du gouvernement nigérien et l’ambassadeur d’Algérie au Niger, M. Ahmed Saadi.
Un diplomate sénégalais à la tête d’une commission clé de l’ONU
L’Ambassadeur Coly Seck, représentant permanent du Sénégal auprès des Nations Unies, a été élu à la présidence de la Quatrième Commission de l’Assemblée générale pour la 81e session. Cette élection, officialisée le 2 juin 2026 à New York, marque une reconnaissance majeure de l’engagement du pays en faveur du multilatéralisme et des enjeux internationaux.
La Quatrième Commission, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, joue un rôle central dans les travaux de l’ONU. Elle aborde des sujets aussi variés que les opérations de maintien de la paix, les missions politiques spéciales, les droits des populations des territoires occupés, ou encore la coopération internationale dans l’espace extra-atmosphérique. Une responsabilité d’autant plus stratégique que la 81e session de l’Assemblée générale s’annonce comme un moment charnière pour l’Organisation.
Un leadership sénégalais salué à l’international
Dans une déclaration relayée par la Mission permanente du Sénégal à l’ONU, l’Ambassadeur Seck a exprimé sa gratitude envers les États membres pour leur confiance. « Servir cette Commission avec détermination et professionnalisme sera un honneur », a-t-il souligné, rappelant l’importance de renforcer l’efficacité de l’ONU face aux défis contemporains. Son élection consacre également le rôle actif du Sénégal dans les opérations de paix, où le pays déploie plus de 3 000 Casques bleus, un engagement reconnu par le Département des opérations de paix de l’ONU.
Une session sous le signe du multilatéralisme et des défis globaux
Cette élection intervient dans un contexte où les Nations Unies doivent relever des enjeux majeurs : intensification des conflits, restrictions croissantes de l’espace humanitaire, reculs en matière de droits humains, et contraintes financières pesant sur l’Organisation. Le Secrétaire général António Guterres a d’ailleurs rappelé l’importance de la diplomatie et du dialogue pour surmonter ces défis. « Les divisions peuvent être transformées en une volonté commune de progresser », a-t-il affirmé lors de son allocution.
Parallèlement à l’élection de l’Ambassadeur Seck, l’Assemblée générale a désigné Khalilur Rahman (Bangladesh) à la présidence de sa 81e session. Ce dernier a mis en lumière les tensions actuelles, tout en insistant sur la nécessité de réaffirmer la confiance dans les institutions multilatérales.
Les membres du Bureau de la Quatrième Commission
Vice-Présidents : Fahad Mohammad Alajm (Koweït), Deborah Maria Borg (Malte), Andrei Nicolenco (Moldavie)
Rapporteur : Matthew Moxey (Bahamas)
Avec cette nouvelle mission, le Sénégal renforce sa position sur la scène diplomatique internationale, démontrant son attachement aux principes de solidarité et de coopération mondiale portés par l’ONU.
Paul Nsapu alerte sur les violations massives des droits humains à l’est de la RDC
Lors d’un débat organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), a dressé un bilan contrasté de la situation des droits humains sous le régime du président Tshisekedi.
Des avancées légales à Kinshasa, mais des droits fondamentaux bafoués à l’est
Dans la capitale Kinshasa, Paul Nsapu a reconnu des progrès sur le plan législatif, notamment en matière de droits civils et politiques ainsi que de droits économiques et sociaux. Cependant, il a souligné que ces avancées restent théoriques, car elles ne se traduisent pas par une amélioration concrète des conditions de vie des citoyens. Selon lui, ces violations persistent en raison des défaillances structurelles accumulées par les différents régimes politiques congolais, caractérisés par un manque criant de développement et de services publics essentiels.
L’est de la RDC, zone de non-droit où la vie humaine est quotidiennement menacée
À l’est du pays, dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, la situation est bien plus alarmante. Paul Nsapu a qualifié cette région de « noyau dur des violations des droits humains », où les atteintes aux droits fondamentaux, comme le droit à la vie et la sécurité des personnes, sont quotidiennes.
Il a pointé du doigt la présence de l’armée rwandaise et l’activité de ses alliés locaux comme des facteurs aggravants de cette crise. Pour le président de la CNDH, ces acteurs exacerbent les tensions et rendent encore plus précaire la situation des populations civiles, déjà fragilisées par des années de conflits.
Les libertés individuelles, le droit à la dignité et la sécurité sont systématiquement bafoués dans ces zones, où l’État congolais peine à exercer son autorité. Paul Nsapu a insisté sur l’urgence d’une intervention pour protéger les populations et rétablir l’ordre dans ces régions en proie à l’insécurité chronique.
Une situation qui nécessite une réponse urgente
Face à ce constat accablant, Paul Nsapu a appelé à une mobilisation nationale et internationale pour mettre fin à ces violations massives. Il a souligné que la communauté internationale doit jouer un rôle clé dans la protection des droits humains en RDC, notamment dans les zones où l’État est absent ou impuissant.
Pour lui, la priorité reste la protection des civils et la restauration de l’autorité de l’État dans ces régions, afin de garantir le respect des droits fondamentaux de chaque Congolais.
Le renforcement des liens entre le Niger et l’Algérie s’accélère avec une série d’initiatives concrètes. Quelques heures seulement après l’inauguration d’une centrale électrique de 40 mégawatts offerte par Alger à Niamey, le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a accueilli le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, pour un entretien approfondi axé sur l’avenir des relations bilatérales.
Cette rencontre, organisée au palais présidentiel, s’inscrit dans un contexte de consolidation des partenariats stratégiques entre les deux pays sahéliens. Elle a permis aux délégations nigérienne et algérienne d’évaluer les avancées réalisées dans plusieurs domaines clés et de tracer de nouvelles perspectives de collaboration.
Quelques instants auparavant, le chef du gouvernement algérien avait participé, aux côtés du Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine, à la cérémonie d’inauguration de l’infrastructure énergétique. Cette centrale, d’une capacité de 40 mégawatts, illustre la rapidité d’exécution des projets prioritaires entre les deux nations, réalisés en moins de trois mois après la pose de la première pierre le 24 mars dernier.
Une dynamique de coopération étendue à des secteurs clés
Lors de cet échange avec le président nigérien, les discussions ont couvert des domaines jugés essentiels pour le développement des deux pays. L’énergie et les hydrocarbures ont occupé une place prépondérante, mais les échanges ont également porté sur les infrastructures, la santé, la digitalisation et les transports.
Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à approfondir le partenariat initié par les présidents Abdourahamane Tiani et Abdelmadjid Tebboune. L’objectif ? Élever la coopération nigéro-algérienne à un niveau supérieur en privilégiant des projets concrets, capables de stimuler les économies locales et d’améliorer le quotidien des populations.
Pour Niamey, cette dynamique représente une opportunité de diversifier ses alliances stratégiques et de renforcer ses capacités dans des secteurs vitaux. Pour Alger, il s’agit d’une stratégie visant à étendre son influence économique et diplomatique au Sahel.
Un alignement sur les enjeux sécuritaires du Sahel
Les délégations ont également échangé sur la situation politique et sécuritaire de la région. Face aux défis persistants au Sahel, les responsables nigériens et algériens ont souligné l’importance d’une coordination renforcée pour préserver la paix, la sécurité et la stabilité. Cette convergence de vues illustre le rapprochement croissant entre Niamey et Alger, deux capitales déterminées à jouer un rôle clé dans un espace régional en pleine transformation.
La rencontre s’est tenue en présence de plusieurs hauts responsables nigériens, dont le ministre des Affaires étrangères Bakary Yaou Sangaré, le ministre de l’Énergie Pr Amadou Haoua, le porte-parole du gouvernement Dr Soumana Boubacar, ainsi que des cadres du secteur énergétique, comme la directrice générale de la NIGELEC, Fati Abarchi.
En consolidant leur partenariat, Niamey et Alger ne se limitent pas à multiplier les projets bilatéraux : ils visent à inscrire leur collaboration dans une perspective régionale, susceptible d’influencer les équilibres énergétiques et sécuritaires du Sahel. La prochaine étape consistera à transformer cette volonté politique en résultats tangibles pour les populations et à faire entendre une voix commune sur la scène internationale.
Une avancée décisive dans les relations entre le Bénin et le Niger
Une dynamique nouvelle s’installe entre Cotonou et Niamey, marquant un tournant dans les relations bilatérales. À peine quelques heures après l’entretien stratégique mené par le président béninois, Romuald Wadagni, lors de sa visite officielle à Niamey le 2 juin, les deux nations ont acté des mesures concrètes pour la réouverture de leur frontière commune.
Un comité mixte, composé d’experts et de représentants des deux pays, a été désigné afin d’accélérer la levée des dernières entraves d’ordre technique et politique. Les travaux de cette instance devraient aboutir sous 15 jours, ouvrant ainsi la voie à une normalisation rapide des échanges transfrontaliers.
Le dialogue présidentiel, catalyseur d’une nouvelle ère
L’audience accordée par les autorités nigériennes au chef de l’État béninois a scellé une volonté politique commune de dépasser les tensions passées. Cette rencontre, placée sous le signe du pragmatisme, a permis de rétablir un dialogue constructif et de poser les bases d’une coopération renforcée.
L’axe économique reliant Cotonou et Niamey, historiquement essentiel, avait été profondément perturbé par la fermeture prolongée de la frontière. Cette situation a mis en lumière la nécessité de revitaliser les échanges commerciaux et logistiques entre les deux pays.
Un comité technique pour une réouverture rapide et sécurisée
La création de ce comité bilatéral illustre la transition entre la diplomatie et l’action opérationnelle. Ses membres, issus des administrations des deux nations, ont pour mission d’évaluer les dispositifs de sécurité aux points de passage stratégiques, d’harmoniser les procédures douanières et sanitaires, et de rétablir des canaux de communication efficaces entre les services frontaliers.
Les conclusions de ce groupe de travail, attendues d’ici deux semaines, serviront de référence pour une réouverture coordonnée et sans entrave des frontières.
Une urgence économique et sociale
La réouverture de la frontière répond à des enjeux majeurs pour les populations et les acteurs économiques des deux côtés. Pour le Bénin, la reprise du trafic nigérien vers le Port Autonome de Cotonou et les axes routiers représente une opportunité stratégique de dynamiser son économie. Pour le Niger, l’accès sécurisé à la côte béninoise constitue une nécessité logistique vitale pour son approvisionnement.
En privilégiant une approche concertée et pragmatique, le Bénin et le Niger redéfinissent leur partenariat, plaçant la coopération au cœur de leurs priorités. Dans les prochaines semaines, les propositions du comité paritaire pourraient bien consacrer un nouveau chapitre dans les relations sous-régionales.
La nation sénégalaise a été secouée par plusieurs jours de violences généralisées, survenues à la suite de l’arrestation de l’influent opposant politique Ousmane Sonko, impliqué dans une affaire de mœurs. Face à cette recrudescence des troubles, le président Macky Sall a pris la parole ce lundi soir, lançant un appel solennel au calme et à la sérénité. Il a vivement recommandé d’« éviter la logique de l’affrontement » pour préserver la paix sociale.
En parallèle de cet appel à la retenue, le chef d’État a également annoncé des mesures concrètes visant à atténuer les impacts de la crise. Parmi celles-ci figure un allègement du couvre-feu, qui est désormais en vigueur de minuit à 5 heures du matin, une décision destinée à soutenir et à revitaliser l’activité économique du pays.
Sylvia et Noureddin Bongo sous mandat d’arrêt international : quelles implications pour le Gabon ?
La décision d’Interpol d’émettre une notice rouge à l’encontre de Sylvia Bongo et de son fils Noureddin Bongo Valentin place le Gabon sous les projecteurs de l’actualité internationale. Cette mesure, symbolisant une demande d’arrestation provisoire dans l’attente d’une extradition, soulève de nombreuses questions sur les répercussions juridiques et politiques dans le pays.
Pourquoi une notice rouge a-t-elle été lancée contre les Bongo ?
Les raisons exactes ne sont pas publiques, mais une notice rouge d’Interpol est généralement déclenchée dans le cadre d’enquêtes pour des faits graves comme la corruption, le blanchiment d’argent ou d’autres infractions financières. Cette procédure permet aux autorités judiciaires de demander l’arrestation temporaire de personnes recherchées pour faciliter leur remise à la justice.
Quelles conséquences juridiques pour les personnes concernées ?
Une fois une notice rouge émise, les pays membres d’Interpol sont tenus de localiser et, si possible, d’arrêter les personnes concernées. Cependant, cette mesure ne constitue pas une condamnation, mais une demande de coopération internationale pour permettre aux autorités compétentes de mener leur enquête.
Pour Sylvia et Noureddin Bongo, cela implique que leur déplacement à l’étranger pourrait être fortement restreint. Toute tentative de franchir une frontière pourrait entraîner une interpellation immédiate, selon les accords bilatéraux en vigueur.
Impact politique et diplomatique au Gabon
Cette décision survient dans un contexte déjà tendu au Gabon. Les autorités locales doivent désormais gérer une situation complexe, où la crédibilité des institutions judiciaires et la stabilité politique sont en jeu. La famille Bongo, longtemps au cœur du pouvoir, se retrouve sous le feu des projecteurs, ce qui pourrait influencer les dynamiques internes.
Le gouvernement gabonais est désormais sous pression pour clarifier sa position. Une collaboration avec Interpol pourrait être perçue comme une reconnaissance de la légitimité des poursuites, tandis qu’un rejet pourrait aggraver les tensions avec les partenaires internationaux.
Risques d’extradition : que dit la procédure ?
La notice rouge ne garantit pas automatiquement une extradition, mais elle en facilite le processus. Chaque pays dispose de sa propre législation et doit évaluer la demande selon ses critères juridiques. Le Gabon pourrait être sollicité pour fournir des preuves supplémentaires ou répondre à des demandes d’entraide judiciaire.
Si les charges sont confirmées, les personnes concernées pourraient faire face à un procès au Gabon ou dans le pays ayant formulé la demande d’extradition. Cette situation met en lumière l’importance de l’indépendance de la justice gabonaise et de sa capacité à traiter équitablement cette affaire.
Réactions internationales et médiatisation
La diffusion d’une notice rouge est souvent médiatisée, ce qui peut amplifier les répercussions diplomatiques. Les partenaires internationaux du Gabon pourraient réévaluer leur coopération, notamment dans les domaines économique et sécuritaire.
Cette affaire rappelle également les défis auxquels font face les pays africains dans la lutte contre la corruption et la transparence financière. Le Gabon, comme d’autres nations du continent, est observé de près quant à sa gestion de ce dossier.
Le premier groupe de pèlerins burkinabè ayant participé au Hadj 2026 a atterri à l’aéroport international de Ouagadougou, marquant le début des retours depuis les lieux saints de l’Islam. Ce mardi 2 juin 2026, 342 fidèles ont foulé le tarmac, accueillis dans une ambiance chaleureuse par leurs proches et les responsables locaux.
Les pèlerins, vêtus de leurs plus beaux atours traditionnels, affichaient une joie palpable après avoir accompli le cinquième pilier de l’Islam. Hadja Karidja Karambiri/Koné, visibly émue, a partagé son expérience dès sa descente d’avion :
« Le voyage à La Mecque a dépassé toutes mes attentes. C’est une expérience inoubliable pour une première participation.Nous avons prié avec ferveur pour le retour de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso »
Le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Saïdou Sankara, a salué l’organisation de cette édition. Sans communiquer de bilan définitif, il a confirmé l’absence d’incidents majeurs et exprimé la reconnaissance du gouvernement envers les pèlerins pour leur engagement spirituel.
« C’est un moment de grande satisfaction que nous vivons ce soir en accueillant nos compatriotes sains et saufs après ce voyage sacré.Nous leur transmettons les félicitations du ministre d’État et formulons le vœu que cette expérience renforce leur foi.
Que leurs prières pour la nation soient exaucées »
El Hadj Oumarou Zoungrana, représentant la Fédération des Associations Islamiques du Burkina (FAIB), a également félicité le comité d’organisation pour le bon déroulement de cette édition du Hadj. Les vols de retour se poursuivront dans les prochains jours, sous haute surveillance des autorités et des organisateurs.
Washington durcit le ton face aux groupes armés dans l’Est de la RDC
Les États-Unis viennent de frapper fort dans la région des Grands Lacs en annonçant des sanctions ciblées contre des figures clés de deux mouvements rebelles actifs depuis 2021 dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Une décision prise pour endiguer la dégradation continue de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette zone stratégique.
Dans un communiqué officiel, le porte-parole du Département d’État américain, Thomas Pigott, a détaillé les mesures envisagées. Ces dernières visent particulièrement deux groupes déjà épinglés par Washington : les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et le Mouvement du 23 mars (M23), ce dernier bénéficiant selon les autorités américaines d’un soutien rwandais.
Des accusations lourdes contre les commandants sanctionnés
Parmi les personnalités désignées, Gustave Kubwayo, commandant d’une unité spécialisée dans le renseignement et les opérations des FDLR, est pointé du doigt pour des actes graves. Les États-Unis l’accusent d’avoir orchestré des violences ethniques systématiques contre les populations civiles, d’avoir recruté des enfants soldats et d’avoir commis des violences sexuelles massives. Pire encore, ses troupes seraient responsables d’attaques transfrontalières menaçant directement la stabilité du Rwanda voisin.
Le second personnage sanctionné, John Imani Nzenze, occupe un poste stratégique au sein du M23 en tant que responsable du renseignement. Les autorités américaines lui reprochent d’avoir participé activement à des meurtres ciblés, à des violations graves des droits humains et à des attaques délibérées contre des civils dans l’Est congolais.
Une réponse américaine ferme et déterminée
L’administration américaine a réaffirmé sa volonté d’agir avec la plus grande fermeté pour faire respecter les engagements internationaux. Les Accords de Washington du 4 décembre 2025 et le Cadre de Doha doivent être appliqués sans délai par toutes les parties prenantes. Les États-Unis ont assuré qu’ils mobiliseraient tous les leviers à leur disposition pour rétablir une stabilité durable dans cette région tourmentée, où la crise humanitaire s’aggrave chaque jour.
Cette nouvelle salve de sanctions s’inscrit dans une stratégie plus large visant à isoler les groupes armés et à protéger les populations civiles, tout en appelant les acteurs régionaux à jouer un rôle constructif dans le règlement du conflit.
La jeunesse congolaise fixe ses conditions pour une réforme constitutionnelle à Kinshasa
Kinshasa s’embrase autour du débat sur le changement de la Constitution. Une structure de jeunes, la Nouvelle Génération congolaise, a pris l’initiative de clarifier sa position lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 3 juin dans la capitale. Face à l’urgence du sujet, elle impose trois conditions sine qua non pour envisager toute modification du texte fondamental.
Trois exigences majeures ont été avancées pour encadrer tout projet de réforme : une nécessité clairement démontrée, un consensus national large et un climat politique apaisé. Ces critères, selon la Nouvelle Génération, doivent être impérativement réunis avant que ne soit engagée une telle démarche.
Des questions essentielles pour éviter une réforme controversée
« Avant de se prononcer pour ou contre, nous avons le devoir de poser les bonnes questions », a souligné Mukenge Totoro, porte-parole de la structure. Selon lui, les Congolais méritent des réponses franches et transparentes sur plusieurs points cruciaux :
Pourquoi modifier la Constitution aujourd’hui ?
Quels problèmes concrets cette réforme est-elle censée résoudre ?
En quoi améliorera-t-elle concrètement le quotidien des Congolais ?
Qui sera le principal bénéficiaire : la Nation ou certains acteurs politiques ?
Comment garantir que cette réforme renforcera la démocratie et non des intérêts particuliers ?
« Tant que ces interrogations n’auront pas de réponses claires, le débat continuera d’alimenter la méfiance et la division », a-t-il ajouté. Ces propos reflètent la volonté de la jeunesse de s’impliquer activement dans les décisions politiques qui engagent l’avenir du pays.
Priorité à la République, à la stabilité et au peuple congolais
Face aux rapports de force entre majorité et opposition, la Nouvelle Génération a rappelé ses priorités : la République, la stabilité et le peuple congolais. Elle a appelé la jeunesse à refuser d’être instrumentalisée comme simple force de mobilisation électorale. « Nous devons devenir une force de réflexion, de proposition, de contrôle citoyen et de transformation nationale », a insisté Mukenge Totoro.
La structure a également réaffirmé que la journée « ville morte », organisée ce mercredi par l’opposition contre le projet de changement de Constitution, relève d’un droit légitime de contestation. Cependant, elle encourage toutes les parties à privilégier le dialogue, les idées et les réformes constructives plutôt que les tensions.
Un appel à la responsabilité de la classe politique
Cette intervention de la jeunesse congolaise intervient dans un contexte où le débat sur la Constitution divise profondément la classe politique. Elle intervient également après l’appel à une journée « ville morte » lancé par l’opposition, qui a paralysé plusieurs quartiers de Kinshasa. La Nouvelle Génération a tenu à rappeler que la RDC a besoin à la fois d’une opposition de propositions et d’une opposition de contestation, mais toujours dans le respect des règles démocratiques.
En fixant ces conditions, la jeunesse congolaise souhaite non seulement éviter une réforme constitutionnelle hâtive ou biaisée, mais aussi poser les bases d’un débat plus mature et inclusif. Elle appelle l’ensemble des acteurs politiques à considérer ces exigences comme un cadre indispensable pour avancer vers une solution consensuelle et durable.
Une célébration marquant 80 ans d’histoire et de liens forts
À l’occasion du 80e anniversaire de la proclamation de la République italienne, Ouagadougou et Rome ont souligné la profondeur de leurs relations bilatérales lors d’une soirée dédiée. L’ambassade d’Italie au Burkina Faso a organisé cette manifestation, réunissant des responsables politiques burkinabè, des membres du corps diplomatique et les communautés italiennes résidant sur place.
Un hommage aux valeurs communes et aux projets futurs
La ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré/Kaboré, a représenté les autorités burkinabè lors de cet événement chargé d’émotion. Elle a partagé des messages de fraternité et de solidarité, rappelant l’importance des liens historiques qui unissent les deux pays depuis des décennies.
L’Italie réaffirme son soutien au développement du Burkina Faso
L’ambassadeur italien, Gabriele Di Muzio, a pris la parole pour mettre en avant la qualité de la coopération entre les deux nations. Il a notamment évoqué les actions menées par l’Agence italienne de coopération au développement, soulignant son engagement en faveur de la stabilisation, de l’aide humanitaire et du développement socioéconomique au Burkina Faso.
« Notre mission ici repose sur un principe simple : œuvrer pour le bien-être du peuple burkinabè. Un partenariat durable ne peut se construire que sur des valeurs communes et une confiance mutuelle », a-t-il déclaré avec conviction.
Des opportunités économiques à saisir pour les entreprises italiennes
De son côté, la ministre déléguée burkinabè a exprimé les félicitations du Président du Faso et du peuple burkinabè à l’égard de la communauté italienne. Elle a salué la vitalité de cette coopération, basée sur la solidarité, la confiance réciproque et la volonté partagée de progresser ensemble.
Elle a également mis en avant les atouts économiques du Burkina Faso, invitant les entrepreneurs italiens à explorer les secteurs porteurs du pays. Des facilités d’investissement ont été présentées comme des leviers pour dynamiser les échanges commerciaux entre les deux États.
Cette soirée a ainsi confirmé l’engagement des deux pays à renforcer leur alliance à travers des actions concrètes, tant sur le plan humanitaire que sur celui de l’économie.
Rencontre historique entre le président nigérien et le Premier ministre algérien à Niamey
Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, a été reçu hier à Niamey par le président de la République du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani.
Lors de cet entretien, Sifi Ghrieb a transmis au chef de l’État nigérien les salutations chaleureuses du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, ainsi que sa volonté personnelle de renforcer les liens de fraternité, de solidarité et de coopération entre les deux nations sœurs.
Avancées majeures dans la coopération algéro-nigérienne
Cette audience a permis d’évaluer les progrès réalisés dans le cadre des accords de coopération conclus lors de la visite officielle du président Abdourahamane Tiani en Algérie, en février dernier, ainsi que lors des échanges avec son homologue algérien. Les discussions ont également porté sur les projets issus de la deuxième session de la Grande commission mixte algéro-nigérienne, tenue à Niamey en mars.
Le président nigérien a exprimé sa profonde reconnaissance envers le président algérien pour son engagement actif en faveur de la coopération bilatérale, notamment la réalisation accélérée du projet de centrale électrique, symbole des liens étroits entre les deux pays et de leur volonté commune de bâtir un partenariat durable au service des peuples algérien et nigérien.
Un partenariat Sud-Sud exemplaire
Le Général Abdourahamane Tiani a salué la dynamique exceptionnelle qui anime les relations entre l’Algérie et le Niger, la qualifiant de modèle de coopération Sud-Sud. Il a réaffirmé, aux côtés du Premier ministre algérien, sa détermination à porter les échanges bilatéraux à un niveau encore plus élevé, dans l’intérêt des deux nations.
Pour sa part, Sifi Ghrieb a salué les avancées significatives enregistrées en un temps record, marquant l’entrée des deux pays dans une nouvelle phase de collaboration, marquée par un engagement politique fort et une exécution concrète des projets convenus, grâce à la vision claire et au suivi rigoureux des dirigeants des deux pays.
Priorités communes pour une région stable et prospère
Le Premier ministre algérien a réitéré l’engagement de son pays à consolider les relations bilatérales, en mettant l’accent sur des secteurs clés tels que l’énergie, les hydrocarbures, les infrastructures, la santé, la formation, l’enseignement supérieur, le numérique et les transports. Il a également insisté sur la nécessité de concrétiser les projets structurants dans la région pour favoriser le développement économique et renforcer l’intégration régionale.
Les discussions ont également porté sur les programmes de coopération commerciale et économique, ainsi que sur les projets stratégiques en cours. Les deux parties ont souligné l’urgence d’accélérer leur mise en œuvre afin de soutenir la croissance économique et de renforcer l’intégration dans la sous-région. Enfin, les défis régionaux ont été passés en revue, avec une volonté commune de renforcer la concertation et la coordination pour contribuer à la paix, à la sécurité et à la stabilité en Afrique de l’Ouest.