Catégorie : A la Une

  • Romuald Wadagni à Bamako pour une nouvelle ère diplomatique avec l’AES

    Romuald Wadagni à Bamako pour une nouvelle ère diplomatique avec l’AES

    Le chef de l’État béninois Romuald Wadagni a posé le pied à Bamako ce mardi 9 juin, dans le cadre d’une tournée ouest-africaine destinée à renouer les liens avec les régimes militaires du Sahel. Après s’être rendu au Niger et au Burkina Faso, cette escale malienne marque une étape supplémentaire dans sa stratégie de rapprochement avec l’Alliance des États du Sahel (AES).

    Un « souffle nouveau » entre Bamako et Cotonou

    À l’issue de leur entretien, les deux présidents ont publié une déclaration conjointe faisant état de leur souhait commun de « donner un souffle nouveau » aux relations bilatérales entre le Mali et le Bénin. Les discussions ont principalement porté sur le renforcement de la coopération économique, commerciale et culturelle. Romuald Wadagni a également lancé une invitation à son homologue malien Assimi Goïta pour une visite officielle au Bénin, signe tangible du réchauffement entre les deux capitales.

    Un changement de ton dans la région

    Les relations entre le Bénin et les pays de l’AES avaient connu des tensions ces dernières années, notamment avec le Niger voisin après le putsch de 2023. Depuis son investiture le 24 mai, Romuald Wadagni multiplie les gestes diplomatiques pour rétablir le dialogue avec Bamako, Ouagadougou et Niamey.

    Un enjeu stratégique pour l’Afrique de l’Ouest

    Cette tournée intervient dans un contexte régional marqué par de profondes fissures entre la CEDEAO et les États membres de l’AES. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont claqué la porte de l’organisation régionale pour former leur propre confédération, estimant que la CEDEAO ne répondait plus à leurs exigences de souveraineté et de sécurité. Le déplacement de Romuald Wadagni constitue l’un des premiers actes diplomatiques forts de son mandat et pourrait contribuer à apaiser les tensions dans l’espace ouest-africain.

  • Burkina Faso : record historique de 151,5 milliards FCFA pour l’emprunt diaspora

    Burkina Faso : record historique de 151,5 milliards FCFA pour l’emprunt diaspora

    Le Burkina Faso vient d’accomplir une première dans sa quête de souveraineté financière. La première tranche du « Diaspora Bond », lancée le 6 mai 2026, s’est achevée le 6 juin dernier sur un succès retentissant, avec un total de 151,5 milliards de francs CFA de souscriptions. Cette mobilisation exceptionnelle dépasse largement les prévisions initiales, témoignant de la confiance et de l’engagement massif de la diaspora burkinabè dans le développement et la résilience économique de la nation.

    Un signal fort de souveraineté économique

    Dans un contexte sous-régional complexe, ce succès démontre la capacité du Burkina Faso à diversifier ses sources de financement en s’appuyant sur ses propres forces. Le mécanisme du Diaspora Bond, un emprunt obligataire spécifiquement destiné aux citoyens vivant à l’étranger, s’impose désormais comme un levier stratégique incontournable pour le pays.

    Les clés d’une réussite fulgurante

    • Un élan patriotique inédit : La diaspora burkinabè, répartie à travers l’Afrique et le reste du monde, a massivement investi dans les titres publics, répondant à l’appel de la patrie.
    • Une structuration attractive : L’opération a su allier rentabilité financière pour les souscripteurs et utilité publique pour l’État.
    • Une communication ciblée : La campagne d’un mois a touché au cœur les communautés expatriées, désireuses de participer activement à l’effort de reconstruction et de développement.

    Vers le financement des projets structurants

    Les 151,5 milliards de FCFA mobilisés offrent une bouffée d’oxygène au budget de l’État. Selon les orientations initiales, ces fonds seront prioritairement injectés dans des secteurs clés : « Les ressources issues de ce Diaspora Bond permettront de financer des infrastructures publiques majeures, des projets de développement endogène et de renforcer l’autonomie économique du pays. »

    L’opération s’est articulée autour de plusieurs indicateurs clés : lancée le 6 mai 2026, la souscription s’est officiellement clôturée le 6 juin 2026. Elle visait en priorité la diaspora burkinabè et ses partenaires stratégiques. Au total, cette mobilisation de fonds a permis de récolter un montant historique de 151,5 milliards de francs CFA.

    Une nouvelle ère pour la finance populaire en Afrique de l’Ouest

    Le succès de cette première tranche pourrait bien faire école dans la sous-région. En réussissant ce tour de force en seulement 30 jours, le Burkina Faso prouve que l’épargne de la diaspora est une alternative crédible et puissante aux financements extérieurs traditionnels. Alors que les autorités s’apprêtent à dresser le bilan complet, les regards se tournent déjà vers les prochaines étapes de ce programme financier qui marque un tournant majeur pour l’économie burkinabè.

  • Burkina Faso : deux associations musulmanes suspendues après l’arrestation de l’imam Kindo

    Burkina Faso : deux associations musulmanes suspendues après l’arrestation de l’imam Kindo

    Le régime militaire au pouvoir au Burkina Faso franchit un nouveau cap dans sa politique de restriction des libertés. Le gouvernement de transition, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, a annoncé la suspension pour une durée de trois mois de deux organisations musulmanes, évoquant des motifs d’ordre public et de non-respect de leurs objectifs statutaires.

    Selon deux arrêtés rendus publics mardi 9 juin, le ministère de l’Administration territoriale a ordonné la mise en sommeil de la Coordination des jeunes musulmans du Burkina Faso, accusée de « troubles à l’ordre public », ainsi que de l’association As Salam, jugée pour « activités non conformes à son but ».

    L’affaire Kindo en toile de fond

    Cette décision intervient moins de deux semaines après l’interpellation de Mohamad Ishaq Kindo, une personnalité influente de l’islam sunnite au Burkina Faso. L’imam avait vivement critiqué un projet de loi visant à renforcer le contrôle de la pratique religieuse dans ce pays où les musulmans représentent près de 60 % de la population.

    Depuis son arrestation, le 26 mai, les autorités n’ont pas divulgué le lieu de sa détention. Plusieurs de ses partisans ont également été arrêtés après des manifestations exigeant sa libération.

    Une main de fer sur les voix discordantes

    Depuis qu’il a pris le pouvoir par un coup d’État en septembre 2022, Ibrahim Traoré n’a cessé de museler les oppositions. Les autorités justifient cette fermeté par la nécessité de préserver la stabilité face à la menace jihadiste qui sévit dans le pays depuis plus de dix ans.

    Une vague de suspensions sans précédent

    Entre avril et mai, plus de 800 associations ont été suspendues et 118 dissoutes par l’administration, officiellement pour des manquements aux obligations déclaratives. Ces mesures alimentent les craintes d’une dérive autoritaire dans ce pays sahélien en proie à une grave crise sécuritaire.

  • Le Niger, clé de voûte du projet gazier transsaharien

    Le Niger, clé de voûte du projet gazier transsaharien

    Le paysage énergétique africain s’apprête à connaître une mutation profonde, et le Niger en devient désormais un acteur central. Lancé officiellement le 4 juin dernier en concertation avec ses partenaires stratégiques, l’Algérie et le Nigeria, le projet de gazoduc transsaharien (TSGP) entre dans une phase décisive. S’étendant sur plus de 4 000 kilomètres, ce mégaprojet vise à transporter le gaz naturel nigérian jusqu’au continent européen, en traversant intégralement le territoire nigérien.

    Pour Niamey, l’enjeu dépasse le simple cadre infrastructural : il s’agit d’une affirmation de sa souveraineté économique et d’une consécration de son nouveau poids géopolitique sur la scène internationale.

    Le corridor nigérien : trait d’union de l’énergie africaine

    Le tracé du TSGP reliera les riches gisements du delta du Niger au réseau de gazoducs algériens existant (notamment Medgaz et Transmed), directement connectés au marché européen. Au cœur de cette immense artère de transit se trouve le Niger.

    • Longueur totale : Plus de 4 000 km, dont une portion majeure traversant le Niger du sud au nord.
    • Capacité annuelle : Environ 30 milliards de mètres cubes de gaz destinés à l’exportation.
    • Investissement estimé : Plus de 13 milliards de dollars.

    En offrant une infrastructure de transit sûre et optimisée, le Niger s’impose comme le facilitateur indispensable de l’axe Abuja-Alger. Loin d’être un simple observateur de ce corridor, le pays entend tirer parti de cette position géographique unique pour dynamiser son économie nationale.

    Des retombées locales majeures et une opportunité de développement

    Au-delà des perspectives macroéconomiques et des redevances de transit qui enrichiront les finances publiques, le TSGP représente un levier de développement industriel sans précédent pour le Niger. Les accords préliminaires prévoient des clauses d’approvisionnement local.

    • Électrification et accès à l’énergie : Une partie du gaz transporté pourra être prélevée pour alimenter des centrales électriques thermiques locales, un atout crucial pour combler le déficit énergétique du pays.
    • Création d’emplois et transfert de compétences : La construction puis l’exploitation des stations de compression sur le sol nigérien généreront des milliers d’emplois directs et indirects, favorisant l’émergence d’une expertise locale en ingénierie gazière.

    Une réponse stratégique à la demande européenne

    Le calendrier de lancement de ce projet n’est pas anodin. L’Union européenne, engagée dans une stratégie de diversification de ses sources d’approvisionnement pour réduire sa dépendance au gaz russe, voit dans le TSGP une alternative de premier plan.

    En devenant le garant de la sécurité de ce flux énergétique vers l’Europe, le Niger renforce considérablement son poids diplomatique vis-à-vis des partenaires occidentaux. Le pays démontre sa capacité à s’inscrire dans des partenariats industriels multinationaux complexes.

    Les défis à relever : sécurité et financement

    Si l’enthousiasme est palpable à Niamey, Alger et Abuja, le chemin reste semé d’obstacles. Le principal défi réside dans la sécurisation d’un tracé de 4 000 km traversant des zones sahéliennes marquées par des menaces sécuritaires persistantes. Les trois pays partenaires devront coordonner leurs forces de défense de manière inédite pour protéger l’infrastructure.

    Par ailleurs, le bouclage financier définitif et l’attraction des investissements internationaux nécessiteront une stabilité politique et un cadre réglementaire transparent, signaux que le gouvernement nigérien s’efforce d’envoyer aux marchés.

    Le coup d’envoi du 4 juin a marqué le début d’une nouvelle ère. En s’affirmant comme le lien incontournable entre le géant gazier nigérian et les infrastructures de distribution algériennes, le Niger ne se contente plus de subir la géopolitique régionale : il la façonne. La réussite du TSGP pourrait transformer durablement le Niger en un hub énergétique clé entre l’Afrique subsaharienne et l’Europe.

  • Cérémonie de lancement à Rabat de la 5e phase du Partenariat de Voisinage Maroc-Conseil de l’Europe

    Cérémonie de lancement à Rabat de la 5e phase du Partenariat de Voisinage Maroc-Conseil de l’Europe

    Le mardi 28 mars 2026, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger a accueilli à Rabat la cérémonie officielle de lancement de la cinquième phase du Partenariat de Voisinage Maroc–Conseil de l’Europe, couvrant la période 2026-2029.

    Cette réunion a rassemblé des délégués des ministères et institutions impliqués dans ce partenariat, les responsables du bureau du Conseil de l’Europe basé à Rabat, ainsi que les représentants des ambassades des États membres du Conseil de l’Europe accréditées au Maroc.

    Les discussions ont été structurées autour de deux panels. Le premier a porté sur les réalisations passées et les perspectives du nouveau partenariat de voisinage. Le second a exploré des méthodes concrètes pour assurer une mise en œuvre durable des projets prévus dans ce cadre.

    Depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, le Royaume du Maroc s’est lancé dans un vaste programme de réformes visant à renforcer la démocratie, promouvoir les droits humains et consolider l’État de droit. Guidé par une ambition de modernisation de l’appareil étatique, le Maroc a pris des engagements constitutionnels ambitieux.

    Cette dynamique a conduit à des progrès notables, notamment par la consolidation des institutions démocratiques issues de la Constitution de 2011, le renforcement des mécanismes nationaux de protection des droits de l’homme, la poursuite de la réforme du système judiciaire et l’affirmation de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

    C’est dans le cadre de cette vision royale que s’inscrit le partenariat de voisinage avec le Conseil de l’Europe, reflétant la volonté constante du Maroc d’ancrer ses institutions dans la modernité et le respect des normes internationales.

    Cette coopération s’est également concrétisée par un approfondissement des liens avec les organes du Conseil de l’Europe dans des secteurs comme l’audiovisuel – le Maroc, via la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), est membre du Conseil exécutif de l’Observatoire européen de l’Audiovisuel depuis 2013, seul pays non européen et non méditerranéen à y siéger –, le sport et la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, principe inscrit à l’article 19 de la Constitution.

    Le Maroc et le Conseil de l’Europe entretiennent en effet des relations anciennes et diversifiées. Le Royaume s’impose comme l’un des partenaires les plus impliqués de la région, avec l’adhésion à 13 conventions et protocoles couvrant la justice, la cybercriminalité, la protection des données, entre autres.

    Le Maroc est également le premier pays du voisinage sud et le seul représentant africain à siéger en tant que « Partenaire pour la Démocratie » auprès de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). Il reste aussi l’unique pays de la région à avoir obtenu le statut de « Partenaire pour la Démocratie Locale » auprès du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux (CPLR).

  • Rabat accueille le lancement du nouveau partenariat de voisinage Maroc-Conseil de l’Europe

    Rabat accueille le lancement du nouveau partenariat de voisinage Maroc-Conseil de l’Europe

    Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger a organisé, mardi à Rabat, la cérémonie officielle de lancement de la cinquième phase du Partenariat de Voisinage Maroc–Conseil de l’Europe, couvrant la période 2026-2029.

    Cette réunion a rassemblé les représentants des départements et institutions parties prenantes, les responsables du Bureau du Conseil de l’Europe à Rabat, ainsi que les diplomates des ambassades des États membres du Conseil de l’Europe accrédités au Maroc.

    Les discussions ont été structurées autour de deux panels : le premier sur les acquis et les perspectives du nouveau partenariat, le second sur les approches concrètes pour assurer une mise en œuvre durable des projets prévus dans ce cadre.

    Depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, le Maroc a lancé un vaste programme de réformes visant à consolider la démocratie, promouvoir les droits humains et renforcer l’État de droit. Animé par une volonté profonde de modernisation, le royaume a pris des engagements constitutionnels forts.

    Cette dynamique a permis des avancées notables, notamment via la consolidation des institutions démocratiques issues de la Constitution de 2011, le renforcement des mécanismes nationaux de protection des droits de l’Homme, la poursuite de la réforme de la justice et l’affirmation de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

    C’est dans cette vision éclairée du Souverain que s’inscrit ce partenariat de voisinage avec le Conseil de l’Europe, reflétant la volonté continue du Maroc d’ancrer ses institutions dans la modernité et de respecter les standards internationaux.

    Cette volonté s’est aussi traduite par un approfondissement de la coopération avec les organes du Conseil de l’Europe dans des domaines comme l’audiovisuel – le Maroc, via la HACA, siège au Conseil exécutif de l’Observatoire européen de l’Audiovisuel depuis 2013, seul pays non européen et de sa région à y participer –, le sport et la promotion de l’égalité entre femmes et hommes, principe inscrit à l’article 19 de la Constitution.

    Les relations entre le Maroc et le Conseil de l’Europe sont anciennes et multidimensionnelles. Le royaume est l’un des partenaires les plus engagés de la région, ayant adhéré à treize conventions et protocoles dans divers secteurs (justice, cybercriminalité, protection des données, etc.).

    Le Maroc est également le premier pays du voisinage Sud et le seul représentant du continent africain à siéger comme « Partenaire pour la Démocratie » auprès de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), et il est l’unique pays de la région à avoir obtenu le statut de « Partenaire pour la Démocratie Locale » auprès du Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux (CPLR).

  • RDC : les Églises du réveil et les catholiques s’opposent sur la réforme constitutionnelle

    RDC : les Églises du réveil et les catholiques s’opposent sur la réforme constitutionnelle

    La proposition de révision de la Constitution en République démocratique du Congo, portée par le président Félix Tshisekedi, provoque des remous au sein des communautés religieuses. D’un côté, les Églises du réveil appuient le processus ; de l’autre, l’Église catholique exhorte à la prudence. Ce clivage apparaît alors que l’Assemblée nationale vient d’adopter le texte référendaire, une étape clé dans la procédure de révision.

    Pourquoi les Églises du réveil approuvent-elles la réforme ?

    Les Églises du réveil adhèrent à la vision des autorités selon laquelle la Constitution de 2006 ne correspond plus aux réalités actuelles du pays. Pour l’archevêque Evariste Ejiba Yamampia, président des Églises du réveil au Congo, cette réforme pourrait améliorer la gouvernance et le développement. « Il s’agit d’une question de souveraineté, de gouvernance et de bien-être des populations. Cela permettra de mieux gérer les richesses du pays et de supprimer des entités budgétivores », explique-t-il.

    L’opposant congolais Moïse Katumbi

    L’Église catholique met en garde contre une remise en cause des acquis démocratiques

    La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) n’a pas encore pris position officiellement. Mais le Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) rappelle l’importance de la Constitution actuelle. « L’Église a toujours soutenu que cette Constitution est le socle de notre démocratie et elle appelle au dialogue. Le pouvoir est un service, et les laïcs doivent faire preuve de vigilance citoyenne », insiste Faustin Onombili, président du CALCC.

    L’opposition dénonce un « coup d’État constitutionnel »

    Au-delà du débat religieux, le projet de réforme alimente les tensions politiques. L’opposition accuse Félix Tshisekedi de vouloir modifier les règles institutionnelles à son avantage. La Coalition Article 64, qui qualifie la démarche de « coup d’État constitutionnel », devait déposer une plainte mardi mais l’a reportée pour se concentrer sur un sit-in prévu vendredi devant le Parlement.

    Alors que le référendum se profile, le débat reste polarisé entre partisans d’une adaptation des institutions et défenseurs du cadre démocratique issu de la Constitution de 2006.

  • Gabon et Union européenne : un dialogue de partenariat approfondi à Libreville

    Gabon et Union européenne : un dialogue de partenariat approfondi à Libreville

    Le Gabon et l’Union européenne intensifient leur coopération. Une session de dialogue de partenariat s’est tenue à Libreville, coprésidée par Hermann Immongault, vice-président du gouvernement gabonais, et Cécile Abadie, ambassadrice de l’Union européenne au Gabon. Les discussions ont porté sur les réformes politiques, les perspectives économiques, la protection de l’environnement et les enjeux régionaux et multilatéraux. Bruxelles a appelé à un partenariat renforcé fondé sur la concertation et les investissements.

    Cette rencontre a rassemblé plusieurs membres du gouvernement gabonais et les ambassadeurs des États membres de l’UE accrédités au Gabon. Les échanges ont notamment couvert la conjoncture économique du pays, le climat des affaires, la stratégie Global Gateway, la coopération forestière, la pêche durable, la sécurité maritime, ainsi que les questions régionales et internationales.

    Dans son allocution, l’ambassadrice de l’Union européenne a souligné la nécessité d’adapter les relations afro-européennes face à un monde marqué par des concurrences accrues. « Le contexte mondial actuel est caractérisé par des relations plus transactionnelles et des rivalités parfois agressives. Il convient d’ajuster nos instruments de coopération à cette nouvelle donne », a-t-elle indiqué. Cécile Abadie a également plaidé pour un partenariat axé sur « des intérêts partagés », tout en réaffirmant l’engagement de l’UE en faveur de la paix, de la sécurité, de la bonne gouvernance et du respect des droits humains.

    Évoquant la nouvelle phase politique ouverte au Gabon après la transition, la diplomate européenne a appelé à une coopération durable. « Ce dialogue constitue une occasion de renforcer la compréhension mutuelle, d’établir une feuille de route avec des objectifs communs et de dynamiser nos méthodes de travail », a-t-elle affirmé. Elle a également préconisé plus de concertation, d’échanges de données et d’analyses partagées pour élaborer une vision collective des priorités futures.

    Cette session s’inscrit dans la continuité du rapprochement entre le Gabon et l’Union européenne, notamment après la visite du président gabonais à Bruxelles en novembre 2024 et sa participation au sommet Union européenne-Union africaine en 2025.

    Les discussions ont aussi permis d’examiner plusieurs crises internationales, dont la guerre en Ukraine, la situation au Moyen-Orient et les défis sécuritaires en Afrique. À l’issue de la rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les échanges sur les priorités définies ensemble et d’assurer un suivi opérationnel des projets de coopération.

  • Alioune Tine juge lourde l’erreur d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale

    Alioune Tine juge lourde l’erreur d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale

    Présidence de l’AN : Alioune Tine estime qu'Ousmane Sonko aurait dû laisser El Malick Ndiaye poursuivre son travail

    Le fondateur du think tank Afrikajom Center, Alioune Tine, a livré son analyse de la scène politique sénégalaise. Il écarte l’hypothèse d’une rupture entre Ousmane Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, mais insiste sur un défaut de convergence.

    Selon lui, le leader de Pastef a fait un mauvais calcul en choisissant de briguer la présidence de l’Assemblée nationale. Alioune Tine estime qu’avec l’objectif affiché de devenir chef de l’État, Ousmane Sonko aurait dû se mettre en retrait après son départ de la primature, se concentrer sur l’organisation de son parti et laisser les Sénégalais le porter naturellement en 2029.

    L’ancien président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, est également salué par le membre de la société civile. Alioune Tine, lors d’une interview, souligne le travail remarquable qu’il accomplissait à la tête de l’institution. Il considère qu’El Malick Ndiaye incarnait parfaitement cette fonction et répondait aux aspirations citoyennes.

    La direction du Parlement n’apporte, d’après lui, aucun bénéfice à Ousmane Sonko, puisque les députés lui sont déjà favorables. Le contrôle et la gestion de l’Assemblée auraient pu s’exercer à distance, tout en laissant El Malick Ndiaye poursuivre sa mission.

  • Usurpation de pavillon au Cameroun : le Tagor au cœur d’une affaire de navire fantôme

    Usurpation de pavillon au Cameroun : le Tagor au cœur d’une affaire de navire fantôme

    Usurpation de pavillon au Cameroun : le Tagor au cœur d'une affaire de navire fantôme

    Le pétrolier Tagor, suspecté d’arborer frauduleusement le pavillon camerounais, a été intercepté le 31 mai à environ 740 kilomètres à l’ouest de la Bretagne. Parti de Mourmansk en Russie et se dirigeant vers Limbé (Cameroun), il a été soumis à une vérification de nationalité en mer conformément à l’article 110 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (UNCLOS). Escorté par la Marine nationale française, le navire a été dérouté vers la France.

    Yaoundé condamne l’usage frauduleux de son pavillon

    Dans une déclaration lue à la radio publique, le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, a affirmé que le Tagor « n’apparaît dans aucun des registres officiels des navires autorisés à battre pavillon camerounais ». Il a condamné « avec rigueur l’utilisation frauduleuse et abusive des attributs de la nationalité camerounaise » et appelé « la communauté internationale à prendre des mesures drastiques contre de tels abus ». Yaoundé a également réaffirmé son engagement à poursuivre « le processus d’assainissement et de modernisation de son registre des pavillons ».

    Cette déclaration officielle vise à éloigner le Cameroun de toute association avec un navire appartenant à ce que les autorités maritimes appellent la « flotte fantôme » – des pétroliers utilisés pour acheminer du pétrole sanctionné sur les marchés internationaux par voie maritime. L’affaire met en lumière la vulnérabilité des registres nationaux face aux acteurs cherchant à contourner les mécanismes de contrôle.

    Quatrième interception par la France depuis septembre 2025

    Selon les autorités maritimes, l’interception du Tagor s’inscrit dans une série d’opérations françaises ciblant cette flotte opaque. Il s’agit de la quatrième intervention de ce type depuis septembre 2025. Après les inspections, l’affaire a été transmise au parquet de Brest, compétent en matière maritime.

    Le navire est ancré depuis le 2 juin dans la baie de Douarnenez, dans le département du Finistère, dans le cadre d’une enquête judiciaire en cours. La multiplication de ces interceptions en mer reflète un durcissement des contrôles européens sur les canaux d’exportation de pétrole contournant les régimes de sanctions internationales.

  • Lucas Chevalier : un départ du PSG se précise avec l’intérêt de Besiktas

    Lucas Chevalier : un départ du PSG se précise avec l’intérêt de Besiktas

    Moins d’un an après son arrivée au PSG pour 55 millions d’euros, Lucas Chevalier voit sa situation se compliquer. Relégué dans la hiérarchie par Matvey Safonov, le gardien formé au LOSC n’a pas été retenu par Didier Deschamps pour la Coupe du monde. À 24 ans, il pourrait quitter Paris cet été, tandis que plusieurs clubs, dont Besiktas et Tottenham, se sont renseignés.

    Besiktas s’intéresse à Lucas Chevalier

    D’après des informations, Tottenham s’était intéressé, mais c’est Besiktas qui a récemment pris la température. Le club turc cherche un gardien de premier plan et a donc sondé la situation de Lucas Chevalier. Cependant, en cas de départ, le joueur privilégierait un projet plus séduisant.

    « Pour retrouver la confiance, il doit voir ailleurs »

    La consultante Laure Boulleau a récemment estimé qu’un départ serait la meilleure option pour Lucas Chevalier cet été. « Je ne me réjouis pas de savoir qu’il a vécu une saison catastrophique. Il doit rebondir, et pour cela retrouver la confiance en allant ailleurs, dans un club où il pourra s’épanouir et montrer ses qualités », a-t-elle déclaré.

  • Audience du Premier ministre burkinabè avec la fédération des assureurs conseils avant l’assemblée générale à Ouagadougou

    Audience du Premier ministre burkinabè avec la fédération des assureurs conseils avant l’assemblée générale à Ouagadougou

    Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu ce mardi 9 juin 2026 une délégation de la Fédération interafricaine des assureurs conseils (FIAC), menée par son président par intérim, Vakaramoko Samaké. Cette visite visait à présenter au chef du gouvernement les enjeux de la 16ᵉ Assemblée générale annuelle de la fédération, qui se tiendra du 10 au 13 juin 2026 à Ouagadougou.

    Sous le thème « Le rôle du courtage d’assurance dans l’élargissement de l’accès et l’amélioration du taux de pénétration », cet événement majeur entend faire du courtier un acteur clé de l’inclusion financière.

    Cette rencontre régionale rassemblera près de 200 courtiers d’assurance issus des 14 pays membres de la zone CIMA, ainsi que de la Guinée Conakry et du Ghana. À l’issue de l’audience, le président intérimaire de la FIAC a salué l’engagement personnel du Premier ministre, qui a accepté de patronner l’événement.

    Vakaramoko Samaké

    « Nous lui avons montré l’importance de notre métier. Aujourd’hui, les assureurs conseils contribuent au développement économique de nos pays et à la création d’emplois. Cette assemblée générale marque le début du changement qualitatif que nous voulons opérer. Le thème sur l’inclusion financière est un nouveau départ pour l’accompagnement de nos populations par les assureurs conseils », a-t-il déclaré.

    Le chef du gouvernement a, pour sa part, salué le choix de la capitale burkinabè pour accueillir cette 16ᵉ édition. Il y voit « une marque de fraternité » envers notre pays.

    « Nous avons choisi une trajectoire qui nous vaut beaucoup de diabolisation et de stéréotypes négatifs. Nous restons sereins car le pays avance dans tous les domaines, comme en témoignent les indicateurs macroéconomiques », a souligné le Premier ministre.

    Il a ensuite rappelé la pertinence du thème, au cœur de l’agenda gouvernemental. « Votre rôle est important. Aujourd’hui, l’assurance est essentielle dans tous les secteurs. En milieu rural, on parle désormais d’assurance climatique. C’est la preuve que les risques s’élargissent et qu’il faut un minimum de couverture pour nos populations », a-t-il insisté.

    Réaffirmant la volonté du gouvernement de faire du courtage d’assurance un outil de résilience, le Premier ministre a conclu : « Soyez rassurés de notre disponibilité à travailler à vos côtés et à prendre en compte les recommandations issues de vos travaux. Je vous invite à l’union et à rester en phase avec les évolutions de notre temps ».

    Avec cette audience, le gouvernement confirme sa volonté de faire de ce secteur un acteur majeur de la refondation et de la résilience économique du Burkina Faso.