Sénégal : comment la future réforme constitutionnelle pourrait renforcer Ousmane Sonko

Lors d’une rencontre avec les médias organisée le 4 avril 2025, en pleine célébration de la fête nationale, le président Bassirou Diomaye Faye a affiché une détermination sans faille concernant l’évolution des institutions du Sénégal. Son objectif est de transformer radicalement la répartition des pouvoirs entre la présidence et le reste de l’exécutif.

Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, le 16 octobre 2025. © PATRICK MEINHARDT / AFP

« Mon ambition est de voir émerger des directeurs généraux influents, des ministres avec une véritable autorité, et un Premier ministre doté d’un pouvoir élargi », a déclaré le chef de l’État. Par cette prise de position, il marque sa volonté de ne plus être un président concentrant l’intégralité des prérogatives étatiques entre ses mains.

Ce projet de révision constitutionnelle prévoit de modifier en profondeur les attributions respectives du sommet de l’État. En cherchant à décentraliser l’autorité présidentielle au profit du gouvernement, cette réforme semble dessiner un nouveau cadre politique où Ousmane Sonko, en tant que Premier ministre, bénéficierait d’une influence considérablement accrue sur la conduite des affaires publiques au Sénégal.