Catégorie : A la Une

  • Coopération Algérie-Tchad : vers la finalisation de la route transsaharienne

    Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a entamé une mission officielle de deux jours en République du Tchad. À la tête d’une délégation de haut niveau, il s’est rendu à N’Djamena pour discuter de l’avancement des projets d’infrastructures majeurs liant les deux pays.

    Une priorité stratégique : la route transsaharienne

    L’objectif principal de ces échanges est de définir les modalités de concrétisation de deux tronçons essentiels de la route transsaharienne. Ce projet d’envergure internationale est au centre des préoccupations, car il représente un levier de développement économique et social pour la région.

    Les discussions portent sur les moyens techniques et logistiques à mobiliser pour que ces chantiers sortent de terre rapidement. Abdelkader Djellaoui et ses homologues tchadiens explorent les pistes de collaboration pour renforcer les infrastructures de base, garantissant ainsi une meilleure connectivité entre l’Algérie et le Tchad.

    Un partenariat tourné vers l’avenir

    Cette visite souligne l’engagement des deux nations à bâtir des réseaux de transport solides. En se concentrant sur la réalisation effective des segments routiers restants, les autorités visent à faciliter le transit des marchandises et des personnes, consolidant par la même occasion l’intégration africaine.

  • Soixante ans d’expertise énergétique : Corlay Côte d’Ivoire se projette vers l’avenir

    Soixante ans d’expertise énergétique : Corlay Côte d’Ivoire se projette vers l’avenir

    L’entreprise Corlay Côte d’Ivoire, anciennement connue sous l’enseigne Texaco, a donné le coup d’envoi des festivités marquant son soixantième anniversaire. La cérémonie officielle s’est déroulée le mercredi 6 mai 2026 au sein de son siège social situé à Vridi, dans la zone industrielle d’Abidjan. Ce jubilé de diamant inaugure une année entière de célébrations axées sur la transmission, l’innovation et la volonté de renforcer son poids dans le paysage énergétique ivoirien et régional.

    Une vision stratégique pour l’horizon 2030

    Devant une assemblée composée de partenaires stratégiques et de collaborateurs, le Directeur Général, Alassane Ouattara, est revenu sur l’évolution remarquable de la société depuis six décennies. Il a profité de cette tribune pour dévoiler les grandes lignes du plan stratégique 2026-2030. Ce programme ambitieux s’articule autour de piliers fondamentaux :

    • L’optimisation de la gouvernance d’entreprise ;
    • Le développement et la valorisation du capital humain ;
    • L’accélération de la transition numérique ;
    • Une croissance durable axée sur la création de valeur.

    « Ces 60 années d’existence traduisent avant tout une histoire de confiance, de résilience et d’engagement aux côtés de nos clients, partenaires et collaborateurs. Notre ambition est de poursuivre cette dynamique avec responsabilité et détermination, afin de bâtir le Corlay de demain », a souligné le Directeur Général. Pour marquer ce jalon historique, la direction a annoncé le déploiement de campagnes promotionnelles, d’initiatives sociales et d’actions de proximité tout au long de l’année.

    Un ancrage territorial et industriel consolidé

    De son côté, Mohamed Touré a mis en lumière la réactivité de l’entreprise face aux transformations constantes du marché de l’énergie. Il a rappelé la force de frappe de la société dans les segments industriels et maritimes, ainsi que dans le domaine des lubrifiants. L’objectif affiché est d’étendre davantage le maillage territorial pour couvrir l’ensemble de la Côte d’Ivoire.

    Aujourd’hui, le bilan opérationnel de l’entreprise est solide avec :

    • Un réseau de plus de 60 stations-service actives sur le sol ivoirien ;
    • Une unité de production capable de générer 16 000 tonnes de lubrifiants ;
    • Une influence croissante sur les marchés de l’Afrique de l’Ouest.

    À travers ce soixantième anniversaire, la compagnie d’hydrocarbures réaffirme son rôle de leader, notamment dans l’avitaillement maritime et les solutions énergétiques de pointe. Dans un contexte de défis énergétiques majeurs en Afrique de l’Ouest, Corlay Côte d’Ivoire entend transformer son héritage en un levier de croissance pour conquérir de nouveaux marchés.

  • Le Mans FC valide son retour historique en Ligue 1 après un match sous tension

    Le Mans FC valide son retour historique en Ligue 1 après un match sous tension

    Un dénouement chaotique pour une accession méritée

    Le suspense a pris fin dans une atmosphère électrique sur la pelouse du stade Armand-Cesari. Lors de l’ultime journée de Ligue 2, l’arbitre a été contraint d’interrompre définitivement les débats. Cette décision radicale a suivi des jets massifs de fumigènes sur le terrain, déclenchés par la frustration des spectateurs locaux après le second but inscrit par Le Mans au début du temps additionnel.

    La fierté d’un club de retour au sommet

    Pour le Le Mans FC, cet incident n’entache en rien la réussite sportive. Le club célèbre une promotion historique, marquant la fin d’une attente de 16 ans loin de l’élite du football français. Le président Thierry Gomez a salué ce succès comme une « victoire collective » pour l’ensemble de l’institution, tout en reconnaissant l’ampleur du défi qui attend désormais ses troupes en Ligue 1. Le dirigeant a d’ailleurs affirmé sa volonté de garder l’identité du club malgré ce changement de dimension.

    Sanctions lourdes et conséquences sportives

    Si la fête est totale pour les Manceaux, le réveil est douloureux pour Bastia. En plus de sa relégation en troisième division, actée par la victoire de Laval (barragiste), le club corse écope de sanctions disciplinaires sévères : deux matchs fermes à huis clos et un avec sursis. Les instances dirigeantes avaient rapidement ouvert une instruction pour faire la lumière sur ces débordements, validant finalement le résultat qui propulse Le Mans à l’échelon supérieur aux côtés de Troyes, tandis que les Bastiais terminent à l’avant-dernière place.

    Une ascension fulgurante pour Le Mans FC

    Le parcours récent de l’équipe est exceptionnel : en seulement deux saisons, le club est passé du championnat National (où il évoluait encore lors de la saison 2024-2025) à la Ligue 1. Malgré l’attente de l’homologation officielle du score jusqu’au milieu de la semaine, les joueurs n’ont pas boudé leur plaisir, fêtant cette réussite dès le samedi soir dans l’intimité des vestiaires, puis avec leurs fidèles supporters devant le centre d’entraînement au cœur de la nuit. Ce retour dans la cour des grands vient clore un chapitre mouvementé, rappelant les difficultés passées de Bastia, déjà sanctionné par une défaite sur tapis vert en décembre dernier après des incidents contre le Red Star.

  • Accession du Mans en Ligue 1 et descente de Bastia en Ligue 3 entérinées

    Accession du Mans en Ligue 1 et descente de Bastia en Ligue 3 entérinées

    C’est désormais officiel : Le Mans retrouvera l’élite du football français la saison prochaine. La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) a validé, ce mercredi soir, le succès des Manceaux face à Bastia. Cette décision scelle le destin des deux formations, propulsant les Sarthois en Ligue 1 et précipitant la chute des Corses en Ligue 3.

    La rencontre, comptant pour la 34e journée de Ligue 2, avait été interrompue dans les ultimes instants par l’arbitre Ruddy Buquet. Face à une pluie de fumigènes et de pétards provenant des gradins du stade Armand-Cesari, l’officiel avait pris la décision de renvoyer les acteurs aux vestiaires pour garantir leur sécurité. Le score de 2-0 en faveur des visiteurs, acquis sur le terrain avant ces débordements, a été définitivement entériné par les instances dirigeantes après une instruction rapide.

    Des sanctions fermes pour Bastia

    Outre cette défaite qui confirme sa relégation dans la nouvelle division professionnelle remplaçant le National, le club corse a été lourdement sanctionné. Le stade Armand-Cesari devra sonner creux pour deux rencontres fermes à huis clos, auxquelles s’ajoute un match avec sursis. Cependant, Bastia évite le retrait de points pour l’exercice à venir, une menace qui planait pourtant sérieusement sur l’institution insulaire.

    Cette clémence relative s’explique par la nature des incidents. Bien que Bastia soit sous le coup d’un sursis depuis un précédent litige contre le Red Star en décembre dernier — où un projectile avait atteint le joueur Bradley Danger —, la commission a estimé que les faits récents différaient. Sébastien Deneux, président de l’organe disciplinaire de la LFP, a précisé qu’aucun acteur de la rencontre n’avait été physiquement touché lors de ce duel face au Mans, justifiant ainsi le maintien du point avec sursis qui aurait pu être révoqué.

  • Coopération bilatérale : le Cameroun et le Tchad s’unissent pour dynamiser le corridor Douala-N’Djamena

    Coopération bilatérale : le Cameroun et le Tchad s’unissent pour dynamiser le corridor Douala-N’Djamena

    Le ministre camerounais des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, s’est entretenu avec le Premier ministre tchadien Allamaye Halina ce 13 mai 2026 à N’Djamena. Au cœur des échanges : l’optimisation du corridor Douala-N’Djamena et la levée des obstacles au transport de marchandises.

    Dans la foulée du Forum tripartite réunissant le Tchad, le Cameroun et la RCA, une étape décisive a été franchie pour l’intégration économique régionale. Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, à la tête de la délégation camerounaise, a été reçu en audience par le chef du gouvernement tchadien, Allamaye Halina, afin de consolider les liens logistiques entre les deux nations.

    Cette séance de travail de haut niveau a vu la participation de Fatima Goukouni Weddeye, ministre tchadienne des Transports, entourée des experts du Port autonome de Douala, du Conseil des Chargeurs du Tchad et de leurs homologues de la Centrafrique. L’objectif était clair : faire un état des lieux exhaustif de la coopération bilatérale dans le domaine du transport et de la logistique.

    Les débats ont porté sur plusieurs points névralgiques pour l’économie des deux pays :

    • Le suivi des résolutions prises lors du forum de Kribi en 2024.
    • La restructuration et l’avenir de CamTchad.
    • La modernisation du corridor transcamerounais.
    • La réduction des entraves administratives et routières qui ralentissent le flux de fret entre Douala et N’Djamena.

    Face aux préoccupations des opérateurs, le représentant du Cameroun a martelé la volonté de son pays de garantir une circulation sans encombre pour les cargaisons tchadiennes. De son côté, le Premier ministre Allamaye Halina a apporté des garanties concernant la situation des transporteurs camerounais actuellement retenus sur le sol tchadien, promettant un dénouement rapide de leur dossier.

    Enfin, la question des tracasseries routières, véritable frein à la compétitivité, a été longuement évoquée. Le chef du gouvernement tchadien a sollicité l’appui de son homologue camerounais pour que ces doléances soient transmises au plus haut niveau de l’État du Cameroun, afin d’assurer une fluidité pérenne sur cet axe vital.

  • Le Mans FC officiellement de retour en Ligue 1 après la validation de son succès à Bastia

    Le Mans FC officiellement de retour en Ligue 1 après la validation de son succès à Bastia

    L’attente est désormais terminée pour les supporters sarthois : le Le Mans FC est officiellement promu en Ligue 1. Ce mercredi, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel a confirmé le résultat de la rencontre face au Sporting club de Bastia, actant ainsi l’accession du club à l’élite du football français, seize ans après sa dernière apparition à ce niveau.

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    Le verdict de la commission met fin à plusieurs jours d’incertitude. Grâce à leur victoire 2-0 obtenue le samedi 9 mai sur le terrain de Bastia, les joueurs du Le Mans FC terminent à la deuxième place de cette saison 2025-2026 de Ligue 2. La nouvelle a été accueillie par une explosion de joie au stade Marie Marvingt, où près de 24 000 personnes étaient rassemblées pour fêter cet événement historique avec l’équipe.

    Pour rappel, l’issue de ce match décisif était restée en suspens. Après le deuxième but marqué par les Sarthois dans les derniers instants de la partie, des jets de fumigènes sur la pelouse avaient interrompu le jeu. L’arbitre, Ruddy Buquet, n’avait pas pu faire reprendre la rencontre ni siffler la fin du match de manière officielle, laissant la décision finale entre les mains des instances disciplinaires.

    Outre la validation du score, la commission a également statué sur les incidents provoqués par les spectateurs corses. Le Sporting club de Bastia a été sanctionné de deux matchs ferme à huis clos, ainsi que d’un match avec sursis, au stade Armand-Cesari. Cette décision administrative lève le dernier obstacle vers la Ligue 1 pour le club du Mans.

  • Le Burkina Faso sollicite une aide financière de la Côte d’Ivoire : un tournant pour Ibrahim Traoré

    Le Burkina Faso sollicite une aide financière de la Côte d’Ivoire : un tournant pour Ibrahim Traoré

    L’heure de vérité semble avoir sonné pour le régime de transition au Burkina Faso. Malgré une rhétorique axée sur la rupture et la souveraineté, des informations concordantes révèlent que le capitaine Ibrahim Traoré a dépêché une délégation officielle à Abidjan. L’objectif : solliciter une aide financière cruciale. Cet acte marque un aveu d’impasse budgétaire que les autorités militaires ne peuvent plus ignorer.

    La façade se fissure. Alors que le capitaine Ibrahim Traoré a constamment promu une autonomie totale vis-à-vis des nations voisines, la dure réalité économique a rattrapé les discours. En envoyant ses émissaires « demander des fonds » à la Côte d’Ivoire, le chef de la transition burkinabè reconnaît implicitement la fragilité des finances publiques.

    Ce rapprochement avec le voisin ivoirien dépasse la simple démarche diplomatique ; il signale une détresse économique profonde. Les investissements militaires massifs, combinés à un isolement diplomatique croissant, ont asséché les ressources du pays. Cette situation contraint Ibrahim Traoré à une démarche d’humilité financière auprès d’un gouvernement qu’il critiquait avec véhémence il y a peu.

    Cette démarche envers Abidjan confronte Ibrahim Traoré à des accusations de trahison de ses propres principes. Il est difficile de concilier une posture accusant la Côte d’Ivoire de déstabilisation avec une sollicitation discrète de son trésor public pour maintenir les opérations de la transition.

    • Une diplomatie pragmatique : En dépit des affirmations souverainistes, le capitaine Traoré est contraint de s’adapter à la realpolitik économique.
    • Un signe de faiblesse : Cette demande d’assistance prouve que les initiatives internes, telles que le « fonds de soutien patriotique » et les taxes exceptionnelles, ne suffisent plus à garantir la stabilité financière de l’État burkinabè.

    Les informations qui circulent ne sont plus de simples rumeurs, mais le reflet d’une gestion financière précaire. En validant cette mission de recherche de fonds, le capitaine Ibrahim Traoré fragilise son propre socle de légitimité. Comment peut-il continuer à prôner l’indépendance de l’AES (Alliance des États du Sahel) tout en cherchant son équilibre budgétaire auprès de puissances de la CEDEAO qu’il prétendait rejeter ?

    L’envoi de cette délégation à Abidjan constitue la preuve ultime que l’idéologie a ses limites. Le capitaine Ibrahim Traoré doit désormais admettre devant son peuple que sa stratégie de rupture n’était qu’une illusion, incapable de résister aux pressions des réalités économiques. La souveraineté ne se décrète pas à la télévision ; elle se finance. Aujourd’hui, c’est à la porte de la Côte d’Ivoire que le Burkina Faso, sous la direction de Traoré, frappe pour assurer sa survie.

  • Mercenaires russes en Centrafrique : des méthodes de torture inspirées de l’époque biblique

    Mercenaires russes en Centrafrique : des méthodes de torture inspirées de l’époque biblique

    Des pratiques controversées dans le Haut-Mbomou

    Dans une région déjà marquée par les tensions, les mercenaires russes déployés en Centrafrique seraient impliqués dans des actes de torture aux méthodes particulièrement choquantes. Des témoins rapportent des scènes où les victimes subissent des supplices évoquant les crucifixions de l’ère biblique, notamment dans la zone du Haut-Mbomou.

    Des méthodes de torture qui rappellent l’histoire

    Les récits recueillis décrivent des traitements cruels, où les méthodes utilisées s’inspireraient des supplices infligés à l’époque de Jésus-Christ. Ces pratiques, si elles étaient confirmées, constitueraient une violation flagrante des droits humains et des conventions internationales.

    Les autorités locales et les organisations de défense des droits humains semblent impuissantes face à ces exactions, alors que la population locale vit dans la peur. Les mercenaires, souvent associés au groupe Wagner, seraient responsables de ces actes, selon plusieurs sources sur place.

    Un climat de terreur généralisé

    La Centrafrique traverse une crise sécuritaire persistante, et les violences attribuées aux mercenaires russes aggravent encore la situation. Les habitants du Haut-Mbomou évoquent un climat de terreur, où personne n’est à l’abri des arrestations arbitraires et des tortures.

    Les méthodes décrites incluent des crucifixions, des supplices physiques et des traitements dégradants. Ces actes, s’ils étaient avérés, pourraient être qualifiés de crimes contre l’humanité.

    Des réactions internationales attendues

    La communauté internationale a réagi avec fermeté aux informations concernant ces pratiques barbares. Plusieurs pays et organisations non gouvernementales ont appelé à une enquête indépendante pour faire la lumière sur ces allégations et traduire les responsables en justice.

    En attendant, les mercenaires russes continuent leurs opérations en Centrafrique, sans que les autorités locales ne semblent pouvoir les arrêter. La population, elle, reste sous le choc face à ces méthodes dignes des pires heures de l’histoire.

  • Tensions politiques au Tchad : le parti les Patriotes s’insurge contre la dérive judiciaire

    Tensions politiques au Tchad : le parti les Patriotes s’insurge contre la dérive judiciaire

    Les Patriotes dénoncent une justice instrumentalisée au Tchad

    C’est depuis leur quartier général de Bololo, à N’Djaména, que les responsables du parti Les Patriotes ont pris la parole ce mercredi 13 mai 2026. Par la voix de leur porte-parole, Hisseine Abdoulaye, la formation politique a dressé un réquisitoire sévère contre la gestion actuelle du pays, dénonçant une crise profonde qui mêle insécurité galopante et recul des libertés fondamentales au Tchad.

    Un climat sécuritaire et social délétère

    L’organisation s’inquiète particulièrement de la dégradation de la sécurité nationale. Les attaques répétées de Boko Haram dans la région du Lac Tchad, visant directement les forces armées, ainsi que les violences intercommunautaires sanglantes dans le Wadi Fira, illustrent pour le parti une défaillance majeure du système de protection des citoyens. Ces événements tragiques, ayant déjà coûté la vie à des dizaines de personnes, accentuent un sentiment d’instabilité généralisée.

    Dénonciation d’un harcèlement politique et judiciaire

    Sur le terrain politique, Les Patriotes fustigent ce qu’ils décrivent comme un virage autoritaire. Le parti pointe du doigt la condamnation à huit ans de prison ferme infligée à huit figures de proue du GCAP (Groupe de concertation des acteurs politiques). Pour les membres de l’opposition, ce verdict n’est que le dernier acte d’une stratégie visant à neutraliser toute voix dissidente, après l’assassinat de Yaya Dillo et l’incarcération de Succès Masra.

    La célérité avec laquelle la justice a traité le dossier des leaders du GCAP soulève de nombreuses interrogations. Le parti accuse ouvertement une collusion entre le ministère de l’Administration du territoire, le parquet et la Cour suprême pour écarter politiquement ce regroupement désormais dissous. Les charges retenues, telles que l’insurrection, la rébellion ou l’association de malfaiteurs, sont qualifiées de purement fictives et dénuées de preuves tangibles par les conférenciers.

    Appel à la résistance et à la solidarité internationale

    Face à ce qu’ils considèrent comme une parodie de justice, Les Patriotes exigent la libération immédiate et inconditionnelle des huit condamnés ainsi que de l’ensemble des prisonniers politiques. Ils exhortent les organisations internationales et les défenseurs des droits de l’homme à porter un regard critique sur la situation tchadienne.

    En conclusion de leur intervention, les cadres du parti ont lancé un appel vibrant à la mobilisation citoyenne et à la cohésion nationale. Pour eux, seul un dialogue sincère et une unité d’action permettront de sauvegarder les acquis démocratiques et d’éviter que le Tchad ne sombre davantage dans la confrontation politique.

  • Sénégal : vers une profonde mutation du pouvoir exécutif au profit de la primature

    Sénégal : vers une profonde mutation du pouvoir exécutif au profit de la primature

    Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, le 16 octobre 2025. © PATRICK MEINHARDT / AFP

    Une volonté de rompre avec l’hyperprésidentialisme

    Le paysage institutionnel du Sénégal s’apprête à connaître un tournant historique. Lors d’une rencontre marquante avec les médias le 4 avril 2025, coïncidant avec la célébration de la fête nationale, le président Bassirou Diomaye Faye a tracé les contours d’une gouvernance renouvelée. Son ambition est claire : s’éloigner du modèle de dirigeant concentrant l’intégralité des leviers de commande.

    Le chef de l’État a exprimé son souhait de voir émerger des figures d’autorité au sein de l’administration et du gouvernement. « Je veux des directeurs généraux forts, des ministres influents, et un Premier ministre doté d’une autorité supérieure », a-t-il affirmé, soulignant son refus d’incarner une présidence omnipotente.

    Le renforcement stratégique d’Ousmane Sonko

    Cette vision présidentielle se traduit par un projet de réforme constitutionnelle d’envergure. L’objectif principal est de redéfinir les équilibres entre la présidence et la primature. Dans cette nouvelle configuration, les prérogatives d’Ousmane Sonko, l’actuel Premier ministre, se verraient considérablement élargies.

    Cette restructuration des pouvoirs au Sénégal marque une étape décisive dans l’organisation de l’État. En délégant davantage de responsabilités opérationnelles et politiques à son chef de gouvernement, Bassirou Diomaye Faye pose les jalons d’un exécutif bicéphale où le Premier ministre devient la pièce maîtresse de l’action publique. Cette évolution institutionnelle est perçue comme une réponse aux attentes de déconcentration du pouvoir centralisé.

  • Sénégal : comment la future réforme constitutionnelle pourrait renforcer Ousmane Sonko

    Sénégal : comment la future réforme constitutionnelle pourrait renforcer Ousmane Sonko

    Lors d’une rencontre avec les médias organisée le 4 avril 2025, en pleine célébration de la fête nationale, le président Bassirou Diomaye Faye a affiché une détermination sans faille concernant l’évolution des institutions du Sénégal. Son objectif est de transformer radicalement la répartition des pouvoirs entre la présidence et le reste de l’exécutif.

    Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, le 16 octobre 2025. © PATRICK MEINHARDT / AFP

    « Mon ambition est de voir émerger des directeurs généraux influents, des ministres avec une véritable autorité, et un Premier ministre doté d’un pouvoir élargi », a déclaré le chef de l’État. Par cette prise de position, il marque sa volonté de ne plus être un président concentrant l’intégralité des prérogatives étatiques entre ses mains.

    Ce projet de révision constitutionnelle prévoit de modifier en profondeur les attributions respectives du sommet de l’État. En cherchant à décentraliser l’autorité présidentielle au profit du gouvernement, cette réforme semble dessiner un nouveau cadre politique où Ousmane Sonko, en tant que Premier ministre, bénéficierait d’une influence considérablement accrue sur la conduite des affaires publiques au Sénégal.

  • Lens-PSG : les raisons de l’absence du choc sur Ligue 1+

    Lens-PSG : les raisons de l’absence du choc sur Ligue 1+

    Le Paris Saint-Germain se rend sur la pelouse du RC Lens ce mercredi à 21h pour disputer une rencontre en retard capitale. Pour les Parisiens, l’objectif est clair : valider un quatorzième titre de champion de France. Pourtant, ce duel au sommet ne sera pas accessible sur la plateforme Ligue 1+.

    Un rendez-vous décisif pour le sacre parisien

    Ce soir, le Paris Saint-Germain a l’opportunité de marquer l’histoire en décrochant son quatorzième trophée hexagonal. Sous la houlette de Luis Enrique, les joueurs de la capitale espèrent plier l’affaire dès ce déplacement à Lens, s’évitant ainsi toute pression lors de l’ultime journée. Ce titre permettrait également d’aborder avec sérénité la finale de la Ligue des champions prévue le 30 mai prochain face à Arsenal.

    Cependant, les abonnés de Ligue 1+ devront se tourner vers beIN Sports pour suivre cette confrontation entre les deux premiers du classement.

    Un calendrier bousculé par l’Europe

    À l’origine, cette affiche devait se tenir le samedi 11 avril à 17h15. Ce créneau horaire appartient contractuellement à beIN Sports pour la diffusion de la Ligue 1 cette saison. Mais le parcours européen du club de la capitale a modifié la donne. Engagé en quarts de finale de la Ligue des champions contre Liverpool les 8 et 14 avril, le Paris Saint-Germain avait sollicité un report pour alléger un calendrier surchargé de trois matchs en une semaine.

    Malgré les réticences des dirigeants de Lens, la LFP a validé ce décalage au mercredi 13 mai. Un changement de date qui n’a pas impacté la répartition des droits : la chaîne qatarie a conservé l’exclusivité de la retransmission, conformément à l’accord initial.

    Le titre à portée de main à Bollaert

    Une victoire dans l’antre de Bollaert ce mercredi soir offrirait officiellement le titre aux Parisiens. En cas de contre-performance, le suspense pourrait durer jusqu’à la réception du Paris FC, tandis que les Lensois affronteront Lyon. Avec six points d’avance en tête du classement, le Paris Saint-Germain semble toutefois avoir déjà une main sur le trophée.